Wall Street au plus haut depuis fin juillet 2011

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En dépit du contexte européen, la dynamique se poursuit sur les marchés américains, qui ont effacé les effets de la perte du triple A.

À l'image de la dégradation de la France par Standard & Poor's, la crise de la dette européenne n'affecte pas Wall Street en ce début d'année. Au contraire, les marchés américains poursuivent leur dynamique haussière entamée début octobre. Depuis, le S&P 500 a regagné plus de 18 % et est repassé mardi au-dessus de la barre des 1.300 points. L'indice élargi évolue ainsi à son plus haut niveau depuis fin juillet, effaçant les effets de la perte du triple A américain et de l'aggravation à l'automne de la crise au sein de la zone Euro. Cette tendance reste cependant fragile et « la volatilité devrait se renforcer au cours des prochaines semaines avec des tensions entre l'Europe et les résultats », explique Christopher Sheldon de Bank of New York Mellon.

La saison des résultats trimestriels s'est en effet ouverte la semaine passée à Wall Street. Et le rythme des publications va rapidement s'accélérer, avec Bank of America, Microsoft et Intel ce jeudi. Les analystes tablent sur une progression limitée des profits (+ 6,2 %, la plus faible croissance depuis le troisième trimestre 2009) des entreprises composant le S&P 500. Ces attentes ont nettement été revues à la baisse ces dernières semaines, alors que de nombreuses sociétés ont lancé des avertissements sur résultats. Mais « ces révisions sont allées trop loin », estime Binky Chadha de Deustche Bank. Cela devrait se traduire, anticipe-t-il, par des résultats globalement supérieurs au consensus.

La rechute s'éloigne

Au-delà, les marchés sont portés par l'amélioration de la conjoncture américaine, plus particulièrement sur le front de l'emploi, et par la bonne tenue de la consommation des ménages. Les craintes d'une rechute de l'économie semblant être écartées, certains analystes prédisent une forte progression des indices en 2012. « Des entreprises en bonne santé, de faibles valorisations et une croissance des dividendes », liste par ailleurs Binky Chadha pour justifier son optimisme. Il table sur un S&P 500 à 1.500 points à la fin de l'année. La moyenne des analystes se situe à 1.360 points.

« Le S&P 500 pourrait chuter de 25 %, à 900 points en cas de l'effondrement de la zone Euro », prévient David Kostin de Goldman Sachs, qui a fixé sa cible à 1.250 points. Plus pessimiste encore, Adam Parker de Morgan Stanley table sur une baisse de 7 % des marchés américains en 2012, avec un S&P sous les 1.200 points. Citant le ralentissement économique mondial et la vigueur du dollar, il anticipe une faible croissance des profits cette année. Avant une chute de 15 % en 2013.

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