Libérons la Grèce

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DR (Crédits : VIA BLOOMBERG NEWS)
Les Grecs ont voté massivement pour des partis qui rejettent l'austérité, la zone euro, les contraintes. C'est leur choix. Respectons le et laissons les partir. Ils n'auraient jamais du entrer dans la zone euro, ils y sont, ils doivent maintenant en sortir. Cela coûtera de l'argent, certes, mais moins que les multiples sauvetages encore nécessaires.

AU REVOIR LA GRECE

On dit que les marchés ont peur d'une éventuelle sortie de la Grèce. C'est faux. Ils craignent le fait qu'on n'ait pas prévu la sortie d'un pays de la zone euro. C'est délirant mais on a construit une zone euro dans laquelle on peut entrer mais dont on ne peut pas sortir. Si on annonçait qu'on allait organiser sereinement la sortie de la Grèce, les marchés seraient rassurés sur le moyen terme. La Grèce doit sortir de la zone euro.

LA CONTAGION DES TAUX

Les taux espagnols sont à nouveau passés au dessus de 6% et les taux italiens au dessus de 5.5%. La situation de l'Espagne devient de plus en plus problématique et une demande d'aide à l'Europe n'est plus qu'une question de semaines.

L'ESPAGNE CHUTE

Alors que l'Espagne tente de sauver la troisième banque du pays, Bankia, avec de l'argent qu'elle n'a pas et qu'elle ne peut emprunter qu'à des taux élevés, la bourse de Madrid a encore chuté de 2.8%. Elle est à son plus bas niveau depuis Octobre 2003!!

POURQUOI LES TAUX FRANCAIS NE S'ENVOLENT PAS

Les taux Français restent bas. Moins de 3%. Malgré les tensions au sein de l'Europe. Malgré l'incertitude après l'élection présidentielle. Cela étonne tout le monde. Alors que la France est attaquée. Le CAC sous performe et les actions bancaires Françaises sont à des niveaux dramatiques. C'est bizarre non? Non. Les banques Françaises achètent massivement de la dette Française. Ce sont elles qui vont absorber les prochaines adjudications de l'Etat Français en se finançant à la BCE. Dans une folle fuite en avant. Si les taux Français finissaient par monter, les bilans des banques Françaises deviendraient des bombes à retardement.

DES ALLEMANDS VOTENT DIMANCHE

Les 13 millions d'électeurs de l'état le plus peuplé d'Allemagne vont voter dimanche et ce sera un test pour le parti d'Angela Merkel. Certains...

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Commentaires
a écrit le 10/05/2012 à 21:05 :
Alors comme ça, les banques françaises achèteraient de la dette française à tour de bras ? C'est étrange parce que la 1ère d'entre elles, BNP, s'est félicitée d'avoir réduit son exposition d'un quart... Alors pourquoi les taux français restent bas ?
1)C'est simple la signature française reste très sûre relativement à ses concurrentes.
2) La dette française, notamment les OAT, offre quand même un petit rendement. Regardez les adjudications allemandes, les taux sont faibles certes mais le Trésor allemand a des grandes difficultés à placer son papier parce que justement les taux sont trop faibles. Ils sont obligé de le fourguer en sous-main.
C'est principalement pour ces 2 raisons que les taux sont bas Monsieur Fiorentino. Seulement, vous, vous savez... Sauf quand vous vous plantez ce qui arrive assez souvent !
a écrit le 10/05/2012 à 15:04 :
depuis l'instauration des 25 pays dans zone euro,ce n'est que 17 milllions de chômeurs et en france plus de 10% chômeurs.il faut arrêter le jeu de massacre pendant qu'il en est encore temps ,et sortir de cette prison qu'est l'europe de bruxelle;on ne peut pas faire avancer une locomotive dont les voiture freine et s'entrechoquent durant le parcour.nous deretrouver notre liberté et notre souvereineté et arreter de prendre les francais pour des benêts et des assistes; car nous voyons bien que l'europe de l('euro et de la zone euro et echec flagrant et cessons de nous boucher les les oreilles et de nous voiler la face.
Réponse de le 10/05/2012 à 20:56 :
Depuis l'instauration de l'euro en 1999, la zone euro à 17 pays a enregistrée 13 millions d'emplois supplémentaires, soit une progression de 10% pour une population en progression de seulement 6%. Merci l'euro ! En revanche, les chômeurs peuvent remercier les Etats providentiels obèses de certains pays qui, avec leurs réglementations farfelues et leurs taxes démesurées, détruisent les entreprises et les maintiennent au chômage de longue durée.
a écrit le 10/05/2012 à 10:48 :
Quel est le pays qui est sorti de l'euro, à dévalué sa monnaie de 50%, qui a fait un référendum pour savoir s'il fallait payer pour les banques, qui a répondu non au remboursement et qui a poursuivi en justice les patrons des banques ???
a écrit le 10/05/2012 à 10:46 :
Pourtant dans ses chiffres du premier trimestre, BNP Paribas faisait état d'une baisse de 25% de son exposition à la dette française, sans doute ce qui s'appelle en racheter à tour de bras http://media-cms.bnpparibas.com/file/69/7/1t12-presentation.22697.pdf à la page 41....
Marc Fiorentino a du mal à dire qu'il s'est trompé....
a écrit le 10/05/2012 à 9:22 :
Je ne me pavane pas , je regarde les chiffres:
"les taux restent bas" c'est bien de le reconnaitre alors que vous aviez prevu qu'ils allaient exploser."le CAC sous performe" alors que hier il a fait -20 % et que l'euro stoxx 50 (reference europeenne des indices) a fait -0,46 % . Ou est la sous performance?? Par rapport a quel indice ???
manipulations encore et toujours.
Réponse de le 10/05/2012 à 9:59 :
il faut aller un peu plus loin que le bout de votre nez :
le CAC 40 est à son niveau de 2003, ce n'est pas de la sous performance cela ?

