Les performances du CAC 40 sont-elles une bonne nouvelle pour l'emploi ?

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François Hollande peut-il inciter les entreprises du CAC 40 à recruter en France ?
François Hollande peut-il inciter les entreprises du CAC 40 à recruter en France ? (Crédits : POOL)
La plupart des entreprises du CAC 40 annoncent des résultats en hausse au premier semestre. Et parfois même en très forte hausse. Ce n'est pas pour autant que l'emploi en profite.

Symboles de la toute-puissance française dans le monde, les entreprises du CAC 40 affichent pour la plupart d'entre elles des résultats en forte hausse au premier semestre. Pour certaines, l'augmentation du résultat net est même spectaculaire. C'est le cas de Sanofi qui a vu le sien bondir de 24,9%, de Renault (+86,4%) ou d'Orange (+89,2%).

La Bourse de Paris salue naturellement ces performances, signes parmi d'autres de la reprise en France qui se profile et dont savent profiter les entreprises du CAC.
L'emploi en profite-t-il ? Alors que le marché du travail reste très dégradé, que la France compte 3,5 millions de demandeurs d'emplois dans la catégorie A, les entreprises du CAC 40 ont-elles l'intention d'embaucher en France ?

Des entreprises internationalisées

Ce n'est pas vraiment le cas. Pour une raison simple. En raison de leur internationalisation, qui s'est accélérée à la fin des années 80, les entreprises du CAC 40 ne dépendent plus réellement du marché français. Si elles sont toutes devenues, ou presque, des numéros mondiaux et à défaut européens, c'est parce qu'elles ont su conquérir des marchés nouveaux aux quatre coins du monde.

Quelques exemples ? ST Microelectronics (électronique), Technip (ingénierie), (biens d'équipements), Pernod Ricard (vins et spiritueux) et Michelin (pneumatiques) réalisent désormais plus de 90% de leurs ventes à l'étranger.

Des destructions de postes à la pelle

La France n'étant plus leur marché principal, ces entreprises ont plutôt tendance à détruire des emplois dans l'Hexagone. En 2015, Total, dont le résultat net a augmenté de 7% au premier semestre, a prévu de supprimer 2.000 postes. En mai, Schneider Electric a annoncé qu'il délocalisait la production des transformateurs de grande série en Pologne jusqu'ici fabriqués dans trois petites usines françaises. Au total, ce sont près d'une centaine d'emplois qui disparaissent. A Limoges, dans une autre usine du groupe, c'est une trentaine d'emplois qui sont menacés.

Entre 2008 et 2013, Sanofi a supprimé 4000 emplois. En 2013, ce sont 700 postes qui ont été détruits dans l'usine Michelin de Joué-les-Tours. Cette année-là, ce sont autant d'emplois qui ont été supprimés chez Alcatel-Lucent. En 2013, toujours, Danone a supprimé 230 postes de cadres. Chez Lafarge, ce sont 200 emplois qui devraient être détruits cette année

Certes, des vagues d'embauche peuvent encore avoir lieu. Renault prévoit de recruter 2.000 personnes. Ces recrutement seront également répartis entre le siège et dans la force de vente. Mais quand Renault annonce la création de 2.000 emplois en France, après avoir réduit ses effectifs en France pendant des années, le constructeur automobile embauche 7.000 personnes dans son usine marocaine de Tanger. L'entreprise employait 76.000 personnes en France en 2005 contre 48.500 aujourd'hui...

Les effectifs de l'Oréal gonflent régulièrement. Ils ont augmenté de 11,6% à travers le monde entre 2012 et 2014. Mais il faut avoir à l'esprit que 40,8% des 78.611 personnes intégrées au groupe travaillent dans les nouveaux marchés, c'est-à-dire les émergents comme la Russie..., contre 39,5% en Europe de l'Ouest et 19,6% en Amérique du Nord. Les salariés français ne représentent que 20% des effectifs totaux.

