Florence Berthout s'en va : chez Les Républicains, le grand ménage de printemps n'en finit pas

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(Crédits : Reuters)
C'est un énième séisme après l'échec de Bellamy aux européennes et la chute de la maison Wauquiez. La défection, ce mardi, de la cheffe de file des Républicains au conseil municipal de Paris, est un nouveau coup dur pour le parti au moment même où celui-ci -autrefois centre de gravité de la droite- se cherche un nouveau patron et, au-delà, un avenir. Mais contrairement à Valérie Pécresse, décidée à "refonder" la droite en contournant LR, l'opposante à Anne Hidalgo a annoncé son soutien à la majorité présidentielle.

Sonnés par le désastre des élections européennes, les Républicains ont enregistré une nouvelle défection mardi, celle de leur chef de file à Paris, au moment même où le parti autrefois au centre de gravité de la droite se cherche un nouveau patron et, au-delà, un avenir.

Florence Berthout, jusqu'ici présidente du groupe LR au conseil municipal, a claqué la porte à son tour, après Valérie Pécresse notamment, en dénonçant dans "Le Figaro" le "rétrécissement idéologique" de sa formation d'origine.

Énième séisme après l'échec de Bellamy et la chute de Wauquiez

Mais, contrairement à Valérie Pécresse, décidée à "refonder" la droite en contournant LR, l'opposante à Anne Hidalgo a annoncé son soutien à la majorité présidentielle.

"Je note qu'autour d'Emmanuel Macron et de son projet de gouvernement, il existe aujourd'hui une capacité à rassembler des électeurs que le gaullisme savait réunir", a justifié Florence Berthout, qui a, par la même occasion, cédé la place à la tête de son groupe au conseil de Paris.

C'est, à l'échelle locale, une énième réplique du séisme qui a fait vaciller Les Républicains le 26 mai, jour des européennes.

Les 8,48% récoltés par la liste du conservateur François-Xavier Bellamy ont provoqué la démission de Laurent Wauquiez de la présidence de LR et un début d'hémorragie d'élus tirant les conclusions du basculement d'une partie de leur audience traditionnelle vers La République en marche (LaRem).

Le départ de Laurent Wauquiez, sous la pression des cadres, a ouvert une période de vacance, qui s'étalera jusqu'à l'élection d'un nouveau président en octobre, et réveillé le souvenir des sempiternelles guerres de chefs à droite.

"Si cette élection est faite pour continuer à diviser ce qu'il nous reste, c'est-à-dire très peu de chose, (...) ce sera une catastrophe absolue et ce sera la fin et la disparition des Républicains", a mis en garde Eric Woerth sur la chaîne CNEWS.

A la recherche de la figure consensuelle: Jacob... Peltier...?

Soucieux d'éviter un tel scénario, les grands élus tentent de faire émerger une candidature consensuelle, par exemple celle du chiraquien historique Christian Jacob, qui a pour lui son expérience de président du groupe LR à l'Assemblée et l'avantage de ne pas nourrir - apparemment - d'ambitions présidentielles.

Dans ce cas de figure, la désignation du champion de la droite pour 2022 serait renvoyée à plus tard.

"Si Christian Jacob est candidat, il est parti en avance, il veut y aller, il a le soutien semble-t-il de plein de monde, très bien, allons-y", a dit Eric Woerth, tout en se plaçant en recours au cas où le prétendant désigné finirait par renoncer.

L'hypothèse Jacob ne dissuade cependant pas toutes les velléités.

Le député Guillaume Peltier, vice-président de LR, a fait savoir sur France 2 qu'il excluait de moins en moins, "plus les jours passent", d'être lui-même candidat à la succession de Laurent Wauquiez, le chef de file des députés LR n'incarnant pas, selon lui, le "renouvellement".

En attendant, la présidence par intérim est assurée par Jean Leonetti.

Les prétendants devront candidater entre le 15 juillet et le 13 août

Le premier tour de l'élection se déroulera du samedi 12 octobre 20h00 au dimanche 13 octobre 20h00. Si un second tour était nécessaire, le vote aurait lieu du samedi 19 octobre 20h00 au dimanche 20 octobre 20h00.

Les prétendants, soutenus par au moins 5% des parlementaires LR et au moins 1% des adhérents à jour de cotisation, devront faire acte de candidature entre le 15 juillet et le 13 août.

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Commentaires
a écrit le 12/06/2019 à 16:30 :
Compte-tenu de la carte politique actuelle, si les ex LR vont vers Macron par intérêt bien sur, il n'est pas certain que le reste de son électorat va le suivre et plustôt aller vers le RN, car le LREM a fait le plein de ses voix lors des européennes.
a écrit le 12/06/2019 à 13:31 :
On achève bien les chevaux...prenez Jacob il finira l’éradication du LR
a écrit le 12/06/2019 à 9:31 :
Moins médiatisé :

La députée Sandrine Josso quitte LREM pour être « en accord avec ses valeurs » ,elle siégera désormais au groupe « Libertés et Territoires ». .

