Le déficit 2015 moins élevé que prévu

 |   |  301  mots
Bonen nouvelle pour Michel Sapin, le ministre de l'Economie et des Finances et Christian Eckert, le secrétaire d'Etat au Budget, le déficit 2015 a été moins élevé que prévu
Bonen nouvelle pour Michel Sapin, le ministre de l'Economie et des Finances et Christian Eckert, le secrétaire d'Etat au Budget, le déficit 2015 a été moins élevé que prévu (Crédits : Reuters)
Selon l'Insee, le déficit public s'est élevé à 3,5% du PIB en 2015. L'effort à produire en 2016 pour continuer à réduire le déficit est donc moins important. Mais il faut que la reprise se poursuive...

Bonne nouvelle pour le ministre de l'Economie et des Finances. Ce mardi, l'Insee a annoncé que le déficit public s'était élevé à 3,5% en 2015. Ce n'est pas une première... En mars, l'Institut avait déjà précisé ce niveau de déficit avant de revenir sur les résultats de son calcul et fixer celui-ci à 3,6% du PIB.

Ces allers-retours statistiques rappellent une chose. En 2015, le déficit public a été moins élevé que prévu ? La loi de finances visait un déficit à 3,8% du PIB. Cette baisse du déficit s'explique par une accélération modérée de l'activité. Le PIB n'a finalement pas progressé de 1%, mais de 1,2%, grâce une consommation des ménages solide et à une accélération de l'investissement des entreprises.

Sourires à Bercy

Cette révision statistique facilite la tâche de Michel Sapin, le ministre de l'Economie et des Finances. Elle abaisse le niveau de la marche à gravir en 2016. Pour l'instant, le déficit devrait s'élever à 3,3% cette année, si le PIB progresse bien de 1,5%, comme Bercy le prévoit. Il n'y a donc plus qu'à espérer que la panne de l'activité observée au deuxième trimestre ne se prolonge pas au second semestre, comme le laissent présager les derniers indicateurs macroéconomiques, et notamment ceux portant sur la consommation des ménages qui a baissé quatre mois consécutivement entre avril et juin.

Une chose est certaine, il n'y aura pas d'accélération de l'activité. Au printemps, François Hollande avait envisagé au printemps de faire un nouveau geste fiscal de deux milliards d'euros en faveur des classes moyennes si le PIB progressait d'au moins 1,7%. Son pari est perdu. C'est un cadeau dont le montant pourrait avoisiner le milliard d'euros que le gouvernement doit annoncer ce jeudi.

Réagir

Votre email ne sera pas affiché publiquement
Tous les champs sont obligatoires

Commentaires
a écrit le 09/09/2016 à 18:35 :
Ne soulevez pas les tapis à Bercy, danger de poussière de chiffres dissimulés par les débudgétisations afin de réduire la facture, et avoir des comptes dits présentables.
a écrit le 07/09/2016 à 11:10 :
Comme toutes les institutions qui dépendent des subventions , ils ont fait un remarquable travail , mais on y est habitué maintenant les médiats vont répandre la bonne nouvelle . Tout va bien .
a écrit le 06/09/2016 à 23:18 :
Franchement combien de citoyens sont intéressés par ce qui se nomme le PIB , combien de citoyens connaissent la traduction du PIB combien de citoyens ont une idée des conséquences positives ou négatives du déficit par rapport au PIB. Combien d’hommes politiques sont capables de dire à ceux qui comptent en fin de mois, à ceux qui veulent un logement, à ceux qui qui qui….. que le moins est une mieux pour eux, aucun car ce mieux mettrait en colère tous ceux qui rament depuis des années. Bercy se réjouit mais cela n’aura aucune influence sur le moral des citoyens cela n’aura aucune incidence à court terme sur le chômage et bien sûr ce moindre déficit donner par Bercy mais pas encore validé par la Cour des Comptes, qui avait retoqué le gargarisme de Bercy en 2014, est une affaire avant politique.
a écrit le 06/09/2016 à 19:12 :
De quelle reprise parle monsieur FILIU c'est la méthode coué descendez sur le terrain et vous verrez à quoi correspond les coupes faites aux collectivités, lamentable.......Je pense ètre en mesure de faire un budget !!!!!!!
a écrit le 06/09/2016 à 14:48 :
Pour moi, la politique économique menée ces dernières années a été une politique rigoureuse mais non de rigueur, quoique certains pensent !!!
La rigueur c'est la politique menée en Espagne au Portugal et en Irlande: avec des baisses drastiques dans les salaires de la fonction publique et les retraites. Nous n'avons pas eu cette politique mais effectivement des hausses d'impôts tout en n'oubliant pas qu'il n'y a qu'un foyer sur deux qui paie l'IR.
Je pense qu'en fin d'année le déficit sera encore plus proche du chiffre mythique des 3 % que des 3.3 % prévus.
FH aurait dû lier sa candidature non pas à la diminution de la courbe du chômage mais à celle de la baisse du déficit public car son pari aurait été gagné !! Pas de bol !!!
a écrit le 06/09/2016 à 14:31 :
Il y a donc une cagnotte ?
Qu en dis Fabius ; il faut vite se réunir pour savoir quoi en faire !
a écrit le 06/09/2016 à 14:28 :
Vite, vite il faut redépenser avec irresponsabilité ! Rappelons qu'un deficit de 3% n'est pas 3% du budget de l'Etat mais du PIB, l'Etat depense en fait 80 milliards de trop sur 300, 25% de son budget qui n'est pas financé.
N'importe quelle boite aurait coulé en 2 ans mais il y a un truc magique en politique : un s'endette une année et c'est ceux des prochaines mandatures qui paieront ... et les Francais.
Réponse de le 06/09/2016 à 16:35 :
En 2001, après 5 ans de JOSPIN, le déficit public de la FRANCE était tombé à 1.6 % du PIB et même à 1.2 % si on tenait compte du fonds de retraite lancé à ce moment là.

