Bourse : et si le salut venait des pays développés ?

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Dans un contexte plutôt sombre en Europe, une série d'élements porteurs semblent pourtant se profiler à l'horizon. Et plus spécialement aux Etats-Unis où la reprise du crédit et l'essor de l'exploitation du gaz de schiste sont de très bons augures. Du coup, la rentabilité économique des entreprises des pays développés pourrait s'avérer meilleure que celle des pays émergents.

Le CAC 40 semble vouloir s'accrocher au-dessus de la barre des 3.500 points. Il flirte même avec celle des 3.600 points actuellement, les plus optimistes osant maintenant espérer qu'il terminera l'année aux alentours de 3.700 points. Dégageant ainsi un progrès annuel de l'ordre de 15%. Les investisseurs n'en espéraient pas tant au printemps dernier lorsque la Grèce était venue se rappeler à l'esprit de tous en brandissant la menace d'une sortie de l'euro. Aujourd'hui, beaucoup d'incertitudes et d'inquiétants indicateurs macro économiques gravitent toujours autour des opérateurs. L'horizon semble pourtant s'éclaircir par certains endroits.
Le contexte, on le sait, est particulièrement défavorable aux actions depuis 2008. Quelques chiffres en témoignent: depuis la faillite de Lehman Brothers, 506 milliards de dollars sont sortis des fonds actions (dont 77 milliards depuis le début de 2012). En parallèle, 928 milliards de dollars ont été investis sur les obligations (dont 209 milliards depuis le début de l'année). «Après la bulle Internet, on connaît actuellement une bulle de la sécurité», commente Vincent Strauss de la société de gestion Comgest qui évoque aussi de façon assez imagée d'un «tsunami» de sorties du marché actions.

Un verrou semble avoir sauté

Pour autant, un verrou semble avoir sauté aux Etats-Unis, si l'on en croit les responsables de Comgest : le crédit bancaire est effectivement en train de se redresser. 30% des banques américaines perçoivent ainsi une plus forte demande de crédit de la part des entreprises qui se disent prêtes à accélérer leurs dépenses en informatique. De même la reprise de l'immobilier résidentiel se poursuit-elle alors que le redressement des commandes a conduit à un net retournement de l'indice PMI Global. Autre source d'espoir particulièrement encourageant : grâce à l'essor de l'exploitation du gaz de schiste outre-Atlantique, la première nation économique mondiale pourrait rapidement devenir autonome énergétiquement et ce, pour la première fois de son histoire. On imagine les conséquences sur les prix du pétrole et par ricochet sur les niveaux d'inflation mondiale. Sans parler des répercussions sur la consommation des ménages compte tenu de dépenses énergétiques revues à la baisse.

Des perspectives favorables aux Etats-Unis

Du coup, les perspectives de croissance aux Eats-Unis pourraient s'avérer meilleures que prévu. Et entraîner avec elles une économie européenne actuellement à bout de souffle. Mais à quelle échéance? Si 2013 se présente pour l'instant assez mal sur le Vieux Continent, une bouffée d'oxygène en provenance des Etats-Unis est indubitablement prometteur même s'il est peu probable que les conséquences se fassent sentir avant la deuxième partie de 2013.
En attendant, les entreprises des pays développés (essentiellement américaines et japonaises) pourraient ainsi bénéficier d'une croissance plus forte que par le passé et surtout devancer les sociétés des pays émergents. Avec des moteurs de croissance déjà détectés par les professionnels comme l'essor de la consommation dans les pays émergents, la croissance explosive des données, les besoins toujours plus importants en matière énergétique ou le vieillissement de la population.

Quid des indices boursiers ?

De bonnes nouvelles pour les indices boursiers ? L'indice CAC 40 a terminé la semaine comme il l'avait commencé, en petite hausse pour atteindre 3.605,61 points. «La preuve que la dégradation de la note de la France n'a eu aucun impact, les taux à long terme français étant même au plus bas historique, la preuve que la qualité de notre signature rassure plus qu'autre chose», soutient Guillaume Dumans qui établit chaque jour un indice directionnel (l'indice 2Bremans) à partir de tous les commentaires disponibles sur le net ou via les différentes productions de courtiers, d'analystes et d'économistes. Selon les données récoltées par ce professionnel, il semble que la communauté financière soit persuadée que l'indice a récemment touché un point bas et qu'il ne peut que poursuivre son mouvement de reprise. «Les investisseurs ont maintenant peur de ne pas en être et reviennent volontiers vers les actions», assure-t-il. Et de fait, ce ne serait pas la première fois que la Bourse s'offre un beau rally dans un climat économique exangue.

