Le CAC 40 en baisse malgré l'emploi américain

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Après les chiffres de l'emploi aux Etats-Unis meilleurs qu'anticipé, le CAC 40 est reparti la baisse. En cause, un regain de craintes concernant la zone euro.

Après avoir aligné deux séances consécutives de baisse, la Bourse de Paris a poursuivi son repli, malgré de bons chiffres de l'emploi publié aux Etats Unis. A la clôture,  le CAC 40 a laché 0,24% à 3.137,36 points. Rassuré par la bonne tenue de Wall Street jeudi à la clôture, le marché parisien est dans un premier temps reparti de l'avant. Au plus haut, le CAC 40 a pris jusqu'à 1,25%. Mais la situation en zone euro et les déclarations de Jean-Michel Six, chef économiste pour l'Europe de Standard & Poor's, ont pesé sur la tendance.

Alors que les rumeurs concernant les besoins de recapitalisation de la Deutsche Bank n'ont pas été confirmées, les indicateurs en provenance d'outre Atlantique - et notamment la création de 325.000 embauches nettes dans le secteur privé - ont tout d'abord soutenu la tendance, d'autant plus qu'ils étaient de bon augure pour l'indicateur économique clef de la semaine : les chiffres officiels de l'emploi en décembre.

Ce dernier n'a pas déçu les intervenants. Bénéficiant en décembre d'une croissance solide, le marché du travail américain a ramené le taux de chômage à 8,5%, son plus bas niveau depuis près de trois ans. Cette embellie apporte une nouvelle preuve de l'accélération de la reprise économique aux Etats-Unis. Dans le détail, les statistiques publiées par le département du Travail montrent 200.000 créations d'emploi non agricole. Le chiffre le plus élevé en trois mois, supérieur de 50.000 au consensus des estimations d'économistes

Malgré ces bons chiffres, la tendance s'est retournée. Les chiffres de l'emploi aux Etats-Unis en décembre n'ont pas suffi à rassurer un marché en proie aux inquiétudes sur la crise de la dette en zone euro. Inquiétudes d'autant plus grande que dans un entretien au quotidien Le Parisien, Jean-Michel Six indique qu'au vu de l'adjudication de la veille, "Malgré son triple A les investisseurs traitent aujourd'hui la France comme si elle était notée triple B". Ces déclarations ont ravivé les craintes de dégradation de la note de la dette française plus importante que les auttres pays de la zone euro.

Par ailleurs les statistiques européennes du jour ne plaident pas pour l'optimisme.  Certes pour la première fois en dix mois, et contre toute attente, l'indice du climat des affaires en zone euro a enregistré une amélioration en décembre. Attendu à -0,50 point, il est ressorti à -0,31 point contre -0,42 en novembre. Mais cette surprise est ternie par la poursuite du recul du sentiment économique en zone euro (ressortie à 93,3 points en décembre contre 93,8 points le mois précédent) et un taux de chômage toujours à son plus haut niveau historique en novembre (10,3% de la population active).

Sur le front des valeurs

Plus forte progression, Publicis a avancé de 3,47% après le relèvement de recommandation de Morgan Stanley. L'intermédiaire n'est plus à la vente sur le titre mais préconise dorénavant de le conserver.

Stmicroelectronics (+2,62 %) a bénéficié de la publication des résultats trimestriels de Samsung. Au titre de son quatrième trimestre, le premier fabricant mondial de smartphones et de cartes mémoire a dévoilé un bénéfice record à la faveur d'une plus-value de cession exceptionnelle et d'un niveau inédit de ventes de sa gamme Galaxy.

Les valeurs bancaires évoluent en ordre dispersé. Si Crédit Agricole a pris1,30%, Société Générale s"est replié de 3,20% et BNP Paribas de 1,88%. Les derniers dépôts auprès de la BCE ont atteints de nouveaux records à 455 milliards d'euros.

A l'inverse, Carrefour se replie de nouveau de 1,19% après sa dégringolade de 4,38% la veille sous le coup de la dégradation d'UBS

Technip a lâché 298%. Société Générale n'est plus à l'achat sur le titre mais à "conserver". Cette dégradation de recommandation fait passer au second plan la signature avec le norvégien Statoil d'une extension de deux ans pour un contrat de services de plongée et de maintenance jusqu'en décembre 2014. L'accord devrait apporter au spécialiste français des équipements pétroliers et gaziers un chiffre d'affaires annuel de l'ordre de 50 à 80 millions d'euros.

Devises et pétrole

La monnaie unique est tombé sous les 1,28 dollar et a touché un plus bas sur 16 mois. A la clôture des marcjhés européenes, un euro s'échangeait contre 1,2718 dollar (-0,57%). Dans le même temps, sur le marché de l'or noir, évoluaient en ordre dispersé. Le Brent de la Mer du Nord prenait 0,10% (112,37 dollars) tandis que le WTI s'échangeait contre 101,06dollars (- 0,34%).

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Commentaires
a écrit le 08/01/2012 à 4:46 :
Hannibal et Rome!
Nos grosses entreprises ont voulu conquérir le monde et ont investi les bénéfices réalisés en Grèce et dans d'autres pays de la Zone Euro massivement en dehors de celle-ci. Ces bénéfices en fait n'étaient pour l'UE que des faux bénéfices puisque réalisés uniquement grâce à l'endettement des pays de l'UE. Un Euro surévalué est le responsable principal de cette fuite de capitaux.
Ce que Hannibal a été pour Carthage, est la délocalisation pour l'UE
Réponse de le 08/01/2012 à 5:29 :
Les chiffre du chômage des jeunes en Espagne et Portugal: 40%, en Italie 28%, et ne parlons pas de la Grèce, semblent confirmer vos dires. La France, avec un déficit "Kolossal" comme diraient con sois-disant amis d'Outre-Rhin, ne perd rien pour attendre.
La collaboration n'a pas profité à la France. Le butin est allé presque uniquement à l'Allemagne.
The winner takes it all.

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