La peur de la deuxième vague fait trembler les Bourses

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Les Bourses européennes ont dévissé ce lundi, plombées par les craintes liées à l'impact économique d'une deuxième vague de Covid-19. La chute des valeurs bancaires, après une accusation sur le blanchiment d'argent sale à grande échelle, est également source de stress sur les marchés. La Bourse de Paris perd de 3,74% pour retomber à 4.949,76 points.

Est-ce le préambule d'un nouveau Corona-krach lié au regain de l'épidémie après celui du mois de mars ? La Bourse de Paris a connu sa pire séance en plus de trois mois lundi et a chuté de 3,74%, déprimée par les inquiétudes autour de la résurgence de la pandémie et ses potentielles conséquences sur l'économie, quelques mois après une première vague destructrice. L'indice CAC 40 a lâché 186,14 points à 4.949,76 points.

Les autres principales places européennes ont également clôturé en forte baisse lundi. Le Dax allemand a en effet perdu 4,37% pour retomber autour des 12.500 points. La Bourse de Londres a également clôturé en baisse de 3,38% à 5.804,29 points, dans un marché inquiet d'une flambée des nouveaux cas de Covid-19 en Europe.

"Il y a là à la fois les craintes liées au Covid-19, la contagion des marchés américains sur l'Europe via les valeurs technologiques, et les tensions entre les Etats-Unis et la Chine", résume Alexandre Baradez, analyste pour IG France.

Au moment où les Etats-Unis vont passer la barre des 200.000 décès, les madrilènes renouent avec les contrôles stricts de déplacements lundi et le Royaume-Uni, pays le plus endeuillé d'Europe, craint un nouveau "décollage" de la pandémie.

Très sensible à l'humeur de Wall Street, la place parisienne a creusé ses pertes à l'ouverture de la Bourse de New York, elle-même fragilisée par la chute de ses stars technologiques lundi. A mi-séance, les trois principaux indices new-yorkais perdaient entre 1,5 et 3%.

Une reprise freinée

Après plusieurs mois de relatif optimisme sur fond de déconfinement et de reprise de l'économie, les Bourses peinent depuis le début du mois de septembre à trouver l'énergie pour continuer à avancer.

"Il y a le sentiment qu'on a absorbé une partie du rebond économique, mais la partie la plus lente reste à faire", analyse Alexandre Baradez pour qui "tout ce qui va être dit sur le virus désormais aura la même importance que les décisions de politique monétaire".

Egalement source de stress sur les marchés lundi, la chute des valeurs bancaires à travers l'Europe après la révélation d'un consortium de journalistes qui accusent ces géants bancaires d'avoir permis le blanchiment d'argent sale à grande échelle.

Visé par l'enquête sur son prétendu manque de transparence vis-à-vis de certains clients de sa filiale suisse SGPB, Société Générale a perdu 7,66% à 11,66 euros. Crédit Agricole a abandonné 5,36% à 7,66 euros et BNP Paribas 6,37% à 32,39 euros.

Lire aussi : Blanchiment : l'enquête "FinCEN Files" ébranle les grandes banques mondiales

Ces valeurs ont aussi été affectées par le recul des taux d'intérêt sur les dettes des principaux Etats de la zone euro, recherchées par des investisseurs échaudés par le marché des actions. La dette à dix ans a reculé entre quatre et cinq points de base pour l'Allemagne, la France, l'Italie et l'Espagne.

Parmi les autres valeurs, les entreprises sensibles à la bonne santé de l'économie ont défailli lundi: ArcelorMittal a perdu 8,39% à 10,57 euros et Renault 7,75% à 20,88 euros, les deux plus fortes chutes du CAC 40.

Lire aussi : Alstom fait son retour sur l'indice CAC 40

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Commentaires
a écrit le 22/09/2020 à 15:20 :
Pendant ce temps :

Dans un contexte de crise économique, causée par la pandémie, des millions d'Américains rencontrent de grosses difficultés à régler leur loyer en temps et en heure. Nombre d'entre eux serait sous le coup d'une expulsion. Une situation critique sur laquelle a décidé de surfer une start-up. La société, appelée Civvl, recrute des collaborateurs afin de former des équipes d'expulsion, rapporte Business Insider. Elle promet de l'argent rapide et facile grâce au Covid-19.

