L'OCDE recommande à la France "d'investir davantage" dans les quartiers défavorisés

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Les résultats scolaires dépendent fortement du milieu socio-économique des parents, observe l'étude de l'OCDE sur la France.
"Les résultats scolaires dépendent fortement du milieu socio-économique des parents", observe l'étude de l'OCDE sur la France. (Crédits : Charles Platiau)
Les jeunes des quartiers défavorisés sont beaucoup plus exposés au chômage que la moyenne française. Pour y remédier, l'OCDE préconise de mettre l'accent sur l'école, la formation, mais aussi sur les programmes de rénovation urbains pour y redynamiser l'activité économique et l'emploi.

L'Organisation de coopération et de développement économiques (OCDE) a présenté jeudi son étude économique sur la France au ministre de l'Economie Bruno Le Maire. Outre un certain nombre de recommandations concernant la baisse de la dépense publique - notamment la réduction du nombre de fonctionnaires et des réformes concernant le système des retraites et l'aide au logement -, l'organisme a insisté sur les leviers pour lutter contre le chômage, en particulier celui des jeunes dans les quartiers défavorisés.

L'étude dresse le constat qu'en France, "trop de citoyens peu qualifiés sont exclus du marché du travail". Ce phénomène résulte principalement d'un problème de formation, pas seulement professionnelle, mais aussi élémentaire (littératie, numératie et adaptation à la technologie). L'Hexagone compte plus d'adultes ayant de faibles compétences que la moyenne des pays de l'OCDE. "Il y a trop de chômage, souvent de longue durée, particulièrement chez les jeunes qui sont nombreux à être ni en emploi, ni scolarisés, ni en formation", indique l'étude.

La probabilité de chômage des jeunes près de deux fois plus forte dans les quartiers défavorisés

Au-delà des complexités du compte personnel de formation pointée par l'organisme, le cœur du problème relève surtout des inégalités à l'école. "Les résultats scolaires dépendent fortement du milieu socio-économique des parents", observe l'étude, d'où les difficultés rencontrées par les jeunes des zones pauvres. De fait, la probabilité de chômage des 15-29 ans est près de deux fois plus forte dans les quartiers défavorisés que dans les unités urbaines environnantes, selon le rapport annuel 2015 de l'Observatoire national de la politique de la ville.

Probabilité de chômage des jeunes selon leur origine

Pour remédier à ce phénomène, l'OCDE recommande d'"investir davantage dans les quartiers pauvres" et de "prêter plus attention à leurs besoins spécifiques". En ce qui concerne l'école, l'étude préconise d'inciter les professeurs de talent à venir enseigner dans ces zones urbaines en leur proposant un salaire et des perspectives de carrière avantageux. La question de l'apprentissage est aussi centrale. Les politiques publiques en la matières ont tendance à délaisser les lycées professionnels, alors que les jeunes des quartiers défavorisés "sont plus susceptibles d'être orientés vers [cette] filière".

"Intégrer ces quartiers dans leur environnement urbain"

L'OCDE insiste également sur des besoins importants d'investissements dans les transports et l'immobilier. Les régimes fiscaux particuliers, destinés à attirer les entreprises dans les quartiers pauvres ont eu des résultats mitigés, sauf dans les zones bien desservies par les transports. Aujourd'hui, selon une étude, les habitants des zones défavorisées sont près de 90% à devoir conduire pour se rendre à leur travail, alors qu'ils sont environ moitié moins nombreux que les autres à posséder une voiture ou à être titulaires du permis de conduire.

Les problèmes de transports éloigne aussi ces populations des services publics. Le manque de garde d'enfants, dans des zones où la population est plus jeunes qu'ailleurs, et d'accueil personnel, notamment pour la recherche d'emploi, aggravent les difficultés d'accès à l'emploi.

"Pour attirer de nouvelles entreprises et améliorer les perspectives d'emploi des habitants des quartiers défavorisés, la stratégie la plus efficace consiste probablement à intégrer ces quartiers dans leur environnement urbain et à redynamiser le marché immobilier et le commerce local au moyen de programmes de rénovation urbaine et d'une meilleure desserte en termes de transports", conclut l'OCDE.

Ces programmes de rénovation pourraient d'ailleurs être mis à profit pour "offrir des stages professionnels et des formations aux compétences de base", propose l'étude.

