Anne Hidalgo : "La voiture autonome est une solution pour renforcer la mobilité à Paris"

 |   |  4239  mots
(Crédits : Reuters)
GRAND ENTRETIEN. Pour Anne Hidalgo, les villes sont devenues « des prescripteurs incontournables et des acteurs majeurs du changement des comportements » face au changement climatique. Elle fait dans cet entretien un tour d'horizon complet sur les projets actuels et à venir de sa mandature pour transformer Paris. Plan climat, Plan Vélo, place de la voiture individuelle, nouvelles mobilités, avenir d'Autolib, Grand Paris Express : tout ce qui attend les Parisiens...

LA TRIBUNE - Des villes plus inclusives, plus résilientes et plus durables, tel a été votre mot d'ordre pendant les négociations sur l'accord de Paris sur le climat. Deux ans après la COP 21, où en est-on et où va-t-on ?

ANNE HIDALGO - Tous les maires de métropoles s'inscrivent aujourd'hui dans la même dynamique : ils pensent un monde durable, accélèrent la transition énergétique et rendent leurs territoires plus inclusifs, car nos villes attirent les gagnants de la mondialisation, mais aussi des populations fragiles qui viennent y chercher refuge. Le C40, que je préside, rassemble à lui seul 91 métropoles dans le monde, qui représentent 650 millions d'habitants et 25 % de la richesse mondiale. Que font-elles à travers ce réseau ? Elles mènent des actions convergentes pour réduire la place de la voiture et lutter contre la pollution, développer les énergies renouvelables, ou encore renforcer la place de la nature et des espaces verts. Nous sommes ainsi devenus des prescripteurs incontournables et des acteurs majeurs du changement des comportements. Il est indispensable et même irréversible si nous voulons sauver l'humanité d'elle-même. Les villes apparaissent en effet comme l'un des rares acteurs qui s'inscrivent dans le long terme. À Paris, à l'instar d'autres grandes métropoles, nous travaillons dès aujourd'hui à atteindre la neutralité carbone en 2 050. Nous disons aussi que, à l'horizon 2030, Paris ne pourra plus être traversée par des véhicules à moteur thermique, dont le diesel dès 2024. Nous adressons ainsi, très tôt, un signal clair au marché et aux acteurs économiques pour qu'ils préparent leur propre transformation. Nous travaillons avec toutes les grandes institutions internationales sur ce sujet, et cela de façon très transversale et horizontale : ONU, OCDE, Commission européenne, fondations, etc. Il en ressort que les villes sont plus agiles que les États, car elles combinent à la fois une vision et des actions concrètes pour résoudre les grands défis de la planète. Elles peuvent travailler à échelle humaine, dans la proximité, avec les citoyens, les entreprises et les associations, tout en voyant loin et en ayant une vraie capacité d'entraînement.

Prenons le combat que vous avez engagé pour réduire la place de la voiture.
Vous vous heurtez à beaucoup de résistances...

Tout changement entraîne des résistances. Certaines d'entre elles sont légitimes : une partie des citoyens a besoin d'utiliser sa voiture pour se déplacer et nous devons l'y aider. D'ailleurs, pour moi, la ville de demain n'est pas une ville sans voiture, mais une ville avec moins de voitures, et surtout des motorisations propres. Si je suis certaine que ce cap est le bon, c'est parce que je partage cette vision avec tous mes homologues étrangers. Paris n'est pas seule : toutes les grandes villes mènent cette bataille ! C'est une nécessité de santé publique et c'est vertueux, car cela permet de repenser l'espace urbain afin qu'il soit mieux partagé et plus apaisé.

Et il est faux de dire que ce n'est pas concerté. À l'échelle locale, on en parle depuis quinze ans. Cette stratégie était la même sous Bertrand Delanoë. Je l'ai simplement amplifiée. À l'échelle internationale, nous avons engagé la discussion avec les constructeurs automobiles dans un groupe de travail qui associe Londres, Séoul ou encore Moscou. Nous nous appuyons sur Tokyo, qui a mis fin au diesel il y a déjà dix ans, sans que cela nuise à son attractivité. Ma volonté, c'est de créer des alliances d'intérêt, car cette transition est bénéfique pour tout le monde. Les citoyens d'abord, mais aussi les entreprises : c'est là que sont les emplois de demain.

Développer ces nouveaux usages, c'est gagnant-gagnant. Bien sûr, il faut anticiper ces changements, préparer les esprits et tenir compte du temps nécessaire aux citoyens pour réussir ce changement. Mais nous nous rapprochons d'un consensus. Un constructeur automobile me confiait il y a quelques jours que son métier n'est plus tant de fabriquer des voitures que de fournir des solutions de mobilité. Il a compris qu'il y avait là un potentiel économique. Il sait quels sont les choix industriels de demain : les moteurs électriques, hybrides et hydrogènes, les véhicules autonomes, l'intermodalité, le stationnement intelligent. Paris et Île-de-France Mobilités [ex-Stif, Syndicat des transports d'Île-de-France, ndlr] travaillent par exemple en partenariat pour proposer des parkings à l'entrée de la métropole, à des tarifs adaptés et attractifs, afin que les citoyens puissent laisser leur véhicule individuel en toute sécurité, puis recourir aux transports en commun pour parcourir les derniers kilomètres. Nous encourageons aussi ensemble le covoiturage domicile-travail. Aujourd'hui, il y a en moyenne 1,1 passager par voiture. Si nous passons à 1,7 passager en moyenne, nous mettons fin à l'essentiel des bouchons dans l'agglomération parisienne.

Quels sont vos plans pour le déploiement de la voiture autonome ?

