Les valeurs industrielles trinquent aussi

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Au classement des plus fortes baisses du SBF 120 sur la semaine, les sociétés industrielles et de services sont les plus touchées.

 La semaine s'est encore révélée bien dure à la Bourse de Paris. Difficile pour un professionnel d'y retrouver ses petits. Et tous ceux qui regardaient de près les bilans des entreprises pour se faire une idée des entreprises à acheter ou à vendre n'ont plus aucun repère. Et pour cause : nombre de sociétés sont aujourd'hui à des niveaux de cours inférieurs à la valorisation de leurs actifs. Les ratios de capitalisation qui sont fondés sur les perspectives de résultats par action n'ont jamais été aussi attaqués, atteignant des seuils historiquement bas. Les informations fusent depuis le début de l'été autour des banques, de leur fragilité, de leur extrême volatilité et de leurs sombres perspectives d'avenir. Du coup, les boursiers n'ont plus d'yeux que pour ces établissements, scrutant leur moindre variation. Il faut dire que l'amplitude a parfois de quoi donner le tournis : il y a deux semaines, le titre Société générale a varié dans la journée de -10% à +15%. Une aubaine pour les "day traders" qui ont la chance d'être dans le bons sens au bon moment. Un calvaire pour les gérants de portefeuille classiques qui tentent désespérément de capter de la croissance dans leurs investissements à moyen-long terme.
Si l'on regarde de près le palmarès des performances de l'indice SBF 120 sur la dernière semaine, on apprend pourtant quelque chose qui nous laisse encore plus perplexes et inquiets : les quinze plus fortes baisses ne concernent que des entreprises industrielles ou de services. En tête : Technicolor avec un recul de 22%, Groupe Steria (-20%), Derichebourg (-19%) ou Pages Jaunes (-18%). La première banque du classement n'est autre que Dexia avec un repli de 15%.
Ce qui veut bien dire que la crise n'est pas uniquement une crise de confiance concentrée autour des banques. Elle concerne aujourd'hui tous les pans de l'activité française, européenne et mondiale. Un constat assez alarmant que les industriels prennent déjà très au sérieux, revoyant déjà leurs programmes stratégiques de la fin de l'année.
La crise de l'euro est bel et bien en train de contaminer tout le monde et tous les domaines d'activité.

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