Pour les économistes, la reprise de la croissance se pérennise

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Selon l'OFCE et COE Rexecode, le taux de chômage devrait passer de 9,2% à la mi 2017 à 8,9% fin 2018. Les deux organismes tablent sur une croissance assez solide mais COE Rexecode estime que pour booster la croissance il faut absolument améliorer la compétitivité-coût des entreprises françaises, via une baisse des impôts de production.
Selon l'OFCE et COE Rexecode, le taux de chômage devrait passer de 9,2% à la mi 2017 à 8,9% fin 2018. Les deux organismes tablent sur une croissance assez solide mais COE Rexecode estime que pour "booster" la croissance il faut absolument améliorer la compétitivité-coût des entreprises françaises, via une baisse des "impôts de production". (Crédits : Eric Gaillard)
COE Rexecode et l'OFCE ont publié leurs prévisions de croissance pour 2018, le PIB progresserait de 1,6% pour le premier et de 1,7% pour le second. COE Rexecode estime que la réforme du droit du travail et de la fiscalité va "booster" les créations d'emplois et la croissance potentielle mais que des freins demeurent, notamment le déficit de compétitivité-coût des entreprises françaises.

La dynamique de l'économie française est positive et cela devrait perdurer... sauf accident conjoncturel. Ce pronostic émane, il faut le souligner, tant de l'Observatoire français des conjonctures économiques (OFCE), d'obédience néo-keynésienne, que de l'institut COE-Rexecode, proche du patronat. Le ciel se dégagerait donc... mais certains facteurs continueraient de peser défavorablement.

Les deux organismes tablent sur une croissance du PIB plus soutenue en 2017 que ce qui était prévu : pour l'OFCE, elle atteindra 1,8%, contre 1,5% dans ses précédentes prévisions publiées en juillet. Cette prévision rejoint celles de l'Insee et de Bercy. En 2018, la croissance devrait atteindre 1,7% (contre 1,5% anticipé jusqu'alors) et 1,9% en 2019 (contre 1,7%).

Pour l'OFCE la politique de l'offre de Hollande a eu des effets positifs...

En effet, pour l'OFCE, "certains facteurs négatifs qui ont marqué 2016 (chute de la production agricole, impact des attentats sur le tourisme, conflits autour de la loi travail) ont disparu en 2017". En outre, "l'économie devrait désormais profiter pleinement des effets positifs des politiques d'offre instituées sous la présidence Hollande" en faveur des entreprises (avec, en particulier, le Crédit d'impôt compétitivité emploi). Façon de signifier à Emmanuel Macron que l'héritage dont il bénéficie n'est pas si négatif que cela...

Mais l'OFCE reconnait également des mérites à l'actuelle majorité en notant que pour 2018 et 2019, l'objectif du gouvernement n'est pas une "réduction à marche forcée du déficit public", via des politiques d'austérité, même si 60 milliards d'euros d'économies sont prévus sur cinq ans. De fait, selon les calculs de l'organisme, sur ces deux prochaines années, l'impact des mesures prévues par l'exécutif sur le PIB devrait être « seulement » de -0,2 point.

Résultat, la réduction du déficit public sera lente, l'OFCE table sur un déficit de 2,9% en 2017, de 2,6% en 2018 - soit la prévision gouvernementale - et de 2,9% en 2019, année où le CICE sera transformé en baisses pérennes des cotisations sociales patronales, ce qui va augmenter durant une année les dépenses de l'Etat.

... et COE Rexecode salue la réforme du marché du travail de Macron

COE-Rexecode, lui, table sur une croissance de 1,7% cette année puis de 1,6% en 2018 mais reste en revanche plus sceptique la trajectoire pluriannuelle arrêtée par le projet de loi de finances (PLF) 2018 qui prévoit une croissance annuelle de 1,7% jusqu'en 2021. En effet, pour l'institut, « des freins structurels à la croissance française demeurent, compétitivité-coût insuffisante ; niveau et structure des prélèvements obligatoires ».

