Le revenu salarial net annuel s'établit à 20.350 euros en moyenne

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En 2013, les 10% de cadres les moins bien rémunérés perçoivent moins de 11.730 euros alors que les 10% les mieux rémunérés touchent 67.900 euros, soit 5,8 fois plus
En 2013, les 10% de cadres les moins bien rémunérés perçoivent moins de 11.730 euros alors que les 10% les mieux rémunérés touchent 67.900 euros, soit 5,8 fois plus (Crédits : © Dado Ruvic / Reuters)
Le revenu salarial moyen net s'élevait en 2013 à 20.350 euros selon l'Insee. Mais ce revenu moyen cache de nombreuses disparités entre les catégories socioprofessionnelles.

Le revenu salarial, qui est la somme de tous les salaires nets perçus par une personne dans une année, s'est établi à 20.350 euros en moyenne en 2013, en recul de 0,4% par rapport à 2012, selon une toute récente publication de l'Insee*. Mais, bien entendu, cette moyenne cache de grandes disparités. Ainsi, les cadres perçoivent un revenu salarial presque trois fois supérieur à celui des ouvriers ou des employés et le revenu salarial des diplômés (Bac +3 au moins) est le double de celui des salariés de niveau inférieur au baccalauréat. Quant aux femmes, leur revenu salarial est de... 25% inférieur à celui des hommes.

Un revenu salarial de 25% inférieur pour les femmes

Il convient de bien préciser que le revenu salarial intègre deux dimensions : le salaire en équivalent temps plein, d'une part, et le volume de travail salarié réalisé au cours de l'année mesuré en équivalent temps plein. On remarque alors que la différence de revenu salarial moyen entre femmes et hommes s'explique pour plus des deux tiers par des écarts de salaire et pour moins d'un tiers par le volume de travail. En revanche, et c'est logique, les différences de volume de travail expliquent plus de 80% de l'écart entre salariés à temps plein et à temps partiel.

Des écarts plus resserrés chez les cadres que chez les employés

Si l'on se concentre sur la population des cadres, l'étude remarque que les 10% de cadres les moins bien rémunérés perçoivent moins de 11.730 euros alors que les 10% les mieux rémunérés touchent 67.900 euros, soit 5,8 fois plus. Un écart nettement plus resserré que pour les employés et les ouvriers (respectivement 16,3 et 13,2). En effet, dans la moitié basse des échelles du revenu salarial des employés et des ouvriers, le volume de travail est souvent plus inégal du fait notamment de périodes de chômage, c'est cela qui explique les écarts importants.

Si, cette fois, on compare le secteur privé et le secteur public, il apparaît que dans ce dernier, le rapport entre les 10% les mieux rémunérés et les 10% les moins rémunérés atteint 8,7, soit un écart moitié moins important que dans le secteur privé. D'après l'Insee, cette différence s'explique par une plus grande variabilité dans le secteur privé du volume de travail (pour les revenus salariaux les plus faibles) et des salaires (pour les niveaux plus élevés).

Un revenu salarial en baisse de 0,4% sur un an

Enfin, comment expliquer que ce revenu salarial ait diminué de 0,4% entre 2012 et 2013 ? L'Insee souligne à cet égard un point méthodologique d'importance. D'une année sur l'autre, ce n'est pas la même population qui est étudiée. Lors d'une année de bonne conjoncture, certaines personnes peuvent percevoir un salaire à un moment donné de l'année alors qu'elles n'en reçoivent pas une année de moins bonne conjoncture, lorsque l'accès à l'emploi est plus difficile. La population concernée change donc entre deux années.

Ainsi, le revenu salarial moyen de l'ensemble des salariés, après avoir augmenté de 0,7% par an entre 1995 et 2009, a diminué de 0,2% par an jusqu'en 2012 et de 0,4% en 2013. Cette baisse est d'ailleurs plus marquée dans le secteur public (- 0,7% en 2013).

*Insee Focus N°59- juin 2016

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Commentaires
a écrit le 28/06/2016 à 10:07 :
On rigole quand même avec les ETUDES statistiques de l'INSEE. Je cite " L'Insee souligne à cet égard un point méthodologique d'importance. D'une année sur l'autre, ce n'est pas la même population qui est étudiée." Alors, ensuite il suffit de comparer ce qui n'est pas comparable et de dire qu'on pondère les résultats. Le tout pour occuper une bande de branquignoles qui n'ont pas grand chose à faire si ce n'est de comparer leur inefficacité à leur propre impotence !!
a écrit le 28/06/2016 à 9:07 :
Ce n'est qu'une moyenne qui n'a donc aucun intérêt car complètement déconnecté de la réalité.
a écrit le 27/06/2016 à 18:54 :
toujours des statistiques pour monter les uns contre les autres
les inégalitées entre homme - femme 200 euros de différence il ya beaucoup de femme qui travail deux fois que les hommes
les hommes dépense au bistro et autre
a écrit le 27/06/2016 à 16:59 :
Une moyenne ne veut rien dire. Statistiquement il suffit d'un milliardaire dans un quartier de misère pour transformer 25000 personnes en classes aisée.

Le revenu médian (la moitié gagne plus, la moitié gagne moins), est bien plus parlant, et si l'écart type est connu on commence à aborder les questions d'inégalité de revenus.
a écrit le 27/06/2016 à 16:23 :
Ce type d'étude intéressante mais manque d'informations importantes car lorsque l'on parle de revenu on occulte les sommes qui rentrent telles que APL, Alloc et autres. La France politique refuse de positionner ces aides dans le cadre large des revenus. Si l'étude de l'Insse doit être regardée elle ne doit en aucun cas être prise comme vérité du pouvoir d'achat d'une partie des salariés.
Réponse de le 28/06/2016 à 9:06 :
Les milliardaires et les multinationales étant, de très loin, les principaux bénéficiaires d'aides d'état je suis entièrement d'accord avec vous.

Quand est-ce qu'on va parler de la défiscalisation des riches ? Du non paiement des charges sociales par les multinationales ?

Quand on sait que les multinationales étrangères qui ont investi dans l'euro de foot ne paieront aucune charge on peut quand même se demander quel est l'intérêt pour les gens de sans cesse favoriser tout ces qui les appauvrissement quotidiennement.

Rien que l'évasion fiscale coûte 80 milliards à l'état français chaque année à savoir le remboursement de sa dette.
Réponse de le 29/06/2016 à 13:15 :
Il faut pondérer ces sommes, avec 18000€ en moyenne en Pays de la Loire on vit mieux qu'avec 22000 en IDF ou paca, et on est la majorité propriétaires ou en acquisition de notre logement.
Et moins de périodes de chômage pour les calculs de retraite.

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