Il y a quatre jours, Aina Kuric, élue de la Marne, avait justifié de la même manière son départ du parti LREM, partageant sa « honte » et sa « déception ».
a écrit le 12/06/2019 à 3:52 :
Les traitres sont une norme en politique. Mais que l'on se rassure, ceux qui aujourd'hui tournent casque le referont quand le rem sera au tapis.
Les francais ignorent la conscience politique, ce n'est pas enseigne a l'ecole.
a écrit le 11/06/2019 à 21:53 :
Ils sont toujours aussi incapables de serrer les rangs dans les périodes difficiles, leurs nerfs étant beaucoup trop à fleur de peau pour les adultes qu'ils prétendent être... La droite la plus bête du monde n'est pas de retour : elle ne nous a en réalité jamais quittés. La faute sans doute, à ces ingrats d'électeurs qui ont osé voter librement lors des primaires de la droite et du centre, organisées pourtant pour leur permettre de faire le bon choix, celui qu'on leur commandait avec toute la bienveillance qu'on peut avoir pour ces gueux. Qu'ils partent donc et laissent leur place : la nature a horreur du vide et va leur trouver des remplaçants très vite...
a écrit le 11/06/2019 à 20:02 :
sur les 72 fuyards seuls 6 étaient à jour de cotisations, donc ils étaient comme bertand ou pécresse hésitaientt, et oui il faut garder le poste éh oh et le pognon? donc 66 déjà achetés par macron, quant à la dernière elle va se vendre pour garder son rôle à Paris. Donc non événement 73??? peatnuts ces traîtres. surtout que dès que les Français se détourneront totalement de macron au vu des résultats qui coulent le pays, se seront ravisés sur le personnage, tout en parade, com. et surtout des résultats nullissimes.
a écrit le 11/06/2019 à 17:24 :
ILs en ont des bons mais comme ce sont les plus intelligents ils ne vont pas s'exposer, surtout en ce moment...
a écrit le 11/06/2019 à 16:07 :
Trop de monde veut être chef chez les LR, mais aucun des prétendants n'a le charisme nécessaire depuis Sarkozy de Nagy Bocsa...Fillon! Wauquiez !
Bellamy ! Pelletier !!!!!! Zéro pointé.
Finalement, que le PS et les LR disparaissent est une bonne chose, ça permettra une recomposition du paysage ET du personnel politique.
Mais ne nous y trompons pas, les sensibilités sont toujours présentes .
Le spectre d'un parti unique type LREM dérivant à droite et d'un parti d'extrême droite important ne manquera pas de faire taire les vieilles rancunes à gauche pour recomposer un opposition crédible. Il ne peut en aller autrement, sinon c'est la fin de la démocratie.
Réponse de le 11/06/2019 à 16:27 :
La fin de la démocratie, ou de ce qu'il en reste. Certains diront que nous sommes en démocratie puisqu'on peut s'exprimer librement, mais on peut répondre que les dirigeants au pouvoir s'en moque et que cela ne les empêchent pas de faire ce qu'ils veulent. Dit, de façon plus populaire : cause toujours...
Réponse de le 11/06/2019 à 17:50 :
@ Iciailleurs : Nous sommes en démocratie représentative. Nous choisissons nos représentants tous les 5 ans et nous leur déléguons notre pouvoir. La majorité a la légitimité pou agir selon le programme pour lequel elle a été élue. Vouloir "causer" tout le temps n'est pas la démocratie mais l'anarchie.
Réponse de le 11/06/2019 à 19:00 :
"Finalement, que le PS et les LR disparaissent est une bonne chose"

En même temps , ils n'ont pas réellement disparu du moins la classe sociale aisée des deux partis qui sont en majorité composé dans l’électorat de seniors et de retraités cadres,ils se sont juste réunies pour former LREM par peur d'un effondrement de leur système d’où la destruction programmée de tout ce qui est service public et privatisation au maximum en suivant le plus souvent les directives européennes comme nos barrages par exemple.Ils savent qu'avec seulement 24% des voix ,ils s'assurent un 2eme tour d'une présidentielle sans problème car leur électorat vote contrairement à d'autre et face au RN ,Macron a 90% de chance de continuer 5 ans de plus.LREM va surement rafler plusieurs villes aux municipales ce qui va leur permettre d'avoir des sénateurs.Les 348 sénateurs sont élus au suffrage universel indirect par environ 162 000 grands électeurs élus par un collège électoral de grands électeurs formé d'élus de cette circonscription : députés et sénateurs, conseillers régionaux, conseillers départementaux et conseillers municipaux.En fin de compte avec LREM on a le droit d'être de gauche ou de droite.. mais libéral ,sinon c'est les extrêmes.

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