Pour autant, l'institut souligne que deux ensembles de mesures vont être de nature à renforcer la croissance potentielle. Il s'agit tout d'abord des mesures sur le travail, notamment les ordonnances, qui vont permettre de :

« Faire évoluer les salaires davantage en phase avec les gains de productivité. Par ailleurs, la plus forte mobilité de la main-d'œuvre devrait permettre aux entreprises de se réorganiser plus facilement et aux salariés de s'orienter vers les secteurs les plus porteurs, ce qui augmenterait durablement les gains de productivité et donc la croissance potentielle. »

COE Rexecode risque un chiffrage. Pour lui, l'impact économique que l'on peut attendre des ordonnances pourrait être de l'ordre de 160.000 emplois supplémentaires à moyen terme (2022) ainsi « qu'un relèvement du PIB potentiel de 0,6 point".

Ensuite, l'autre facteur positif proviendrait de la réforme de la fiscalité du capital qui « stimulera la croissance ». COE Rexecode se félicite ainsi de la suppression de l'ISF « cette anomalie française » et de l'instauration d'un prélèvement forfaitaire unique de 30%, qui correspond grosso modo à la moyenne européenne.

In fine, selon l'Institut, si l'on ajoute les réformes du marché du travail et celles de fiscalité, le PIB potentiel de 2022 sera supérieur de 1 à 1,5 point au niveau qu'il aurait atteint en l'absence de ces réformes...

Un effort à faire sur la compétitivité-coût

COE Rexecode estime aussi que les autres réformes prévues dans le PLF et le PLFSS  (financement sécurité sociale) de 2018  - suppression des cotisations salariales chômage et maladie et augmentation de la CSG ; suppression progressive de la taxe d'habitation, début de la baisse de l'impôt sur les sociétés, etc. - devraient entraîner une très légère baisse des prélèvements obligatoires en 2018 : - 0,6 milliard d'euros pour les ménages et -1,9 milliard pour les entreprises.

Reste que pour COE Rexecde, deux problèmes restent impérativement à régler pour « booster » l'économie française. Il s'agit d'abord de poursuivre l'amélioration de la compétitivité-coût de la France. Selon l'Institut, depuis 20 ans la perte de compétitivité extérieure est le principal frein à la croissance. Le CICE et le pacte de responsabilité n'auraient permis de corriger qu'un quart de la dérive des coûts entre la France et l'Allemagne. Trop d'impôts de « production » pèseraient encore sur les comptes d'exploitation (CVAE, CFE, etc.). Aussi, l'Institut recommande un allègement de ces prélèvements.

COE Rexecode se montre également sceptique sur la réduction de la dépense publique, estimant que l'on n'arrive pas à « identifier les mesures concrètes d'économies qui doivent être distinguées des moindres hausses ». Il estime ainsi que l'intention du gouvernement de baisser le poids des dépenses publiques dans le PIB de 3 points doit se traduire par de « vraies » baisses de ces dépenses publiques...

Enfin, note positive, selon l'OFCE et COE Rexecode, les créations d'emplois devraient se poursuivre, quoiqu'à un rythme plus modéré, et le taux de chômage devrait baisser en France métropolitaine de 9,2% à la fin du deuxième trimestre 2017 à 8,9% fin 2018. L'OCDE pronostique même un taux de 8,5% fin 2019.

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Commentaires
a écrit le 21/10/2017 à 9:58 :
...."faire evoluer les salaires davantage en phase avec la productivité...."😂😂 il est vrai que depuis 10 ans les salaires ont été un frein à la croissance économique.....le salaire médian est à 1790 €....il est vrai que pour certains 500 € seraient largement suffisants pour toujours plus de profits....
a écrit le 20/10/2017 à 18:32 :
"sauf accident conjoncturel" hahahahaha j'adore !

