L'économie française poursuit sur sa bonne dynamique au troisième trimestre

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Dans ce contexte, l'acquis de croissance pour 2017, à savoir l'évolution du PIB si la croissance du dernier trimestre était nulle, se situe à 1,7% au 30 septembre, un chiffre de bon augure alors que le gouvernement a construit le budget 2017 en tablant sur une croissance de 1,7%.
Dans ce contexte, l'acquis de croissance pour 2017, à savoir l'évolution du PIB si la croissance du dernier trimestre était nulle, se situe à 1,7% au 30 septembre, un chiffre de bon augure alors que le gouvernement a construit le budget 2017 en tablant sur une croissance de 1,7%. (Crédits : Reuters)
La croissance du PIB s'est établie à 0,5% en France au troisième trimestre, grâce à une accélération de la consommation des ménages et à une nouvelle progression de l'investissement, d'après l'Insee. L'organisme public a, par ailleurs, revu à la hausse la croissance du deuxième trimestre, qui a atteint 0,6% au lieu des 0,5% jusque-là annoncés, et celle du dernier trimestre 2016, passée également de 0,5% à 0,6%.

La croissance a continué sur sa solide lancée au troisième trimestre, s'établissant à 0,5% conformément aux attentes, la demande intérieure permettant de compenser une contribution redevenue négative du commerce extérieur, selon les premiers résultats publiés mardi par l'Insee.

La croissance de 0,5% du troisième trimestre est conforme aux projections de l'Insee dans ce point de conjoncture, mais aussi aux attentes des 27 économistes interrogés par Reuters et aux dernières prévisions de la Banque de France. Au troisième trimestre, la demande intérieure finale est restée le principal moteur de la croissance française, avec une contribution positive au PIB, de 0,6 point. Celle de la variation des stocks des entreprises, très volatile, a été de +0,5 point après -0,5 au trimestre précédent, tandis que celle du commerce extérieur est repassée dans le rouge (-0,6 point après +0,6 point).

Dans le détail, les dépenses de consommation des ménages ont augmenté de 0,5%. L'investissement global a progressé de 0,8% (après +1,0% au deuxième trimestre), restant soutenu malgré un léger ralentissement à la fois pour les entreprises (+0,9% après +1,1%) et des ménages (+1,1 % après +1,4 %). L'investissement public reste orienté à la baisse, en recul de 0,2% comme au trimestre précédent.

Bon pour le budget 2017

L'institut a dans le même temps relevé les chiffres de deux des trois trimestres précédents, évoquant désormais une progression du produit intérieur brut (PIB) de 0,6% pour le quatrième trimestre 2016 et le deuxième trimestre 2017, contre 0,5% précédemment dans les deux cas. L'économie française évolue ainsi depuis l'automne dernier à son rythme de croissance le plus élevé depuis son rebond d'après-crise entamé fin 2009, qui s'était brutalement interrompu au printemps 2011.

Dans ce contexte, l'acquis de croissance pour 2017, à savoir l'évolution du PIB si la croissance du dernier trimestre était nulle, se situe à 1,7% au 30 septembre, un chiffre de bon augure alors que le gouvernement a construit le budget 2017 en tablant sur une croissance de 1,7%. Le redémarrage de la croissance de l'économie française après trois années autour de 1,0% (1,1% en 2016), pourrait donc être un peu supérieur. Le ministre de l'Economie et des Finances Bruno Le Maire a évoqué au début du mois une hypothèse plus optimiste de 1,8%, confortée quelques jours plus tard dans le point de conjoncture de l'Insee.

(avec Reuters)

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a écrit le 02/11/2017 à 10:00 :
De toutes façons, impossible de se faire une idée rationnelle, la matière est trop complexe pour le profane : certaines sources disent que tout va bien, le moral des ménages progresse et ils consomment, d'autre que leur morale plonge....( je parle de journaux économiques, pas du comptoir du bistrot du coin...)

Dans la vie de tous les jours , j ai plutôt l impression que ça ne s'arrange pas : les jeunes que je connais personnellement ont de plus en plus de contrats précaires ou sont au RSA/chômage, les retraités de mon entourage vont être touchés de plein fouet par la hausse de la CSG, à cause d'un dépassement d'une centaine d euros du plafond fixé par le gouvernement ( si pas de changements) et vont encore essayer de réduire leurs dépenses ect, ect.....
Alors comment faire lap art du ressenti et du réel, j'avoue être dubitatif....
a écrit le 31/10/2017 à 13:30 :
Les exportations ralentissent, la désindustrialisation se poursuit à travers les délocalisations à l' est de l' Union européenne grâce aux salaires à trois sous, la Chine rachète les terres du Berry mais la ..croissance repart..


Qui n' entend qu' une cloche n' entend qu' un son ..

Quand osera t-on rendre visible les analyses étayées et contradictoires et les solutions de F. ASSELINEAU ..?
a écrit le 31/10/2017 à 10:55 :
On dirait que le CICE commence à produire ses fruits. Si Hollande, au lieu de perdre quasiment 2 ans au début de son quinquennat, avait mis directement le cap sur une politique de l'offre, il aurait peut-être été réélu... En attendant c'est une excellente chose, car grâce aux rentrées fiscales permises par cette croissance on pourra rembourser les 10 milliards de taxe sur les dividendes indûment perçues sur les entreprises sans trop creuser le déficit, et les sommes rendues permettront de doper l'investissement desdites entreprises ce qui à son tour dopera la croissance.
a écrit le 31/10/2017 à 9:49 :
La croissance repart, la pauvreté continue à progresser, où est la rationalité ? On serait plutôt dans l'absurde.
Réponse de le 31/10/2017 à 14:38 :
@oxi: quelles sont vos sources disant que la pauvreté progresse. J'ai l'impression qu'on est beaucoup plus dans le ressenti que dans le rationnel.

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