Vers une nouvelle séance de baisse à la Bourse de Paris

Dans des volumes toujours aussi réduits, le marché parisien poursuit son mouvement de consolidation.

A 16h, le CAC 40 reculait de 0,59% à 3.733,57 points. Alors que le marché maintenait un cap légèrement haussier en début de séance, il est finalement repassé en territoire négatif après l'annonce d'une baisse inattendue des ventes au détail en Grande-Bretagne pour le mois d'août. Il s'agit du premier repli pour la consommation britannique depuis le mois de janvier.

L'ouverture en repli des places américaines a conforté la tendance baissière. Les statistiques américaines du jour, ressorties mitigées, n'ont pas eu d'effets. Si les inscriptions hebdomadaires au chômage ont reculé de manière inattendue, à 450.000 nouvelles demandes d?allocations, l'indice des conditions d'activité industrielle de la Réserve fédérale de Philadelphie (Philly Fed) est resté négatif en septembre pour le deuxième mois d'affilée. L'indice est ressorti à -0,7 contre 2 attendu par les économistes et -7,7 en août.

Les incertitudes sur la conjoncture restent donc fortes et les spéculations vont bon train sur une intervention de la Réserve fédérale américaine (Fed) qui tient son comité monétaire la semaine prochaine.

VALEURS EN BAISSE

Les prises de bénéfices se poursuivent sur Crédit Agricole dont l'action recule de 2,7% à 11,21 euros.

Le secteur de la construction réagit négativement au lancement d'une offre de l'espagnol ACS sur l'allemand Hochtief. Bouygues recule de 2,7% à 31,91 euros, pénalisé également par un abaissement de l'objectif de cours de JP Morgan. Saint-Gobain abandonne 2,5% à 31,35 euros, Lafarge 0,9% à 41,16 euros et Vinci 1% à 36,85 euros.

Après ses belles performances la veille, le secteur automobile subit des prises de bénéfices. L'actualité pour le compartiment est aussi moins porteuse avec l'annonce d'une chute de 12,9% des ventes de voitures en Europe au mois d'août. Renault perd 2,1% à 35,64 euros et Peugeot 1,6% à 23,90 euros.

ArcelorMittal est mal orienté alors que le groupe d'acier tient ce jeudi une réunion investisseurs. L'action se replie de 1,1% à 24,81 euros.

France Télécom abandonne 0,7% à 16,28 euros. Dans une interview au Figaro, le directeur général, Stéphane Richard, a indiqué qu'Orange allait répercuter sur ses tarifs la hausse de TVA décidée sur les offres "triple play". Par ailleurs, la filiale de l'opérateur télécoms ne sera pas candidat à l'appel d'offres de retransmission de la saison de football en 2012.

Le marché est prudent sur Accor qui évolue depuis l'ouverture dans les mêmes variations que le CAC (-0,5% à 26,09 euros). Le groupe hôtelier a lancé le projet d'introduction en Bourse de sa filiale de casinos Lucien Barrière. La fourchette indicative de la mise sur le marché a été fixée entre 16,10 et 19,60 euros, valorisant le groupe d'hôtels de luxe et de casinos entre 575 millions et 700 millions d'euros. Des chiffres inférieurs aux évaluations des analystes du secteur. Le prix définitif de l'offre sera fixé le 30 septembre, pour une première cotation le 1er octobre.

VALEURS EN HAUSSE

Schneider Electric a reçu l'appui de Goldman Sachs passé à l'achat sur la valeur. Le titre prend 1,6% à 92,37 euros pour signer la plus forte hausse du CAC 40.

Carrefour est entouré alors que le distributeur tient ce jeudi une réunion investisseurs. L'action progresse de 1,1% à 38,15 euros.

De son côté, Vallourec avance de 0,4% à 70,93 euros. Le fabricant de tubes sans soudures pour l'industrie pétrolière a annoncé l'acquisition de 19,5% de la société Tianda Oil Pipe pour environ 100 millions de dollars (près de 80 millions d'euros) afin de se renforcer sur le marché chinois du pétrole et du gaz.

HORS CAC 40

En tête du SRD, Maurel et Prom grimpe de 7,2% à 9,95 euros. La société pétrolière a annoncé le succès d'un champ au Gabon. Par ailleurs, l'analyste Deutsche Bank a relevé sa recommandation à acheter sur le titre qu'il estime sous-valorisé par rapport à d'autres valeurs du secteur.

Poweo avance de 1,1% à 9,28 euros. Le producteur d'électricité a fait état d'une perte nette et opérationnelle creusées au premier semestre mais a confirmé ses objectifs 2010.

DEVISES ET PETROLE

L'intervention de la Banque du Japon mercredi destinée à contrer le yen fort a provoqué un renchérissement de l'euro. 1 euro s'échange à plus de 1,31 dollar (1,3106 dollar).

Sur les marchés pétroliers, le baril de WTI s'échange contre 75,29 dollars et le baril de Brent de la mer du Nord contre 79,53 dollars.

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