Faute de réponse européenne à la crise, la Bourse de Paris chute

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Alors que la téléconférence entre la Troïka et le ministre des Finances grec était attendue après clôture, la Bourse de Paris a réagi négativement (-3%) à l'absence de décision à l'issue de la réunion du conseil Ecofin de ce week-end. Les autres grandes Bourses européennes sont aussi dans le rouge.

L'absence de réponse du côté des ministres de l'Economie de la zone euro a pesé sur la tendance de la Bourse de Paris. Une orientation baissière qui a persisté tout au long de la séance. La téléconférence entre la Troïka et le ministre des Finances grec initialement prévue en début d'après midi a en effet été reportée et devait se tenir après la clôture des marchés financiers. A la clôture des marchés, le CAC 40 perdait 3% à 2.940 points, repassant à cette occasion sous la barre des 3.000 points. La même orientation baissière a régné sur l'ensemble des places européennes. Ainsi Londres a perdu 2,03%, Francfort 2,83% et Milan 3,17%.

Déception et attentisme ont donc marqué le marché parisien. Déception d'une part en raison de l'absence d'éléments concrets à l'issu de la réunion des ministres des Finances de la zone euro qui a surtout, une fois de plus, permis de mettre en lumière les divisions au sein de l'Europe. "Malgré la nécessité d'agir, les dirigeants européens font toujours preuve de lenteur", analysaient les équipes de Saxo Banque. "Cette réponse des Européens aux marchés, ou plutôt cette absence de réponse diront certains analystes, n'est pas susceptible d'apaiser rapidement les inquiétudes des investisseurs", indiquaient de leur côté les équipes d'Aurel BGC dans leur note matinale.

Un fâcheux problème d'horaire...

Attentisme également alors la  téléconférence entre la Troïka (experts de la banque centrale, BCE et FMI) et Evangélos Vénizélos, le ministre grec des Finances a été reportée à 18h, soit après la clôture des marchés européens. Un report due "à des arrangements d'horaires" entre les participants, a précisé à l'AFP une source du ministère et qui laisse les intervenants d'autant plus dans l'expectative que, selon Cameron Peacock de chez IG Markets cité par l'AFP, "les investisseurs sont de plus en plus convaincus que la Grèce ne pourra pas réduire assez ses dépenses pour tenir ses objectifs".

Dans ce contexte, la publication de l'indice NAHB moins bon que prévu a été accueillie froidement par les investisseurs. Attendu stable d'un mois sur l'autre à 15 points, l'indice qui calcul le moral des constructeurs immobiliers aux Etats-Unis est ressorti à 14 points. Un indice en deçà de 50 signifie qu'il y a davantage de constructeurs qui jugent le marché défavorable que de sondés qui le jugent favorable.

Le secteur bancaire à nouveau touché

Sur le front des valeurs, le secteur bancaire était orienté à la baisse. Société Générale (-6,70%) a  signé la plus forte baisse de l'indice parisien. A quelques encablures, BNP Paribas a reculé de 5,48%, tandis que Crédit Agricole s'en sortait mieux, ne perdant "que" 0,69%".

Le regain d'inquiétudes des investisseurs a également pesé sur les valeurs cycliques. Ainsi ArceloMittal a perdu 4,75%, Peugeot 4,61%, Vallourec 4,59% et Schneider Electric 4,10%.

Michelin a plongé de 5,96%. Le titre a souffert de la dégradation de recommandation de Morgan Stanley. L'intermédiaire est passé de "renforcer" à "alléger".

Safran, pour sa première cotation au sein du CAC 40, a reculé de 3,67%.

Technip (-3,81 %) n'a pas profité de l'annonce d'un contrat de fourniture de services d'ingénierie de base et d'avant-projet détaillé pour un nouveau complexe d'engrais qui sera situé à Uberaba, dans l'Etat de Minas Gerais, au Brésil.

Sanofi (-2,02%) a annoncé lundi matin que la justice américaine s'était prononcée en faveur de Sanofi US dans le litige qui l'opposait à Sun Pharmaceuticals sur certaines versions génériques d'Eloxatine (oxaliplatine). Eloxatine conserve son exclusivité sur le marché américain jusqu'au 9 août 2012, indique Sanofi.

Hors CAC, ABC Arbitrage (-1,98%) n'a pas résisté à la tendance. Le groupe a amélioré son résultat net au premier semestre malgré les faibles volumes et la volatilité limitée des marchés au cours de la période et aborde la deuxième partie de l'année avec confiance et prudence, a déclaré à Reuters son PDG, Dominique Ceolin.

