La France Insoumise présente son "contre-budget" pour "l'intérêt général"

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Au budget pour les hyper-riches, nous opposons le budget pour l'intérêt général, a affirmé Eric Coquerel, membre de la commission des Finances, lors d'une conférence de presse, en présence de plusieurs autres élus LFI, dont brièvement leur chef de file Jean-Luc Mélenchon.
"Au budget pour les hyper-riches, nous opposons le budget pour l'intérêt général", a affirmé Eric Coquerel, membre de la commission des Finances, lors d'une conférence de presse, en présence de plusieurs autres élus LFI, dont brièvement leur chef de file Jean-Luc Mélenchon. (Crédits : Reuters)
Dans leur contre-budget d'une cinquantaine de pages, basé sur le programme "l'Avenir en commun" et "affiné" à la suite des débats budgétaires, les Insoumis se disent "prêts à gouverner". Les députés de gauche radicale évoquent un choc d'investissement de 100 milliards sur cinq ans et de politiques qui permettraient une augmentation de 6 points du salaire moyen.

Les députés de La France insoumise ont présenté jeudi "un contre-budget", basé sur le programme porté par Jean-Luc Mélenchon à la présidentielle, qui répond, selon eux, à une logique "radicalement inverse" de celui du gouvernement "pour les hyper-riches".

"Au budget pour les hyper-riches, nous opposons le budget pour l'intérêt général", a affirmé Eric Coquerel, membre de la commission des Finances, lors d'une conférence de presse, en présence de plusieurs autres élus LFI, dont brièvement leur chef de file Jean-Luc Mélenchon.

| Lire aussi : Un budget 2018 majoritairement considéré comme favorable aux "riches"

L'écologie comme priorité

Alors que communistes et socialistes ont déjà présenté en octobre de tels contre-budgets, Eric Coquerel a justifié cette présentation tardive, pendant que l'Assemblée examine le volet "dépenses" du projet de loi de finances 2018, en arguant que "si on veut faire un travail sérieux, il faut se donner le temps".

Dans leur contre-budget d'une cinquantaine de pages, basé sur le programme "l'Avenir en commun" et "affiné" à la suite des débats budgétaires, les Insoumis se disent "prêts à gouverner". Ils estiment que leur projet axé notamment sur "la reconversion écologique de l'économie" permettrait de mettre fin au "libéralisme mortifère" et de réduire massivement le chômage, ramenant son taux à 6% en 2022.

Leur projet passerait notamment par "un choc d'investissement de 100 milliards sur cinq ans". En outre, quelque 173 milliards d'euros supplémentaires seraient ajoutés, sur l'ensemble du quinquennat, à la dépense publique actuelle, compensés notamment par la suppression du pacte de responsabilité, la suppression de niches fiscales ou la lutte contre la fraude fiscale.

Baisse de la dette publique de 9 points en 5 ans

Avec ce programme, les élus LFI tablent également sur un taux de croissance "en moyenne de 2,1% par an entre 2017 et 2022" et estiment que "le salaire réel moyen devrait augmenter de 6 points" sur la même période. Ils estiment aussi que "la dette publique devrait passer de 96% de PIB en 2016 à 87% en 2022".

Une partie conséquente du contre-budget, qui sera fourni aux militants LFI sous forme de brochure, est consacrée à la critique du projet du gouvernement "irresponsable et inégalitaire", qui "profitera avant tout aux soi-disant 'premiers de cordée' du président et laissera des miettes à 'l'armée de sherpas' qui portent leurs sacs".

Les Insoumis critiquent en particulier la "flat tax" et la suppression de l'ISF, estimant que "l'ouverture de ces vannes fiscales" créera "des effets d'aubaine pour les plus riches". Ils jugent que l'exécutif a réinventé "le bouclier du capital" qui représentera pour l'Etat un réel "boulet fiscal", dans une allusion au bouclier fiscal de Nicolas Sarkozy.

| Lire aussi : DOSSIER Budget 2018

(Avec AFP)

