Le CAC 40 résiste aux attaques sur les valeurs bancaires

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Malgré de lourdes prises de bénéfices sur les valeurs bancaires à la suite de rumeurs de possible dégradation de la note de crédit de l'Italie par Moody's, l'indice CAC 40 est parvenu à limiter son repli à 0,48 % pour atteindre 3.031,08 points.

Dans une séance fortement volatile du fait de l'arrivée à échéance des futures et options sur indice (séance dite des quatre sorcières), le CAC 40 n'a pas réussi à aligner une quatrième hausse consécutive. Et cela notamment à cause de lourdes prises de bénéfices sur les valeurs bancaires provoquées par des rumeurs de possible dégradation de la note de crédit de l'Italie par Moody's. A la clôture, l'indice phare de la place parisienne a terminé sur un repli de 0,48 % à 3.031,08 points.

Pourtant la journée avait bien débuté. Le CAC 40 a évolué jusqu'à un plus haut de 3.084,16 points pour ensuite se montrer plus hésitant après la publication de chiffres mitigés sur le niveau du moral des ménages américains et avant l'issue de la réunion des ministres des finances européens.

 

Un éventuel défaut de la Grèce et la perspective d'une nouvelle crise bancaire étaient les deux sujets principaux. Si cette réunion doit se déroulée jusqu'à samedi, selon l'agence finlandaise STT, les pays de la zone euro n'ont pu se mettre d'accord sur la question des garanties attachées à des prêts à la Grèce, mais un accord devrait intervenir dans le délai d'un mois.

 

Par ailleurs, outre Atlantique, la publication d'indice de confiance des consommateurs aux Etats-Unis meilleur que prévu pour le mois de septembre n'a pas suffit à soutenir la tendance. S'il est ressorti à 57,8 points contre 55,7 points le mois précédent, il s'agit encore d'un des niveaux les plus faibles depuis 2009. En outre, des rumeurs de marchés annonçaient un indicateur à 60 ou 62 points.

Compartiment bancaire attaqué

Le compartiment bancaire a été fortement attaqué. Plus fort recul de l'indice, Crédit Agricole perd 10,97%, suivi de BNP Paribas(- 7,56 %) et Natixis (-4,41%). Seule valeur en hausse, Société Générale grimpe de 3,44%.

Plus forte hausse du CAC 40, Electricité de France gagne 2,86 %. Delmi et son actionnaire majoritaire A2A , qui contrôlent conjointement Edison , ont annoncé la prolongation de leur pacte d'actionnaires jusqu'au 31 octobre au sein du numéro deux italien de l'électricité. Par ailleurs, l'électricien français a annoncé avoir pris 15 % du projet de gazoduc South Stream qui vise à approvisionner l'Europe en gaz russe en passant sous la mer noire.

Hors CAC

Areva a cédé 0,93%. Le titre du groupe nucléaire connaît une séance de forte volatilité. Après avoir gagné jusqu'à 4,24 %, le titre a replongé jusqu'à 3,76 % avant de limiter ses pertes. Le groupe nucléaire français et Mistubishi Heavy Industries s'estiment bien placés pour obtenir des commandes de réacteurs nucléaires en Turquie et prospectent également la Jordanie, dans le cadre de leur coentreprise Atmea, a déclaré à La Tribune Kazuo Tsukuda, président du groupe japonais.

Devise et Pétrole

Après son rebond de la veille, la monnaie unique est stable face au billet vert. Vers 16h30, un euro s'échangeait contre 1,379 dollar.
Dans le même temps, sur le marché de l'or noir, les cours du baril évoluaient de façon dispersée. Le Brent de la Mer du Nord gagnait 1,34 % à 113,80 dollars tandis que le WTI reculait de 0,22 % à 89,20 dollars.

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