
Dans son communiqué, le comité de la Banque du Japon justifie l'absence de mesures additionnelles par une relative amélioration de la situation intérieure, même si elle note que "les économies étrangères ne sont pas encore sorties de la phase de ralentissement".
Elle relève par ailleurs qu'une certaine nervosité se manifeste toujours sur les marchés, principalement à cause de la crise d'endettement de nations européennes dans la continuité des propos tenus par le gouverneur, Masaaki Shirakawa, qui avait justement averti que ces turbulences des marchés constituaient le principal facteur de risque pour le Japon.Une crise souveraine qui commence à couter cher au Japon, victime du statut de valeur refuge de sa monnaie, le yen, qui s'apprécie en période d'aversion au risque. La monnaie unique est en effet délaissé par les investisseurs au profit du yen qui s'est envolé de 14% depuis le début de l 'année face à l'euro.
Contraire aux anticipations de marchés
D'autre part, une augmentation de l'assouplissement quantitatif de la BOJ aurait dilué de manière quasi-mécanique la valeur du yen, mais étant donné que cette option n'est pas sur la table, contrairement aux anticipations des marchés, le yen a vivement réagit en grimpant en flèche. Il bondit de 1,07% face à la devise européenne pour se négocier à 99,13 alors qu'i l se négociait encore au dessus des 100 yens la veille. Le dollar, pourtant en hausse face à l'ensemble des devises, perd aussi du terrain (-0,87%) pour se négocier à 78,70. Le yen bondit aussi de 1,03% face au sterling et de 1,1% face au franc suisse.
" Modérément surévalué ", selon le FMI
Toutefois, il faut savoir que le dispositif de mesures non conventionnelles est déjà important, la BOJ ayant augmenté son programme de rachat d'actifs en avril dernier de 5 000 milliards de yens (près de 50 milliards d'euros) ce qui porte le total à 70 000 milliards de yens, l'équivalent de 690 milliards d'euros.
Cependant, si le yen continue de s'apprécier, au point d'étouffer la compétitivité des entreprises exportatrices, la BOJ pourrait agir en vendant massivement la devise nipponne, ce qui permettrait au yen de se déprécier. Une action soutenue par le FMI, qui considérait en début de semaine que « le yen est modérément surévalué et qu'une intervention est une option pour atténuer la volatilité ».
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