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Commentaires
a écrit le 18/09/2017 à 14:01 :
Encore un dossier " hyper chaud" du genre bombe à retardement...
C'est trop tard pour ces jeunes.
a écrit le 17/09/2017 à 15:21 :
Ascenseurs détruits, bâtiments saccagés, on a l'exemple des H.L.M et autres bâtiements de banlieue.
a écrit le 17/09/2017 à 10:12 :
l L O C D E DEVRAIS PLUTOT DONNEES DES IDEES AUX GOUVERNEMENT A SAVOIR COMMENT RELANCE L ECONOMIE EN RELANCENT LE POUVOIR D ACHAT DES FRANCAIS ? ALORS LA LES CITEES DEVIENDRONT PLUS CALME???
a écrit le 17/09/2017 à 10:11 :
l L O C D E DEVRAIS PLUTOT DONNEES DES IDEES AUX GOUVERNEMNT A SAVOIR COMMENT RELANCE L ECONOMIE EN RELANCENT LE POUVOIR D ACHAT DES FRANCAIS ? ALORS LA LES CITEES DEVIENDRONT PLUS CALME???
a écrit le 16/09/2017 à 18:25 :
Caméras partout à 10 M de haut, cages d'escaliers et entrées dégagées, policiers armés partout. INVESTIR POUR LE REGNE DE L INTIMMIDATION, CASSES, FEUS, TAGGS......NON !!!!!!!!!!
a écrit le 16/09/2017 à 17:06 :
LA recette est et restera toujours la même :
Il faut investir dans une école de qualité et orienter correctement les populations pauvres pour que l’ascenseur social fonctionne via des formations supèrieures viables et permettant des débouchés et une vie confortable.
Il faut détruire les cités pour les remplacer par des quartiers plus agréables avec des espaces verts, des transports et des services de proximité (et de la police de proximité), les immeubles bien entendu doivent être en mode digicode, caves inaccessibles, gardiens et peu d'étages. Avec des charges très maigres limitées au nettoyage, pas de chauffage collectif pour éviter les contentieux et les impayés. On y rajoute des services de proximité et de la police locale ainsi que des transports et l'endroit redevient viable et à l'abri des trafics et de la délinquance.
Une fois que les deux points précédents sont réglés il suffit d'inciter d'une part les entreprises à investir localement via des incitations fiscales et des zones franches, mais en leur demandant l'embauche d'au moins 30% de salariés localement. Ensuite on incite les citoyens locaux à créer des entreprises locales et des startups via des financements facilités et des formations en gestion d'entreprises gratuites et surtout opérationnelle.
Mais comme peu de Maires ont ce cheminement en tête les choses prennent un temps infini à se mettre en marche.
a écrit le 16/09/2017 à 13:34 :
La discrimination positive on connait on a déja donné, entre les gangs de barbares et les excités de la kalachnikoff, nous n'avons pas besoin des avis de l'OCDE pour bien vivre, il y a mille lieux sur le territoire national ou il fait bon vivre, mais ces localités sont oubliées des bien pensants et des médias, la jacobinisme francais n'est pas une réussite. Les devoirs et droits de chacun sont les mêmes pour chaque citoyen, aucun territoire n'est réservé à certains. "Le but de toute association politique est la conservation des droits naturels et inprescriptibles de l'homme : ces droits sont la liberté, la propriété, la sureté et la résistance à l'oppression" ( article 2 de la déclaration des droits de l'homme de 1789 ) . Quand aux jeunes des quartiers cités par le journal, ils ont l'école à courte distance de leur habitation ainsi que des équipements sportifs contrairement aux jeunes à la campagne ou en DOM-TOM qui sont bien plus éloignés et doivent vivre en pension ou logement pour se former, ce qui est plus couteux pour les familles. Qui sont les noms des conseilleurs de l'OCDE celà serait interessant, ou sont ils passés pour observer la réalité. Pendant ce temps on organise le désert sur le territoire comme pour l'usine de sous traitant automobile GM & S, tout ce laxisme a conduit à une répartition de la population sans équivalent avec les pays voisins, il y a pourtant de l'espace sur le territoire. Il y a des actions à réaliser, nous avons des entreprises trés performantes pour le BTP, que va t il être fait concrètement pour les Antillais, des solutions techniques sont à mettre en place, qui va participer à celà. Quel est l'avis de l'OCDE sur nos DOM-TOM.
a écrit le 16/09/2017 à 11:15 :
Combien, 120 zones de non droits identifiées en France par le ministère de l'intérieur qui sont aussi des quartiers....à rénover au frais du contribuable!
Réponse de le 16/09/2017 à 13:45 :
et après de multiples rénovations déjà aux frais u contribuable !
a écrit le 16/09/2017 à 9:57 :
IL FAUT EN EFFET REPENSSE TOUTE LA SOCIOLOGIE AUTOUR DE CES GRANDES CITEES? OU LES GRANDES USINES D AVANT ONT DISPARUES???
a écrit le 16/09/2017 à 9:51 :
Des milliards de francs (à l'époque...années 80..) ont été consacrés aux banlieues....pour quels resultats? Et là on va recommencer? Certaines écoles pratiquent la discrimination positive....certes.....mais cela est une source d'injustice pour d'autres....on n'en finira donc jamais avec ces politiques clientélistes et à la petite semaine.....
Réponse de le 16/09/2017 à 17:53 :
Sans oublier ,les dizaines d'écoles et maternelles défoncés depuis les années 80 à la voiture bélier ou brulés , surement un entrainement au djihad..
a écrit le 16/09/2017 à 9:30 :
Il serais bon toutefois de rappeler que ces ensembles et leur bâtiments ont étés livrés neufs, ils ont sur la durée été sur remis en état et aux normes, que des budgets colossaux ont étés mobilisés par tous les gouvernements successifs pour ces zones, que les écoles sont à proximité et ouvertes à tous comme partout en France, les services hospitaliers sociaux,associatifs subventionnés fonctionnent, transports primes, allocations, couvertures sociales sont apportés ou à la disposition de tous sans discrimination, allons arrêtons de nous culpabiliser au delà du raisonnable.
Le problème ne serait il pas ailleurs ?
a écrit le 16/09/2017 à 9:30 :
Investir dans la formation qualifiante, apprentissage notamment sur l'avenir imprimante 3d, intelligence artificielle, l'avenir
sur les associations avec des professionnels bien rémunérés
des enseignants et des policiers avec de l'expérience ....les choses pourraient changer