Ce phénomène est connu depuis longtemps. Les statistiques l'ont maintes fois démontré. Selon une étude du cabinet KPMG sur l'évolution des PME depuis dix ans, dévoilée à l'occasion de la dixième édition de Planète PME en 2012, les PME ont créé 2,3 millions d'emplois au cours des vingt années précédentes sur les 2,8 millions d'emplois créés en France. Plus précisément, ce sont les sociétés employant entre 50 et 99 salariés qui ont le plus embauché ces dix dernières années, alors que celles employant entre 200 et 499 salariés ont vu leurs effectifs se réduire de 1,6 %. Ce ne sont donc pas les entreprises françaises les plus prestigieuses.

Le gouvernement a peu de marge de manoeuvre

Dans ce contexte, le gouvernement doit-il, peut-il prendre des mesures pour inciter les entreprises du CAC 40 à créer des emplois en France, à en recréer en rapatriant des activités délocalisées ? S'il prend des mesures coercitives, le gouvernement se mettra à dos les entreprises et leur représentant, le Medef. Alors que certains dossiers sont encore sur la table des négociations, on imagine mal le gouvernement se mettre à dos le MEDEF. Déjà peu ou pas soutenu par les organisations syndicales qui lui reprochent son virage à droite et certaines mesures prises en faveur des entreprises considérées comme des cadeaux au patronat, le gouvernement prendrait un risque énorme en forçant la main des entreprises du CAC 40 qui, pour certaines d'entre elles, ont parfois accepté de rapatrier une partie de leur production en France.

Menaces sur les sous-traitants

Par ailleurs, en pesant sur les performances de ces entreprises, ces mesures ne risquent-elles pas de fragiliser par ricochet les centaines de sous-traitants qui travaillent pour elles en France et à l'étranger. C'est toute la chaîne de production qui pourrait pâtir de telles décisions. Un exemple : dans le secteur automobile, en France, 231 entreprises - dont 133 étrangères - employant 76.386 personnes travaillaient en 2014 pour les constructeurs, essentiellement PSA et Renault, selon la Fédération des industries des équipements pour véhicules (FIEV). Enfin, un tel volontarisme - autoritarisme ? - ne serait assurément pas bien vu par les entreprises étrangères qui ont des velléités de s'installer en France pour y développer avec leurs activités. Or, on ne badine pas avec l'attractivité. C'est un sujet brulant pour l'Elysée. En installant le Conseil stratégique de l'attractivité, François Hollande, le président de la république a délivré un signal qu'il espère clair aux investisseurs étrangers : bienvenue en France !

Le CAC 40 est-il encore français ?

On le voit, le gouvernement n'a pas véritablement de marge de manœuvre, sauf dans les entreprises où il est actionnaire et au sein desquels il peut peut-être agir.

Pour les autres, plusieurs sont envisageables à défaut d'être réalistes. Il peut adopter un discours qui ferait vibrer la fibre patriotique des dirigeants du CAC 40 sans donner l'impression de leur forcer la main en les incitant à rapatrier leurs effectifs en France. Cette solution peut-elle marcher ? Il faut avoir en tête que le taux de détention par les non-résidents des actions françaises du CAC 40 atteignait 46,7% en 2013 à la fin de l'année 2013, contre 46,3% en 2012 selon une étude de la Banque de France. Le CAC n'est donc plus tout à fait bleu-blanc-rouge

La fiscalité peut-elle être une arme ? Le gouvernement doit-il cibler ses mesures fiscales en faveur des TPE et des PME qui créent l'essentiel de l'emploi en France. C'est la tentation de certains. Les députés Frondeurs plaident pour un recentrage du crédit d'impôt compétitivité et l'emploi (CICE) et du crédit impôt recherche (CIR) qui sont les deux plus grosses dépenses fiscales de l'Etat - respectivement 10 et 5,34 milliards d'euros cette année - vers les PME.

