Pétrole : après un plongeon de 87% l'an dernier, le bénéfice de Shell revient dans le vert

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Ben van Beurden, directeur général du groupe pétrolier anglo-néerlandais Royal Dutch Shell, depuis le 1er janvier 2014, en remplacement de Peter Voser, est le deuxième patron le mieux payé du FTSE 100 qui rassemble les entreprises les mieux cotées à Londres. En 2014, il émargeait à 24,2 millions d'euros.
Ben van Beurden, directeur général du groupe pétrolier anglo-néerlandais Royal Dutch Shell, depuis le 1er janvier 2014, en remplacement de Peter Voser, est le deuxième patron le mieux payé du FTSE 100 qui rassemble les entreprises les mieux cotées à Londres. En 2014, il émargeait à 24,2 millions d'euros. (Crédits : Reuters)
Echaudé par la perte de 7 milliards de dollars qu'il a subie l'an dernier, le groupe pétrolier anglo-néerlandais, qui a profité ce trimestre de plusieurs facteurs positifs, se garde de tout triomphalisme.

Le groupe pétrolier Royal Dutch Shell a annoncé mardi 1er novembre être revenu dans le vert au troisième trimestre avec un bénéfice net de 1,4 milliard de dollars (1,3 milliard d'euros) tout en s'inquiétant toujours de la faiblesse actuelle des prix du pétrole.

Le géant anglo-néerlandais avait accusé une perte nette de plus de 7 milliards de dollars un an plus tôt en raison d'éléments exceptionnels liés à l'abandon de certains projets.

"Shell a publié de meilleurs résultats ce trimestre" mais "la faiblesse des prix du pétrole continue d'être un défi de taille pour l'activité et les perspectives restent incertaines", a prévenu dans un communiqué le directeur général Ben van Beurden.

Un remède de cheval pour lutter contre la baisse des prix

Le groupe a profité ce trimestre d'une hausse de la production liée à l'acquisition de BG, d'une baisse des dépenses opérationnelles et de dépréciations moins importantes. Ces bonnes nouvelles ont été tempérées en particulier par le recul des prix du pétrole et du gaz, précise Shell.

Depuis deux ans, la déprime des cours du pétrole, qui se sont toutefois un peu ressaisis depuis février dernier, contraint les grandes compagnies pétrolières à des ajustements drastiques, que ce soit des cessions d'actifs, la révision de projets ou encore la réduction des investissements.

Les cours du pétrole, déprimés depuis deux ans, se sont un peu ressaisis depuis février dernier, remontant autour de 50 dollars le baril, mais demeurent toujours très loin des 100 dollars atteints au troisième trimestre 2014.

... et une méga fusion à 65 milliards de dollars

Pour cette raison, Shell, qui se garde bien de pavoiser, a indiqué que ses investissements pour 2017 seront autour de 25 milliards de dollars, soit dans la fourchette basse de son objectif qui se situait entre 25 et 30 milliards de dollars. Il mène par ailleurs un programme de cessions de 30 milliards de dollars.

Pour faire face à ce contexte difficile, Shell compte beaucoup sur la méga-fusion à 65 milliards d'euros (47 milliards de livres) réalisée en début d'année de son rival BG afin de se renforcer dans les activités les plus rentables.

 ( Avec AFP)

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Commentaires
a écrit le 02/11/2016 à 9:59 :
Ben voilà ce n'est pas si grave cette baisse du pétrole ça purge un peu un secteur complètement boursoufflé par le conservatisme lobbyiste.

Pas la peine de tout faire pour que le prix du pétrole augmente, la demande est faible par manque de croissance c'est comme ça, il faudrait que les financiers un jour arrivent à comprendre qu'ils ne peuvent pas tout contrôler ces benêts.

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