Les valeurs bancaires encore et toujours à la peine

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Le secteur bancaire est, au niveau européen, de loin la plus forte performance négative depuis le début de l'année.

Après une année 2011 difficile, le secteur bancaire entame 2012 sur une note encore noire. Depuis le début de l'année, le compartiment est lourdement sanctionné à la Bourse de Paris. Société Générale plonge ainsi de 11%, Crédit Agricole de près de 6%, BNP Paribas de plus de 6%. Ailleurs en Europe, la tendance est identique puisque l'indice Stoxx 600 des banques européennes est le plus fort repli des indices pan européens (-3%). 

Plusieurs éléments d'inquiétudes viennent plomber les valeurs bancaires. Et tout d'abord la rumeur de marché de jeudi selon laquelle la grande banque allemande Deutsche Bank aurait besoin de lever des fonds. Si aucune confirmation n'a été apportée officiellement par la banque, ces spéculations accroissent encore les inquiétudes après les déboires d'Unicredit. La banque italienne prévoit de lever 7,5 milliards d'euros avec une décote de 43%, une annonce qui a provoqué la chute du titre à la Bourse de Milan. 

Par ailleurs, en Espagne, le ministre de l'Economie, Luis de Guindos, a estimé dans un entretien au Financial Times que les banques espagnoles avaient besoin de provisionner jusqu'à 50 milliards d'euros en plus pour nettoyer leurs comptes.

Ces annonces interviennent alors que les tensions sur le marché du prêt interbancaire se renforcent. Les banques européennes se bousculent toujours plus pour déposer des fonds auprès de la Banque centrale européenne (BCE). Les derniers dépôts auprès de la banque centrale ne cessent de franchier record sur record. Dernier en date, 463 milliards d'euro déposés ce week-End. Pourtant le gouverneur de la Banque de France a pressé les banques d'être plus actives dans la distribution de crédits aux entreprises et aux particuliers et a dit n'avoir aucun doute sur la capacité de la France à rembourser sa dette publique.

Les banques ont également été sous pression après le très attendu premier emprunt de la France en 2012. Le pays, menacé de perdre son triple A, a pu finalement lever 7,963 milliards d'euros comme prévu sur des échéances de long terme. Les taux à long terme son en recul, mais celui de l'OAT à 10 ans est ressorti à 3,29% contre 3,18% en décembre.

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