L'ALLEMAGNE avait un déficit de 2.4 % du PIB.
En 2011, le déficit de l'ALLEMAGNE était de 1 % du PIB, et celui de la FRANCE de 5.2 % du PIB, après 10 ans de gestion du seul parti français à être en faillite.Et ceci malgré l'explosion des charges qui ont fait que les coûts salariaux français ont dépassé les coûts salariaux allemands en 2010.

En route pour l'open bar et la faillite après 2017, comme le montre les programmes des différents candidats de ce parti, qui est moins bien géré que le parti communiste.
Réponse de le 06/09/2016 à 17:33 :
@René MONTI : Soyez juste, dans le même temps, en 2001, beaucoup de pays aux premiers rangs desquels les USA ou l'Espagne dégageaient de substantiels excédents budgétaires... la réduction des déficits en France n'était donc pas due à l'excellence de la gestion Jospin mais à une conjoncture internationale exceptionnellement porteuse. Et c'est bien parce qu'à l'époque l'Allemagne n'avait pas pu prendre le train de cette conjoncture porteuse que Schröder a lancé son agenda 2010 avec comme point d'orgue les lois Hartz et que le pays s'est engagé dans les réformes structurelles qui ont permis le redressement durable de la compétitivité allemande. A la décharge quand même de l'Allemagne, n'oublions quand même pas qu'au cours de la décennie 1990 elle a dû investir des sommes colossales pour sa réunification. La France n'a pas même cette excuse.
Réponse de le 07/09/2016 à 7:27 :
La comparaison Etat = entreprise démontre une ignorance crasse de l'économie.
Réponse de le 08/09/2016 à 8:14 :
@Noux : vous avez raison, l'incompétence, la lâcheté, la démagogie, l'irresponsabilité sont bien moins vite sanctionnés dans un état que dans une entreprise ou même un ménage puisqu'un état a toujours la possibilité d'aller puiser directement dans les poches des contribuables.
a écrit le 06/09/2016 à 14:25 :
3,5%, c'est pas 3%. Un demi point de PIB, c'est plus de 10 milliards..ce n'est pas l'épaisseur du trait. le tout dans un contexte d'alignement des planètes..L'état dépense beaucoup trop, au moins 1 point de trop, donc 20 milliards de trop, le tiers de l'impôt sur le revenu.
a écrit le 06/09/2016 à 13:52 :
Pas de quoi pavoiser quand même ... l'Etat reste en déficit chronique ... comme c'est le cas depuis 40 ans !
Et la dette a continué de monter (en poucentage du PIB) continuellement depuis 40 ans. Et la France continue de vivre au-dessus de ses moyens.
On est à 98% du PIB. Va-t'on attendre d'être à 130% comme avec la Grece pour enfin réagir ?
a écrit le 06/09/2016 à 13:42 :
Donc ce n'est pas le déficit qui a été moins élevé que prévu, mais l'unité de mesure qui a changé et le rend proportionnellement moins important face au PIB. Titre à revoir, cet auteur a encore beaucoup apprendre décidément. Comme le "cadeau" en fin d'article : diminuer les impôts revient à augmenter la dette et donc à devoir rembourser d'avantage par la suite. Ce n'est donc pas un "cadeau" mais une charge supplémentaire pour les générations futures.
Réponse de le 06/09/2016 à 22:11 :
Ton programme n'est donc pas d'endiguer les dépenses de l'état , les divers cadeaux que représentent les niches fiscales , les divers moyens de réduire ces impôts grâce aux banques ...
Que neni !

Pour toi , c'est la classe sociale moyenne ( celle qui payent le plus d'impôt parce que les riches s'arrangent pour ne pas le faire )qui doit continuer a payer et de plus en plus afin que les générations futures s'épanouissent dans notre beau pays .