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Commentaires
a écrit le 06/11/2017 à 15:40 :
Augmenter la dépense publique et creuser la dette de 12% tout en augmentant les charges et impots des entreprises et de la classe moyenne et réussir à en déduire une croissance renforcée, une baisse du chômage et une réduction de la dette. Bref des dépenses certaines, des recettes improbables et une évasion fiscale qui font plus penser à un scénario catastrophe qu'à une embellie durable.
Réponse de le 10/11/2017 à 14:19 :
Vous avez réussi à résumer 51 pages de mesures en 5 lignes ? Bravo.
a écrit le 06/11/2017 à 11:54 :
L'intérêt général est un totalitarisme teinté de bons sentiments.
Réponse de le 10/11/2017 à 14:20 :
Vraiment ?
a écrit le 03/11/2017 à 18:00 :
la chasse à la FI est ouverte, dirait-on...
a écrit le 03/11/2017 à 9:59 :
Il est évident que donner de l'argent aux riches c'est se couper un bras puisque ceux ci vont s'empresser de capitaliser cet argent dans les paradis fiscaux, argent qui du coup est totalement stérilisé, ne profitant à personne car amputé directement à l'économie réelle.

Le néolibéralisme rend la gestion de gauche plus crédible que la gestion de droite, bravo il fallait le faire !
Réponse de le 03/11/2017 à 14:23 :
Les "riches" ont eux compris que l'économie mondiale était ouverte, et que si trop de taxes en France, ils partiraient.
Vos taxes sur les "riches" ne rapportent rien, car sans aucune fraude, il n'est pas difficile de faire des montages permettant d'optimiser la fiscalité. Nous vivons dans une europe ouverte.
On ne se coupe pas un bras en diminutant la fiscalité des riches, on s'adapte à la réalité.
Par exemple, la fortune cumulée des 10 plus grosses fortunes francaises représente 243 Md€ soit 3 Md€ d'ISF au taux actuel. Or le montant total de l'ISF est de 4 Md€ avec plus de 300 000 contribuables. Donc ces impots sont totalement inefficaces, ils permettent juste à ceux qui ne comprennent rien de croire que "l'on fait payer les riches".
Réponse de le 03/11/2017 à 15:13 :
"Les "riches" ont eux compris que l'économie mondiale était ouverte, et que si trop de taxes en France, ils partiraient."

Ils sont partis et c'est plus facile de comprendre quand on paye des tonnes de comptables et avocats fiscalistes qui vous conseillent. Cette phrase démontre déjà la bien faible capacité de réflexion par vous mêmes que vous avez. Ça va être encore pénible...

"Vos taxes sur les "riches" ne rapportent rien, car sans aucune fraude, il n'est pas difficile de faire des montages permettant d'optimiser la fiscalité. Nous vivons dans une europe ouverte."

Incompréhensible, merci de vous détendre et de m'expliquer autrement si du moins vous y arrivez.

"On ne se coupe pas un bras en diminutant la fiscalité des riches, on s'adapte à la réalité."

LE bras est déjà coupé puisque les riches ne payent pas d'impôts la plupart de leurs capitaux étant entassés dans les paradis fiscaux et vous le savez très bien et c'est épuisant d'avoir à le dire et le redire malgré tout.

"Par exemple, la fortune cumulée des 10 plus grosses fortunes francaises représente 243 Md€ soit 3 Md€ d'ISF au taux actuel. Or le montant total de l'ISF est de 4 Md€ avec plus de 300 000 contribuables. Donc ces impots sont totalement inefficaces, ils permettent juste à ceux qui ne comprennent rien de croire que "l'on fait payer les riches""

4 milliards c'est déjà bien mieux que zéro non ? Ou bien vous êtes vraiment très mauvais en calculs peut-être ?

Après il est vrai que comparé aux 80 milliards annuels que nous coute la fraude fiscale des riches c'est pas grand chose mais vous savez pour nous autres, pas grand chose peut déjà être beaucoup.
Réponse de le 05/11/2017 à 10:35 :
@Crédible "Donc ces impots sont totalement inefficaces, ils permettent juste à ceux qui ne comprennent rien de croire que "l'on fait payer les riches"."

Macronn ne ne dézingue pas les riches qui nous pompent ou pour certains nous ont pompé, il les entretient. Il est d' ailleurs tout à fait incapable d' interdire la libre circulation des capitaux dans le cadre de l' UE mais vient nous seriner réformes à longueur de semaines et à fortiori incapable d' empêcher les 80 milliards d' évasion fiscale annuelle de ses copains du CAC ..

A quoi croyez-vous que sert l' Ue des lobbies ...?

Voilà donc le petit guide de la lobbycratie à Bruxelles d' où découle la GOPEdépendance de votre ami président, avec toute ma reconnaissance pour le bon usage et la ..saine vulgarisation que vous ne manquerez pas d' en faire !

https://corporateeurope.org/sites/default/files/lp_brussels_report_fr_v6_screen.pdf
Réponse de le 07/11/2017 à 10:01 :
"on est pas là pour parler de l'hiver qui arrive hein, on est là pour parler d'économie, merci."

