Malgré un dernier baroud d'honneur, le CAC 40 termine l'année en forte baisse

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Pour son ultime séance de 2011, la Bourse de Paris a progressé de 1,03%. Mais cette hausse n'a que peu d'influence sur le bilan annuel du CAC 40 : -16,95%

Dans le sillage de Wall Street hier soir et de Tokyo ce matin, la Bourse de Paris a été bien orientée ce vendredi. A croire que les investisseurs voulaient terminer une "annus horribilis" sur une note positive. A la clôture, l'indice phare de la place parisienne a progressé de 1,03% % à 3.159,81 points. Cet ultime gain permet au CAC 40 d'afficher un solde positif sur le mois (+0,16%) et le trimestre (+5,96%). Mais, preuve du peu d'engouement des rares investisseurs qui étaient encore présents sur le marché, la hausse s'est effectuée dans des volumes d'une extrême faiblesse : seuls 1,23 million d'euros ont été échangés sur le CAC 40.

Les dernières statistiques ont plus incité à régler les affaires courantes qu'à prendre des risques. En Chine, à en croire l'indice HSBC des directeurs d'achats publié ce vendredi matin, l'activité du secteur manufacturier s'est de nouveau contractée en décembre, reflétant la morosité de la demande intérieure et extérieure. Après avoir touché en novembre un plus bas de 32 mois à 47,7 points et avoir été estimé à 49 points, il est finalement ressorti à 48,7 points. Soit sous la barre de 50 points marquant la limite entre croissance et contraction d'une activité. "Si le rythme du ralentissement se stabilise un peu, la détérioration de la demande extérieure commencer à peser", commente Qu Hongbin, économiste de HSBC.

Cet indicateur morose contraste avec les bonnes statistiques de la veille en provenance des Etats-Unis. Les promesses de vente de logements anciens ont bondi de façon inattendue de 7,3 %  en novembre, permettant d?anticiper une reprise du marché de l?immobilier américain. Par ailleurs, l?indice PMI des directeurs d?achats de la région de Chicago a reflué, en décembre, moins fortement qu?anticipé. Attendu à 61 points contre 62,6 points en novembre, l?indicateur est ressorti à 62,5 points.

Sur le front des valeurs

Les valeurs cycliques sont les principales hausses de cette dernière séance. Ainsi Lafarge a gagné 2,61%, Saint Gobain 2,45% ou encore Schneider Electric (+1,90%)

Sur le front des bancaires, fortement attaquées en 2011, Société Générale (+3,05%) s'est octroyée la tête de l'indice. Plus loin Crédit Agricole a avancé de 1,63% tandis que BNP Paribas a terminé à l'équilibre (+0,07%).

EDF (+0,59%) a indiqué que le prix négocié avec les actionnaires italiens d'Edison pour permettre à l'électricien français de racheter son homologue transalpin résulte des négociations et est conforme au prix de marché moyen sur les 12 derniers mois.

Axa a rebondi de 1,70% après avoir été fortement attaqué lors des trois dernières séances (-5,60%)

Veolia Environnement a gagné 1,33% sur des rachats à bon compte. Sur l'année, le titre perd encore plus de 60%.

Hors CAC

Rougier s'envole de 31,44%. La Caisse des Dépôts et Consignations du Gabon a conclu un accord de partenariat avec le groupe spécialisé dans la transformation et le négoce des bois tropicaux et exotiques portant principalement sur une prise de participation à hauteur de 35% de la filiale française Rougier Afrique International pour un montant de 24 M?.

Devise et Pétrole

Après avoir touché un plus bas depuis quinze mois jeudi, à 1,2856 dollar, la monnaie unique a repris du poil de la bête. A la clôture des marchés européens, un euro s'échangeait contre 1,2989 dollar. Dans le même temps, le Brent de la Mer du Nord perdait 0,03% à 107,98 dollars tandis que le WTI gagnait 0,01% à 99,66 dollars.

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