Nous avons conduit une première expérimentation avec la RATP et Île-de-France Mobilités pour relier la gare de Lyon à la gare d'Austerlitz. Les résultats se sont avérés très positifs. Une deuxième vient d'être lancée dans le bois de Vincennes, elle durera six mois. Mes adjoints Jean-Louis Missika et Christophe Najdovski sont très impliqués dans ce domaine. Je vais aussi ouvrir d'ici à la fin de l'année un travail avec les constructeurs automobiles, d'une part pour définir un cadre et une méthodologie en commun, d'autre part pour identifier les axes routiers dans Paris qui sont les plus appropriés à la circulation des véhicules autonomes. Je veux qu'on travaille sur des cartes, qu'on regarde rue par rue. Le secteur industriel aura ainsi les moyens d'avancer avec, pour objectif, un déploiement à grande échelle d'ici aux Jeux olympiques et paralympiques de 2024. C'est également un enjeu d'accessibilité. Notre réseau de métro est ancien et le rendre accessible aux personnes en situation de handicap prend du temps ; les coûts sont très élevés pour la RATP. La voiture autonome est une solution pour renforcer la mobilité de celles et ceux qui ont du mal à se déplacer par leurs propres moyens. J'en ai parlé au président du Comité international paralympique. Il adhère à cette analyse et nous allons nouer un partenariat dans ce domaine pour que les Jeux paralympiques soient l'occasion d'accélérer le développement de tels services de mobilité. Il y a là matière à révolutionner notre approche de la mobilité, en renforçant la fluidité de la circulation, tout en réduisant la pollution de l'air. Si on s'y prend bien, dans la concertation, et en lien avec les industriels, nous pouvons planifier avec succès l'arrivée de ces nouvelles mobilités.

Pour l'instant, en pinçant les entrées de Paris,
c'est mal vécu par les habitants des périphéries...

Ce n'est pas parce qu'une minorité fait beaucoup de bruit qu'elle est majoritaire... La réalité, c'est que la plupart des habitants d'Île-de-France ont déjà intégré et appliqué cette transition. Vous savez, la baisse de la motorisation des ménages n'est pas engagée qu'à Paris (elle a diminué de 5 % entre 1999 et 2012 au sein de la métropole). Ils privilégient les transports en commun, et dans une moindre mesure le vélo. Quand 15 000 scientifiques disent qu'il est déjà trop tard, cela nous renvoie, nous les politiques, mais aussi nous les citoyens, à nos responsabilités. Les injonctions contradictoires, cela suffit. D'un côté on sait que la pollution de l'air réduit de deux ans l'espérance de vie des Franciliens, de l'autre il faudrait laisser le trafic automobile. Nous ne pouvons plus rester inactifs ou alors les prochaines générations en subiront les conséquences. D'ailleurs, à part le président des États-Unis, il n'y a plus grand monde pour contester que c'est la survie de l'humanité qui est en jeu. Le retrait de Donald Trump de l'accord de Paris a précipité la prise de conscience, qui devient générale. Cela nous oblige, chacun à notre échelle, à agir et à accélérer la recherche de solutions.

Serez-vous associée au sommet Climat organisé à Paris,
le 12 décembre prochain?

Le président de la République m'a demandé d'organiser pour ce sommet une table ronde avec des maires étrangers membres du C40. Nous aborderons notamment la question du financement de la transition énergétique. Car, si le diagnostic fait consensus, si des solutions existent et sont connues, il reste souvent à mobiliser les fonds nécessaires. Sur ce point, Paris a été précurseur : avec le précédent gouvernement, nous avons obtenu la création d'un fonds de transition énergétique. Son rôle est d'attirer les financements privés, en France et à l'étranger, puis de les injecter dans des entreprises qui ont des projets de transition énergétique économiquement pertinents. Ce fonds, par exemple, pourrait financer le renouvellement de la flotte de taxis vers des motorisations électriques, en contrepartie de participations minoritaires au capital des TPE. Cela concerne près de 20 000 taxis à Paris. L'appel d'offres pour sélectionner le gestionnaire du fonds aboutira à la fin du mois. Nous serons en mesure de réaliser une première levée à l'été 2018, avec une cible d'investissement d'un minimum de 150 millions d'euros.

La ville a émis deux obligations vertes pour un montant total
de 620 millions d'euros. À quoi cela servira-t-il ?

Paris est effectivement l'un des principaux émetteurs, et ce n'est que le début. Cet argent est fléché vers des projets municipaux, par exemple dans les domaines de la production d'énergies renouvelables ou de la rénovation thermique des bâtiments. Il s'agit de profiter des taux d'intérêt extrêmement bas pour accélérer dans la transition énergétique, tout en accompagnant le mouvement de décarbonisation de la finance. Il y a d'ailleurs une vraie demande de la part des investisseurs : pour notre dernière levée, d'un montant de 320 millions d'euros, nous avons reçu des offres à hauteur de 1,3 milliard d'euros. Cet intérêt démontre aussi que les investisseurs ont confiance en la solidité financière de Paris et qu'ils jugent nos projets crédibles.

Il y a aussi le réaménagement des quais hauts et
de la rue de Rivoli. Où en est-on ?

Les travaux sont lancés rue de Rivoli. Ils permettront la création d'une nouvelle piste cyclable entre la place de la Bastille et la place de la Concorde avec de premiers tronçons d'ici au printemps 2018. J'ai souhaité que nous avancions par phases, plutôt que de tout aménager en même temps, afin de ne pas trop impacter la circulation sur cet axe. Nous entamons en parallèle l'aménagement de la ligne de bus à haut niveau de service sur les quais hauts. En partenariat avec Île-de-France Mobilités et la RATP, nous travaillons également pour mettre en oeuvre le nouveau plan bus parisien : le maillage du réseau en sera amélioré, tout comme la fluidité. Nous voulons aussi terminer le tramway entre les portes d'Asnières, Maillot et Dauphine. Enfin, Paris participe au financement du Grand Paris Express, de la ligne Éole et du prolongement de la ligne 11 du métro. Tous ces projets vont renforcer l'usage du vélo et des transports en commun. Ce seront autant d'alternatives en plus à l'usage de la voiture individuelle polluante.

On voit aussi pousser des vélos partout dans Paris.

Certains ont parfois tendance à penser que l'usage du vélo est cantonné aux loisirs. Le fait est qu'il est en train de devenir à Paris l'un des moyens privilégiés pour les trajets domicile-travail. Pour que les cyclistes se déplacent plus facilement, nous mettons en oeuvre un plan vélo de 150 millions d'euros qui prévoit d'ici à 2 020 plus de 1 000 kilomètres de voies cyclables dans la capitale. Parmi ces nouveaux aménagements, il y a beaucoup de pistes bidirectionnelles sécurisées, pour circuler à l'abri des bus et des taxis. Le Réseau Express Vélo que nous développons prévoit des axes nord-sud et est-ouest, avec un maillage dans tous les arrondissements. Dans ce domaine, nos sources d'inspiration sont Copenhague, Londres ou encore Amsterdam.