Sur le site de Civvl, on peut y voir des photos de maisons en cours de nettoyage par des déménageurs ainsi que des offres d'emploi. "Trop de gens ont arrêté de payer leur loyer et leurs hypothèques en pensant qu'ils ne seraient pas expulsés. (...) Beaucoup de saisies et de propriétés à sécuriser et à nettoyer après une expulsion", détaille l'entreprise sur son site et dans ses annonces diffusées partout dans le pays. Une application est également téléchargeable pour les propriétaires qui souhaitent s'offrir leurs services.
a écrit le 22/09/2020 à 15:17 :
La crise sanitaire a augmenté la richesse des plus riches. Le Welt am Sonntag a établi un classement des 1.000 personnes les plus riches d'Allemagne. La tête de ce top reste inchangée : Dieter Schwarz, président-directeur général de la chaîne des supermarchés Lidl, 80 ans, conserve sa place de plus grosse fortune d'Allemagne. L'octogénaire détient pas moins de 41,8 milliards d'euros. Avec un chiffre d'affaires de 113,3 milliards d'euros, le groupe Schwarz est également la plus grande entreprise familiale du pays.

Le patron de Lidl devance la famille Reimann (Coty, Jacobs Douwe Egberts) avec un actif total estimé à 21,45 milliards d'euros et la famille Wolfgang Porsche (Porsche, VW) avec 20 milliards d'euros, qui se classent aux deuxième et troisième rangs des Allemands les plus riches. La crise du coronavirus a jusqu'à présent eu peu d'impact sur les principales fortunes d'Allemagne : les biens des 1.000 Allemands les plus riches s'élèvent à 1.100 milliards d'euros, soit 0,76% de plus que l'année dernière, selon le Welt am Sonntag.
a écrit le 22/09/2020 à 12:28 :
Et ben moi, en parlant de bourse, ça m'en touche une sans faire bouger l'autre.(Chirac dans le texte).
a écrit le 22/09/2020 à 10:09 :
La deuxième vague n'est que la prolongation de la première et il va en être ainsi au fil des recommandations, éventuels reconfinements, jusqu'à un hypothétique vaccin (fiable).
Largement de quoi mettre par terre toutes les Économies de la planète.
Quant à la Bourse qui ne serait pas l'économie... à vérifier sur la durée.
a écrit le 22/09/2020 à 10:00 :
Difficile d'y croire! Dans ce marché financier administré par les Banques Centrales... tout est programmé! Par contre le message est en destination des populations et de leur compte bancaire qui permettra le Reset!
a écrit le 22/09/2020 à 9:31 :
La covid-19 fait déjà partie du passé. Il s'agit de ne pas l'oublier, de tirer les leçon de l'expérience et de mieux préparer la prochaine pandémie qui aura lieu dans quelque année. La deuxième vague est pour l'économie, celle de la dépresion économique.qui sera d'autant plus profonde que les états auront la main lourde et se replieront sur eux mêmes.
a écrit le 22/09/2020 à 8:33 :
Non la peur de la fin de l'immunité fiscale, ce n'est pas une coïncidence si les bourses ont chuté hier à l'annonce du consortium des journalistes prouvant que de grandes banques mondiales se sont vautrées dans le blanchiment de l'argent le plus sale qu'il soit.

La deuxième vague du covid ça fait deux mois que l'on nous en parle, pardon que l'on nous soûle avec, non pardon que l'on nous lave le cerveau quotidiennement avec, de grâce on comprend tous que les mégas riches, vos patrons, ne veulent pas que vous parliez de cette information, dans ce cas n'en parlez pas, ne la déformez pas c'est particulièrement abjecte et surtout d'une stupidité sans nom. Vous ne pouvez pas imposer aux gens de force d'être des crétins décérébrés. Soyez dignes au moins svp.

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