J'ai bien peur de ne pas être d'accord avec toi .
Réponse de le 07/09/2016 à 0:28 :
Il faut apprendre à lire et ne pas inventer : je vous sens une âme de politique. Mon programme question impôts (puisque ça vous intéresse) ce serait zéro niche fiscale (y compris les foyers fiscaux et les enfants), prélèvement à la source individuel en fonction du salaire horaire, prélèvement forfaitaire pour toute autre source de revenus avec, de base, un minimum par tête de pipe de 100-150€ (y compris pour les enfants). + fusion de toutes les taxes et de tous les prélèvements automatiques pour clarifier le bazar. C'est à dire un système égalitaire qui donne envie de bosser et de moins faire d'enfants en prévision des épreuves à venir pour les générations futures. Quant aux dépenses de l'état je n'en ai pas parlé non plus, c'est encore un vaste sujet et je peux vous expliquer pourquoi nos politocards ne les baisseront jamais : dépenses = PIB et le PIB c'est leur Dieu.
Réponse de le 07/09/2016 à 18:08 :
Excuse moi d'avoir ' inventé ´ mais dans ton premier post tu dits bien : diminuer les impôts revient a augmenter la dette donc...
Je n'ai fait que reprendre tes propos vis a vis de ceux qui les payent.

Dans ton deuxième post tu développes tes idées et je ne peux que tomber d'accord avec toi ...
Comme quoi avec une analyse le post peut se transforme en une autre couleur celle de la compréhension .
a écrit le 06/09/2016 à 13:31 :
Je reprends. En mars, l'Institut avait déjà précisé ce niveau de déficit avant de revenir sur les résultats de son calcul et fixer celui-ci à 3,6% du PIB. Faut- il y voir un coup marketing du ministre? Vous voyez je suis le meilleur. Ce 0.1 point de moins est basé si j'ai bien compris sur les comptes de la sécu. L'année prochaine la première annonce sera en Mars. Sauf fuite ministérielle si les comptes de la sécu sont meilleurs que prévu en 2016. A suivre. Je n'ai pas trouvé sur le site de l'INSEE la marge d'erreur. Il ne faut pas oublier que la politique est surtout de la communication. Ce 3.5 %, on le resent pas dans la vie de tous les jours.
a écrit le 06/09/2016 à 13:22 :
D'ici les élections, les chiffres économiques que les socialistes vont publier vont être formidables. Hollande veut encore profiter des petits fours pendant 5 ans. Allez, en avril,
il n'y aura plus de chômage, plus de dettes, la sécu sera bénéficiaire etc... quel bonheur ces périodes préélectorales.
Réponse de le 06/09/2016 à 15:13 :
Non, c'est avec le retour de la droite qu'il n'y aura plus de chômage, plus de dettes et la sécu bénéficiaire ect... Quel bonheur la France sans Hollande et avec des internautes aussi fins analystes que vous!
a écrit le 06/09/2016 à 13:19 :
avec un t2 legerement negatif et un t3 dans le rouge, la france rentre en recession, faudra pas trop pavoiser
Réponse de le 06/09/2016 à 17:18 :
Trop fort, vous connaissez les chiffres du T3 avant l'INSEE.
Ne vous réjouissez pas trop vite, la France va structurellement beaucoup mieux, les investissements sont repartis et le T3 risque de vous surprendre.
a écrit le 06/09/2016 à 12:59 :
"Sourires à Bercy"

Les socialistes vont se faire exploser aux élections de 2017 parce qu'ayant appliqué rigoureusement une politique de droite et continuent d'être heureux d'avoir respecté à la lettre le dogme néolibérale de l'oligarchie financière et son cortège de pauvreté et de misère.

C'est bien les gars au moins on sait pour qui vous bossez.
Réponse de le 06/09/2016 à 17:20 :
la réduction du déficit sur 4 ans s'est faite à un train de sénateur et est surtout due à la baisse régulière des taux d'intérêt donc à l'allègement de la charge de la dette malgré une dette qui n'a cessé de croître en nominal (+450 milliards en 4 ans et demi, soit au même rythme que pendant le quinquennat Sarkozy pourtant marqué par le plus fort de la crise. Pour info la charge de la dette actuelle de près de 2200 milliards est nettement inférieure à ce qu'elle était en 1993 pour une dette 4 à 5 fois moins élevée en nominal. Quand on se paie le luxe de créer 60000 postes à l'éducation nationale (soit un coût annuel de 2,5 milliards d'€) et de mener la très coûteuse (autant qu'inutile) réforme des rythmes scolaires (soyons juste, le coût de cette réforme est surtout porté par les communes) qui peut oser dire qu'une politique de droite a été appliquée ?
a écrit le 06/09/2016 à 12:47 :
Sûr, avant les élections, tout va mieux n'est-ce pas :-)

Merci pour votre commentaire. Il sera visible prochainement sous réserve de validation.

 a le à :