À partir du 1er janvier, les habitants de la Métropole et les visiteurs pourront utiliser le nouveau Vélib', qui va transformer notre façon de se déplacer à vélo. Il sera plus léger, plus solide et les usagers pourront se garer même lorsque la station est pleine. Un tiers du parc sera doté d'une assistance électrique : une vraie révolution, qui le rendra attractif même pour des trajets longs et pour des personnes plus âgées ou moins sportives. Surtout, son territoire sera étendu à 68 communes, contre une trentaine auparavant. La Métropole du Grand Paris est très enthousiaste. Patrick Ollier, son président, s'est beaucoup impliqué. Elle prendra à sa charge une partie du coût d'installation des stations. Elle prévoit aussi de financer des jonctions de pistes cyclables entre Paris et les communes limitrophes, notamment pour le franchissement des portes de la capitale. Par exemple dans le prolongement des quais de Seine entre Paris et le Val-de-Marne, ou encore à Boulogne. C'est un vrai travail d'équipe, à l'échelle de la Métropole, qui prouve que les élus locaux savent travailler ensemble, dans l'intérêt général.

Le changement de prestataire conduit au remplacement
de toutes les bornes. Ce n'est pas très écolo...

Toutes les offres prévoyaient ce remplacement. La précédente version de Vélib' a été mise en place il y a dix ans, c'était une première. La technologie est devenue obsolète et le passage à l'électrique nécessitait de raccorder les stations. L'entreprise sortante s'est toutefois engagée à réemployer ou recycler 100 % des bornes et des vélos. Ils auront une deuxième vie et seront réutilisés dans d'autres villes. Ce qui est vrai, c'est que cela se fait aujourd'hui selon le bon vouloir de chacun. Le Code des marchés publics devrait fixer des règles plus vertueuses aux entreprises et aux collectivités, pour leur imposer de prendre en compte l'évolution et le réemploi des infrastructures existantes.

Paris est aussi envahi par des vélos « sans borne » en libre-service,
souvent chinois. Comment éviter l'anarchie ?

Ces nouvelles initiatives rejoignent notre objectif de développer la pratique du vélo, je les vois donc d'un bon oeil. Je suis par ailleurs convaincue qu'il y a de la place pour différents services de mobilité à Paris, mais cela ne doit pas conduire à l'anarchie. Mes adjoints Christophe Najdovski et Jean-Louis Missika ont reçu récemment les entreprises concernées, pour définir ensemble de bonnes pratiques. Elles doivent prévoir la maintenance et la régulation de leurs flottes de vélos, notamment le retrait des épaves. Il est également nécessaire qu'elles sensibilisent leurs usagers à un stationnement respectueux sur l'espace public. Le free floating permet de garer son vélo n'importe où, mais pas n'importe comment ! Il est par exemple inenvisageable que cela gêne la circulation des piétons, notamment des personnes âgées, à mobilité réduite ou avec des poussettes. Nous mettrons en oeuvre tous les moyens juridiques à notre disposition pour réguler correctement les choses ; nous allons aussi étudier la mise en place d'une redevance, comme cela s'applique pour toutes les entreprises qui interviennent sur l'espace public.

Autolib' est un grand succès en termes d'usage, mais le service n'a pas trouvé
son modèle de rentabilité. Qui va le financer, alors que certains évoquent
le retrait de Bolloré ?

Autolib' est très innovant et a fait des émules dans le monde entier. Cela n'est pas remis en cause. Le groupe Bolloré a par ailleurs toujours été attentif au respect de ses obligations. Il est aujourd'hui en discussion avec le syndicat métropolitain chargé de ce service pour trouver le bon équilibre. La question n'est pas d'augmenter les contributions publiques. En revanche, il y aura sans doute une réflexion à mener sur le périmètre territorial, en regardant les endroits où des stations sont pertinentes ou non. Je suis confiante pour que la situation soit pleinement redressée d'ici à l'issue du contrat, qui interviendra en 2023.

Paris a obtenu l'organisation des JO en 2024. Quel levier cela peut-il être
pour l'accélération des changements que vous portez pour la ville ?

C'est à la fois un défi et une opportunité formidable pour Paris et la métropole, en particulier pour les territoires de Seine-Saint-Denis. Je les aborde avec sérieux et responsabilité. L'échéance de 2024 est un aiguillon pour toutes les parties prenantes.

La fin du diesel, le développement des véhicules autonomes, c'est pour 2024. Nous allons aussi prévoir une accélération du plan vélo, au-delà de cette mandature.

Le budget prévu sera-t-il tenu ?

La « loi olympique » a conçu deux structures. Le Cojo, comité d'organisation, présidé par Tony Estanguet, est chargé de la livraison des Jeux. Il est financé à 100 % par le secteur privé. La Solideo, que je préside en tant que maire de Paris, est la structure responsable de la livraison des équipements : la piscine olympique, le village des athlètes et le village des médias. Il s'agit d'une société publique d'économie mixte, financée à 50 % par les pouvoirs publics - l'État pour 1 milliard d'euros et les collectivités locales (Paris, le département de la Seine-Saint-Denis et la Région Île-de-France) pour 500 millions d'euros - et à 50 % par le secteur privé. C'est Nicolas Ferrand, l'ancien directeur général de l'établissement public de Marne-la-Vallée, qui en sera le directeur général. C'est un très grand professionnel, qui connaît parfaitement le monde du BTP. Notre feuille de route est de respecter les délais, mais aussi le budget. J'y serai particulièrement vigilante. J'ai à ce titre demandé au président de la République que nous puissions nous appuyer sur la Cour des comptes, la Haute Autorité pour la transparence de la vie publique et l'OCDE. Je tiens aussi à ce que les règles des marchés publics s'appliquent au Cojo, structure privée, et non seulement à la Solideo. Je suis confiante sur notre capacité à tenir nos objectifs. Je rappelle que je me suis par ailleurs engagée à ne pas augmenter les taux d'imposition des Parisiens pendant toute la durée de ma mandature : je ne dévierai pas de ce cadre.

