Haro sur le modèle social français !

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Quel avenir pour notre système de protection sociale ?
Quel avenir pour notre système de protection sociale ? (Crédits : Reuters)
A quelques mois de la présidentielle, le caractère généraliste et égalitaire du modèle social français est remis en question par plusieurs dirigeants politiques et économiques.

C'est une nouvelle lubie en France à quelques mois de l'élection présidentielle : il faudrait désormais recentrer les aides de l'Etat vers les ménages les plus pauvres. Certains dirigeants politiques et économiques y voient un formidable moyen de faire des économies, et d'autres une opportunité pour « simplifier » un système d'aides sociales complexe.

Une mouvance qui remet en question les fondements du modèle social français, universel, qui vise à donner accès à tous aux mêmes soins, aux mêmes écoles et à une protection sociale. Ce système est d'abord mis à mal par le contexte budgétaire tendu pour la puissance publique. Car en cette période où Bercy s'est engagé auprès de l'Europe à équilibrer les comptes publics, toute aide inefficace est à proscrire.

Pragmatisme budgétaire

Or après plusieurs années de crise, le système de redistribution français joue, certes, un rôle important d'amortisseur social, mais il reste perçu par beaucoup comme inefficace face aux problèmes sociaux qui se pérennisent en France. Ainsi, sous couvert de « pragmatisme » budgétaire, l'esprit du modèle social de redistribution « généraliste » à la française est mis à mal.

Même le gouvernement actuel mène une politique sociale allant dans ce sens. Il a ouvert la voie en remplaçant la prime pour l'emploi (PPE) par la prime d'activité, davantage ciblée sur les plus pauvres, actant le passage d'une logique de soutien aux faibles revenus du travail (la PPE), à celle de la lutte contre la pauvreté. Autre exemple, la prise en compte depuis le 1er octobre du patrimoine des allocataires d'aides au logement à partir de 30.000 euros, livrets d'épargne populaire (Livret A, LDD, LEP) compris. Feu sur les politiques publiques keynésiennes visant à soutenir plus largement la demande afin de favoriser la croissance. Les restrictions budgétaires imposent désormais de faire des choix.

A la merci de la loi du marché

Pareillement, l'idée du Premier ministre Manuel Valls de créer un revenu universel pour tous, à partir de 18 ans, venant se substituer aux minima sociaux existants, répond à ce principe de donner un minimum à tous, et de laisser, au-delà, la population « à la merci » de la loi du marché. Une aubaine pour les tenants d'une politique économique plus libérale qui s'engouffrent dans la brèche.

L'IFRAP, un think tank libéral, propose par exemple une allocation sociale unique (AUS) qui devrait « permettre d'économiser 10 milliards d'euros de frais de fonctionnement ». Mais l'IFRAP milite aussi pour « tendre vers une plus juste répartition de l'aide entre les foyers ». Autrement dit, changer un modèle qui favoriserait une forme « d'assistanat ». Un discours qui divise, mais qui peut convaincre en cette période où le ras-le-bol fiscal des ménages va de pair avec le rejet croissant de ceux qui profiteraient des allocations de l'Etat alors qu'ils ne sont pas dans le besoin.

Juppé, Le Maire, Sarkozy, Fillon, même combat....

Les favoris à la primaire de droite ne se privent pas pour reprendre, au moins en partie, cette rhétorique. Alain Juppé, Bruno Le Maire, Nicolas Sarkozy ou François Fillon proposent tous de fusionner et/ou de plafonner les aides de l'Etat aux ménages, et de les limiter aux plus pauvres. Nicolas Sarkozy dit par exemple vouloir « substituer aux différentes aides existantes (RSA, aide au logement, prime d'activité) une aide unique avec deux caractéristiques essentielles, conditionnée à la reprise d'une activité ou d'une formation, plafonnée à 75 % du SMIC ».