Devises et pétrole

La monnaie unique s'est affiché en baisse face au billet vert. A la clôture des marché européens, un euro s'échangeait contre 1,3623 dollar. Sur le marché du pétrole, les prix du baril étaient également en repli. Le Brent de la Mer du Nord perdait 2,25% à 109,70 dollars tandis que le WTI reculait de 2,65% à 85,63 dollars.

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Commentaires
a écrit le 19/09/2011 à 21:29 :
Cet article est criblé de fautes d'orthographe!
a écrit le 19/09/2011 à 17:46 :
trop de bonnes manières faites jusqu'a maintenant ...prenons le gadin que l'on mérite, et arrètons de banquer...peut etre que les Américains et meme les Chinois ne disent pas de meme, puisqu'ils se tiennent par la barbichette...à qui la faute mon...saigneur!!!
a écrit le 19/09/2011 à 17:20 :
Sortir de ce merdier européen est l unique solution valable !!! Que de commentaires inutiles , la Gréce ne remboursera rien , et comme elle a mentie et trichée , il est tout a fait normal que nous ne payons pas pour elle !!! Et comme nos politiques sont usés par le pouvoir , il est grand temps qu ils partent à la retraite , avec les cumuls qu ils ont , ils ne seront certes pas dans le besoin , d autant qu ils ne sont pas imposables sur leurs primes , chanceux va ...Vous savez calculer aux dépends des petits !!!Vive 2012 et bonne retraite !!!
a écrit le 19/09/2011 à 17:07 :
.il faut nationaliser les banques.couper la depense publique,diminuer et transferer les charges pesant sur le travail.je ne suis pas economiste mais je m'verrais bien dans un boulot a la baroin moi!
a écrit le 19/09/2011 à 17:05 :
Dans la réalité, les banques ne veulent pas payer la dette Grec et préfèrent que la facture soit réglée par les contribuables Européens. Ce scénario pourtant n'a pas d'avenir.
La grèce ne pourra pas payer et plus on attend, plus la note sera salée.
Il faut que les Banques acceptent d'éffacer une partie de la dette et qu'elles négocient
le solde en permettant aux grecs d'étaler dans le temps leurs créances tout en diminuant les taux.C'est à dire effacer les dettes court terme de moins de 5 ans et allonger les autres de plusieurs années 30 ans par ex avec des taux très bas.
a écrit le 19/09/2011 à 16:43 :
Les différents gouvernements ont pratiqué la méthode coué depuis pas mal de temps et la France répète encore aujourd'hui que la Grèce ne fera pas faillite ...(si si , F. Baroin).
Il faut du temps pour se rendre à l'évidence et le rapport de la troïka va enfin valider l'hypothèse d'une cessation de paiement de la Grèce.
Cela va être très simple, elle va simplement dire qu'elle ne remboursera que 10% et ce sera terminé.
Je souhaite simplement aux grecques d'avoir un budget de fonctionnement à l'équilibre car ils vont avoir de la peine à emprunter sur les marchés .....
a écrit le 19/09/2011 à 13:25 :
La somme avancée par la France sur l'état des dettes grecques est totalement faux puisque nos banques se sont empressées d'acheter de la dette grecque et de la revendre dans des produits financiers à leurs clients. Avec la multiplication à outrance de ces produits financiers je pencherai plus pour une dette avoisinant les 80 milliards rien que pour la France, public et privé. L'ardoise va être salée et c'est pour cela que l'Europe traîne des pieds pour le sauvetage. La note s'alourdit de jour en jour.
a écrit le 19/09/2011 à 12:31 :
La bourse ou l'avis c'est bien ça qui nous manque...
a écrit le 19/09/2011 à 12:13 :
A mon sens il faut recapitaliser les banques mais avec leurs biens pas avec ceux de la communauté. Parceque quand elles gagnent elles ne partagent pas. Par ailleurs il faudrait fixer un forfait annuel pour les aggios pris sur les comptes des clients. Un seul prélèvement par mois.A ce moment là nous verront les nulles et les compétantes sur la sellette internationale. Il faut en quelque sorte les aider à devenir combatives en volant moins le client.
a écrit le 19/09/2011 à 11:44 :
Et si on se donnait sérieusement 10 ans en Europe pour remettre la dette de tous dans les clous ! On prend des hypothèques échéances 10 ans avec perte totale du bien gagé si les conditions ne sont pas remplies .
Réponse de le 19/09/2011 à 12:56 :
C'est clair
Réponse de le 19/09/2011 à 12:57 :
Et une recapitalisation des banques ?

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