et a long terme, cela fera des économies...
a écrit le 16/09/2017 à 6:02 :
Et revoilà le gaspillage de l'argent public à perte (soutien associations, rénovation). Ce que l'on pourrait faire, c'est engager des militaires pour réapprendre à tous ces jeunes oisifs ce que c'est de travailler.
Lever aux aurores dans ls cités,
Fourniture de pinceaux, balais, poches,....
Et, hop, on néttoie sa cité. Après tout, ce sont eux qui la dégrade.
On peut peur-être même aller jusqu'à former sur place des électriciens, maçons et autres.
Réponse de le 16/09/2017 à 12:41 :
dom vous avez raison mais dealer de la cam est bien plus rentable et exonéré d IR !!
Réponse de le 16/09/2017 à 16:28 :
ET pourquoi des militaires qui sont à toutes les sauces ????non mettre des cadres civils , d anciens politiques etc !!!ainsi ils verront dans les cités comment ceux ci ont réussi
a écrit le 15/09/2017 à 19:15 :
l o c d e a raison mais l apprentissage reste inportant mais pour refaire des commerces dans les citees ce n est plus possible sauf s il sont gerer pars des habitants du cartier,; refaires des petite entrprisses a cote des citees il faut trouve de la place et des entreprneur qui non pas peur de se faire cambrillioler???
a écrit le 15/09/2017 à 17:49 :
les zones rurales sont bien moins favorisées que ces quartiers "dits" défavorisés , le problème est sans doute ailleurs il faudrait se poser les bonnes questions sur l'intégration
a écrit le 15/09/2017 à 17:48 :
ça fait 40 ans que l on entend ce discours et pour quel résultat ?
Réponse de le 16/09/2017 à 6:03 :
+1
Réponse de le 16/09/2017 à 12:42 :
LE NEANT !!!
a écrit le 15/09/2017 à 17:40 :
Oui c'est ça pour engraisser les gros du BTP pour construire des logements sociaux plus de ce consommateur ils veulent pour que l'économie fonctionne à plein pour eux surtout car la dette augmente ils se foutent pas mal que les gens finissent dans des Mouroirs où que les retraités ne puisse plus se soigner il faut ramener des consommateurs on va dans le mur
a écrit le 15/09/2017 à 16:51 :
dans les zones de non droit §,,? OU chez les fainéants
Réponse de le 16/09/2017 à 12:43 :
elusif : bien vu !!
a écrit le 15/09/2017 à 16:50 :
Pourrait on déjà nous indiquer le coût de ces quartiers ? Et pour quel résultat actuellement ? Après on va nous dire que l'avenir de l'Europe passe par l'importation massive de nouveaux migrants ! Lesquels donc ? L'ingénieur indien ou le djihadiste du Sahel ?
a écrit le 15/09/2017 à 16:45 :
La blague, ça fait des décennies qu'en France on investi énormément dans ces quartiers et pourtant ça na pas tout changer. faut arrêter de croire que le pb est là.
a écrit le 15/09/2017 à 15:44 :
"littératie et numératie": c'est quoi ce charabia ? La novlangue de l'OCDE ? Que cet organisme de pseudo-experts ne se mêle pas par ailleurs de la France, il ne paie pas.
a écrit le 15/09/2017 à 15:36 :
avec un ancienne ministre de l'education qui interdisait aux enfants de lire ou ecrire ou de faire du latin ou de l'allemand au nom de l'egalitarisme, c'est pas rendu.......
c'etait deja dans les plans de lenine de faire des inadaptes pour que certains se fassent elire.........
si les gens sont formes et ont un travail, bizarrement, il y aura certaines personnes pour lesquelles ils ne vont plus voter, alors que s'ils restent assistes, ils en ont besoin pour avoir des aides..........
le cynisme de certains est sans nom, mais le pire retse les lecons de morale qui vont bien...
Réponse de le 15/09/2017 à 21:11 :
@churchill : Lénine ? Vous en êtes sûr ? 1. Lénine s’en foutait royalement des élections, il se considérait comme un révolutionnaire. 2. Donc, avec un but de fabriquer des inaptes, L’URSS a inversti une énorme part de son budget dans l’éducation et a su s’imposer en 4 décennies comme un deuxième pays scientifique du monde, malgré le niveau de base assez faible (Empire Russe), la situation catastrophique après la guerre civile, la fuite des cerveaux et des éventements qui ont conduit aux grandes pertes (grande Terreur, 2ème Guerre Mondiale).
a écrit le 15/09/2017 à 15:01 :
École formation professionnelle.
a écrit le 15/09/2017 à 14:01 :
On en veut pas . Dehors !
a écrit le 15/09/2017 à 13:23 :
L'OCDE n'est vraiment pas dans l'air du temps néolibéral; quel manque de progressisme évident.

