Les bourses européennes terminent en nette baisse

La Bourse de Paris a terminé en baisse mardi (-1,32%), dans un marché prudent à propos de la croissance mondiale et qui a pris comme la veille des bénéfices après plusieurs jours de hausse. A Londres, le FTSE-100 chute de 1,17%, plombé par les valeurs minières, tandis que l'indice de Francfort perd 1,39%, la Chine ayant plombé les valeurs automobiles.
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Journée morose pour les bourses européennes. La Bourse de Paris a terminé en baisse mardi (-1,32%), dans un marché prudent à propos de la croissance mondiale et qui a pris comme la veille des bénéfices après plusieurs jours de hausse. Le CAC 40 a lâché 47,05 points à 3.530,83 points, dans un volume d'échanges de 2,642 milliards d'euros. La veille, il avait perdu 0,47%.

Le marché parisien a passé la journée en baisse, sans trop réagir aux quelques indicateurs américains et à Wall Street. "La Bourse a quand même connu jusqu'à hier (lundi) une forte hausse [de huit séances consécutives, ndlr], donc il est logique de faire une pause après une telle performance", a relevé Xavier de Villepion, vendeur d'actions chez Global Equities. Le vendeur d'actions juge même ce repli "plutôt sain pour l'instant", insistant sur le fait que le marché attendait désormais les prochaines publications d'entreprises début avril aux Etats-Unis.

Les valeurs industrielles en nette baisse

Le marché a par ailleurs continué de s'interroger sur la vigueur de l'économie chinoise, un des principaux moteur de la croissance mondiale. Le géant minier anglo-australien BHP Billiton, a indiqué mardi que la demande chinoise en minerai de fer semble se modérer, en raison du ralentissement de la deuxième économie du monde.

Ce contexte, ainsi que les prises de bénéfices après la hausse des derniers jours, ont particulièrement pesé sur les valeurs industrielles et minières, dépendantes de la conjoncture, qui ont tiré la cote vers le bas. ArcelorMittal a perdu 3,56% à 15,59 euros et Eramet 4,49% à 112,65 euros tandis que Lafarge a lâché 3,53% à 35,53 euros et Renault 3,37% à 40,16 euros.

A Londres, les valeurs minières font plonger la Bourse

La Bourse de Londres a terminé en nette baisse mardi, les valeurs minières plongeant en raison des inquiétudes sur le ralentissement de la demande chinoise. L'indice FTSE-100 des principales valeurs a perdu 69,70 points, soit 1,17% par rapport à la clôture de lundi, à 5.891,41 points. "Le FTSE 100 a glissé de nouveau sous les 5.900 points, revenant à son plus bas niveau depuis une semaine alors que les inquiétudes sur la croissance chinoise ont affecté les compagnies minières", a commenté Rupert Osborne, courtier chez IG Index.

La demande chinoise en minerai de fer semble effectivement se modérer, en raison du ralentissement de la deuxième économie du monde, a indiqué mardi le géant minier anglo-australien BHP Billiton, qui a perdu 4,05% à 1.965 pence. L'ensemble du secteur a été touché par ces sombres perspectives, à l'image de Fresnillo (-5,01% à 1.687 pence), Rio Tinto (-4,15% à 3.464,5 pence) ou Vedanta (-4,02% à 1.361 pence).

Le géant suisse des matières premières Glencore limitait pour sa part son recul à -1,20% à 415,4 pence, après avoir annoncé une offre de 6,1 milliards de dollars canadiens (4,7 milliards d'euros) sur le spécialiste des produits agricoles canadien Viterra.

L'automobile plombe la Bourse de Francfort


La Bourse de Francfort a fini en nette baisse mardi, notamment les valeurs automobiles, sur fond de craintes renouvelées à l'égard de la croissance chinoise. L'indice Dax a fini en repli de 1,39% à 7.054,94 points et le MDax de 1,28% à 10.575,18 points.

L'association chinoise des constructeurs automobiles (CAAM) ne s'attend pas à une croissance du marché automobile chinois de plus de 5% cette année: il n'en fallait pas plus pour que les valeurs automobiles allemandes, de plus en plus dépendantes de ce marché, piquent du nez. BMW a ainsi lâché 5,04% à 68,22 euros, Volkswagen 4,42% à 133,05 euros et Daimler 4,39% à 45,04 euros.

Par ailleurs l'annonce du gouvernement chinois d'augmenter fortement le prix de l'essence et du gazole à la pompe, en raison des niveaux très élevés des cours du pétrole brut, ont tiré à la baisse les autres valeurs cycliques allemandes, comme ThyssenKrupp (-3,01% à 20,13 euros) ou Siemens (-1,3% à 78,44 euros).

Le groupe de distribution Metro a fini lui en hausse de 0,94% à 31,15 euros, malgré de piètres résultats annuels. Ils avaient été largement anticipés par le marché.

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