Novacyt : souscrire ou ne pas souscrire ?

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Créée il y a tout juste 6 ans, la société Novacyt a mis au point une plateforme complète pour optimiser le processus de dépistage du cancer du col de l'utérus. Trois hôpitaux français (Valenciennes, Point à Pitre et Nice) ont déjà été séduits par la technologie de la société basée à Velizy Villacoublay. Cette « medtech » spécialiste de la cytologie vient frapper aujourd'hui aux portes d'Alternext.

Novaprep. Tel est le nom de l'arme secrète de Novacyt. Alors que le débat sur les délocalisations fait rage, la société vélizienne est fière d'avoir développé une plateforme 100% « made in France » destinée à détecter le cancer du col de l'utérus. Le procédé comprend deux étapes : la première est celle du prélèvement traditionnel par frottis effectué par le gynécologue. Le spécialiste met ensuite la brosse contenant les cellules à analyser dans un flacon. Puis, ce flacon est inséré dans une machine entièrement automatisée qui analyse les cellules recueillies sur la brosse. La méthode est innovante sur tous les plans : flacons, systèmes de décantation ou encore, le robot qui prépare sans assistance les échantillons sous verre... Contrairement à une analyse conventionnelle, l'automatisation permet de préserver l'échantillon et de mieux déceler la moindre lésion cancéreuse. La patiente a plus de chances d'être prise en charge rapidement avec un diagnostic plus précis... Mais l'utilisation du Novaprep n'est pas cantonnée au col de l'utérus, elle couvre des domaines aussi variés que les urines, le poumon, la thyroïde, les ganglions ou le sein...

Besoin d'argent frais

Alors, pour financer ce système automatisé, Novacyt a besoin d'argent frais. C'est pour cette raison que la « medtech » fait appel au marché. La taille de la société peut ne pas inspirer confiance, avec seulement 1 milliard d'euros de chiffre d'affaires générés en 2011. Mais elle a de grandes ambitions quitte à jouer des coudes avec ses deux concurrents, Hologic et Becton Dickinson, qui sont essentiellement présents aux Etats-Unis et de façon moins prépondérante en Europe de l'Ouest. Alors, Novacyt va profiter de cette faille pour asseoir ses positions en plus de partir à la conquête des pays émergents. La société a obtenu l'enregistrement de ses produits et systèmes en Chine et en Russie au cours du premier semestre 2012. Mais Novacyt a indiqué qu'elle ne dispose pas, jusqu'à présent, d'un fonds de roulement net suffisant pour faire face à ses obligations et à ses besoins de trésorerie pour les douze prochains mois.

Situation financière tendue

Si on lit entre les lignes, cette levée de fonds est donc primordiale à la poursuite de son activité. Dans le cas où elle ne parvient pas à s'introduire en Bourse, la « medtech » n'entend pas jeter l'éponge et indique faire appel à des investisseurs dans le cadre d'un placement privé. La situation financière est tendue et même si elle parvient à lever les 1,7 million d'euros nécessaires, une augmentation de capital n'est pas à exclure pour renflouer des caisses presque vides. Pour les investisseurs particuliers audacieux, ces derniers pourront d'ailleurs intégrer cette souscription en défiscalisation, dans le cadre de la réduction l'ISF-PME

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Commentaires
a écrit le 02/10/2012 à 10:04 :
Cette société est une poule aux oeufs d'or, il ne lui manque que des fonds,donnons lui sa chance car Société sans risques et de plus française au savoir faire hors du commun.
Réponse de le 05/10/2012 à 18:52 :
intéressant commentaires

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