Il y a tout de même un dérapage dans les dépenses envisagées pour l'achèvement du super métro du Grand Paris, qui pourrait coûter jusqu'à 35 milliards.

Ce chantier majeur ne fait pas partie du budget des Jeux de 2024. Il était déjà prévu et engagé. Il se serait poursuivi, que nous ayons les Jeux ou non. L'évaluation de son coût a été sérieuse et il n'y a pas de dérapage à ce jour. Dans une grande agglomération de 7 millions d'habitants, il s'agit d'une infrastructure vitale, indispensable pour désenclaver des pans entiers du territoire du Grand Paris et rester attractif à la fois en France et à l'international. Deux présidents de la République ont porté ce projet avec force : Nicolas Sarkozy et François Hollande. Il faut donc que les lignes prévues soient disponibles dans le calendrier fixé. Je me félicite à cet égard qu'Emmanuel Macron ait confirmé l'engagement pris pour la ligne 16. Cela doit être aussi valable pour les autres lignes. Avec les présidents des conseils départementaux, Stéphane Troussel et Christian Favier, le président de la Métropole du Grand Paris, Patrick Ollier, le président du Forum métropolitain du Grand Paris, Jean-François Vigier, et 50 maires d'Île-de-France, nous avons publié il y a quelques jours une tribune qui interpelle sur ce sujet le chef de l'État.

S'agissant de la gouvernance de la Métropole du Grand Paris,
on entend beaucoup de rumeurs. Emmanuel Macron a retardé
son intervention à la Conférence nationale des territoires.
Quelle est votre vision de ce qu'il faudrait faire ?

Il faut partir d'un diagnostic partagé entre tous les acteurs : État, Région, départements, territoires, communes et Ville de Paris. Ce qui fonctionne, c'est la Métropole ascendante, celle des projets portés par les maires. Elle est installée, avec une gouvernance originale et partagée, comme toutes les intercommunalités, qui veille à aboutir à des consensus entre des maires de sensibilités différentes, de droite, du centre et de gauche. En deux ans, une vision commune s'est élaborée. Les premiers projets ont vu le jour, et pas des moindres : l'appel à projets urbains « Inventer la Métropole du Grand Paris » a mobilisé 7 milliards d'euros d'investissements privés pour bâtir sur cinq ans de nouveaux écoquartiers dans la métropole. Avec l'obtention des JO et l'arrivée de l'Autorité bancaire européenne, une dynamique s'est enclenchée et tous les regards se tournent vers Paris et sa métropole. Le développement de la place financière, de la French Tech, tout cela montre que Paris est en train de gagner des points dans la compétition mondiale. Le World Economic Forum vient de nous classer 3e ville la mieux gérée au monde, juste après New York et Londres. Ce n'est pas le moment d'affaiblir cette dynamique. Le Grand Paris ne se fera pas sans Paris, qui est la deuxième marque la plus connue au monde derrière Coca-Cola (rires).

Oui, mais il y a aussi ce qui ne marche pas. Que faire alors ?

Il y a deux sujets pour lesquels il nous faut être plus efficaces et aller plus vite : l'accélération de la transition énergétique, où la métropole pourrait être plus offensive, et l'inclusion car il est vital de sortir de l'enclavement et d'investir dans nos zones urbaines sensibles. Ce n'est pas seulement une question sociale ou sécuritaire, c'est la condition d'une attractivité durable. Nos destins sont liés ; si Clichy-sous-Bois s'embrase, vu de Tokyo ou New York, c'est Paris. Notre responsabilité est donc collective pour développer un modèle métropolitain résilient dans lequel notre attractivité n'est pas fragilisée par les inégalités considérables existant au sein de la métropole.

Et sur la question des contours de la métropole,
qui fait débat, quelle est votre position ?

La métropole regroupe 131 communes et 7 millions d'habitants. La région, ce sont 4 millions d'habitants et 1150 communes de plus. Entre les deux, la densité de population varie de 1 à 9. Faire une métropole à l'échelle de la région serait donc une erreur. D'abord, parce que ce serait créer un « machin » ingouvernable. Ensuite, parce que les enjeux de la zone dense ne sont pas les mêmes que ceux de la zone non dense. Pour ce qui est de l'objectif d'une métropole inclusive, comparativement à la région, les revenus sont en moyenne plus bas dans la métropole et le taux de pauvreté plus élevé. Les niveaux de richesse sont également beaucoup plus polarisés dans la métropole (rapport de 1 à 9 entre les 10 % les plus riches et les 10 % les plus pauvres) qu'en Île-de-France (rapport de 1 à 7).

De Clichy-sous-Bois à Neuilly-surSeine, la métropole est un territoire de contrastes qui nécessite une institution forte au service de la réduction des inégalités territoriales. Il en va de même concernant l'enjeu climatique. Les expositions aux pollutions atmosphériques des habitants sont plus importantes au sein de la zone dense qu'en grande couronne, la prise de conscience commune de l'urgence à agir en prenant les mesures nécessaires, aussi. Il faut, de plus, mieux organiser la relation, les coopérations, entre la Métropole et la Région, en allant vers une alliance des territoires. J'ai entendu l'appel d'élus de grande couronne nous invitant non pas à un grand bing bang institutionnel, mais à un bing bang du quotidien, pas contre les autres territoires du coeur métropolitain, mais bien avec eux. N'oublions pas que, partout dans le monde, les métropoles sont l'affaire des élus et des maires. Ce sont eux les acteurs de terrain, pas les acteurs régionaux ou nationaux. J'espère être entendue sur ces messages.

Reste la question de la gouvernance politique et démocratique de la métropole. Faudra-t-il un jour élire un maire du Grand Paris au suffrage universel ?

