Wall Street plonge sur fond de craintes d'aggravation de la crise de la dette

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Wall Street s'inscrit en forte baisse dès l'ouverture. Les tension sur les taux d'emprunts italiens font craindre une contagion de la crise de la dette à la troisième puissance économique européenne

Après avoir salué hier soir l'annonce de la démission de Silvio Berlusconi, le marché américain est, à l'instar des places européennes, rattrapé par les inquiétudes liées à l'état des finances publiques italiennes. Dans les premiers échanges, le Dow Jones reculait de 2% à 11.911,65 points, le S&P 500 de 2,23% à 1.247,44 points et le Nasdaq de 2,27% à 2.665,49 points.

Le soulagement provoqué par l'annonce du départ prochain du président du conseil Silvio Berlusconi  a donc fait long feu. L'envolée des coûts d'emprunt de l'Italie ont ravivé les craintes d'une propagation de la crise de la dette dans la zone euro.

Le rendement des obligations souveraines italiennes à 10 ans a dépassé le seuil critique de 7%, un niveau considéré par beaucoup d'investisseurs comme insoutenable sur la durée. Parallèlement, le spread (écart) de rendement entre l'Italie et l'Allemagne à 10 ans a franchi la barre des 500 points de base (pdb) pour atteindre 521 points. Ces dernières années, la Grèce, l'Irlande et le Portugal ont chacun à leur tour été contraints d'appeler à l'aide internationale après avoir vu leurs coûts d'emprunt franchir ce seuil.

"Un écart de taux supérieur à 600 points de base et un taux 10 ans supérieur à 8% a systématiquement entraîné une intervention de l'Europe et du FMI au niveau du pays européen concerné", rappelle Franklin Pichard, directeur de Barclays Bourse France.

De son côté, Christine Lagarde a estimé que la crise de la dette menaçait l'économie mondiale. La directrice générale du Fonds monétaire a en effet déclaré avoir le sentiment que "si nous n'agissons pas avec audace et si nous n'agissons pas ensemble, l'économie du monde entier court le risque d'une spirale d'incertitude, d'instabilité financière et d'un effondrement potentiel de la demande mondiale".

Sur le front des valeurs

General Motors plonge de 7,73 %. Le groupe a fait état mercredi d'un bénéfice supérieur aux attentes au troisième trimestre, soutenu par des gains de parts de marché en Amérique du Nord et en Asie.

Yahoo (-0,06 %) , Microsoft (-1,88%) et AOL (-1,84%) ont annoncé mardi une alliance dans la publicité en ligne pour tenter de rivaliser avec GOOGLE et Facebook, qui dominent le secteur.
L'accord permet aux trois groupes de mettre en commun leur offre d'encarts publicitaires dès l'année prochaine, afin d'accroître leurs chances d'attirer des clients.

Après son plongeon de 9,2% la veille, Adobe poursuit sa chute. Le titre lâche10,88% dans les premiers échanges. Le groupe a surpris le marché en annonçant son intention de licencier plus de 7% de son personnel et de passer une charge de 94 millions de dollars dans le cadre de sa restructuration, pour se concentrer sur son coeur de métier, notamment les médias numériques et le marketing. Une annonce qui a surpris Wall Street .

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