Nouveau coup de semonce pour Société Générale

Les nuages s'accumulent au-dessus de la Société Générale. La banque qui doit faire face à la crise de la dette souveraine dans la zone euro est l'un des 17 établissements poursuivis aux Etats-Unis pour son implication dans la crise des "subprimes".

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Copyright Reuters (Crédits : Bloomberg)

Société Générale est de nouveau fortement attaquée à la Bourse de Paris ce lundi. A la clôture, le titre plongeait de 8,64 % soit la plus forte chute du CAC 40 devant Alcatel-Lucent (-8,09 %).

Il faut dire que la banque rouge et noire accumule les mauvaises nouvelles. Elle fait en effet partie des 17 grands établissements financiers internationaux contre lesquels l'agence fédérale américaine de supervision des prêts hypothécaires (FHFA) a porté plainte vendredi pour leur implication dans la crise des "subprimes". Selon la FHFA, l'établissement français aurait cédé pour environ 1,3 milliard de dollars de titres à Fannie Mae et Freddie Mac, les deux géants parapublics américains du refinancement hypothécaire.

Mais la principale raison de la chute de ce lundi reste les inquiétudes persistantes des investisseurs sur la santé financière des établissements bancaires exposés à la crise de la dette souveraine dans la zone euro. Preuve en est, toutes les valeurs bancaires européennes sont attaquées en Bourse. L'indice Stoxx 600 du secteur bancaire en Europe a chuté de 5,9 %. Parmi les plus fortes baisses, outre la Société Générale, la banque allemande Deutsche Bank chutait de 8,86%, Commerzbank de 5,88 %, Royal Bank of Scotland de 4,69 %. A Paris, BNP Paribas lâchait 6,34 %, Crédit Agricole 5,51 % et Natixis 5,68 %.

"C'est la zone euro, c'est toujours la Grèce. Je pense que sur la Grèce, les banques vont devoir prendre des provisions supplémentaires, surtout après les déclarations de ces derniers jours comme quoi la trajectoire de la dette hellène était incontrôlable", a indiqué à Reuters un analyste financier basé à Paris sous couvert d'anonymat. Et de poursuivre que "structurellement les banques américaines vont moins prêter aux banques européennes tant que la crise durera. Les banques européennes vont devoir aller chercher des sources de refinancement sur d'autres zones."

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