Des sièges sociaux à l'étranger

On peut comprendre les motivations des défenseurs de telles mesures. Mais ne risquent-elles pas d'accélérer davantage l'internationalisation des entreprises françaises, qui pourrait se traduire par le déménagement hors de France de leurs sièges sociaux, notamment parce que la fiscalité de certains pays est plus attractive ? En 2013, ArcelorMittal, Solvay et Gemalto avaient déjà installé leur siège social à l'étranger. Malgré leur bonne volonté, les pompiers deviendraient alors pyromanes.

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Commentaires
a écrit le 25/10/2015 à 21:32 :
Réno37 Entreprise de plomberie à Tours, c'était mon bébé que j'avais créer en structure EIRL.
En t'en qu'ancien dirigeant de cette PME je suis déçu concernant les aides pour les futurs créateur d'entreprise.
J'avais juste démarrer en octobre 2012 que déjà le RSI me demandais de régler 900€/mois alors que je n'avais pas encore réaliser de recette le premier trimestre.
J'ai du Fermer ma boite en Mars 2013 avec une petite ardoise un passif de 400€.
Faite le calcule J'ai donner au RSI 900x6=5400€ voila comment ont aide les entreprise à se lancer.
a écrit le 25/10/2015 à 21:18 :
Avez vous bien lu le bas du texte ci-dessous

en 2014, année record. « Les recettes fiscales sont au rendez-vous », se félicite le secrétaire d’Etat au budget, Christian Eckert.

C'est une honte ont nous dit que les caisses sont vide, et ont se félicite des recettes fiscales du pognons que l'ont à pompé aux PME, et autre structures.
a écrit le 25/10/2015 à 21:13 :
Le projet de loi de finances pour 2016 du gouvernement de Manuel Valls sera adopté, mercredi 30 septembre, en conseil des ministres. Ce projet de budget, fondé sur une hypothèse de croissance jugée « prudente » par le gouvernement – alors qu’à l’heure actuelle, la reprise de l’activité économique demeure lente – sera avant tout marqué par des baisses ciblées de l’impôt sur le revenu et par des mesures d’économies, dont le montant sera un peu supérieur aux premières estimations communiquées par le gouvernement.ONT attend toujours cette baisse !

