190 milliards de dollars envolés avec la chute du pétrole dans le Golfe

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Le baril de pétrole qui a perdu près de la moitié (46 %) de sa valeur depuis son dernier pic de la mi-juin, fait chuter les bourses des sept pays du Golfe
Le baril de pétrole qui a perdu près de la moitié (46 %) de sa valeur depuis son dernier pic de la mi-juin, fait chuter les bourses des sept pays du Golfe (Crédits : reuters.com)
A l'exception du Qatar et de Bahreïn, tous les marchés boursiers des monarchies du Golfe sont désormais au dessous de leurs niveaux de clôture de l'an dernier. Depuis septembre, la capitalisation des sept bourses de la région a baissé d'environ 190 milliards de dollars, à 980 milliards de dollars.

La descente aux enfers se poursuit pour les Bourses des riches monarchies pétrolières du Golfe qui ont dévissé dimanche, premier jour ouvrable de la semaine, plombées par l'effondrement des cours du brut. Les sept Bourses de la région ont été affectées, et plus particulièrement celles de Dubaï et de Doha où les investisseurs se sont rués pour vendre dès l'ouverture des marchés.

La Bourse de Dubaï a lâché 7,6 %, à 3.321,30 points, terminant la journée à un plus bas cette année. Elle a été tirée vers le bas notamment par le géant immobilier Emaar qui a perdu 8% et par le géant de la construction Arabtec, en baisse de 9,7 %. L'indice Dubai Financial Market (DFM) s'était envolé cette année pour gagner jusqu'à 60 %. Mais il a depuis perdu ces gains, descendant même dimanche à 1,5% sous son niveau de clôture de 2013. Jeudi, l'indice DFM avait déjà reculé de 7,2 %.

Une ruée sur les ventes

"La forte baisse des prix du pétrole a provoqué une ruée sur les ventes sur la plupart des marchés du Golfe, bien que ce soit une réaction exagérée", a commenté Jassem al-Saadoun, chef du cabinet koweïtien de consultants Al-Shall Economic. "La chute des cours du brut marque une crise pour la région du Golfe. En outre, les prix des avoirs ont chuté, provoquant la crainte des investisseurs qui ont commencé à vendre sans discernement", a-t-il expliqué à l'AFP.

La Bourse du Qatar, le deuxième marché du monde arabe, a plongé de 7,2 %, à 11.114,43 points, un plus bas depuis début janvier. L'indice a été entraîné dans sa chute par les secteurs clés des banques et de l'industrie. La Bourse d'Abu Dhabi a perdu elle 3,6 %, à 4.209,8 points. Son indice était sous pression du secteur de l'énergie qui reculait de 9,3 %, suivi par ceux de l'immobilier et des banques. Le marché saoudien, le plus grand du monde arabe, a reculé de 3,3 %, à 8,119.08 points, un plus bas en 12 mois. La Bourse de Koweït a chuté de 2,9 %, à 6.274,75 points, atteignant un plus bas en 22 mois, malgré la cotation pour la première fois de VIVA Telecom, troisième opérateur de téléphonie mobile, détenu à hauteur de 26 % par Saudi Telecom. Enfin, la petite Bourse de Mascate a lâché 3,2 %, à 5.623,65 points, alors que celle de Bahreïn a baissé de 0,6 %.

190 millions de dollars envolés

A l'exception du Qatar et de Bahreïn, tous les marchés boursiers des monarchies du Golfe sont désormais au dessous de leurs niveaux de clôture de l'an dernier. Depuis septembre, la capitalisation des sept bourses de la région a baissé d'environ 190 milliards de dollars, à 980 milliards de dollars, selon le Fonds monétaire arabe.

Assommés par la surabondance de l'offre mondiale face à des perspectives de demande peu vigoureuses, les prix du brut coté à New York, le WTI, ont reculé vendredi à des niveaux plus vus depuis cinq ans et demi, sous les 58 dollars. Le baril a perdu près de la moitié (46 %) de sa valeur depuis son dernier pic de la mi-juin.

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Commentaires
a écrit le 14/12/2014 à 22:51 :
Bonjour,
A moyen terme c'est un bon deal pour la France car :
- La TIPP peut maintenir le prix de manière constante et ainsi permettre à l'état d'avoir des recettes exceptionnelles sans pour autant assommer le consommateur.
- Notre industrie pharmaceutique ainsi que les industriels de la pétrochimie vont pouvoir faire des économies sérieuses en 2014 et 2015.
- L'industrie automobile et aéronautique va également faire des économies d'échele sur tous les matériaux issus de la pétrochimie et la livraison par camion et bateaux des pièces et véhicules sera bien moins chère.
- Les compagnies aérienne et autoroutières annoncent déjà des économie énormes depuis deux mois et Air France va annoncer un bénéfice exceptionnel pour cette fin d'année.
- Les compagnie d'autoroutes vont gagner plus d'argent car les gens retrouvent un avantage à se servir de leur automobile. Nous le voyons chaque jour en Ile de France depuis deux mois car les embouteillages sont bien plus nombreux qu'à l'accoutumée.
- L’indusie agroalimentaire en profite pour baisser ses couts de transports et de livraisons ce qui n'est pas négligeable.
En bref toute la chaine logistique française et positivement impactée par cette baisse du prix du pétrole. Espérons que cela dure suffisamment pour que nos entreprises et industries puissent amasser un trésor de guerre suffisant pour investir sérieusement et se moderniser afin de continuer à être rentable lorsque le prix du brut remontera.
Si cette situation pouvait durer jusqu'à l'été prochain cela serait une manne non négligeable pour nos industriels et permettrait d'être plus compétitif à l'export car nous avons baissé le coût de notre main d’œuvre qui est aligné sur l'Allemagne voir légèrement moins chère à compétence égale. Si nous profitons d'un prix de livraisons moindre nous serons à nouveau dans a course.
Réponse de le 15/12/2014 à 0:16 :
Tout à fait d accord et pascal Lamy estimait l économie réalisé à 100 milliards d euro pour la france. Un sacre plan de relance, couple en plus avec des taux d intérêt très bas et un euro qui a baissé. Croisons les doigts...
Réponse de le 15/12/2014 à 8:27 :
Avec des si....... et si les investisseurs de ces pays investissent moins... quelles seront les conséquences pour l'Europe... de nos jours tout se tient et quand un boit la tasse il y a de fortes chances que d'autres les suivent....
Et puis rassurez vous si l’état voit que les porte feuilles se remplissent, ils vont se hâter de les ponctionner... enfin je vais prier pour que vous ayez en parti raison
a écrit le 14/12/2014 à 19:15 :
Ah ça si les joueurs n'ont pas lu les petites lignes qui indiquaient que le salaire était indexé sur le cours du pétrole, y en a qui vont devoir rouler en twingo comme les prolos :-)
a écrit le 14/12/2014 à 16:36 :
alors, la fin pour le Paris Saint-Germain ?.... :-)
Réponse de le 15/12/2014 à 9:55 :
On parle de pétrole là et au Qatar, c'est du gaz. Pas pareil. L'OM devra encore lutter contre PSG version qatarie....

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