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Commentaires
a écrit le 08/12/2012 à 13:40 :
Le salut ne viendra en aucun cas des pays d'Asie ou d'Afrique qui subissent le poids de leur démographie trop importante ou croissante de manière exponentielle. Un pays comme l'Egypte qui amène des millions de jeunes chaque année sur lemarché du travail, ne peut leur offrir aucun avenir sinon la révolte contre tout système établi et quelque soit le système
Réponse de le 10/12/2012 à 11:59 :
Toujours cette vision malthusienne, décidément le seul mode de pensée possible en France. En suivant un tel raisonnement, on se demande comment la croissance mondiale depuis 50 ans a pu être aussi exceptionnelle (+400% en termes réels) alors que dans le même temps la population mondiale a plus que doublé ! Dans votre vision malthusienne, cela aurait dû aboutir à 3 milliards de gens sans emploi et "sans avenir". C'est évidemment ridicule.
a écrit le 08/12/2012 à 11:40 :
Le salut ou la fuite en avant !!! L'économie basée sur l'énergie bon marché est à l'agonie, le surendettement soigné par plus de crédit ? c'est ça le salut ? Il faut croire que plus c'est gros plus ça passe avec l'oncle Sam !!!
Réponse de le 08/12/2012 à 19:06 :
Je ne vois pas le rapport avec la dette. Au contraire... Les USA s'endettent depuis des années pour financer leur consommation indécente de pétrole. Aujourd'hui, ils ont trouver la solution en extrayant leur propre pétrole de leurs propre terres. Si ils s'endettent pour financer une balance commerciale positive, pourquoi pas? Ça serais bien la première fois qu'ils s'endettent pour quelque chose de positif a long termes...
a écrit le 08/12/2012 à 5:09 :
et si nous prenions la décision d?être nous même, et de coupé les ponts entre les l'états unis et l?Europe, et prouver notre force au monde d'aujourd'hui, pourquoi toujours derrière eux nous n'avons plus rien à voir, nous sommes une puissance nous devons le prouver.
Réponse de le 08/12/2012 à 10:19 :
Vive la France il faut être sérieux quand même sans les US et l Allemagne nous somme un pays musee
Réponse de le 08/12/2012 à 19:12 :
@Tarder : é1000 parle de l?Europe, pas de la France. Mais vu la réaction des Français comme vous (et vous êtes nombreux), c'est sur que l?Europe forte dont il parle, et dont je suis convaincu, n'est pas prête de voir le jour!
a écrit le 07/12/2012 à 21:49 :
de la croissance a crédit(merci subprimes) depuis 35 ans parce qu ils ont plus d industrie et que les salaires sont bas au profit du capital ,le système repart dans le mur mais il n a aucune autre issue
Réponse de le 08/12/2012 à 19:13 :
Votre commentaire n'as aucun sens. Le capital est forcement lier a la dette. L'industrie se porte bien mieux aux USA qu'en France, et si leur système par dans le mur ce ne sera qu'a cause de la dette du pays "USA"...
a écrit le 07/12/2012 à 21:45 :
Article bien imprécis.
- " 506 milliards de dollars sont sortis des fonds actions": ah bon ? Rien que la baisse de Wallstreet en 2008 a fait bien plus que ça et même la CAC 40 qui était à 7000 points avant 2008. C'est quoi sortir des fonds des fonds actions ?
- "928 milliards de dollars ont été investis sur les obligations (dont 209 milliards depuis le début de l'année)": d'où sortent ces chiffres ? Rien que la France a emprunté 200 milliards en 2012, et les USA empruntent 150 milliards par mois. Comment se finance tout ça si ce n'est en obligations ?
Bref, il faudrait peut-être commencer par avoir des chiffres qui soient justes...
Réponse de le 08/12/2012 à 19:18 :
7000points c?était en 2001. En 2007 le CAC était a 6400 points maximum... "506 MDS sortis des fonds action". Des FONDS actions, pas du marché dans son global... "928 MDS ont été investis dans les obligations". Oui, c'est le bon chiffre étant donné que c'est un chiffre de collecte NET, donc on ne compte ce qui provient de l'obligation pour retourner sur les obligations...
a écrit le 07/12/2012 à 21:25 :
A l'heure actuelle, les gérants se font un rallye entre eux pour prouver qu'il fassent du rendement. La bourse monte artificiellement, gare à la rechute début Janvier.
Réponse de le 08/12/2012 à 12:08 :
Artificiellement avec un PER<10 sur la place de Paris et un dividende prévisionnel de 4% sur les entreprises du CAC je ne sais pas ce qu'il vous faut.......
a écrit le 07/12/2012 à 19:22 :
excellent papier de fond !

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