Ne mettons pas la charrue avant les boeufs. Laissons les choses se faire. Il y aura peut-être des regroupements de communes ou de collectivités territoriales qui rendront cela possible un jour. Mais si on veut l'imposer à marche forcée, cela ne fonctionnera pas. Le plus important est de permettre aujourd'hui aux 131 maires de la zone dense de travailler ensemble dans le respect mutuel et sur des projets concrets. Je sais que Patrick Ollier y est particulièrement attentif. Quant à ma responsabilité en tant que maire de Paris, elle est que les 2,3 millions d'habitants de Paris soient respectés. C'est la condition de l'efficacité et, en seulement dix-huit mois, la relation de Paris et de la Métropole a montré que le respect mutuel était un moyen efficace pour avancer.

______

Smart City Paris

INSCRIVEZ-VOUS AU FORUM :
www.latribune.fr/economie/inscription/forum-smart-city-du-grand-paris

Réagir

Votre email ne sera pas affiché publiquement
Tous les champs sont obligatoires

Commentaires
a écrit le 26/11/2017 à 19:59 :
Hidalgo prend de très bonnes mesures à l'image de beaucoup de villes mais évidemment les lobbys pollueurs n'aiment pas çà car çà touche leurs rentes de situation. Les Indiens et Chinois et bien d'autres villes comme en Amérique latine etc connaissent la pollution liée aux transports, chauffages anciens, industries etc. Il ne faut donc pas attendre pour agir énergiquement à tous les niveaux et tant pis pour les râleurs pollueurs, les mêmes qui ne trient pas leur déchets, jettent leur mégots par terre etc
a écrit le 26/11/2017 à 10:50 :
Vu de province, ce discours consiste à avoir une ville propre et pour cela à construire des centrales supplémentaires (thermique ou électriques) en province .
Enfin je suppose que vous allez me parler des éoliennes, du solaire, de la transition énergétique mais au fond de vous, vous le savez très bien, c'est des centrales nucléaires qu'on fabriquera.
Les provinciaux ne veulent pas de votre pollution, fabriquez d'abord votre énergie propre et on en reparlera.
Les gens ne veulent pas changer leurs habitudes? Que les élites bien-pensantes prennent les transports en commun, jusqu'à preuve du contraire ce ne sont pas les pauvres qui polluent le plus.
Il y en a marre de ces gens qui parlent de modernité alors que concernant la production d’électricité ils se bouchent le nez.
a écrit le 26/11/2017 à 9:55 :
DECIDEMENT LES PARSITIENS NON VRAIMENT RIEN A PROPOSER DE VRAIMENT REVOLUTIONNER? POUR MOI LES ELUES DES METROPOLES ET DES GRANDES VILLES AURONS FAIT UN GRAND PAS QU EN IL AURONS ENFIN COMPRIS QUE L AVENIR ECOLOGIQUE DES VILLES ET DE PARIS C EST LE TRANSPORT EN COMMUN ///GRATUIT ///POUR DESENGORGE LES VILLES DES VOITURES POUR LES DEPOLUEES ET C EST MEME BON POUR LE COMMERCE CAR PLUS DE GENS IRONS EN VILLES PLUS SOUVENT DANS LES GRAND MAGASINS AU LIEUX D ALLEZ DANS LES CENTRES COMMERCIAUX??? ;;;deja des villes l ont fait que ces elu e s se renseignent c est possible;;;
a écrit le 25/11/2017 à 17:06 :
Paris ville lumière....avec une veilleuse LED à sa tête....:)
a écrit le 25/11/2017 à 14:20 :
D'un côté, Hidalgo palabre sur la pollution de l'air, les émissions de gaz, etc...par contre elle occulte comment la gestion de la mairie de paris est effectuée, car là, vous avez de la " pollution " financière ...
Dans un rapport au vitriol publié il y a quelques mois, la chambre régionale des comptes d’Ile-de-France s’inquiète de cette dérive. Elle souligne que, selon les propres chiffres de la municipalité, la capacité de désendettement de la ville, autrement dit le nombre d’années nécessaires pour rembourser les emprunts si l’on y mettait tous les moyens, est passée de 4,3 à… 18 ans entre 2012 et 2017 (l’agence Standard & Poor’s parle pour sa part de 22 ans). «On considère généralement que le seuil critique se situe autour de 11 à 12 ans», préviennent les magistrats, en dénonçant au passage les faux-semblants de l’Hôtel de Ville pour masquer le naufrage.
Au final, ce sont les contribuables qui vont payer...
Merci à tous ces idéologues, dont la principale motivation est de se mettre en exergue,
et n'ont aucun sens des réalités financières !
a écrit le 25/11/2017 à 13:56 :
Mme Hidalgo est un petit vassal turbulant et dangereux de la République qui se l'a joue perso. Il est grand temps de la mettre au pas.
a écrit le 25/11/2017 à 12:00 :
La solution pour Paris, c'est de dégager Hidalgo.
Réponse de le 26/11/2017 à 18:47 :
Elle sera balayée aux prochaines élections mais les dégats qu'elle aura occasionnés resteront bien présents eux !
a écrit le 25/11/2017 à 9:10 :
de toute façon on voit bien que M hidalgo ne veut plus de voiture dans Paris elle peut aussi supprime les autocars donc reduire enfin le nombre de touriste malgre les expositions il n'est plus possible de se rendre dans Paris en voiture prendre les transport en commun est une vrai sinecure alors on reste en banlieu ou en province je pense qu'avec l'aide des verts elle souhaite faire un desert au fait comment se deplace MMe hidalgo en velib ou en voiture electrique!!!!
a écrit le 25/11/2017 à 1:01 :
Hidalgo prend de très bonnes initiatives comme une majorité de villes. Il y a des gens qui ne veulent pas évoluer alors qu'on leur apporte déjà de nombreuses technologies bien meilleures que les précédentes et qui profitent à tout le monde donc il faut faire avancer ces attardés qui sont nuisibles à l'ensemble de la population.
Réponse de le 25/11/2017 à 22:36 :
Ce commentaire, c'est de l'huile essentielle de sectarisme dans un écrin en cristal.
a écrit le 25/11/2017 à 1:00 :
Au delà de l'autophobie manifeste de Madame Hidalgo (dictée par ses alliés verts ?), il y a quand même un certain nombre de contre-vérités parmi ses propos.
Par exemple, si Tokyo avait banni le diesel il y a une vingtaine d'année, ce n'est plus le cas depuis quelques années. L'achat d'un diesel (nouveau diesel) fait même l'objet d'une prime à Tokyo.
Autre exemple : à la lire, on a l'impression que toute la pollution atmosphérique de Paris est liée à l'automobile. C'est évidemment archi-faux : le premier responsable de la pollution à Paris est le chauffage urbain. D'ailleurs, c'est un fait que toutes les alertes aux particules fines ont lieu l'hiver et pas l'été. Et si l'air de Paris est pollué en surface, que dire de celui-ci du métro, que la mairie de Paris veut nous faire prendre : il est 5 à 10 fois plus pollué que l'air du périph aux heures de pointe.
Le problème du transport à Paris reste entier, les contraintes qui s'exercent sur les automobilistes ne leur feront pas forcément prendre des transports en commun qui sont aujourd'hui en nombre et qualité insuffisants, tout au plus, les dégouteront de rester à Paris. Ainsi cette ville "bienveillante" tant vantée par Hidalgo, il y a 2 cadres sur 3 (sondage récent) qui veulent la fuir et qui le feront à la première occasion.
Réponse de le 25/11/2017 à 3:42 :
Pourquoi répandre des contre-vérités ??? Le diesel est toujours découragé à Tokyo (je vis en Asie depuis plus de trente ans et m'y rends souvent). Les restrictions ont été renforcées en 2003, notamment avec des contrôles systématiques sur les véhicules en situation de circulation (et non pas des normes bidons dictées par les constructeurs sur des « voitures en or » impeccables sorties d’usine).
Du coup, en 15 ans, le taux de PM2.5 a baissé de plus de 60%...
Réponse de le 25/11/2017 à 13:52 :
Hélas oui.
Réponse de le 26/11/2017 à 7:09 :
Pourquoi répandre des contre-vérités ??? Le diesel est toujours découragé à Tokyo (je vis en Asie depuis plus de trente ans et m'y rends souvent), et les restrictions ont été renforcées en 2003, notamment avec des contrôles systématiques sur les véhicules en situation de circulation (et non pas des normes bidons dictées par les constructeurs sur des « voitures en or » impeccables sorties d’usine).
Du coup, en 15 ans, le taux de PM2.5 a baissé de plus de 60%...
a écrit le 24/11/2017 à 19:41 :
EXCELLENT !
je suis un informaticien qui rêve depuis plusieurs années de la voiture autonome .
- zéro accident d'inattention
- zéro monstres de ferraille qui encombrent les trottoirs
- zéro embouteillage car le parcours est connu a l'avance.
- zéro stress d'aller changer les pneus et refaire le plein
- du temps pour faire autre chose plutôt que d'être derrière le volant a attendre
- de la pollution en moins
- c'est un rêve qui va se réaliser .
Merci
a écrit le 24/11/2017 à 15:34 :
Où est donc l'Hidalgo qui déclamait en 2014 qu'il fallait "zapper les zapas" parce qu'elles allaient créer de l'injustice sociale entre ceux qui avaient les moyens de changer de véhicule et ceux qui ne l'avaient pas ! Elle a disparu avec pertes et fracas.
Encore une politicarde de l'ancien monde, qui promet mais ne tient pas.
a écrit le 24/11/2017 à 15:30 :
C'est quoi un territoire "inclusif" ? C'est un territoire dont l'on exclue l'automobile.
Bel oxymore, donc...
a écrit le 24/11/2017 à 15:26 :
"Quand 15 000 scientifiques disent qu'il est déjà trop tard, cela nous renvoie, nous les politiques, mais aussi nous les citoyens, à nos responsabilités"
Encore faut-il que les politiques ne déforment pas ces propos ! Il était question de la taille de l'humanité... Que fait Hidalgo pour lutter contre la démographie parisienne, une des villes les plus densément peuplées du monde ? Rien !
a écrit le 24/11/2017 à 15:23 :
Sur le diesel, je note une inflexion. Au départ, ce devait être 2020, son élimination de Paris. Elle est reportée à 2024. Pourquoi ? Parce qu'il y a des élections en 2020 ??
a écrit le 24/11/2017 à 15:22 :
Hidalgo devrait revoir ses classiques : Tokyo n'a pas mis fin au diesel. Au contraire, le diesel est désormais considéré comme un moteur vertueux. Un mensonge repété dix fois ne devient pas une vérité...
a écrit le 24/11/2017 à 15:19 :
"Nous sommes ainsi devenus des prescripteurs incontournables et des acteurs majeurs du changement des comportements. Il est indispensable et même irréversible si nous voulons sauver l'humanité d'elle-même."