A ce propos, M. Valls, lors d’un entretien, mardi, avec le président de la Commission européenne, Jean-Claude Juncker, s’est engagé à prendre « les mesures nécessaires » afin de tenir la promesse de Paris de ramener le déficit public sous la barre des 3 % du produit intérieur brut (PIB) en 2017. « Voilà le message : la France est en mouvement, et rien n’interrompra l’élan de réformes qui a été engagé. La France en a besoin pour elle-même, je suis également convaincu que c’est utile pour l’Europe dans son ensemble », a déclaré le chef du gouvernement.
Voici, en cinq chiffres, un aperçu des grandes masses de ce projet de budget.
1,5 %
C’est l’hypothèse de croissance de l’économie française pour l’année 2016 (après 1 % en 2015) sur laquelle a été construit le projet de loi de finances. Cette estimation reste proche de celle des instituts économiques qui convergent vers 1,6 %.
« Ce 1,5 % n’est pas un objectif, nous cherchons à nous donner les moyens de faire mieux, mais nous avons fait le choix d’une hypothèse prudente pour construire notre budget. Ce choix n’allait pas nécessairement de soi », précise le ministre des finances, Michel Sapin.
Le Haut conseil des finances publiques, quant à lui, estime que, « compte tenu de l’accroissement des incertitudes depuis l’été, (…) l’hypothèse d’une croissance de 1,5 % en 2016 ne peut plus être qualifiée de “prudente” ». Il considère toutefois qu’elle reste « atteignable ».
Le gouvernement table sur une consommation des ménages soutenue (+ 1,7 %) et, surtout, sur un fort rebond de l’investissement des entreprises (+ 4,9 %) grâce aux effets attendus du crédit d’impôt compétitivité emploi (CICE) et du pacte de responsabilité, dont elles bénéficieront pour un montant global de 9 milliards d’euros.
C’est le montant de la réduction des dépenses programmée en 2016. Amorcé en 2015, le mouvement de baisse de ces dépenses, de 50 milliards d’euros en trois ans, se poursuit donc.
Mais le programme de stabilité, transmis au printemps à la Commission européenne, ne prévoyait « que » 14,5 milliards d’euros d’économies en 2016. Le projet de loi de finances place donc finalement le curseur un peu plus haut.
Après 56,4 % du PIB en 2014 et 55,8 % en 2015, la dépense publique devrait s’établir à 55,1 % en 2016. Un niveau qui reste cependant un des plus élevés d’Europe. Le gouvernement fait observer que la progression moyenne, en valeur, de la dépense publique entre 2012 et 2016 (1,5 %) est inférieure de moitié à sa progression entre 2007 et 2011 (plus de 3 %).
En 2014, la progression en valeur a été contenue à + 0,9 % et celle de l’Etat a même baissé. « Rapporté à un rythme d’évolution spontanée de la dépense publique autour de + 2,5 %, l’effort est réel », souligne M. Sapin.
2 milliards d’euros
C’est l’ampleur (en réalité un peu plus de 2 milliards d’euros) de la nouvelle baisse d’impôt sur le revenu décidée pour 2016. Le gouvernement met en l’occurrence l’accent sur les ménages modestes.
Cette réduction concernera 3 millions de foyers qui n’ont pas bénéficié de la baisse engagée en 2015, pour 3 milliards d’euros. Ceux-ci devraient voir leur impôt diminuer et environ 1 million sortiront de l’impôt sur le revenu (IR) ou éviteront d’y entrer.
Ainsi, en 2016, 46 % des foyers imposables seront assujettis à l’IR, un niveau équivalent à celui de 2010. Entre-temps, cependant, les recettes de l’impôt sur le revenu ont crû de 20 milliards d’euros.
Les prélèvements obligatoires, dans leur ensemble, n’observeront, eux, qu’une très faible diminution : ils se situeront à 44,5 % du PIB en 2016, après 44,6 % en 2015 et 44,9 % en 2014, année record. « Les recettes fiscales sont au rendez-vous », se félicite le secrétaire d’Etat au budget, Christian Eckert.
a écrit le 03/08/2015 à 9:36 :
La fiscalité francaise est trop lourde, l'IS est a 33% contre 20% au R-U ou en Pologne, sans compter les charges salariales.
Si l'IS etait de 25%, seulement 5 points de plus, certainnes boites resteraient. Mais 13 points de difference, c'est vraiment dissuasif pour partir.
Le chomage a baisse au R-U, Allemagne, Pologne.Ces trois pays ont baisses leur IS.
a écrit le 02/08/2015 à 14:14 :
Je propose un nouveau nom pour nommer la politique actuelle de la France
Ce mot est :
ASSITATURE

Contraction de :
Assistanat et
Dictature
Réponse de le 03/08/2015 à 11:10 :
@ Hollande : bien vu et c'est la vérité sur la politique actuel
a écrit le 02/08/2015 à 6:58 :
quel interet l'état a t il de conserver des participations dans ces entreprises ?
il ferait mieux de reduire sa dette en les vendant.
a écrit le 02/08/2015 à 6:38 :
Un jour il faudra quand même rèflechir a ce qu'on veux faire

On est les champions des taxes ,contraires ,complications en cas de licenciements et cout énorme ,loi soviétique pour les apprenti etc ...

