La Bourse de Paris marque une pause à la mi-séance

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La Bourse de Paris marquait une pause mercredi à la mi-journée, reprenant son souffle après avoir gagné près de 7% sur les trois dernières séances, dans un marché sans grand élan en l'absence des investisseurs américains.

A 12H22 (10H22 GMT), le CAC 40 reculait de 0,56% à 3.252,99 points. Le volume d'échanges était faible (682,12 millions d'euros) en l'absence des investisseurs américains. La Bourse de New York restera fermée en ce jour de fête nationale aux Etats-Unis.
"Il est temps pour le marché parisien de marquer une pause et d'attendre, pour prendre position, les décisions de la Banque centrale européenne", souligne Renaud Murail, gérant d'actions chez Barclays Bourse .
Les investisseurs espèrent que l'institut de Francfort baissera encore son taux directeur, pourtant déjà à son plus bas niveau historique (à 1%), au moment où l'inflation semble maîtrisée et où l'activité économique de la zone euro patine.
La contraction de l'activité privée s'est poursuivie en juin dans l'union monétaire, mais à un rythme moindre qu'au mois de mai, selon une deuxième estimation de l'indice PMI.
En France, le gouvernement a confirmé ses objectifs de réduction du déficit public à 4,5% du produit intérieur brut cette année, et à 3% en 2013, pour revenir à l'équilibre en 2017. Il mise sur une croissance de 2% par an entre 2014 et 2017.
Selon M. Murail, après l'euphorie du sommet européen, "les inquiétudes sur l'économie commencent à reprendre le dessus alors même que la Chine envoie des signes de ralentissement".
Les Etats-Unis ne sont pas mieux lotis. Le Fonds monétaire international a révisé à la baisse ses prévisions de croissance pour la première économie mondiale.
"Le pays souffre d'un affaiblissement de la demande extérieure en raison de la crise européenne, mais également de la demande domestique", relèvent les stratégistes du Crédit Mutuel-CIC.
Les opérateurs suivront dans la journée la rencontre à Rome entre le chef du gouvernement italien, Mario Monti, et la chancelière allemande, Angela Merkel.
Du côté des valeurs, Bouygues cédait 2,09% à 20,89 euros. Sa filiale Bouygues Telecom a présenté un plan de départs volontaires de 556 postes visant à "sauvegarder sa compétitivité" face à Free Mobile (ILIAD) sur le marché de la téléphonie mobile.
Par ailleurs, la branche Bouygues Construction a pris le contrôle à 100% du groupe britannique de BTP Leadbitter, dont il avait déjà acquis 51% du capital l'an dernier.
Lafarge (-2,06% à 34,42 euros) était victime de prises de bénéfices après sa forte progression de la veille.
TF1 s'octroyait 2,92% à 6,72 euros, porté par le relèvement de recommandation d'UBS passé de "neutre" à "achat" sur le titre.
Vivendi était à l'équilibre (-0,07% à 14,85 euros). Sa filiale SFR veut réaliser environ un milliard d'euros d'économies en deux ans grâce au plan stratégique présenté, mardi, en Comité central d'entreprise, selon le Wall Street Journal.
Le titre Dexia, très spéculatif, bondissait de 25% à 0,25 euro. La banque a déjà utilisé 46 des 55 milliards d'euros de garanties publiques temporaires des Etats belge, français et luxembourgeois validées par la Commission européenne.

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Commentaires
a écrit le 04/07/2012 à 16:16 :
7% en 3 jours, c'est bien cela qu'on appelle spéculation? La réalité est pourtant que l'ensemble des économies mondiales ralentissent, la Bourse devrait plutôt baisser.
Est-ce que le Casino peut encore durer longtemps?

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