Bruno Le Maire souhaite lui « garantir que le travail soit plus rémunérateur que l'assistanat », en plafonnant « pour un foyer le montant de l'ASU à 60% du SMIC pour une personne seule, montant qui sera majoré de 50 % de l'allocation de base pour le conjoint et de 30 % pour le premier enfant ». Et François Fillon assure qu'il instaurera « une prestation sociale unique qui dépasse le logement et regrouperait toutes les aides sociales comme les APL et le RSA » pour « faire en sorte que les revenus de l'assistance ne soient pas supérieurs aux revenus du travail ».

Supprimer les rigidités liées aux salaires

Bref ce thème de la limitation des aides aux plus pauvres revient à droite, comme souvent avant chaque élection. Mais on le sent aussi émerger, sous une autre forme, du côté de la communauté des affaires. Le monde des startups notamment et les tenants de l'« uberisation » de l'économie militent pour supprimer les rigidités liées aux salaires, auxquels sont adossées des charges.

Or, ces charges donnent des droits et un accès à des prestations hors travail (chômage, maladies, retraite) bien supérieures à celles liées par exemple aux statuts des autoentrepreneurs et autres travailleurs indépendants. Conscients du potentiel destructeur de ces propositions pour les personnes dans le besoin, les tenants de l'« uberisation » proposent tout de même de créer un socle minimum par répartition pour la santé et la retraite, tout en assumant qu'un système par capitalisation individuelle devrait prendre une part croissante. Un choix de société différent, qui risque de nuire fortement au financement des comptes sociaux, déjà bien mal en point en France ; mais aussi à la qualité de la protection sociale pour tous.

Laminer un système très protecteur

Or la France possède un système de retraite qui lui permet par exemple de présenter un taux de pauvreté chez les plus de 55 ans bien inférieur à la moyenne européenne ou à l'Allemagne. Par ailleurs, le système d'allocations chômage permet à la France de posséder l'un des taux de pauvreté des 15-29 ans les plus faibles de l'OCDE, selon les économistes de l'organisation. Faisant fi de ces constats, le discours ambiant est bien rodé : pour s'adapter au monde moderne, il serait indispensable de baisser les charges qui pèsent sur les entreprises et de réduire les dépenses publiques. Au risque de laminer un système social protecteur ?