En même temps les frontières sont ouvertes et on laisse rentrer n'importe quel produit étranger sans aucun contrôle
C'est une logique de maternelle toutes les fonctions qui peuvent être faites ailleurs partes et ce n'est pas fini

Le summum étant les travailleurs détachés qui maintenant viennent chez nous
a écrit le 01/08/2015 à 23:19 :
ce n'est pas la bourse qui fait l'emploi ce sont l'inflation de la fonction publique et les emplois subventionnés ; ils nous ruinent . Le CAC 40 c'est tout sauf l'économie nationale . Le CAC produit là où cela rapporte . Nous sommes sur le toboggan de l'économie grecque ,; regardez le compteur de nos déficits !
Réponse de le 02/08/2015 à 8:51 :
La bourse ne fait pas l'emploi mais dès qu'une entreprise est suffisamment rentable et qu'elle entre en bourse, les spéculateurs se charge de la rendre dépendante des bénéfices constant. Cette dépendance conduit les entreprise à augmenter les prix, figer les salaires de ces employés puis fini par être obligé de délocaliser. Une fois qu'elle a délocalisé, soit elle finie par fermer soit les actions chutent et l'entreprise revient avec des actions au plus bas. Et là ça recommence...
a écrit le 01/08/2015 à 17:52 :
La corrélation entre licenciements et augmentation de valeur boursière est déjà bien connue. Plus les entreprises licencient, plus leur action monte en bourse. En gros, plus les actions se portent bien, plus les gens perdent leur emploi. Sanofi est un parfait exemple.
a écrit le 01/08/2015 à 13:45 :
N'est pas cette bourse et la valeur des actions qui doivent toujours augmenter qui ruine nos emplois?
a écrit le 01/08/2015 à 11:18 :
La politique économique de la France aura été longtemps de créer de faux emplois pour faire venir ses populations essentiellement agricoles vers les villes et l'industrie ou les services. Pour 1 emploi nécessaire elles embauchaient 5 personnes, autant dire que la productivité était au plus bas et la qualité moyenne. Nos entreprises ont souffert de cette politique nationale d'aménagement du territoire. On dit qu'elle était indispensable compte tenu de notre important territoire, unique en Europe, fortement paysan. Les baisses de masse salariale évoquée ici correspondent au retour à la normale filée sur plusieurs années. Au surplus viennent s'ajouter les pertes importantes liées à l'arrivée des hypermarchés et celles, à leur commencement, qui correspondent au processus IT qui va détruire 15 emplois par secteur touché, autant dire beaucoup. L'on ne peut être pris dans des obligations contraignantes et avancer vivement. Les grosses contraintes sont devenues résiduelles nos entreprises avancent donc mieux. Elles ont participé à l'effort national, tout le monde en a bénéficié. Sont-elles "françaises" : Oui, les actionnaires étrangers qui sont à leur capital sont "dormants" ce sont des fonds de pension qui votent "comme le président". Ceci permet à nos sociétés d'investir plus pour se développer en complément de leurs moyens propres qui sont limités. La reprise de ce capital se fait "à la demande" de l'entreprise selon une pratique bien établie. Doit-on se plaindre d'avancer plus vite ?! Quelques entreprises ont placé leur siège social techniquement dans des paradis fiscaux pour une meilleur intégration de leurs revenus comme Arcelor qui fabrique de l'acier et l'on constate que depuis, avec cette structure favorable, nos constructeurs automobile par exemple ouvrent une usine nouvelle chacun chaque année. Gemalto se trouve dans une situation de trading de sa technicité qui nécessite une structure spécialisée par tradition que représente la Hollande. La société a la CDC comme actionnaire et a progressé de près de 30% sur le premier trimestre 2015. Qui se plaint ? Quant à Solvay il s'agit d'un groupe belge donc étranger ! On évoque cette entreprise dirigée par un français car pour différentes raisons complexes elle va aider notre pays à restructurer sa chimie, domaine dans lequel il était chef de file mondial avant guerre. Doit-on s'en offusquer ? Il est par ailleurs faux de dire que des petites entreprises créeraient de l'emploi et non les grosses. Si l'on intègre en les pondérant les contraintes passées qui se sont imposées à elles et celles présentes évoquées plus haut, ce sont les grandes entreprises qui achètent les petites qui donc créent de l'emploi indirectement. Il est évident de constater que si les petites entreprises quelles qu'elles soient créaient de l'emploi -puisqu'ici on fait un procès aux grandes- le chômage ne serait pas en augmentation constante. Cessons de croire aux statistiques stupides et clivantes. Il convient d'être plus serein sur le sujet. Il faut accepter l'idée que des stratégies mondiales soient en oeuvre face auxquelles nous devons concevoir des stratégies nationales en cohérentes avec les deux équations dans les moyens et acteurs économiques tous confondus dont nous disposons. Il faut accepter l'idée que nous affrontons un monde économique régressif qui porte la question de l'emploi hors de "l'obligation de charge" qui serait faite aux seules entreprises comme autrefois. L'emploi pour tous est un engagement de notre Constitution qu'il convient de mettre en application de manière raisonnée et technique. Comme je l'ai souvent expliqué sur ce fil, la "fin du chômage" est assez facilement possible. Faisons le. [et pour les esprits étriqués qui ne pensent possible que ce qui vient d'ailleurs : "Just do it ! " ]
Réponse de le 01/08/2015 à 20:26 :
Merci pour votre commentaire de qualité
Réponse de le 02/08/2015 à 9:59 :
@corso vous affirmez : "Arcelor qui fabrique de l'acier et l'on constate que depuis, avec cette structure favorable, nos constructeurs automobile par exemple ouvrent une usine nouvelle chacun chaque année."

