La Bourse de Paris résiste à l'avertissement de Standard and Poor's

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Le CAC 40 a limité ses pertes malgré la menace de dégradation de la note de quinze pays de la zone euro, dont la France et du FESF.

Comme un pied de nez à Standard and Poor's. Malgré l'avertissement de l'agence de notation sur les pays de la zone euro, le marché parisien affiche une belle résistance ce mardi.  A la clôture, le CAC 40 reculait de seulement 0,68% à 3.179,63 points après être même passé deux fois brièvement dans la journée en territoire positif.

Pourtant, le climat était propice à des prises de bénéfices plus importantes. D'abord, l'indice a nettement rebondi ces dernières séances, avec un bond de plus de 14% depuis le 24 novembre dernier où il était retombé près de ses plus bas annuels.

Par ailleurs, l'avertissement de Standard and Poor's est loin d'être négligeable. L'agence de notation a placé sous surveillance négative les notes qu'elle attribue à la dette à long terme de quinze pays de la zone euro, dont l'Allemagne, l'Autriche, la Finlande, la France, le Luxembourg et les Pays-Bas, qui bénéficient actuellement de la meilleure note possible "AAA". La note de solvabilité de la France est la seule à être menacée d'un abaissement de "deux crans", à "AA". S&P a en rajouté une couche ce mardi puisqu'elle a également annoncé consécutivement la mise sous surveillance négative du Fonds européen de stabilité financière, le FESF.

"Paradoxalement, la réaction des marchés à court terme risque d'être moins grave que si la France seulement avait été concernée. C'est une décision globale, et Standard & Poor's ne met pas en exergue un pays particulier qui aurait fait l'objet de pressions directes", remarque Jean-Louis Mourier, économiste chez Aurel BGC.

Tous les regards sont tournés vers la fin de la semaine, avec la décision monétaire de la BCE jeudi et surtout l'issue du sommet européen le 9 décembre. L'avertissement généralisé de S&P accentue encore la pression sur les responsables européens pour apporter des solutions de sortie de crise. Les investisseurs estiment que les dernières annonces vont dans le bon sens. Lundi, la chancelière allemande, Angela Merkel et Nicolas Sarkozy se sont accordés sur un "nouveau traité" européen, à 27 ou si besoin à 17, appelant à des "sanctions automatiques" envers les Etats membres de l'Union européenne qui laisseraient filer leurs déficits.

Sur le front des valeurs, les valeurs bancaires ont été dans le collimateur,  Standard and Poor's ayant mis en avant les problèmes de financement des banques françaises. Crédit Agricole recule de 3,16% et BNP Paribas de 0,33%. Société Générale s'en sort mieux avec un gain de 0,62%.

Lanterne rouge du CAC 40, Carrefour décroche de 6,31% affecté par le plongeon à la Bourse de Francfort de son concurrent Metro à la suite d'un avertissement sur résultats.

Après une entame de journée en fanfare, Veolia n'a finalement pas convaincu à l'occasion de la présentation de son nouveau plan stratégique lors d'une journée investisseur jugée cruciale. La valeur a d'abord caracolé en tête du CAC 40 avant de clôturer en baisse de 4,49%. Le groupe de services aux collectivités a annoncé la cession de son activité transport, de ses activités d'eau régulée au Royaume-Uni et des activités de déchets solides aux Etats-Unis. Le groupe a ajouté que son endettement financier net serait ramené à moins de 12 milliards d'euros à fin 2013.

Toutefois, le CAC 40 a disposé du soutien de plusieurs poids lourds de la cote.  Sanofi gagne 0,88% et LVMH prend 0,17%. 

Hors CAC 40, Ingenico progresse de 1,65% après avoir annoncé lundi avoir bouclé le rachat de Xiring, numéro un en France des lecteurs électroniques dans le domaine de la santé.

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Commentaires
a écrit le 06/12/2011 à 17:34 :
Ma grande naïverté me pousse à poser une question de base: quand un individu emprunte, un autre, épargnant, lui prête. Ne peut-on pas expliquer tout le système à partir de cette évidence? La terminologie est tellement sophistiquée et erronée que j'entends à longueur de journée des experts ou dirigeants parler d'acheter des dettes et les compter comme des actifs. Et les créances, ils les mettent au passif?
Oui, ces explications d'experts sont totalement dénuées de réalité. Comment alors les épargnants/investisseurs peuvent-ils comprendre que les banques, qui arbitrent les fonds des épargnants qui les leur ont confiés, sont-elles habilitées à refuser de les prêter (aux autres banques par exemple)?
Il faut reconsidérer l'ensemble de la terminologie et de l'affichage des mécanismes. La finance ne doit pas être un domaine réservé au travers de son langage obscur, à dessein.
Réponse de le 07/12/2011 à 8:51 :
Un créancier possède des actifs et un débiteur , des dettes, et sinon prendre un cours de comptabilité car les débits et crédits s'inversent suivant qu'on est dans la position du créancier ou du débiteur, consulter comment est tenu votre compte par la banque , pas celui que vous recevez mais l'autre!
a écrit le 06/12/2011 à 13:54 :
A qui profite ces avertissements, à répétition, des agences de notation ???
a écrit le 06/12/2011 à 9:44 :
Ca veut dire quoi "La Bourse de Paris résiste à l'avertissement de Standard and Poor's" ? on ferme les yeux et se bouche les oreilles ??

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