Pourquoi les actions ont de nouveau la cote

Nombre de spécialistes s'éloignent aujourd'hui des obligations, jugées trop chères. Sans parler encore de bulle, ils privilégient les actions, largement massacrées depuis quatre ans et susceptibles de profiter à plein de la croissance des pays émergents.

3 mn

Copyright Reuters
Copyright Reuters (Crédits : (c) Copyright Thomson Reuters 2011. Check for restrictions at: http://about.reuters.com/fulllegal.asp)

L?idée commence à se répandre largement parmi les professionnels de la finance : les beaux jours des obligations sont derrière nous et il est grand temps de se repositionner sur les actions. C?est en tout cas clairement le message que font passer les équipes de Bank of America Merrill Lynch. Cette conclusion s'appuie sur deux paramètres : il faut effectivement s?éloigner des obligations car elles sont devenue trop chères et n?offrent plus de potentiel de rendement satisfaisant. Hormis peut-être les obligations à haut rendement (« high yield ») qui supposent une prise de risque plus élevée car émises par des signatures moins sûres que celles en « investment grade ». « L?excès d?optimisme, les niveaux surachetés et la faiblesse des revenus sur les marchés de taux semblent se conjuguer pour marquer la fin du marché haussier des obligations », soutient ainsi Thierry Cottet.

Très nette supériorité des actions

Ensuite, les spécialistes de l?établissement financier estiment que les actions présentent aujourd?hui une série d?avantages leur conférant une très nette supériorité sur les obligations, contrairement à ce que l?on a pu connaitre ces deux dernières années. « La valorisation des actions n?a jamais été aussi attrayante depuis plus de deux décennies par rapport aux obligations d?entreprises bien notées », affirme ainsi Michael Hartnett, directeur de la stratégie. Et d?énumérer ces avantages : tout d?abord un niveau de valorisation particulièrement attractif après quatre années de massacre boursier; la liquidité est là depuis l?action quasiment concomitante des banques centrales américaine et européenne permettant un meilleur flux des capitaux; enfin le contexte, qui redevient porteur pour les entreprises, surtout celles qui ont réussi à naviguer dans la crise et réalisent une large part de leur chiffre d?affaires avec les pays émergents. Grâce aux restructurations déjà opérées, leurs coûts de production diminuent. De même les coûts du capital sont-ils en repli en raison du niveau historiquement bas des taux d?intérêt. Sans parler d?une probable évolution à la baisse des prix des matières premières, compte tenu des nouveaux modes d?extraction du pétrole et du gaz de schiste. Nouveaux modes dont se sont emparés les Etats-Unis et qui pourraient leur permettre, à terme, d?être auto-suffisants en matière pétrolière.

L'Europe dispose de 350 millions de consommateurs dotés d'un fort pouvoir d'achat

Parmi les zones géographiques privilégiées par BofA Merrill Lynch pour entreprises, l?Europe, plus particulièrement pénalisées ces dernière années, est en bonne place. Et même si elle est en panne de croissance, ses 350 millions de consommateurs conservent un pouvoir d?achat sans commune mesure avec celui des pays émergents. « En 2013, on devrait connaître une normalisation des marchés qui vont davantage s?intéresser à la croissance de l?économie et des entreprises qu?aux éléments politiques », soutient Thierry Cottet.
Un signal positif pour les indices mondiaux ? C?est ce qu?augurent en tout cas, les équipes de la banque avec notamment un indice S & P 500 en progrès de 10 à 12% à la fin de l?année pour un niveau de PE (price earning ratio ou ratio de capitalisation) de 15.
Reste maintenant à convaincre les investisseurs de ces bonnes nouvelles en perspective. Pour l?heure, ils semblent toujours aussi frileux si l?on en juge par l?évolution du CAC 40 qui ne bouge guère depuis deux semaines. A l?opposé de ce que l?on peut constater sur les places italienne et espagnole en hausse respectivement de 7,4% et 5,2% depuis le début de l?année. Après avoir, certes, été nettement plus attaquées que leurs homologues européennes l?an passé. Nombre d?intervenants semblent effectivement aborder un discours plus optimiste depuis le dernier trimestre 2012. Pour autant, ils ont encore du mal à passer à l?acte et se repositionner franchement sur les actions.
 

>> Pour aller plus loin, découvrez notre plateforme bourse personnalisable

3 mn

Sujets les + lus

|

Sujets les + commentés

Commentaires 19
à écrit le 16/01/2013 à 17:29
Signaler
Si les marchés organisés continuent à être sciemment désorganisés par les réglementations elles-mêmes (Mifid etc...) et les grandes conservations continuent à prêter impunément les titres de leurs clients aux vendeurs à découvert, çà ne peut que se t...