mais les taux vont exploser le jour où la France est dégradée par les agences de notation, car les banques françaises ne pourront plus acheter autant de dette de l'état pour des raisons de norme prudentielle bâle 3, ce qui obligera l'état français à aller sur les marchés, et vous verrez si les taux de marché sont aussi bas ...
a écrit le 10/05/2012 à 8:52 :
Renseignez-vous un peu ...

Le Traité de Lisbonne reconnaît (article 50 du Traité sur l'Union Européenne) à tout État membre le droit de décider, conformément à ses règles constitutionnelles, de se retirer de l'Union.

Ce retrait n'est soumis à aucune autre condition que l'existence d'une période transitoire de deux ans, durant laquelle l'Etat souhaitant se retirer peut négocier un accord avec l'Union, fixant les modalités de son retrait et ses relations futures avec l'Union.

Source: http://www.senat.fr/rap/r07-188/r07-1885.html
Réponse de le 10/05/2012 à 9:24 :
Vous confondez sortir de l'Union et sortir de la zone Euro.
Il n'y a pas de mécanisme prévu pour sortir de la zone euro.
a écrit le 10/05/2012 à 8:50 :
Jospin et ses acolytes,se vantaient d'avoir "réussi l'euro". Belle réussite de l'imprévoyance! Leur deuxième belle réussite c'était la semaine de 35 heures! Autre merveille de la démagogie socialiste, toujours fondée sur le principe "après moi le déluge"
Réponse de le 10/05/2012 à 10:49 :
Votre remarque est juste mais question démagogie il faut reconnaitre qu'elle est dans les 2 camps! Pourquoi sarkozi n'a t-il pas abrogé les 35 heures (plus de 10 milliards d'aides aux entrprises en moins pour le budget de l'état) ? Pourquoi n'a t'il pas diminué le budget de l'état par des mesures courageuses de réduction des déficits?Après lui le déluge ??
a écrit le 10/05/2012 à 8:47 :
Cette analyse est trop simpliste, car si l'on admet qu'un état peu "sortir" de l'Europe, cela signifie ni plus ni moins que demain l'ensemble de la zone euro peut se disloquer !!Donc on revient à la case zéro de l'après guerre !!!
Réponse de le 10/05/2012 à 9:57 :
c'est vrai que l'après guerre, avec ses 30 années de croissance ininterrompues, les trentes glorieuses comme on dit, c'est vachement moins bien comme situation que celle de la zone euro actuelle.
Réponse de le 10/05/2012 à 20:41 :
@ john galt : ne vous laissez pas abuser par cette illusion d'optique. 1% de croissance aujourd'hui génère un volume de richesses plusieurs fois supérieur à celui que nous produisions il y a 50 ans, lorsque nous faisions 5 ou 6% de croissance.

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