Ca va, les chevilles ?!
a écrit le 24/11/2017 à 14:39 :
Elle a déjà investi en pure perte des millions d'euros dans le See bubble qui est la plus grande arnaque depuis les avions renifleurs puisqu'on a appris que la faisabilité était impossible et que le projet ne verrai pas le jour à Paris, mais elle continue avec la voiture autonome qui est une nouvelle arnaque annoncée !
Réponse de le 26/11/2017 à 7:11 :
Là aussi, pourquoi répandre des contre-vérités ? D'une part, il s'agit de SeaBubbles. Ensuite, l’ensemble du projet a été financé sur fonds propres, une Ville n’ayant pas vocation à investir dans une entreprise privée. Enfin, Alain Thébault, le génial concepteur de l’Hydroptère, n’a pas réussi à convaincre cette très vieille bande de « copains » qui constituent le club très fermé des Ports Autonomes de Paris d’évoluer un peu… Les normes de circulation sur la Seine datent de 140 ans, mises en place à l’époque de la standardisation des écluses et des péniches (Freyssinet). Peu optimisées pour la circulation fluviale, ces péniches provoquaient un remous important, et c’est depuis que la circulation sur la Seine est limitée à 12 km/h… Ce qui ne fait aucun sens ni technique ni économique pour un taxi volant qui va bientôt opérer à Genève à plus de 50km/h.
Au lieu de faire du Hidalgo-bashing systématique, vous devriez montrer du doigt les vieux croutons qui, du haut de leurs privilèges – les dirigeants des Ports autonomes de Paris sont grassement rémunérés et jouissent de nombreux avantages en nature – empêchent notre pays et nos villes de se moderniser…
Réponse de le 26/11/2017 à 10:23 :
@planetwatchers
Voilà le discours Hidalgo. "Soit vous êtes avec moi, soit vous êtes des vieux qui ont peur du changement".
C'est quand même plus facile que d'admettre que sur ce coup la mairie de Paris a fait preuve d'amateurisme.
C'est bien beau d'annoncer de grands projets à la presse puis de se rendre compte après qu'il fallait dégager les péniches. Tout cela montre qu'il n'y a pas eu de concertation avec les acteurs concernés .
a écrit le 24/11/2017 à 12:06 :
En quoi faire rouler des voitures vides va t'il résoudre les problème de transport à Paris?

