Aux Etats-Unis, le désaveu sans fin des chercheurs en sciences du climat
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Le président américain poursuit méthodiquement le démantèlement des organes scientifiques dédiés au climat
Reuters
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Le président américain poursuit méthodiquement le démantèlement des organes scientifiques dédiés au climat
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« Personne ne pouvait penser que cette très grande démocratie du monde, dont le modèle économique repose si fortement sur la science libre », « allait faire une telle erreur », dénonçait, ce lundi matin, Emmanuel Macron lors d'une conférence à Paris visant à attirer sur le territoire et en Europe les chercheurs « qui sont menacés » par le président américain. Et pour cause.
La litanie n'en finit pas. Cette fois, il s'agit d'un rapport que les États-Unis publient depuis 25 ans, au rythme d'une édition tous les cinq ans. Réalisé à la demande du Congrès et utilisé par les entreprises et les pouvoirs publics à tous les échelons géographiques (des villes à l'État fédéral), le National Climate Assessment (Rapport national sur le climat) mesure les impacts du changement climatique sur la santé humaine, l'agriculture, les transports, la production d'énergie...Il leur fournit aussi des pistes pour les anticiper et s'adapter localement aux vagues de chaleur, inondations et autres sécheresses, et sert de base scientifique à l'élaboration de leurs propres stratégies climatiques.
Déjà lors de son premier mandat, l'administration Trump avait fait sortir en catimini l'édition de 2018, qui concluait que le dérèglement climatique constituait une menace imminente sur l'économie américaine.
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Mais une nouvelle étape a été franchie il y a quelques jours, qui fait planer le plus grand flou sur la publication du prochain rapport, attendue pour 2027 ou 2028. Les quelque quatre cents scientifiques du Global Change Research Program, qui avaient commencé à y travailler sous l'égide de la NASA, ont en effet reçu un courriel les informant qu'ils étaient « libérés » de leur rôle. Quelques semaines auparavant, la NASA avait révoqué un contrat conclu en 2021 pour une durée de six ans avec le cabinet de conseil ICF international, qui accompagnait ces travaux.
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