Coronavirus/Chine : La BBC dénonce l'arrestation d'un de ses journalistes couvrant des manifestations

reuters.com  |   |  373  mots
Des policiers derriere des barricades sur le site ou une manifestation contre les restrictions liees au covid-19 a eu lieu la nuit precedente, a shanghai, en chine[reuters.com]
(Crédits : Staff)

LONDRES/PEKIN (Reuters) - La BBC a dénoncé dimanche l'arrestation et l'agression par la police chinoise d'un de ses journalistes couvrant une manifestation à Shanghaï contre les strictes restrictions en vigueur en Chine face à l'épidémie de COVID-19, un événement jugé "inexcusable" à Londres.

"La BBC est extrêmement préoccupée par le traitement de notre journaliste Ed Lawrence, qui a été arrêté et menotté alors qu'il couvrait les manifestations à Shanghaï," a fait savoir le groupe audiovisuel britannique dans un communiqué.

"Il a été détenu pendant plusieurs heures avant d'être relâché. Pendant son arrestation, il a été battu et frappé à coups de pied par la police. Tout ceci s'est déroulé alors qu'il travaillait en tant que journaliste accrédité", a précisé la BBC.

Le groupe audiovisuel a précisé n'avoir reçu aucune explication crédible pour cette interpellation de la part des autorités chinoises.

"Nous n'avons reçu aucune explication ou excuse de la part des autorités chinoises, si ce n'est une déclaration des agents l'ayant arrêté, avant sa libération, expliquant que cette interpellation était dans son intérêt, afin d'éviter qu'il ne soit contaminé par le virus responsable du COVID-19 dans cette foule", a expliqué la BBC.

Le porte-parole du ministère chinois des Affaires étrangères a déclaré lundi que le journaliste ne s'était pas présenté en tant que tel, précisant que le communiqué de la BBC ne reflétait pas le déroulement des faits.

À Londres, le ministre du Commerce, de l'Energie et de la Stratégie industrielle, Grant Shapps, a jugé lundi cet incident inexcusable.

"Il n'y a absolument aucune excuse pour agresser des journalistes qui ne font que suivre des manifestations en cours, a-t-il déclaré sur Sky News en se déclarant "extrêmement préoccupé".

Comme de nombreuses villes chinoises, Shanghaï a été ces derniers jours le théâtre de manifestations contre les restrictions drastiques imposées à la population chinoise dans le cadre de la politique de "zéro COVID-19" imposée par les autorités.

(Reportage David Milliken et Kylie MacLellan à Londres, Martin Pollard à Pékin ; version française Myriam Rivet, édité par Kate Entringer)

tag.dispatch();