Sinon le titre est mensonger, nombreux sont les économistes à penser le contraire...
a écrit le 20/10/2017 à 14:30 :
Les fruits de la croissance doivent etre redistribués au peuple,notamment les retraités durement touchés par la hausse de la csg.
Réponse de le 20/10/2017 à 17:12 :
Il le sait le retraité Cgtiste qu on a 100% de dette grâce à sa génération ou bien? Faire un effort pour les toutes petites retraites ok, les autres ils se serrent la ceinture comme les autres
a écrit le 20/10/2017 à 13:54 :
J’espère que notre situation s’améliorera un jour, J’espère ..Mais rien n’est sûr. On pourra dire que la situation s’améliore réellement que lorsqu’on sera redescendu au taux de chômage de 5%. Quant aux prévisions par des organismes type OFCE, comme toute les études, nous n’avons là qu’une projection mathématique pure, dans laquelle n’entre pas le facteur humain, élément de paramètre le plus important, et pour cause. Faut-il encore répéter que la financiarisation excessive de l’économie depuis le milieu des années 80, n’a amélioré en rien la condition des salariés. Quand, au justificatif de mondialisation et de compétitivité, on impose des salaires stagnants ou plus bas, quand on licencie et ferme des entreprises ou qu’on les délocalise, je ne vois pas comment on peut espérer une amélioration sensible de la situation pour le salarié. Les seuls bénéficiaires de cette économie dite de marché, sont les spéculateurs et rentiers. Que personne ne vienne argumenter sur la théorie du ruissellement. Ceux qui possèdent des fortunes, rigolent de cet argument obsolète. Les circuits financiers ont mis en place depuis bien longtemps, des outils permettant de s’enrichir, bien plus facilement et rapidement, en investissant su des produits financiers développés dans les années 90 type CDS ou autres sans parler des « dark pool », à l’ abri de tout contrôle. Et de tout cela nos dirigeants et leurs prédécesseurs sont complices, en toute impunité. Notre économie actuelle ne repose que sur des montagnes de dettes virtuelles, qui se purgent cycliquement via les bulles spéculatives.
Réponse de le 20/10/2017 à 16:40 :
Tout à fait!
a écrit le 20/10/2017 à 11:59 :
le regain d optimisme en Europe ne sera que provisoire ! sans aucun doute
a écrit le 20/10/2017 à 11:58 :
le regain d optimisme en Europe ne sera que provisoire ! sans aucun doute
a écrit le 20/10/2017 à 11:50 :
Les fruits de la croissance sont captés par une minorité. Démocratisation de la dette, privatisation des bénéfices.
a écrit le 20/10/2017 à 11:28 :
Saint Thomas etait-il francais ?
a écrit le 20/10/2017 à 11:11 :
une croissance pérenne,c'est une gagnotte plus importante.il est temps d'utiliser cette cagnotte pour ceux qui en ont un besoin urgent:les collectivités locales,a bout de ressource,et le dégel du point d'indice des fonctionnaires.
Réponse de le 20/10/2017 à 13:44 :
Ca y est, on recommence le cout de la cagnotte !! Quel délire, on aune dette de près de 100% du PIB, contre un engagement voté par Mittérand en 92 (Maastricht) de 60%.
Si on se tape une grosse crise comme celle de 2008, on est dans les 140, on fini comme la grèce. Alors, votre cagnotte, elle doit d'abord commencer à rembourser les dettes
a écrit le 20/10/2017 à 9:40 :
"et COE Rexecode salue la réforme du marché du travail de Macron"

Il suffit d'aller sur leur site et vérifier la liste des adhérents ( ils sont combien à avoir financé la campagne de Macron dans le paquet ?) pour voir rapidement qu'il s'agit d'ideologie libérale avec bien sur présent le Medef ou sa branche de l'UIMM
a écrit le 20/10/2017 à 9:31 :
"Par ailleurs, la plus forte mobilité de la main-d'œuvre devrait permettre aux entreprises de se réorganiser plus facilement"

Ca doit-être pour cela que l'etat va supprimer l'APL accession ,pourquoi faire de la main-oeuvre des proprietaires dans l'esprit des LREM ,il faut qu'ils soient mobile et malléable pour les entreprises avec la loi travail.
a écrit le 20/10/2017 à 8:46 :
"la réduction du déficit public sera lente, l'OFCE table sur un déficit de 2,9% en 2017, de 2,6% en 2018 - soit la prévision gouvernementale - et de 2,9% en 2019"

Désolé mais c'est pas ce qu'on peut appeler une réduction des déficits ça. Depuis quand l'eau tiède est elle de l'eau chaude ? C'est de l'eau aussi certes mais tout comme l'eau froide.
Réponse de le 20/10/2017 à 10:08 :
Vous passez votre temps à dénoncer les politiques d'austérité, de casse du modèle social, et vous vous plaigniez également que le déficit ne baisse pas assez vite.
Si vous voulez le ramener à 0, pas de soucis, cela peut se faire en un an : suppression de toutes les aides au logement, départ à la retraite à 70 ans, 6 mois indemnisation chomage maximum a 10 € par jour.
Alors, merci, oui, les gouvernant font ce qu'il peut pour améliorer les choses sans tout casser
Réponse de le 20/10/2017 à 10:20 :
"Vous passez votre temps à dénoncer les politiques d'austérité, de casse du modèle social, et vous vous plaigniez également que le déficit ne baisse pas assez vite"

Non je ne dénonce rien du tout j'analyse, réflexe d'indépendant professionnel jusqu'au bout des ongles, je me cantonne à rester subjectif, le truc qu'un bon soldat néolibéral qui ne vient que prêcher sa messe ne peut pas comprendre c'est un fait.