Demandons plutôt aux allemands leur avis, cela devrait être bien plus simple, il faut y envoyer l'armée et les forcer à travailler oui ! Quand on, voit que ces braves polonais et roumains travaillent 60 heures pour 400 euros par mois mais c'est quoi ces feignasses de français qu'on a là !?

Et les chinois aussi ils ont leurs quartiers défavorisés et cela ne les empêche pas de bosser comme des chiens pour rien eux !

Marre du coudutravail et des cassociaux !
Réponse de le 16/09/2017 à 12:50 :
citoyen blasé : je vous rejoint dans votre commentaire mais avec un bémol : j habite en zone rurale, pas de non droit ici, et j y croise depuis des années des parasites soit disant "invalides" qui bossent au black en profitant de leur allocation ! les assistés ne sont ^pas tous dans les cités, et qui contrôle ces abus de bons franchouillards ??? personne !
Réponse de le 17/09/2017 à 11:38 :
De cas particuliers il y en a toujours en effet, je me souviens de mon ancien maire, un gaulliste qui m'a raconté choqué qu'il était aller voir un gars pour le loyer de la résidence communale, un bon français qui vote fn parce qu'il a peur du "grand remplacement" mais qui ne travaille pas en fait, qui n'a jamais travaillé de sa vie, lui son boulot de faire des gamins à toutes les gourdes qu'il peut trouver.

Le maire lui demande s'il pourra régler le loyer ce mois-ci et le gars, avec un large sourire qui tapote le ventre de sa copine du moment en répondant, oui il vas pas tarder le loyer...

Il n'y a pas de vérité c'est pour ça que je dénoncerai sans arrêt tout ses prêtres néolibéraux qui envahissent les médias de masse pour dire qu'il faut suivre leur dogme, qu'il n'y a pas d'alternative.
Réponse de le 17/09/2017 à 11:39 :
P.S: tapotant le ventre de sa copine du moment enceinte bien entendu...

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