Les valeurs bancaires dévissent de plus de 10%

Par latribune.fr  |   |  229  mots
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En forte chute dès l'ouverture de la Bourse, les banques françaises ont accéléré leur plongeon. A la clôture, leurs valeurs affichent des pertes comprises entre 12 et 16 %. L'annonce surprise d'un prochain référendum en Grèce replonge la zone euro dans l'incertitude.

Les banques s'enfoncent dans le rouge ce mardi à la Bourse de Paris affichant les pires performances de l'indice CAC 40, lui-même en repli de près de 5,38%. La Société Générale a terminé la séance sur une chute de 16,23%, à 17,67 euros, BNP Paribas 13,06%, à 28,56 euros et Crédit Agricole 12,53%, à 4,96 euros.

L'annonce d'un prochain référendum en Grèce sur le plan de sauvetage européen agite à nouveau le spectre d'un éclatement de la zone euro avec une éventuelle sortie de la Grèce si la population venait à refuser la solution proposée par Bruxelles. Les banques en seraient les premières victimes.

Ce référendum "rouvre la boîte de Pandore concernant l'ampleur exacte des pertes qui devront être prises par les institutions financières", soulignent les analystes du CM-CIC. La décision du Premier ministre grec menace "dramatiquement" la stabilité financière de la Grèce et de la zone euro dans son ensemble a averti l'agence de notation Fitch.

Pour Commerzbank, "l'ensemble de l'accord [intervenu jeudi dernier] est à nouveau remis en question et une restructuration sévère de la dette grecque ne semble plus si éloigné". Les banques avaient déjà accepté d'effacer 50% de leurs créances sur la Grèce dans le cadre du plan anti-crise mis en place très difficilement la semaine dernière au sommet européen de Bruxelles.