"Si vous voulez le ramener à 0, pas de soucis, cela peut se faire en un an : suppression de toutes les aides au logement, départ à la retraite à 70 ans, 6 mois indemnisation chomage maximum a 10 € par jour."

Et bien moi j'ai une bien meilleure solution, faire payer tout simplement des impôts aux riches. Incroyable on se demande vraiment pourquoi nos dirigeants politiques aux bottes de nos dirigeants économiques n'y pensent pas hein ?

"Alors, merci, oui, les gouvernant font ce qu'il peut pour améliorer les choses sans tout casser "

Merci quoi ? De me taire ? C'est tout ce que vous êtes capable d'opposer ? Non les dirigeants politiques propriétés des dirigeants ne font pas tout ce qu'ils peuvent, ils font tout ce que les riches leur demande en essayant que cela se voit le moins possible.

C'était vraiment passionnant de "débattre" avec vous hein, adieu maintenant, merci.
Réponse de le 20/10/2017 à 10:56 :
Vous m'expliquez comment on fait payer les riches qui en une semaine peuvent partir à Bruxelles ou Genève ?
Vous êtes au courant que nos frontières ne sont pas un mur de Berlin ?
Réponse de le 20/10/2017 à 11:41 :
Bien connu en politique économique, à court terme une réforme de structure coûte, principalement pour 3 raisons. Elles sont parfois déflationniste (d'où l'intérêt de les faire en phase d'expansion), il faut acheter la réforme par des compensations et une rente ça se rachète.
Illustration facile avec le déficit 2019 où on doit "racheter" le CICE. Mais c'est du one shot, donc le 2.9% est en quelque sorte biaisé. Ca apparaitra en 2020 ( sans crise entre temps..)

C'est bien pour ça que Bruxelles a tout validé au passage.
Tant que Draghi maintient sa politique, on peut réformer sans sabrer durement. Pense pas qu'on puisse sabrer durement et réformer, faut donc aller vite sur les réformes...

Hollande a augmenté de 50 mds les impôts, en disant que c'était que les riches qui allait payer, au final on sait qui a payé....Tout simplement pas assez de riches pour financer de toute façon, même si il ne partait pas.
Au rayon baguette magique, y a aussi l'évasion fiscale, je sais....Faut quand même savoir que sur les 80mds supposés il y en a environ 50 pour fraude à la TVA, typiquement le gars qui fait faire sa salle de bain au black...Alors luttons, mais il n'y aura pas de miracle non plus de ce côté là.
Réponse de le 31/10/2017 à 15:08 :
"Vous m'expliquez comment on fait payer les riches qui en une semaine peuvent partir à Bruxelles ou Genève ? "

Ils sont déjà partis cela ne sert donc à rien de les épargner et ils ne reviendront jamais à moins de supprimer les paradis fiscaux.

@ nico, merci pour la messe néolibérale mon père mais je suis athée.

Les riches ne peuvent pas partir parce qu'ils osnt déjà parti, vous le savez tous très bien mais il faut surtout continuer à faire semblant.

Avouez que si les trolls qui viennent de mauvaise foi défendre le néolibéralisme travaillaient réellement pour l'économie notre économie ne pourrait qu'aller mieux plutôt que de suffoquer sous le poids des paradis fiscaux.

Hé oui les gars je mets ces pages en marque page qui font que du coup je reviens régulièrement voir si vous êtes pas passé par là comme les bons robots que vous êtes.

Triste karma.
a écrit le 20/10/2017 à 7:54 :
On peut en effet se réjouir de la reprise de la croissance, tout en se demandant pourquoi faire ?

Créer une cagnotte - tout dépenser
Créer des profits - créer des emplois
Financer le déficit public - mener des réformes pour réduire les dépenses
Distribuer des dividendes - investir dans l’appareil productif
Renforcer les fonds propres des banques - renforcer les entreprises
Augmenter les salaires - augmenter la participation
Politique de l’offre - politique de la demande
Rétablir la balance commerciale - investir dans des pays en forte croissance
Restructurer des pans économiques - conforter ce qui existe en se disant que ne ce sont que des cycles
...