Ou est la cohérence avec le fait d'inciter au covoiturage?

Peut t'on inciter les parisiens à faire du vélo et surtaxer les vélos sans bornes?

Décidément Mme Hidalgo est bien bizarrement construite.
a écrit le 24/11/2017 à 10:24 :
la voiture : "la ville autonome est une solution pour virer hidalgo"
5 milliards d'euros de dettes en 10 ans personne ne peut faire pire que cette petite fonctionnaire obtuse...
a écrit le 24/11/2017 à 9:15 :
Hidalgo; mensonges, mauvaise foi, comportement despotique, invraisemblances, etc..
Vivement 2020 et la fin de son règne!
a écrit le 24/11/2017 à 8:46 :
Il faut détruire le « boulevard » périphérique.
a écrit le 24/11/2017 à 8:27 :
Enlever toute initiative à l'être humain est-il la solution ultime ? La promesse d'un monde parfait ne date pas d'hier. Cette utopie imposée d'abord par des religions nous est maintenant assénée par le culte de la technologie pour des sociétés parfaites. Les politiciens seront-ils aussi convaincu par le progrès quand ils auront été remplacés par l'intelligence artificielle ?
Réponse de le 24/11/2017 à 9:21 :
Dans 30 ans, 40 degrés de juin a sept, comme en 2003. Ton initiative on se la mettra ou je pense. On voit ou elle nous mène.
Réponse de le 26/11/2017 à 14:02 :
On devrait d'ailleurs commencer par cela, remplacer les politiciens par une intelligence artificielle : ça ne devrait pas être trop difficile... ;)
a écrit le 24/11/2017 à 8:03 :
Il ne faut pas dire trop de mal de madame Hidalgo sinon c'est la censure apparemment.
Réponse de le 24/11/2017 à 14:30 :
Tout à fait 😁
Réponse de le 25/11/2017 à 4:06 :
Anne Hidalgo a fait le choix courageux de s'engager personnellement dans la lutte contre le diesel et la pollution urbaine. Elle entraîne derrière elle dans le cadre du C40 près de cent Villes-monde, qui iront chacune bien plus vite que le "machin Onusien", totalement figé dans ses COP inutiles de par le lobby exercé par les constructeurs automobiles et les énergéticiens. Elle n’avait que des coups à prendre dans cette « croisade », mais devant l’écocide urbain en cours, elle n'a pas hésité : la pollution urbaine est un contributeur majeur non seulement des accidents cardio-vasculaires, des pneumopathies et des cancers, mais également des redoutables 4A : Asthme, Autisme, AVC et Alzheimer. Donc, oui, c’était un choix courageux, et qui plus est une question de santé publique essentielle.
Réponse de le 25/11/2017 à 7:02 :
@ planetewatche

Étrange cette histoire de réduction de l'espérance de vie parisienne à cause de la pollution quand on sait que c'est justement à Paris que se trouve l'espérance de vie la plus forte de France...
Réponse de le 26/11/2017 à 7:17 :
L'espérance de vie des Capitales est toujours en pole position dans chaque pays, en raison du plus dense maillage de soins médicaux, notamment des secours d'urgence.