Voilà ce que j'ai écris en signalant votre énième trollage.
a écrit le 03/11/2017 à 8:46 :
Sacre Melanchon. Son programme a ete rejette aux presidentielles, a part brasser du vent, ca sert a rien ce contre projet.
Il ferait mieux de s occuper de mettre en coherence les discours et les actes. Car proclamer de lutter contre la fraude fiscale et d avoir a ses cote une femme qui ne paie pas ses cotisations sociales depuis 1.5 ans ca fait desordre ....


PS: dire qu il n est pas le seul n est pas une excuse. Fillon a degagé, Ferrand n est plus ministre (et le sera plus jamais probablement).
a écrit le 03/11/2017 à 3:44 :
Bref le programme de Melanchon ca se resume en depensez depensez depensez.
Ca ete tente par Mitterand avec les effets catastrophiques sur l'inflation.
a écrit le 02/11/2017 à 21:59 :
C'est toujours assez plaisant de gager des dépenses nouvelles par la lutte contre la fraude fiscale dont par définition on connaît mal le montant si ce n'est par des estimations largement pifométriques et contre laquelle l'arsenal déployé est déjà considérable. A part la torture je ne vois pas comment on pourrait accroître fortement son rendement.
a écrit le 02/11/2017 à 21:48 :
Jean-Luc Mélenchon désavoué par le Conseil constitutionnel : il est « anticonstitutionnel » de désobéir aux traités européens...
Dommage pour notre ami Jean-Luc embarque sa clientèle dans de oiseuses considérations idéologiques.

La décision numéro 2017-660, question prioritaire de constitutionnalité, du 6 octobre 2017 du Conseil constitutionnel, vient confirmer que la "désobéissance" aux directives européennes est "anticonstitutionnelle". Celles et ceux qui voulaient appliquer un programme politique et économique en "désobéissant" aux traités, en établissant un rapport de froce avec l'Union européenne, devront réviser leur copie et prendre en considération le droit constitutionnel.

Une décision du 6 octobre 2017 du Conseil constitutionnel (1) a été largement commentée par les médias de grande diffusion en ce sens qu'elle imposait à l'Etat français le remboursement aux actionnaires de quelques 10 milliards d'euros, perçus illégalement au titre d'une contribution additionnelle à l'impôt sur les sociétés en relation avec les montants distribués (dividendes) (2).



Ce qui est passé, en revanche, totalement inaperçu, c'est la charge juridique monumentale que contenait cette décision du 6 octobre 2017. En effet, le Conseil constitutionnel venait de démontrer qu'il est « anticonstitutionnel » de désobéir à une directive européenne, de désobéir aux traités signés par la France. L'idée maitresse de « désobéissance aux traités » de Jean Luc Mélenchon, pour appliquer le programme de la France Insoumise, se fracasse, se délite et disparaît devant « l'anti-constitutionnalité » d'une telle désobéissance. Jean Luc Mélenchon devra donc renoncer, contraint et forcé, à la désobéissance aux traités qu'il envisageait pour appliquer son programme, lequel devenant, de fait, inapplicable dans le cadre de l'Union européenne. Les plans « A » et « B » étaient des vues de l'esprit car « anticonstitutionnels ».



Il n'est pas inutile de rappeler que la Constitution d'un pays constitue la loi suprême de la Nation. Toutes les institutions de la 5ème République respectent les dispositions de notre Constitution. Le Conseil constitutionnel, crée en 1958, est l'une de celles-ci. L'une de ses missions est de contrôler la constitutionnalité des lois et de certains règlements. En outre, depuis la révision constitutionnelle du 23 juillet 2008, le Conseil constitutionnel peut être saisi sur des lois déjà promulguées. Cette saisine, question prioritaire de constitutionnalité – QPC-, a lieu à l'initiative de l'une des parties et après filtrage des requêtes par le Conseil d'Etat ou la Cour de cassation.



Le Conseil constitutionnel ne se situe pas au sommet de la hiérarchie des tribunaux qui restent l'apanage du Conseil d'Etat, en ce qui concerne le droit administratif, et de la Cour de cassation, en ce qui concerne le droit privé. Malgré tout, les décisions du Conseil constitutionnel s'imposent aux pouvoirs publics, aux autres autorités juridictionnelles et à l'ensemble des institutions françaises.