je ne suis pas d'accord avec vos affirmations, ce qui fait que les constructeurs auto se développent c'est le marché et non un fournisseur de matière première.
Si les usines nouvelles se développent d'une part il s'agit de modernisation afin d'améliorer la productivité et d'autres part il s'agit de répondre à une demande (développement de marché émergent en asie par exemple) Que la structure d'ARCELOR-MITAL soit ou non dans un paradis fiscal n'y change rien. Au final c'est bien la consommation et l'investissement qui sont les moteurs de la croissance et non un montage juridique plus ou moins sophistiqué pour optimiser la fiscalité des différents pays.
Par contre les regroupements dans l'acier, s'ils favorisent l'amélioration de la production, les fusions opérées engendre une baisse de la concurrence et favorisent la création de monopoles défavorables à la concurrence
La fin du chômage n'aura pas lieu, hélas ! revenir aux modèles d'autrefois ce n'est ni plus ni moins que faire et défaire et se donner l'illusion que la solution existe. La baisse du chômage se fera mais à quel prix? Probablement sur le développement de la précarité mais qui peut aujourd'hui sincèrement dire que l'on peut vivre avec 700 € par mois avec des loyers à plus de 400 € ou du moins qu'apportons nous à ces personnes en précarité comme espoir de vie ? Au mieux un ensemble de frustration au pire le sentiment que notre société n'assiste véritablement que des "nantis" qui, au prétexte de développer l'emploi explique à longueur de journée que les avantages sociaux et fiscaux qui leur sont attribués sert en premier lieu l’intérêt général et non leur intérêt particulier...ne faisons pas une société fracturée, faisons une société orientée vers la modernité, les pays scandinaves peuvent servir d'exemple, leur population adhère à l’impôt parce qu'il est redistributif et amène une qualité de vie à chacun. Ce qui aujourd'hui n'est plus le cas en France, l’impôt étant considérer comme une sanction et non comme une contribution à la nation.
a écrit le 01/08/2015 à 10:25 :
Constat clair de la déconnexion CAC 40 / emplois nationaux. Les chantres de la compétitivité ont raison : produire à bas prix dans les pays à faibles charges sociales ou avec une main d’œuvre corvéable (immigrés et pays de l'Est), et rapatrier une petite partie des bénéfices seulement (voir Total) . L’état (= nous) indemnise les 3,5 millions de chômeurs. Quant au boulet des services sociaux, vous les paierez si vous pouvez...
Réponse de le 01/08/2015 à 13:51 :
Vous venez d'expliquer "la connexion CAC40 / emploi". Car pour que les actions continues d'augmenter en valeur, c'est les augmentations de nos salaires qui y passent puis la délocalisation et donc nous qui nous retrouvons chômeurs.
a écrit le 01/08/2015 à 8:01 :
il n'y a rien de choquant à voir une entreprise exerçant à l'international d'embaucher et d'investir dans les pays où elle a des parts de marché
Croire que seul le siège social et la production serairnt installés en France suffiraient à améliorer l'emploi et les ressources fiscales et sociales françaises est d'un simplisme déconcertant.
Non, la fiscalité pour les groupes internationaux est très favorable, mais il y a lieu de simplifier la législation sociales et fiscales, devenues un amoncellement de textes dont personne fini par s'y retrouver;
Le défaut de nos politiques, souvent influencer par les lobbies, est justement de ne pas avoir le courage et surtout de ne pas être en capacité d'expliquer les réformes qui auraient vocations à simplifier la vie économique et juridique n'ont pas seulement des entreprises du CAC40 mais bien de l'ensemble des acteurs économiques français.
En généralisant les aides et sans les conditionner, l'état fait l'erreur de parsemer les aides et de les rendre inefficaces et bénéficient qu'aux opportunistes, par exemple le CICE aurait pu être limité aux seules entreprises qui effectuent des exportations ou réduire les aides publiques du montant équivalent aux distributions faites aux associés
Aider les entreprises OUI, subventionner indirectement, par les niches sociales et fiscales, les distributions aux associés grâce à ces aides NON.
Réponse de le 01/08/2015 à 10:53 :
De toute façon, ce n'est pas l'économie planifiée à la Française qui peut favoriser l’expansion aussi bien des Stés du CAC que des autres.

