Pourquoi le potentiel boursier d'Unibail Rodamco est limité

Par latribune.fr  |   |  322  mots
Copyright Reuters
A l'équilibre depuis le début de l'année alors que le CAC 40, son indice de référence abandonne près de 40% sur la période, Unibail-Rodamco manque aujourd'hui cruellement de catalyseurs boursiers.

Double creux? Récession? Ralentissement? Alors que la croissance économique des pays occidentaux est mise à mal par la crise de la dette souveraine en zone euro et une conjoncture morose de part et d'autre de l'Atlantique, le climat des affaires s'annonce difficile en 2012. Ne serait-ce que parce qu'un flou artistique règne encore autour des effets des mesures d'austérité budgétaire sur la consommation des ménages...Et in extenso, sur la fréquentation des centres commerciaux et leurs recettes au cours des six à douze prochains mois.

En résumé, les clients d'Unibail-Rodamco, dont les trois quarts sont des centres commerciaux, risquent de connaître des temps difficiles l'an prochain. Des premiers signes d'essoufflement d'activité sont déjà perceptibles. De janvier à septembre, le leader européen de l'immobilier commercial a fait état d'un chiffre d'affaires de 811,9 millions d'euros en hausse de 2,4% pour son pôle de centres commerciaux. Et cela sachant qu'à l'issue du premier semestre, les revenus dégagés par cette même activité avaient crû de 4,2%.

Dès lors, si l'on considère que le groupe s'achemine vers un bas de cycle, la question de sa valorisation se pose. Le titre, qui maintient l'équilibre depuis le début de l'année quand le CAC 40, son indice de référence abandonne près de 40% sur la période, manque cruellement de catalyseurs boursiers. Les équipes d'Aurel BGC, qui préconise de "conserver" l'action, note qu' Unibail-Rodamco se traite avec une prime de 15% sur l'ANR au 30/06/2011. Notant, au passage, que si le groupe "dispose d'un pipeline de 6.9mds? (+28% vs. valeur du patrimoine), rappelons qu'il est composé à 41% de bureaux dont 3 projets d'importance à la Défense (Majunga, Trinity et Phare), une exposition risquée". Dans ce contexte, les seuls 5,5% de rendement ressortant des prévisions de dividendes versés en 2012 au titre de l'exercice 2011, pourraient se révéler insuffisant pour inciter les investisseurs à revenir à la charge sur la dossier.