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Commentaires
a écrit le 08/10/2016 à 9:48 :
L'EGALITE à la Française, seuls pratiquement les fonctionnaires et les professions libérales peuvent se risquer, sans risques , à se présenter aux élections. Résultat des tas d'enseignants à l'assemblée et un ou deux cadres ou ingénieurs de l'industrie. Des lois favorables aux uns, les autres pratiquement ignorés. Ce "Statut" est une honte pour 80 % d'une population ignorée et que les Conseils et Haute Cours ne veulent pas rectifier, trop dangereux ma fille; et les dirigeants , ils viennent d'où ? ? ?
a écrit le 07/10/2016 à 13:52 :
Et si on supprimait les allocations aux illégaux, 1) on ferait des économies substantielles et 2) on arrêterait l'appel d'air, car chaque fois qu'on en régularise 100, le lendemain on en a 300 qui arrivent :-)
a écrit le 07/10/2016 à 12:44 :
SI DEJA L ONT POUVAIS FAIRE REVENIR LES EMTREPRISES FRANCAISE DE L EXTERIEUR ? ONT AURAIS MOINS DE QUESTION DE COMMEN T TRANSFORME LE SYSTEME SOCIAL? QU E L ONT CONTINUE A VOIR QUE DES GROSSES ENTREPRISES FRANCAISE AIDER SOUVENT PARS L ETAT COMMANDE LEURS PRODUIT A L ETRANGER? C EST LA QUE L ON VOIE QUE L ON NOUS PREND POUR DES BILLES???
a écrit le 07/10/2016 à 10:55 :
generaliste + egalitaire = egalitariste
le francais confond egalitarisme et egalite
il faudrait lui apprendre le francais, il comprendrait d'ou vont venir les pbs futurs
bon, cela dit, vu que c'est deja trop tard, ca n'a pas d'importance
a écrit le 07/10/2016 à 9:31 :
heureusement que l'on peut compter sur les crises financières pour mettre en évidence les défaut du système...très riches, dormez tranquilles, une armada de CSP+ veille sur vos intérêts !
Réponse de le 07/10/2016 à 10:57 :
les crises devraient vous rejouir!
l'insee a publie une etude montrant que la crise de 2008 etait salutaire vu qu'elle a reduit les inegalites
il faudrait plus de crises, comme ca il y aurait moins d'inegalites, c'est mecanique
a écrit le 07/10/2016 à 9:03 :
Le dernier paragraphe met le doigt sur le probleme: le system francais est tres protecteur a tel point que vous avez maintenant les retraités qui ont un niveau de vie superieur aux actifs... EVdiement ca passe mal parmi ceux qui finance lesdits retraités (et qui eux ne toucherons rien quand ils seront retraité dans 50 ans). Le systeme actuel etant tres mal en point, il faut de toute facon le changer. la question est de savoir qui paiera les pots cassés
Réponse de le 07/10/2016 à 14:57 :
Je ne sais pas où est ce que vous avez trouvé l'information que les retraités avait un niveau de vie supérieur aux actifs... Il faut aussi éclairé un point, les retraités qui ont acheté leur domicile et qui n'ont plus de crédit, qui ont pu épargner en étant actif et ont des revenus de cette épargne ont certainement un meilleur revenu qu'un salarié à temps partiel... Mais ces retraités ont eux même cotisés en étant actif et n'ont pas démérité s'ils ont bien géré leur patrimoine, et je ne parle pas de CSP+, devons nous supprimer leur retraite (De fait inférieure à leur salaire précédent) car il serait trop riche ? ou moins pauvre que les autres ? Ce raisonnement me gêne un peut...
a écrit le 07/10/2016 à 8:10 :
L'Euope est en marche! au nom de la concurrence libre et non faussée les candidats de droite veulent détruire le modèle social français issu du Conseil National de la Résistance qui est la base de la solidarité française. Va-t-on laisser sans rien faire la concurrence tuer la solidarité?
Réponse de le 07/10/2016 à 14:35 :
Non, on ne reste pas sans rien faire. On ouvre les yeux et on réalise que les socialistes font du bon travail pour la politique de l'offre, première étape vers une politique rééqulibrée de la demande. Ce sont les entreprises qui embaucheront, et pas l'Etat ou les collectivités territoriales justement mises au régime sec par Hollande. On commence déjà à voir certains salaires augmenter chez les cadres et pas seulement dans l'informatique. Les Français ont décrété que Hollande était nul, alors qu'il se révèle le meilleur - contre toute attente. Il n'a pas une once de charisme ou de talent explicatif mais il semble avoir quelque chose qui manque chez beaucoup: l'intelligence.
Réponse de le 07/10/2016 à 23:24 :
Réponse à Noux: sans contester le fait que Hollande est vraiment nul, il ne faut pas oublier que toute politique de l'offre doit rencontrer des acheteurs solvables. Sinon, il faudra imiter l'Allemagne de 2008, du début de la crise, où l'on louait des aérodromes désaffectés pour parquer des dizaines de milliers de voitures qui ne trouvaient pas d'acheteur. On avait une offre surdimensioonnée mais, malheureusement, les clients n'étaient pas au rendez-voys, faute de revenus. Keynes avait raison
a écrit le 07/10/2016 à 8:07 :
Que l'on ne parle pas de "pragmatisme" quand il s'agit de réagir a une situation généré par des décisions extérieures ou a cause d'une monnaie qui ne nous appartient pas! Parce que dans ces cas là ce n'est que de la "soumission"!
a écrit le 07/10/2016 à 7:56 :
La France, pays où l'on jalouse les riches...et les pauvres!
a écrit le 07/10/2016 à 6:44 :
Mais la France n'est pas égalitaire ni juste. Moi j'ai des jours de carence en cas de maladies. D'autres n'en ont pas du tout. Certains partent en retraite plus tôt certes leur boulot est dure. Mais un modèle social égalitaire on devrait avoir tous le même calcule pour fixer la retraite.
Non la France n'est pas juste ni égalitaire mais elle est corporatiste, clientéliste et pour l'injustice.
a écrit le 07/10/2016 à 6:42 :
Je trouve ça amusant qu'on qualifie les bénéficiaires du RSA d'assisté. L'aillant bénéficié pendant quelque année, je trouve que ça ressemble beaucoup à de la bureaucratie. Il faut chercher des aides par-ci et par là pour pouvoir ne serai-ce que survivre, on y passe un temps fou, évidement on ne cherche pas de travail pendant ce temps. Les bureaucrate seraient-ils tous des assistés?