Prenons en coeur: "C'est la lutte finale......." Parce qu'après c'est la misère.
Réponse de le 01/08/2015 à 13:59 :
Pour certain le chômage sera une libération et pas la misère... Aujourd'hui un travailleur gagne peu d'argent et paye beaucoup en frais de déplacement, impôts sans jamais une seul aide... Au chômage ils ne paieront plus ces frais et impôts et en plus auront droit aux aides sociales.
a écrit le 01/08/2015 à 7:24 :
Il faut bien voir que mes grands groupe industriel français sont surtous étranger.... La parte des effectif et des bénéfices se font surtout hors de notre pays.... Ensuite comme les siège social se trouve à l'étranger, l'imposition n'est pas payer dans notre pays.... La vrais question est de savoir qui sont les actionnaires, où sont investie les bénéfices, cela devrait en grande partie expliquer la situation economique de notre pays.... Le plus drôle s'est que lorsqu'ils sont menassent d'oPA , l'état francais vole à leur secoure.....
a écrit le 01/08/2015 à 0:51 :
Mais l'inflexibilité des droits sociaux à la française, quitte à tuer l'entreprise s'il le faut avec l'irrationalité syndicale y compris les 35 heures, est le cauchemar de beaucoup de chefs d'entreprise qu'ils soient français ou étrangers. Voilà un détail qui est souvent sous-estimé.