Son appartenance à l'Union européenne fait que la France participe à un système « supranational » puisqu'elle a ratifié les traités européens et accepté, en pleine conscience, des transferts considérables de souveraineté vers l'U.E. L'article 55 de la Constitution de la 5ème République stipule que les traités ont une force supérieure aux lois françaises. Ce n'est pas anodin, pas anodin du tout.



Examinons dans le détail cette décision du Conseil constitutionnel du 6 octobre 2017.



Le Conseil constitutionnel a été saisi le 10 juillet 2017, par le Conseil d'Etat, d'une question prioritaire de constitutionnalité – QPC-, dans les conditions de l'article 61-1 de la Constitution.



Ce qu'il nous faut observer ce sont, comme dans les jugements rendus par les juridictions de l'ordre judiciaire, les « attendus » ou, par les juridictions de l'ordre administratif, « les considérants ». Le Conseil constitutionnel ne possède pas ce vocabulaire juridique mais indique ce qui « fonde » sa décision et fait référence à des textes précis qui apparaissent selon leur ordre hiérarchique, en l'occurence, dans le cas qui nous concerne :

1°) la Constitution

2°) L'ordonnance n°58-1067 du 7 novembre 1958 portant loi organique sur le Conseil constitutionnel. (Cette loi précise les modalités d'organisation et de fonctionnement du Conseil constitutionnel - précision de l'auteur -).

3°) La directive n°2011/96/UE du 30 novembre 2011 concernant le régime fiscal commun applicable aux sociétés mères et filiales d'Etats membres différents.

4°) Le Code général des impôts.

5°) La loi n°2015-1786 du 29 décembre 2015 de finances rectificative pour 2015

6°) Le règlement du 4 février 2010 sur la procédure suivie devant le Conseil constitutionnel pour les questions prioritaires de constitutionnalité.



Puis, après fait référence aux textes, le Conseil constitutionnel s'exprime sur le fond.

- Au point numéro 6 il indique : « Il résulte de la jurisprudence constante du Conseil d'Etat, telle qu'elle ressort de la décision de renvoi de la question prioritaire de constitutionnalité, que les dispositions de l'article 235 ter ZCA (du code général des impôts) ne peuvent être appliquées aux bénéfices redistribués par une société mère, provenant d'une filiale établie dans un Etat membre de l'Union européenne autre que la France et relevant du régime mère-fille prévu par la directive du 30 novembre 2011 mentionnée ci-dessus (point n°3) mais peuvent, en revanche, être appliquées à l'ensemble des autres bénéfices distribués par cette société mère.

- Au point numéro 9 il stipule : « le premier alinéa du paragraphe I de l'article 235 ter du ZCA du code général des impôts, dans sa rédaction de la loi du 29 décembre 2015, doit être déclaré contraire à la Constitution ».



Et, la décision finale du Conseil constitutionnel se présente sous cette forme :

- Article 1er : Le premier alinéa du paragraphe I de l'article 235 ter ZCA du code général des impôts, dans sa rédaction résultant de la loi n°2015-1786 du 29 décembre 2015 de finances rectificative pour 2015 est contraire à la Constitution.



Cette décision du Conseil constitutionnel fait apparaître d'une manière éclatante le fonctionnement du système supranational auquel appartient la France. Il faut, aujourd'hui plus que jamais, tenir compte que l'Union européenne édicte des normes, des règlements, des directives, qui ont primauté sur le droit national des Etats membres et s'appliquent automatiquement.



La France a ratifié les traités européens et modifié sa Constitution pour opérer des transferts de souveraineté vers l'Union européenne, de sorte que, les règlements européens et les directives européennes ont une force supérieure aux lois françaises et doivent être pris en considération, comme d'autres points de la Constitution française, par le Conseil constitutionnel, pour satisfaire aux dispositions de celle-ci. La désobéissance à la directive n°2011/96/UE du 30 novembre 2011 (3) a été jugée « anticonstitutionnelle ». Il en serait de même pour toute autre directive bafouée, ou tout autre règlement non respecté, par exemple, la désobéissance à la directive sur les travailleurs détachés.



Conclusion.



En prenant sa décision du 6 octobre 2017, en s'appuyant sur la directive UE du 30 novembre 2011, le Conseil constitutionnel vient souligner que les traités européens, par leur droit dérivé, font partie intégrante de la Constitution française et qu'il est anticonstitutionnel de ne pas respecter le droit émis par l'Union européenne.