Pour ce qui est du revenu de base, la question est de savoir a qui nous allons donner mandat pour mettre en place ce système. si vous prêtez les clef de votre maison a un voleur pour qu'il arrose vos fleures, il ne faut pas s'étonner si vos économies disparaissent.

Je suis absolument pour, mais cet argent est celui des pauvre, pas question de s'en servir pour le donner aux puissants...
Réponse de le 07/10/2016 à 9:27 :
Surtout que le RSA etc ne sont qu'une forme sociale de subvention à l'économie, ça serait marrant de retirer tout ça et voir l'impact sur le commerce dans notre pays.

Surtout que, je ne pense pas que les gens touchant le RSA ont une exonération de TVA.
a écrit le 07/10/2016 à 5:54 :
A VIRTUTE & AMIS.
Le verbe guetter se conjugue avec ses 2T et sans accent..
Senile vous avez dit ?
a écrit le 07/10/2016 à 5:46 :
Toutes ces pratiques d'aides vont disparaitre. Les deficits parlent d'eux meme. Comment imaginer une minute que les crediteurs de la colossale dette francaise vont rayer d'un trait de plume ce que les debiteurs leurs doivent ? Le pays fera sans doute defaut, et la pauvrete actuelle se generalisera davantage.
Voila l'avenir. Vivre a credit n'est pas tenable, jamais.
a écrit le 07/10/2016 à 2:23 :
C'est normal, il y a un PAPY BOOM, c'est à dire plus de retraités que de travailleurs...quel pays peut soutenir ça facilement ?
Réponse de le 07/10/2016 à 8:02 :
Effectivement, il y a plus de retraités, mais chaque travailleur produit plus de richesse grace aux gains de productivité liés à l'usage de l'énergie. Mais il faut aussi étendre le financement des retraites à une contribution de l'énergie. Merci.
Réponse de le 07/10/2016 à 23:27 :
Il n'y a pas assez de travailleurs parce qu'on a délocalisé. Vous ne voulez pas un peu de protectionnisme
a écrit le 06/10/2016 à 21:32 :
Le seul problème du modèle social français est qu'il n'est plus viable, on n'arrive plus à le financer malgré un niveau de prélèvement qui est passé au delà du maximum de la courbe de Laffer (la preuve, tous les prélèvements créés ou augmentés au cours de la législature qui se termine ont rapporté moins qu'escompté) et qui commence sérieusement à peser sur l'économie. Le pragmatisme, et non l'idéologie, implique donc d'y regarder de plus près. Une bonne mesure pourrait être de supprimer progressivement les allocations familiales sur une durée d'une vingtaine d'années, par exemple en décidant que les enfants à naître n'y ouvriront plus droit. Autre possibilité, un enseignement supérieur payant accompagné de bourses permettant aux familles peu argentées d'y faire face.
Réponse de le 07/10/2016 à 8:11 :
On s'intéresse au niveau du prélèvement, mais on oublie l'inflence du point de prélèvement, sur la consommation (les ménages) ou sur la production (les entreprises). Il faut basculer la fiscalité du travail sur la fiscalité énergétique. Cela correspond à la réforme fiscale de Coe-Rexecode et à la proposition exprimée par Nicolas Hulot. C'est à étudier.
Réponse de le 08/10/2016 à 20:40 :
@Gepe : vous avez l'air d'y tenir, à votre fiscalité énergétique... je n'y cris pas du tout, d'abord parce que les efforts d'économies d'énergie s'inscriraient en "moins" sur les recettes de la protection sociale (à moins d'augmenter sans fin le taux de prélèvement sur l'énergie pour compenser les pertes de recettes créées par les économies d'énergie...ou les délocalisations d'activités) ; ensuite, parce que pénalisant un des facteurs de production, elle ne pourrait qu'encourager les délocalisations de la production industrielle en des lieux moins taxés. Sans même parler de secteurs qui ne survivent que grâce à une énergie largement détaxée comme la pêche ou l'agriculture. Je crois bien plus à un financement de la protection sociale par la TVA.
a écrit le 06/10/2016 à 21:01 :