Par ailleurs, la solution passe également par la création de pme et tpe dans chaque secteur d'activité comme cela se fait d'ailleurs dans le secteur aéronautique, les écosystèmes national de compétitivité, d'investissement, de formation et d'emploi. C'est aussi simple que ce-là, regarder ce qui se passe dans les secteurs performants et appliquer la recette dans les autres secteurs et à l'économie tout entier.
a écrit le 01/08/2015 à 0:12 :
La France, avec sa fiscalité, son système collectiviste et égalitariste n'est pas un bon lieu de production et d'investissement. Tout le monde le sait et les socialistes aussi. Leur solution: que les autres pays s'alignent sur la France. C'est fou mais c'est ça. Hélas pour eux et pour les chômeurs, la France n'est pas un modèle pour aucun pays, bien au contraire !
a écrit le 31/07/2015 à 23:02 :
Les subventions vont principalement au CAC40 qui détruisent les emplois et poussent leurs fournisseurs à aller en low cost. défiscalistion des bénéfices en Tunisie et au Maroc, appareil productif payé par l'Europe en Pologne, bonus aux acheteurs des grands groupes si ils delocalisent les achats meme si ceux ci sont plus chers et j'en passe; Si le gouvernement ne peut rien faire, qu'il demissionne. Enfin M Macron va créer des lignes de bus. Tout cela est hypocrisie et seul les cours de bourse et les dividendes interressent les Pdg du CAC 40 qui sont devenus la nouvelle aristocracie moderne. Les 15 milliards d'aide devraient aller au PME qui font travailler les francais en autres et font de la croissance. A partir de quel pourcentage de chomage le pays explose? reponse en partie dans les urnes en décembre;
a écrit le 31/07/2015 à 17:28 :
Si et seulement si, les entreprises du CAC 40 et les grosses PME et PME augmentent leurs effectifs en France. Pour l'instant et sauf erreur de ma part, elles investissent en zone dollars et low cost. Ou se trouve leurs clients. Des sous-traitants d’Airbus s’installent en Tunisie, au Maroc, pour les pièces les plus simples, par exemple. Les exemples ne manquent pas, l'automobile Maroc, Algérie, Asltom pour le tramway, Figeac aéro en Tunisie . Parfois, la France n'est plus le premier client des entreprises du CAC 40.
a écrit le 31/07/2015 à 17:09 :
Et le rachat des actions par les memes boites gonflent encore l résultat, attendons nous sommes sur la fin d'un cycle et puis il ya de l'argent facile Q.E. qui nous endette a nous simple gueux. Alors
a écrit le 31/07/2015 à 16:42 :
L'énergie remplace le travail. L'énergie bon marché permet de remplacer d'avantage de travail cher. Plus l'énergie est bon marché, plus on a du chomage. Qui nous l'expliquera?
Réponse de le 31/07/2015 à 17:04 :
Je suis sur que si je vous dit qu il y a du chômage parce-qu il y a des chômeurs vous ne pouvez raisonnablement me donner tort . Comment faire pour diminuer le nombre de chômeurs ? Là est la vrai question ! admettez que plusieurs paramètres se bousculent pour être en tête et l énergie n est pas parmi les prioritaires , désolé . L ècologie est politique ou elle n est pas .
a écrit le 31/07/2015 à 15:51 :
Parce que quand une boîte cotée licencie, sa valeur en bourse monte. Donc, quand l'indice CAC 40 monte, ça veut généralement dire que le marché de l'emploi va mal. CQFD.
Réponse de le 01/08/2015 à 11:34 :
Non, @Non, il est stérile de déployer ce genre d'argument. Cela veut dire que l'on se pose dans une opposition à notre économie et non dans celle de la recherche de solution. C'est un peu comme dire que l'emploi est un esclavage, donc on ne cherche pas d'emploi puisque l'on ne veut pas être esclave. Les entreprises et leurs patrons ont du mal souvent a admettre leurs erreurs, une innovation, une nouvelle technologie; elles se cantonnent tant qu'elles le peuvent dans une attitude conservatrice, certains peuvent dire paternaliste dans le bon sens mais aussi dans le mauvais puisqu'il s'agit d'une rigidité. Cela pénalise l'entreprise et donc ses employés.Mais enfin, un jour la décision est prise d'accepter la -dure- réalité et de débaucher. Rien n'est fait de gaîté de coeur mais il s'agit de la survie de l'ensemble. La Bourse c'est vrai plus distante salue cette évolution nécessaire qui pointe que la société a choisi de vivre, rien d'autre. Le titre verra d'ailleurs son cours se tasser progressivement pour revenir à la normale, si l'on peut dire. Les entreprises vivent dans la réalité, elles en subissent les contraintes, c'est le consommateur qui décide. Vous.

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