L'Allemagne, aussi, cède à l'euro-scepticisme avec l'aggravation de la crise

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L'euro-scepticisme est certainement le nouveau populisme du XXIème siècle. On le pensait circonscrit à des pays qui doivent faire face à des cures d'austérité drastiques, comme l'Italie ou encore la France, mais même l'Allemagne n'est plus épargnée.

En effet, pour la première fois dans l'histoire de l'Allemagne réunifiée, une plateforme politique dont le programme central est l'abolition de l'euro pourrait participer aux prochaines élections législatives qui auront lieu en septembre prochain.

"Alternative pour l'Allemagne" ("Alternative für Deutschland") est pour l'instant une plateforme politique qui est composée de certaines figures bien connues outre-Rhin mais n'a encore rien du parti politique. Mouvement lancé autour de l'économiste Bernd Lucke, de l'ancien journaliste Konrad Adam et d'un ancien secrétaire d'Etat de Hesse, Alexander Gauland, "Alternative pour l'Allemagne" a pour projet central de mettre fin à l'Union monétaire, comptant sur le mécontentement croissant des Allemands de devoir "payer" pour les pays du Sud de l'Europe (Grèce en tête) qui n'ont pas réussi à contenir leurs finances dans des limites respectables.

Cette plateforme, essentiellement composée d'économistes euro-sceptiques, a ainsi réussi à attirer, entre autres noms Stefan Homburg, Charles Blankart ou encore l'ancien président de la Fédération de l'Industrie Allemande, l'équivalent du MEDEF, Hans-Olaf Henkel qui est surtout connu pour avoir écrit un livre appelant à créer une Union monétaire séparé géographiquement entre le Nord et le Sud de l'Europe.

Politiquement, l'euro-scepticisme en Allemagne n'a jamais vraiment été payant mais, cette fois-ci, le contexte est différent puisqu'on constate, au regard des sondages, une exaspération des Allemands qui vont, encore une fois, devoir prêter à un nouveau pays membre de l'UE, Chypre.

Afin d'être officiellement inscrit comme parti politique en Allemagne, le mouvement devra cependant franchir plusieurs étapes. Ainsi, sa fragmentation politique et idéologique est évidente. Tous ses membres ne sont pas en accord sur les éventuels partenariats à réaliser lors des élections au niveau des länder et, surtout, pour le moment, sa seule ligne directrice est la sortie de l'euro. Il faudra certainement un programme beaucoup plus étoffé pour attirer l'attention des médias et le vote des électeurs. Cependant, le mouvement peut aussi compter sur certains membres très médiatiques qui possèdent un excellent réseau au sein des sphères du pouvoir et qui seront certainement en mesure de faire entendre plus facilement leur voix. C'est le cas de Hans-Olaf Henkel par exemple.

Mouvement juste naissant sur la scène politique allemande, "Alternative pour l'Allemagne" a peu de chances de faire de l'ombre aux partis de gouvernement comme la CDU ou le SPD. Toutefois, au niveau des länder, il pourrait attirer les déçus de la politique européenne conciliante de la chancelière Merkel et créer la surprise.

Surtout, ce mouvement symbolise l'émergence d'une nouvelle forme de populisme qui est présente dans tous les pays de l'UE, l'euro-scepticisme, et qui a pour terreau le rejet de l'austérité et d'une partie des élites européennes par les électeurs. Des partis comme le Front National en France, MoVimento 5 Stelle en Italie ou encore Syriza en Grèce ne sont que quelques exemples parmi d'autres de l'accentuation de ce phénomène en Europe.
 

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Commentaires 6
à écrit le 18/04/2013 à 19:13
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la solution est et restera toujour une relance economique eurppeenne en augnentant les salaires est en econissant en supriment toute les non rentables de l economie c est a dire les baureaucrates car beaucoup ne servent a rien ou sont en doublons

à écrit le 02/04/2013 à 10:31
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Olaf Henkel. l´ancien paton du MEDEF allemand ( et ancien patron de IBM Allemagne) est loin d être une populiste. Lui et ses confreres analysent froidement la situation de l´Euro et deplorent la deraillement qui nous mènent tous droit dans...

à écrit le 29/03/2013 à 19:53
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Faut-il sortir de l'Euro de Jacques Sapir, éditions du Seuil (2012) De la Grèce à l'Italie, en passant par l'Irlande, le Portugal et l'Espagne, la zone Euro est en feu. La Monnaie Unique censée nous protéger se révèle un piège dangereux. Tout cela av...

à écrit le 10/03/2013 à 11:10
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En quoi M. Henkel est il un "populiste"? Le "populisme" est devenu le nouveau mot magique qui permet aux journalistes et hommes politiques pro-euro d'escamoter le débat (circulez y a rien à voir)... Et non messieurs les journalistes, on a parfaitemen...

à écrit le 05/03/2013 à 22:39
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l'Allemagne commence a avoir peur de la chute de l'euro , l'Italie pourrait tout faire exploser , avec la grece elle a consentie a un sacrifice mais si la crise gagne l'Italie c'est le pire scénario et déjà des allemands s'inquiètent a juste raison ,...

à écrit le 05/03/2013 à 21:41
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Ce n'est pas l'Europe, ni l'euro qu'il faut supprimer, c'est toute la bureaucratie et les technocrates qui agissent sans tenir compte des aspirations des peuples. On eut même penser que l'immobilisme des gouvernements européens et leur surdité aux ap...

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