Jean Luc Mélenchon qui à la page 81 de son livre « l'avenir en commun » écrit : « notre programme n'est pas compatible avec les règles des traités ; pour appliquer notre programme, il nous faudra donc désobéir aux traités dès notre arrivée au pouvoir » n'a pas pris en compte le droit constitutionnel pour écrire une telle contrevérité.



La preuve est faite qu'il est impossible en France de prendre des décisions, de rédiger des lois et des règlements, allant à l'encontre des dispositions des traités. Pas un gouvernement français, au sein de l'Union européenne, ne sera en mesure de proposer des mesures législatives contraires au contenu des règlements européens et des directives européennes.



Le principe de la séparation des pouvoirs est appliqué en France. Le Conseil constitutionnel aura toujours autorité pour annuler et juger « anticonstitutionnelle » une loi contraire aux traités européens. Le programme de Mélenchon, comme celui de n'importe quel postulant à la présidence de la République qui voudrait rester dans l'UE et établir un rapport de force avec celle-ci, est, « constitutionnellement parlant », voué d'une manière certaine à l'échec.

La seule et unique solution pour ne pas subir l'autorité des traités européens ne peut pas être la désobéissance, mais, plus simplement, l'application de l'article 50 du traité sur l'Union Européenne, le TUE, et d'engager le « Frexit » sur le mode irréfutable qu' a retenu l' UPR.



D'aucuns me diront que Jean Luc Mélenchon a envisagé de faire ré-écrire la Constitution et de mettre en place une 6ème République. Mais avant que cette nouvelle Constitution ne soit applicable, c'est celle de la 5ème République qui restera en vigueur. Par ailleurs, dès l'instant où la nouvelle Constitution sera ratifiée par le peuple, celle-ci entrera en conflit frontal avec les traités européens tout simplement parce que ceux-ci ont organisé un système de gouvernance « supranational » qui déleste les pays membres d'une bonne partie de leur souveraineté (4). Une 6ème République imposerait, par conséquent, à la France de sortir de l'Union européenne. Dans l'intervalle, la plus grande partie du programme de Mélenchon aura été jugée anticonstitutionnelle puisque contraire aux traites européens, aux règlements européens, aux directives européennes.

Quel esprit ne bat la campagne ?
Qui ne fait châteaux en Espagne ?
Picrochole, Pyrrhus, Mélenchon, enfin tous,
Autant les sages que les fous ?
Chacun songe en veillant, il n'est rien de plus doux :
Une flatteuse erreur emporte alors nos âmes :
Tout le bien du monde est à nous,
Tous les honneurs, toutes les femmes.
Quand je suis seul, je fais au plus brave un défi ;
Je m'écarte, je vais détrôner le Sophi ;
On m'élit roi, mon peuple m'aime ;
Les diadèmes vont sur ma tête pleuvant :
Quelque accident fait-il que je rentre en moi-même ;
Je suis gros Jean comme devant.





http://www.conseil-constitutionnel.fr/conseil-constitutionnel/francais/les-decisions/acces-par-date/decisions-depuis-1959/2017/2017-660-qpc/decision-n-2017-660-qpc-du-6-octobre-2017.149826.html

https://www.contrepoints.org/2017/10/27/301822-taxe-dividendes-entreprises-payeront

http://eur-lex.europa.eu/legal-content/FR/TXT/?uri=celex%3A32011L0096 (Cette directive indique dans son article 8 : « Les Etats membres mettent en vigueur les dispositions législatives, réglementaires et administratives nécessaires pour se conformer à la présente directive au plus tard le 18 janvier 2012. Ils en informent immédiatement la Commission ».)

https://www.youtube.com/watch?v=Y2zu6G
Réponse de le 02/11/2017 à 23:02 :
Vous oubliez une chose, si la FI arrive au pouvoir, la première chose qui sera faite sera de changer la constitution pour passer à la VIe république et, comme l'a toujours expliqué Jean-Luc Mélenchon, en attendant, la FI gouvernerait avec ce que lui permet la Constitution de la Ve République...
Réponse de le 03/11/2017 à 9:15 :
Bonjour Ar Zen,

Vous avez oublié de mettre ce lien en source:
https://www.upr.fr/

;-)
Réponse de le 03/11/2017 à 9:51 :
@lyuuba
"Vous oubliez une chose, si la FI arrive au pouvoir, la première chose qui sera faite sera de changer la constitution pour passer à la VIe république et, comme l'a toujours expliqué Jean-Luc Mélenchon, en attendant, la FI gouvernerait avec ce que lui permet la Constitution de la Ve République..."