Mais cela n'empêche, et parler d'espérance de vie ne fait pas de sens.
Une jeune joggeuse qui fait un AVC avant quarante ans ne fera baisser l'espérance de vie moyenne des 2.2 millions de Parisiens que de quelques secondes... Mais pour elle, c'est une "interruption brutale" d'espérance de vie. Avec la perte de quelques décennies...
a écrit le 24/11/2017 à 4:31 :
Personne parmi les opposants ne reviendra sur les aménagements de la majorité en place qui nous avait prévenu en 2014. Tactiquement, il est plus facile de laisser la mère en place en assumer l'impopularité réelle ou supposée (37% des électeurs parisiens) ont un véhicule qui reste au garage 5 jours sur 7 pour la majorité d'entre nous. Je parle bien de ceux qui vivent à Paris, pas des banlieusards. Le mariage pour tous devait être annulés selon certains et avec fracas. Ils finissent par dire que ce que st fait mais nous n'irons pas plus loin. Il en sera de même de la voiture à Paris. Prendre le métro ou le RER ce n'est pas fait que pour la classe moyenne. Les aristocrates vous vous y ferez. Je n'ai plus de voiture depuis 10 ans, je n'en meurt pas mais j'ai une station de métro tous les 500 mètres.
Réponse de le 24/11/2017 à 8:17 :
Vous auriez raison si la situation était différente . Si Paris ne centralisait pas toutes les fonctions au détriment du reste du pays. Si cette politique parisienne n'avait aucun impact sur la périphérie de Paris. Si cette politique anti voiture n'avait pas des répercutions législatives qui viennent pourrir la vie des provinciaux. Votre point de vue est d'un egoisme absolu ( normal quand il pleut à Paris, il pleut partout en France ! ).
Réponse de le 24/11/2017 à 10:15 :
@Didou, votre discours qui est vrai on l'entend dans toutes les banlieues des métropoles de rang mondial. C'est encore plus vrai des banlieusards londoniens, new yorkais etc... La mentalité française de l'égalitarisme à tout craint fait que la réalité est difficile à accepter. Nous Parisiens devons accepter d'être le premier contributeur au titre de la solidarité avec les 500 millions d'euros annuels de la péréquation, nous finançons pour partie le grand paris express qui ne passera pas sur notre territoire et tant mieux, nous avons supporté le coût du pass navigo unique car il a augmenté dans la zone dense pour compenser la baisse en grande couronne. Et en plus on devrait nous retirer le droit de vote, le droit de faire le ménage sur notre territoire. Il n'y a pas une autre ville en France où l'on commente les moindres faits et gestes des élus locaux. Hidalgo on la sanctionnera ou non en 2020. Je n'ai pas mon mot à dire sur la gestion de Boulogne Billancourt et c'est normal. Le réseau de métro à Londres il est essentiellement dans Londres plus qu'une banlieue, idem à New York.
500 millions d'euros sur les 8 milliards du budget de Paris chaque année qui quitte la ville, non nous ne sommes pas égoïstes.
Réponse de le 24/11/2017 à 15:37 :
Je partage l'analyse de didou, pas la vôtre. En insistant, sous le mandat précédent, pour mettre en place le dispositif crit-air, cette ségrégation spatiale est en train de contaminer des dizaines de métropoles en France. Même des villes où la pollution est ridiculement faible, comme St-Etienne, s'y mettent, pour faire comme les grands.
Ubuesque et mortel socialement. On crée une France à deux vitesses. Celle qui peut aller partout, et celle qui ne le peut pas.
Réponse de le 26/11/2017 à 7:19 :
Paris est la seule "ville asiatique" d'Europe, avec une densité intramuros de 22 000 habitants au km2 – hors visiteurs – ce qui la place au cinquième rang mondial. Seuls 6% des Parisiens ont recours à leur voiture en semaine. Les voitures mono-passager – le chauffeur – représentent 80% du trafic, en provenance essentiellement de la couronne. Pourquoi les Parisiens devraient-ils accepter de se faire littéralement gazer par des gens incapables de se regrouper a minima, et qui repartent tranquillement le soir dans leurs villes périphériques moins polluées en laissant derrière eux les redoutables particules fines PM2.5 que ces « privilégiés » de Parisiens pourront inhaler toute la nuit ? Le fait d’être banlieusard donne t’il le droit de tuer ???
a écrit le 23/11/2017 à 22:58 :
la voiture autonome , il faudrait nous en donner une définition et les conditions de circulation . Il ne faut pas rêver ce n'est possible que dans un environnement spécifique qui n'est pas près d'exister à grande échelle ...
a écrit le 23/11/2017 à 21:46 :
Une interview sans véritable contradiction. Dû hidalgo pur sucre ç a d du creux du vide du rien. Une appararchik du PS qui est arrivée la par la grâce de Delanoë.
Paris explose de bruit. Le quartier du châtelet explose de circulation. Plus rien ne roule mais elle ose parler de la voiture sans chauffeur !!! Du rien du creux du vide
Réponse de le 26/11/2017 à 7:21 :
La voiture autonome est effectivement probablement une chimère éloignée. Mais elle fait passer le message que l'achat d'un véhicule neuf aujourd'hui n'est pas forcément une bonne idée... Et encore moins l’achat d’un diesel. Un tiers seulement des parisiens possèdent un véhicule et seuls 6% s’en servent la semaine. Il n’y a pratiquement plus aucune vente de diesel neuf – hormis les flottes professionnelles qui ont toujours un train de retard – et la côte des diesel d’occasion s’est effondrée. Alors, oui, parler de voitures autonomes est sans doute prématuré, mais si évoquer ce développement futur permet de retarder voire d’effacer un acte d’achat qui n’a plus lieu d’être. D’autant plus que des études en cours vont bientôt révéler que ce sont les véhicules les plus récents – notamment les diesel Euro 6 équipés de SCR + AdBlue et les Essence ID – qui sont les plus polluants, sur le plan NOx, formation de particules fines PM2.5 secondaires, et émission à froid (embouteillages, sortie de parking souterrain, premiers kilomètres, Start and Stop répété, recherche d’une place de stationnement…) d’ammoniac NH3 et du très redoutable protoxyde d’azote N2O, dont le pouvoir délétère de gaz à effet de serre est 298 fois celui du CO2. En d’autres termes, les diesel récents et leur AdBlue tuent dorénavant à la fois les citadins et la planète, joli résultat…
a écrit le 23/11/2017 à 21:17 :
Bobo de gôôôche à l'oeuvre....en plus elle a une personnalité insupportable...😁
a écrit le 23/11/2017 à 20:57 :
Hidalgo est une incapable notoire qui répète en boucle les invraisemblances de ses gourous communicatifs, et ses proposition sont aussi vides que l'espace entre notre système solaire et Alpha du centaure. La voiture autonome ne se décrète pas, ils faut de la technologie adéquate, elle est balbutiante, il faut des infrastructures, elles sont inexistantes, il faut les financer, il n'y a pas d'argent, il faut des usagers avec un civisme exemplaire, on n'est même pas capable de régler le problème des banlieues, alors qu'elle arrête de pipoter sur des rêves en papier mâché.
a écrit le 23/11/2017 à 20:41 :
Hidalgo est une incapable notoire qui répète en boucle les invraisemblances de ses gourous communicatifs, et ses proposition sont aussi vides que l'espace entre notre système solaire et Alpha du centaure. La voiture autonome ne se décrète pas, ils faut de la technologie adéquate, elle est balbutiante, il faut des infrastructures, elles sont inexistantes, il faut les financer, il n'y a pas d'argent, il faut des usagers avec un civisme exemplaire, on n'est même pas capable de régler le problème des banlieues, alors qu'elle arrête de pipoter sur des rêves en papier mâché.
a écrit le 23/11/2017 à 20:04 :
L'hypocrisie la plus totale, derrière le discours qui pointe du doigt les "résistances au changement", se cache un mépris de classe .
Pour limiter la pollution, commencez par donner l'exemple, prenez les transports en commun pour montrer que vous n'êtes pas résistante au changement Madame Hidalgo, au lieu de faire croire aux journalistes que l’électricité est une énergie propre.
Et puis, Paris ville inclusive? C'est de l'humour?

Merci pour votre commentaire. Il sera visible prochainement sous réserve de validation.

 a le à :