Il ne faut pas faire d'amalgame entre les aides émanant strictement du budget de l'état et celles émanant du budget de la sécu .L'état c'est ''''accaparé la sécu'''''le parlement votant son budget alors que se sont les partenaires sociaux qui gerent les differentes caisses .Les cotisations sociales des entreprises et des salariés n'ont rien à voir avec le budget de l'état comme certains voudraient nous le faire croire .Le RSA a été transféré aux departements sans que les subventions suivent ,obligeant ceux ci à augmenter les impots locaux .L'honneteté journalistique se devrait de dire ;voila les aides qui émargent du budget de l'état ,celles de celui de la cécu et celles du departement ........
a écrit le 06/10/2016 à 20:59 :
ces candidats qui veulent refonder le modèle social de notre pays oublient de parler de leur propre sort : les élus et leurs privilèges ; qu'ils commencent donc à montrer l'exemple par une belle réforme de leur statut
a écrit le 06/10/2016 à 20:45 :
Les paysans y disaient pas "la retraite", y disaient "la rente". Faut dire qu'ils ne s'arrêtaient pas de travailler le jour où ils commençaient à percevoir "leurs droits"...
Bon, une analyse de la répartition des pensions versées permettraient de se rendre compte que notre système de retraite, notamment les complémentaires (qui sont malgré tout obligatoires*) est très inégalitaire et profite relativement plus à ceux qui ont beaucoup cotisé (et qui touchent de les meilleures pensions) qu'à ceux qui sont en bas du tableau. La règle des 80/20 doit certainement s'appliquer.
Par ailleurs, il ne faut donc pas tout mélanger quand on parle de prestations sociales (Caf, maladie, retraite et chomage).
* un première réforme est donc de fusionner la retraite complémentaire avec la retraite de base. On s'apercevrait que la pension qui fait l'objet d'un système de répartition ne devrait être que la pension de base. Les autres pensions complémentaires relèveraient du régime de l'assurance (mutuelle ou non). Cela s'appliquerait progressivement pour être mis en place !
Réponse de le 07/10/2016 à 8:20 :
Votre proposition mérite un examen plus attentif. A mon avis, il faut une allocation de base complétée par le système de retraites par répartition. C'est le financement des retraites par répartition qu'il faut compléter par une participation de l'énergie. Il faut se reporter à la note n°6 du conseil d'analyse économique. Merci.
a écrit le 06/10/2016 à 20:38 :
Merci pour cet article, qui peut nous éclairer dans nos choix électoraux.
a écrit le 06/10/2016 à 20:04 :
Résumons, il n'est pas possible d'organiser la déflation des salaires en france et notre patronat est incapable de faire évoluer son offre.
Bref reportons l'échec de l'écnomie francaise sur la population puis continuons les mêmes idioties.
Oui il y a des choses à faire évoluer en France: L'investissement, la qualité des produits, la R&D la volonte de produire du nouveau.
Il est tant de mettre la tête de notre patronnat dans le mur pour lui faire comprendre qu'il a un rôle de créateur de valeur ajouté à jouer.
Après que l'état essaie de réduire l'impôt temps (Temps passé en déclarations) pur simplifier la vie des entreprises OK, changer les barèmes sociaux pour organiser la baisse des salaire reléve de l'escroquerie intellectuelle.
Maintenant si vous voulez des preuves regardés chez nos si modernes voisins allemands qui ont crée les minijobs et assistent désormais à l'effondrement de la productivité par tête. Ils vont dans le mur et mon mauvais fond s'en réjoui. j'espére juste éviter le même désastre à mon pays.
Réponse de le 06/10/2016 à 21:41 :
C'est rassurant de voir encore des personnes lucide sur notre situation, de plus j'ajouterai que, faudrait déjà contrôler mieux que ça les dépenses des élus locaux, le gaspillage à tout les étages, les privilèges surréalistes des sénateurs et de leurs collaborateurs, les diplomates, il y a tellement d'argent balancé par les fenêtres...
Réponse de le 07/10/2016 à 14:39 :
Des propos qui réchauffent le coeur et redonnent de l'espoir!
a écrit le 06/10/2016 à 18:23 :
On a donné des dizaines de milliards d'euros d'allègement de charges aux entreprises, dont la majeure partie va à de grands groupes qui n'en ont pas besoin.