Ce sujet est parfaitement traité à la fin de l' article et explique pourquoi il est nécessaire d' en ..éviter jusqu' à l' idée même, sauf à finir -à la Puidgemont, touche personnelle- en exil- ...
a écrit le 02/11/2017 à 20:55 :
Budget cohérent qui reprend les principes de la macro-économie keynesienne et l'applique à l'écologie. On retrouve également la proposition phare de thomas piketty d'imposer les revenus du travail et du capital au meme taux en fusionnant la CSG et l'IR, un audit de la dette qui s'inspire des proposition du think tank liberal "generation libre" de Mr Gaspar Koening et qui met l'accent sur la lutte contre la fraude fiscale. Un budget de bon sens même si les objectifs affichés sont ambitieux. Dommage que ce genre de contre proposition ne fasse pas plus débats.
Réponse de le 10/11/2017 à 14:24 :
Hélas, les gens préfèrent compte les dépenses, en brandissant l’épouvantail de la dette publique
a écrit le 02/11/2017 à 19:08 :
est ce que pour l'interet general, garrido va payer ses charges sociales ( pour lesquelles tout un chacun artisan qui n'aurait pas paye aurait pris les huissiers) histoire de financer le projet commun (iste) , est ce que corbiere va rendre son logement HLM, est ce que simmonet va rendre son logement pour le laisser a des gens qui en ont besoin, au lieu d'etre occupee par des nantis d'ultra gauche copains coquins avec les bonnes personnes????
et on peut lister ca sur plusieurs pages, hein?
pour donner des lecons de morale, faut etre propre!
remarquez, staline liquidait les gens en se faisant appeler ' petit pere noel des peuples', comme polpot, ou chavez qui proposait du reve juste, avec le bonheur qu'on envie aux venezueliens
Réponse de le 02/11/2017 à 21:02 :
Est-ce que c'est intelligent de reprendre les critiques de la droite sans parler du fond du sujet ? On pourrait faire de meme en parlant des magouilles de Richard Ferrand, de la député LREM Claire O petit qui a été interdite de géré une entreprise privée pour faute grave, ou l'autre député mis en examen pour violence sur la personne, ou Michelle Penicaud qui pratique le délit d'initié et empoche 1.3 millions d'euros de stock options, ou Macron qui déroule le tapis rouge à Sisi après avoir condamné Maduro de dictateur (ce qui ne l'avait pas empéché de prendre comme principal conseiller Ismaël Emelien, responsable de campagne de Maduro en 2013...).

On peut aller loin comme ca, alors pourquoi ne pas parler plutot des propositions et contre propositions. Vous pouvez préférez supprimer l'ISF que l'augmenter, mais le FMI pour le coup se range du coté des insoumis (CF Lagarde à harvard: "il faut taxer dávantage les riches")
Réponse de le 02/11/2017 à 21:03 :
Est-ce que c'est intelligent de reprendre les critiques de la droite sans parler du fond du sujet ? On pourrait faire de meme en parlant des magouilles de Richard Ferrand, de la député LREM Claire O petit qui a été interdite de géré une entreprise privée pour faute grave, ou l'autre député mis en examen pour violence sur la personne, ou Murielle Penicaud qui pratique le délit d'initié et empoche 1.3 millions d'euros de stock options, ou Macron qui déroule le tapis rouge à Sisi après avoir condamné Maduro de dictateur (ce qui ne l'avait pas empéché de prendre comme principal conseiller Ismaël Emelien, responsable de campagne de Maduro en 2013...).

On peut aller loin comme ca, alors pourquoi ne pas parler plutot des propositions et contre propositions. Vous pouvez préférez supprimer l'ISF que l'augmenter, mais le FMI pour le coup se range du coté des insoumis (CF Lagarde à harvard: "il faut taxer dávantage les riches")
Réponse de le 02/11/2017 à 23:06 :
Vous devriez simplement lire cet article à propos de Raquel Garrido... ça vous éviterait de dire des bêtises...
https://yetiblog.org/garrido-corbiere-calomnies-ignobles/
Réponse de le 06/11/2017 à 20:46 :
@Lyyuba : ... je vois, je vois... une simple phobie administrative.... des gens qui comme Garrido et Corbière qui prônent toujours plus de dépenses sociales et d'assistanat devraient pourtant être plus que tout autre sensibilisés au besoin de s'acquitter de leurs cotisations URSSAF en temps et en heure... faute de quoi le modèle qu'ils prônent est non viable.

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