On ne peut pas se contenter de ces quelques réformes, si l’on n’adapte pas notre économie et même notre modèle de société, on risque rapidement des désillusions.

En attendant ne cassons pas l’ambiance.
a écrit le 20/10/2017 à 7:51 :
La croissance dans le chaos n'est que subjectif, attendons la décantation pour voir la réalité des choses!
a écrit le 20/10/2017 à 6:37 :
C'est vraiment miraculeux en trés peu de mois !
Ce Micron est un adversaire sérieux pour Jésus dans la mémopire collective .....
a écrit le 20/10/2017 à 3:07 :
coe rexecode est un lobby qui fait pression pour satisfaire les intérêts de ses financeurs.

OFCE regroupe des économistes.

On ne peut pas les mettre sur le même plan!
a écrit le 20/10/2017 à 1:53 :
On peut évidemment croire COE-REXECODE, qui devrait évaluer combien de millions d'emplois la fin de l'autorisation administrative de licenciements du père à l'actuel M. GATTAZ à créer. Et qui se félicitait des soi-disant réformes de SARKOZY...
C'est fou cela : on spolie les salariés qui ne vont plus pouvoir être indemnisés d'un licenciement abusif à hauteur du préjudice, et cette mesure va soi-disant créer de nouveaux produits, pour augmenter la croissance potentielle.
On peut croire toutes les fables de notre enfance après cela. Et on comprend meiux le problème de la FRANCE.....
Réponse de le 20/10/2017 à 10:43 :
On ne spolie pas les salariés : en période de fort chômage leur rémunération devrait être quasi nulle, le marché du travail étant un marché comme un autre.
a écrit le 19/10/2017 à 23:06 :
Pendant ce temps là, les créances Target 2 de l'Allemagne atteignent un niveau sans précédent (880 milliards €) et la tendance n'est pas à la baisse... nous rapprochant de plus en plus de l'éclatement de la zone euro ...

https://www.facebook.com/photo.php?fbid=1483359968438826&set=p.1483359968438826&type=3

Confirmé par l' analyse de Brousseau et de l' Upr en décembre 2016, tout va très bien Mme la Marquise car y' a seulement le feu aux écuries au feu ...!

https://www.upr.fr/actualite/crepuscule-de-leuro-targets-degel-de-pensee-vincent-brousseau
Réponse de le 20/10/2017 à 16:30 :
Surtout, l'invasion des marsiens va démarrer
Réponse de le 20/10/2017 à 20:21 :
On peut penser ce que l'on veut de l'UPR mais pour contrer une argumentation il faut une contre argumentation, pas une pseudo moquerie faisant en plus ressortir vos carences en orthographe (on dit "martiens" crénom !). Mais pour cela il faut savoir ce qu'est target2 évidemment...
a écrit le 19/10/2017 à 21:12 :
l'OFCE feint simplement "d'oublier" que le seul élément positif de la politique économique de Hollande, la politique de l'offre (CICE, pacte de compétitivité) lui a été soufflé par son secrétaire général adjoint, un certain Emmanuel M.
Réponse de le 20/10/2017 à 3:11 :
La croissance française est surtout due au redécolllage de la croissance européenne.