Ne cherchez pas plus loin vos problèmes de déficits.

Mais c'est tellement moderne de mettre les salariés dans une position d'insécurité constante. Au moins comme ça ils ne se plaignent pas. Ils ont de la chance d'avoir un travail.
a écrit le 06/10/2016 à 18:20 :
Excusez moi mais le dernier paragraphe est caricatural.Surtout la dernière phrase:"Au risque de laminer un système social protecteur ?"Protecteur pour qui?Pour les journalistes qui ont un abattement fiscal de 7500 euros par an?
a écrit le 06/10/2016 à 17:49 :
On devrait permettre aux chômeurs d'autoriser la CAF à verser le RSA au futur employeur
Celui-ci en contrepartie , compléterait le salaire et assurerait une formation. Dans le cas ou
la personne ne ferait pas l'affaire après un CDD de 3 mois par exemple, celle-ci retournerait au RSA quitte à renouveler cette expérience dans une autre entreprise.
Évidemment , il est indispensable d'encadrer ce nouveau système pour éviter les abus
mais aussi que les chômeurs soient volontaires.
a écrit le 06/10/2016 à 17:49 :
On devrait permettre aux chômeurs d'autoriser la CAF à verser le RSA au futur employeur
Celui-ci en contrepartie , compléterait le salaire et assurerait une formation. Dans le cas ou
la personne ne ferait pas l'affaire après un CDD de 3 mois par exemple, celle-ci retournerait au RSA quitte à renouveler cette expérience dans une autre entreprise.
Évidemment , il est indispensable d'encadrer ce nouveau système pour éviter les abus
mais aussi que les chômeurs soient volontaires.
a écrit le 06/10/2016 à 17:49 :
On devrait permettre aux chômeurs d'autoriser la CAF à verser le RSA au futur employeur
Celui-ci en contrepartie , compléterait le salaire et assurerait une formation. Dans le cas ou
la personne ne ferait pas l'affaire après un CDD de 3 mois par exemple, celle-ci retournerait au RSA quitte à renouveler cette expérience dans une autre entreprise.
Évidemment , il est indispensable d'encadrer ce nouveau système pour éviter les abus
mais aussi que les chômeurs soient volontaires.
a écrit le 06/10/2016 à 17:12 :
ca sent le bon vieux conservatisme à grand papa cet article...plus ou moins 10% de chômeurs depuis 30 ans, 100% de dettes, recordman des impôts, taxes et autres cotisations, PIB par tête qui ne fait que baisser, taux de croissance qui s érode d'un point par décennie pour tourner autour de 0% désormais, toujours autant de mal logés et d'illettrés, des services publics qui se dégradent, FN au deuxième tour, je continue? On ne peut donc rien toucher dans notre pays pour essayer d améliorer les choses et en particulier pour les plus pauvres et plus fragiles??? On incapable de créer une sorte de régime de l'intermittence pour les uberisés???C'est plus possible de déléguer au secteur privé des activités sous contrainte d'objectif de service public, afin de permettre à l'état de se concentrer sur ses missions essentielles??? C'est impossible d'avoir une fiscalité plus intelligente pour permettre à nos entreprises de se développer et d'embaucher??? Mr Thépot, pardon de vous dire que c'est très court votre article et la chute une pure supercherie, une sorte de calembredaine ou un très vieux marronnier. Dormez tranquille braves gens, on ne prend aucun risque, on ne change rien, on va protéger le modèlefrançais (marque déposée), le plus beau, le plus formidable du monde qu on ne peut plus améliorer.
Réponse de le 06/10/2016 à 20:23 :
La question n'est pas d'améliorer la fiscalité des entreprises ou d'aider celles-ci, la question est celle du modèle social que nous voulons. Cette question n'est pas une question de marché mais de politique au sens noble du terme. La complainte sur le PIB et l'industrie est elle aussi un vieux marronnier. Malgré toutes les aides la désindustrialisation de la France continue. Et le seul devoir que se sentent les dits industriels est de faire du fric au mépris de toute casse sociale.
a écrit le 06/10/2016 à 17:01 :
Et surtout cela permet de soutenir la consommation et donc la croissance malgré nos chiffres du chômage désastreux.