à écrit le 16/01/2013 à 12:51
Signaler
Je suis un tout petit investisseur, mais avec 6000 ? investis sur un PEA et en choisissant bien mes actions, j'ai maintenant 1000 ? de plus-values potentielles. C'est encourageant ! Mais j'avoue que j'ai fait quelques erreurs avant d'en arriver là.

le 16/01/2013 à 14:52
Signaler
Soyez rassuré : vous perdrez bientôt tout.

le 16/01/2013 à 15:23
Signaler
Aux Uns Et Autres; N'entrez pas en Bourse,vous n'avez pas le niveau;

le 20/01/2013 à 10:16
Signaler
des plus values potencielles ,vous n'avez rien gagné ,il faut savoir prendre ces bénéfices c"est le plus dur courage

à écrit le 16/01/2013 à 10:49
Signaler
Il s'agit du va et vient habituel entre l'immobilier et les actions en fonction de la hausse ou de la baisse de l'un ou l'autre. Les obligations sont rarement détenues directement par les particuliers, en France. Les pigeons se font avoir dans tous l...

le 16/01/2013 à 14:15
Signaler
Les particuliers ne font pas le marché action et les institutionnels n'ont pas pour habitude d'arbitrer exclusivement entre deux classes d'actifs, par ailleurs le prix de l'immobilier n'est pas lié à une spéculation des zinzins comme au début des ann...

à écrit le 16/01/2013 à 10:26
Signaler
La priorité aujourd'hui n'est pas l'investissement pour l'investissement mais d'éviter la peur qui pousse les particuliers a épargné par précaution au lieu de dépenser! Si la monnaie circule il n'y aura pas de problème d'investissement! Même si il y...

à écrit le 16/01/2013 à 10:18
Signaler
Les actions sont "des pompes a fric" qui désavantage ceux qui ne peuvent les manipuler, donc les particuliers sont trés sollicité a y participer!

à écrit le 16/01/2013 à 10:14
Signaler
pigeons pigeons pigeons ! petits petits petits, allez venez vous faire rincer, on a besoin de vous la.

à écrit le 16/01/2013 à 10:08
Signaler
Il y a actions et actions . on ne peut pas tou tmettre dans le même panier, Ceux qui ont acheté des actions de VW, BASF etc... se frottent les mains et ca avec un minimum 4 % de rendement annuel ! Ces actions n´ont jamais cessé de monter en ...

à écrit le 16/01/2013 à 7:52
Signaler
Ce serait de la folie d'investir dans des actions pour le Français moyen ; y en a qu'on essayé....Combien ont ils gagnés aujourd'hui ???

à écrit le 16/01/2013 à 6:58
Signaler
en attendant, celle qui a ete le plus massacree et qui vous permet de lire cet article est toujours aux abysses, je veux parler de france telecom et de son bon vieux reseau cuivre adsl

à écrit le 15/01/2013 à 22:29
Signaler
En ce qui concerne le cac40, merci le CiCe, le credit impot pour la competitivité, les actionnaires vont s en fourrer jusque là...nous, plus de précarité et de soumission au pouvoir de l argent des patrons

le 16/01/2013 à 0:08
Signaler
Il vous fallait investir vous même dans le CAC40 au lieu de jalouser les actionnaires ! Vous auriez vous aussi pu ainsi perdre jusqu'à 47% de votre investissement sur 5 ans. Votre salaire a t-il perdu 47% ? Les investisseurs sont nécessaires à l'écon...

à écrit le 15/01/2013 à 21:43
Signaler
350 millions de pigeons, cela vaut en effet le coup d'être tenté. Quelqu'un, hormis un pigeon, peut-il encore croire que les actions reflètent une quelconque réalité..?? Et cela prouve, entre nous, que l'Europe est une zone riche qui intéresse pas ma...

à écrit le 15/01/2013 à 19:17
Signaler
back to reality... des obligations a 10 ans a 2% pour la france, ca ft sourire, bcp d'entreprises offrent mieux avec un risque bcp mieux etale dans le cadre d'un portefeuille

à écrit le 15/01/2013 à 18:43
Signaler
Dés que l'illusion de la relance par l'afflut permanent de fausse monnaie papier deviendra insupportable, que l'inflation deviendra insoutenable, que le fiscal cliff reviendra sur la table, et que plus personne ne voudra de ces monnaies de singes, on...

le 16/01/2013 à 0:11
Signaler
Encore un qui a de l'or physique et qui se désespère de le voir perdre de sa valeur chaque jour depuis quelques mois ! Ce n'est pas en jouant ainsi les rabatteurs que les acheteurs reviendront sur l'or !!

Votre email ne sera pas affiché publiquement.
Tous les champs sont obligatoires.

-

Merci pour votre commentaire. Il sera visible prochainement sous réserve de validation.