Démission de Hulot : le gouvernement sera "au complet mardi prochain"

Par latribune.fr  |   |  351  mots
Nicolas Hulot, à Matignon, en décembre 2017. (Crédits : Reuters)
Le remaniement ministériel attendu après la démission de Nicolas Hulot sera effectué rapidement, techniquement parlant. Comme le réclame l'exercice, le nom de l'élu sera connu au dernier moment.

Le gouvernement français sera "au complet" mardi pour le prochain conseil des ministres du lendemain, a annoncé vendredi le porte-parole du gouvernement à propos du remaniement attendu après la démission du populaire ministre de la Transition écologique Nicolas Hulot.

La nomination interviendra mardi prochain

"Le président de la République a indiqué que le gouvernement sera au complet pour mardi prochain. Le conseil des ministres se tiendra donc mercredi au complet et sera suivi d'un séminaire gouvernemental", a ajouté le porte-parole vendredi à l'issue d'un conseil des ministres.

"Ce sera d'ici mardi et c'est à la discrétion du président de la République, sur proposition du Premier ministre", a précisé le porte-parole face aux questions des journalistes.

Un coup pour le gouvernement, qui gardera cependant le cap

"Évidemment que le départ de Nicolas Hulot est un coup pour le gouvernement pour cette rentrée", a-t-il concédé. "C'est quelque chose à laquelle nous ne nous attendions pas, mais ce n'est pas le départ d'une personnalité, aussi éminente soit-elle, qui remet en cause les politiques que vous conduisez", a déclaré M. Griveaux.

Nicolas Hulot, l'un des membres les plus populaires du gouvernement où il avait été nommé en mai 2017, avait pris tout le monde de court, y compris le président Emmanuel Macron et le Premier ministre Edouard Philippe, en annonçant mardi matin sa démission du gouvernement à l'antenne d'une radio.

L'insupportable présence des lobbys dans les cercles du pouvoir

"Je ne veux plus me mentir": faute d'obtenir des avancées suffisantes en matière d'environnement, Nicolas Hulot a jeté l'éponge. "Je sais que seul je n'y arriverai pas (...) J'ai un peu d'influence, je n'ai pas de pouvoir", a-t-il notamment déclaré mardi, dénonçant "la présence des lobbies dans les cercles du pouvoir".

"Le président de la République a rappelé la sensibilité qui est la sienne et son attachement, ainsi que ceux des membres du gouvernement, aux sujets importants que porte Nicolas Hulot depuis longtemps dans l'opinion publique", a assuré de son côté vendredi M. Griveaux.