Mais qu'ils suppriment tout ils ont raison, c'est quand les gens auront faim qu'ils se révolteront enfin.

Puisque de toutes façons en aucune façon nos élections n'améliorerons nos conditions.
a écrit le 06/10/2016 à 16:59 :
OUI, il faut baisser les charges sur les entreprises et les reporter, à niveau constant, sur la consommation des ménages. La solution consiste à financer les charges sociales, chomage et retraites, par une taxe sur l'énergie et de prévoir une allocation pour les faibles revenus. Cela correspond à la note n°6 du CAE, et en plus, cela permet de protéger le climat. Mais qui arrivera à le comprendre? Jean Tirole est favorable à une taxe sur l'énergie pour protéger le climat.
Réponse de le 07/10/2016 à 8:55 :
Que vous apparemment. Je n'ai jamais entendu parler de ce monsieur, ni de cette note n°6 du CAE. Vous n'éveillez même pas le moindre intérêt pour je passe cinq minutes à chercher ceci. Le mots taxe me donne envie de donner des coups de bâtons, sans économie d'energie, sur les élus.
a écrit le 06/10/2016 à 16:55 :
Un système social plombé par les dettes qui creuse son déficit tous les ans n'est pas pérenne. Il vaut mieux le changer tout de suite plutôt que de se gargariser d'aider les retraites
Réponse de le 06/10/2016 à 18:02 :
Répéter 5 fois le même commentaire...la sénilité vous guète.
a écrit le 06/10/2016 à 16:54 :
Un système social plombé par les dettes qui creuse son déficit tous les ans n'est pas pérenne. Il vaut mieux le changer tout de suite plutôt que de se gargariser d'aider les retraites
a écrit le 06/10/2016 à 16:54 :
Un système social plombé par les dettes qui creuse son déficit tous les ans n'est pas pérenne. Il vaut mieux le changer tout de suite plutôt que de se gargariser d'aider les retraites
a écrit le 06/10/2016 à 16:54 :
Un système social plombé par les dettes qui creuse son déficit tous les ans n'est pas pérenne. Il vaut mieux le changer tout de suite plutôt que de se gargariser d'aider les retraites
a écrit le 06/10/2016 à 16:54 :
Un système social plombé par les dettes qui creuse son déficit tous les ans n'est pas pérenne. Il vaut mieux le changer tout de suite plutôt que de se gargariser d'aider les retraites

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