Les Bourses européennes repartent à la baisse

Dans le sillage des déclarations d'une source proche du gouvernement allemand, les places financières européennes évoluent dans le rouge. Pourtant, après avoir marqué une pause hier, les marchés gagnaient en moyenne plus de 1 % en matinée, portés par l'espoir de voir émerger des annonces concrètes du sommet des 8 et 9 décembre.
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Inversion de tendance sur les places financières. Les déclarations d'un responsable allemand en tout début d'après midi ont douché l'optimisme qui régnait jusque là. Vers 14h30, le CAC 40 reculait de 0,84% à 3.154,33 points après avoir gagné jusqu'à 2,05% dans la matinée. Ailleurs en Europe, le DAX 30 qui avait été le plus attaqué hier lâchait 0,06%. Dans le même temps, à Londres, le Footsie perdait 0,11% tandis qu?à Madrid l?Ibex 35 rendait 0,69%% et que le Ftse Mib milanais pliait de 0,88%.

"Force m'est de constater que je suis plus pessimiste que la semaine dernière sur la possibilité d'avoir un accord total", a déclaré une source proche du gouvernement allemand, estimant que "les discussions des derniers jours" montraient qu'un "certain nombre de partenaires n'ont pas compris la gravité de la situation". Des déclarations qui ont mis un terme au courant acheteur qui animait jusqu'alors le marché.

A la veille de l?ouverture du sommet européen de 8 et 9 décembre, l?optimisme a régné sur les marchés financiers en matinée. In fine, l'avertissement de Standard and Poor?s semblait un mal pour un bien. Cette alerte a accentué la pression sur les dirigeants européens et pourrait plus que jamais les inciter à prendre de grandes mesures. D?ailleurs, l?agence de notation a d?ores et déjà indiqué hier soir que l?accord franco-allemand annoncé lundi après-midi était prometteur et pourrait permettre d'éviter à certains Etats de la zone euro un abaissement de leur note de crédit.

"Aujourd'hui, sans réponse des politiques, un cycle vicieux s'est mis en place : dégradation des agences, durcissement des politiques budgétaires, contraction d'activité, hausse des taux longs, alourdissement de la charge de la dette, dégradation des agences. La contagion de cette crise financière aux banques et aux entreprises induit mécaniquement un risque de récession profonde. Il faut trouver une solution rapidement" indiquait Aurel BGC dans sa note matinale. Et la société d?études d?indiquer que "la bonne nouvelle est que la crise est tellement grave qu'elle implique la mise en oeuvre rapide de mesures extrêmes. Plus la crise est grave, plus sa fin approche rapidement".

Par ailleurs, les investisseurs réagissaient positivement aux informations selon lesquelles les dirigeants de la zone euro pourraient décider, dès vendredi, de relever la capacité de prêt du Fonds européen de stabilité financière (FESF) et du Mécanisme européen de stabilité (MES). Dans un rapport, Herman Van Rompuy, président du Conseil européen, a indiqué souhaiter que le plafond du FESF et du MES soit réétudié. "Dans le projet de traité sur le MES, la capacité combinée du MES et du FESF est de 500 milliards d'euros. L'idée est d'enlever cette limite", a déclaré un responsable de la zone euro impliqué dans ces négociations.

Dans ce contexte, l?adjudication allemande s'est en outre bien déroulée et a rassuré les intervenants. L'agence allemande de la dette a adjugé mercredi 4,09 milliards d'euros d'obligations à cinq ans au rendement moyen de 1,11%. Le ratio de couverture est ressorti à 2,1.  Le 23 novembre, lors de la dernière adjudication de titres à 10 ans, la demande avait été insuffisante déclenchant une hausse des taux du Bund allemand.

Sur le front des valeurs

Le secteur bancaire subit l'inquiétude qui règne dorénavant sur le marché. Plus forte baisse, Société générale se replie de 4,19%, BNP Paribas de 1,69%, et Crédit Agricole de 1,67%. Hors Cac, Natixis perd 1,56%.

Les valeurs cycliques sont également mal orientées. A l'image d' Alstom (-3,65%), de Peugeot (-2,62%), de Saint-Gobain (-2,31%) ou encore d'ArcelorMittal (-2,10%)

Technip recule de 1,361%. Le groupe subit le ralentissement de l'activité au Brésil. La croissance de ce pays, l'un des premiers relais de croissance du groupe, a été nulle au troisième trimestre par rapport au second. Par ailleurs, Technip va lancer une émission d?OCEANE à échéance janvier 2017 pour un montant de 400 millions d?euros. Le produit de l'émission sera affecté à la reconstitution partielle de la trésorerie du groupe suite à l'acquisition de Global Industries début décembre.

A l'inverse, GDF Suez prend 0,43% après la cession à Total d?une part de 10,4% dans les champs de condensats et de gaz d'Elgin-Franklin, en mer du Nord britannique. Cette participation est détenue via la société EFOG, une joint-venture entre GDF Suez(22,5%) et Total E&P UK Ltd (77,5%). Dans le sillage de cette annonce, Total avance de 0,75%.

Hors CAC

Guyenne et Gascogne s?envole de 7,85%. Selon Le Figaro, Carrefour étudierait le lancement d'une offre publique d'échange sur le groupe dans le cadre d'une opération amicale.

Orpéa (+1,07%) a annoncé que son augmentation de capital de 203 millions d'euros avait été souscrite à hauteur de 157,5% représentant une demande d'environ 320 millions.

Devise et Pétrole

Après s'être inscrite en hausse en matinée, la monnaie unique est à la peine face au billet vert. Vers 14h30, un euro s?échangeait contre 1,337 dollar (-0,25%). Dans le même temps, les cours de l?or noir évoluaient dans le rouge. Le baril de Brent de la Mer du Nord lâchait 0,54% à 110,21 dollars tandis que le WTI s?échangeait contre 100,96 dollars (-0,32%).

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Commentaires 2
à écrit le 07/12/2011 à 14:04
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Pourquoi ? Certains pensaient encore que la chute des cours était terminée ? ...

le 07/12/2011 à 15:22
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C'est la bérézina le système craque de partout et on essaie de nous faire croire le contraire. La bourse c'est comme le triple A du virtuel. Il faut fermer la bourse, les agences de notations, la commission européenne ainsi que le parlement européen....

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