Hollande n'y est pour rien en encore moins macron!
Réponse de le 20/10/2017 à 10:35 :
@bruno-bd
Rendu public en novembre 2012, le Rapport Gallois « Pacte pour la compétitivité de l'industrie française » préconisait un «choc de compétitivité de 30 milliards d'euros», pour redonner des marges de manœuvre aux entreprises, pour l’innovation et l’investissement, soit 20 milliards de baisse des cotisations patronales et 10 milliards de baisse des cotisations salariales. Le CICE a été annoncé durant le même mois et voté en janvier 2013.
Page 32 du rapport :
http://www.ladocumentationfrancaise.fr/rapports-publics/124000591/index.shtml
Pas d’Emmanuel M. dans ce rapport ? Et vous n’assumez pas votre baratin, le Monsieur se nomme E. Macron.
Et c’est donc Louis Gallois qui a proposé et argumenté.
Je pense qu’on est nombreux à avoir critiqué, plus ou moins, la politique de Hollande, mais autant le faire proprement et honnêtement sans déformer la vérité !
Réponse de le 20/10/2017 à 10:51 :
@Marco1 : L'Elysée a désigné Gallois pour élaborer ce rapport... Il ne s'agit pas de minimiser la qualité de son analyse mais de rappeler que tant dans l'initiative de ce rapport que dans la décision d'appliquer ses conclusions avec le lancement de la politique de l'offre, il y a la patte de Macron.
Réponse de le 20/10/2017 à 11:02 :
@gringo : Hollande espérait s'en sortir, comme Jospin en 1997, par le redémarrage spontané de la croissance française en raison de l'amélioration de la conjoncture européenne... qui n'est pas venu. La France de 2012-13 a connu à peu près la même situation que celle qui a conduit Schröder à lancer les réformes de structure de l'agenda 2010 : elle est passée à côté de la croissance dont bénéficiaient ses partenaires faute de réformes de structure. C'est quand même la mise en place de celles-ci (CICE, lois Macron et El Khomri) qui ont permis à la croissance française de commencer à redémarrer. Il faut aller plus loin dans ce sens évidemment.
a écrit le 19/10/2017 à 19:21 :
1, 7 de croissance et les économiste annoncent l'Eldorado , ils ont de l'avenir , vu leurs conseilles les années précédentes . L'année prochaines sera extravagante encore .
a écrit le 19/10/2017 à 19:16 :
Où en est-on de la fin des 35h et du non remplacement des départs à la retraite des fonctionnaires ?
a écrit le 19/10/2017 à 18:48 :
on voit toujours plus d'articles dans Ouest France, par exemple, sur des secteurs qui manquent de candidats pour des emplois ou de l'apprentissage.
le niveau des offres est toujours élevé sur Apec, Ouestjob, Cadremploi ou Village de la Justice. le nombre d'offres a encore augmenté sur Ouestjob pour les métiers Compta/Gestion/Finance et Bureau d'Etudes/R&D/Architecture/Conception notamment.
pour la compétitivité coût, à nos partenaires aussi de faire des efforts. est-ce que c'est à la France de s'engager dans la "race to the bottom"/la course à la médiocrité ? ras le bol du dumping social. Bloomberg rapportait aujourd'hui que des membres de la BCE encouragent les hausses de salaires pour relancer l'inflation. que nos voisins s'exécutent.
a écrit le 19/10/2017 à 18:33 :
Dans les faits d'abord, la soumission macronienne aux exigences euro-libérales est totale. La mise en pièce du code du travail ou la baisse de la dépense publique par les suppressions de 120.000 emplois aidés sont autant de "réformes structurelles" régulièrement exigées dans les recommandations de la Commission européenne contre le modèle social français. Elles sont aussi gravées dans le marbre du "pacte de stabilité" et du traité budgétaire européen que M. Macron a annoncé vouloir respecter à la lettre. C'est que la France est le dernier pays européen à n'être pas totalement passé sous la coupe austéritaire. L'ex ministre grec des finances Yanis Varoufakis expliquait que "Paris est la destination finale de la Troïka". Macron sert de chauffeur pour mener cette mise au pas.
Réponse de le 19/10/2017 à 18:52 :
Il n'est pourtant qu’un pathétique aveu.

Cet aveu révèle que les partis politiques mis en avant par les médias - En Marche comme parti unique de gouvernement officiel – et France Insoumise et Front National comme partis d'oppositions officiels - sont en fait rongés de l'intérieur par la montée en puissance inexorable des analyses de François Asselineau et de l'UPR.
Réponse de le 19/10/2017 à 20:26 :
A 2,6% du PIB de déficit, la France sera en 2018 lanterne rouge des déficits publics en Europe. Pour une fois je suis d'accord avec Varoufakis, le refus obstiné de la France à tailler pour de bon dans sa dépense publique en fera la destination de la Troïka. Parce qu'on se rapproche à grandes enjambées de la faillite. Une remontée de un ou deux points des taux réels y suffira.
Réponse de le 19/10/2017 à 22:24 :
@Gédéon Nous adressons tous nos remerciements à MM. Mélenchon, Mendes et Philippot et ..bruno-bd pour prouver chaque jour un peu plus que les analyses de François Asselineau et de l'UPR sont en train de s'imposer comme élément décisif et structurant de la scène politique française....
Réponse de le 20/10/2017 à 9:10 :
@Mates : vous avez raison, en 2022 Asselineau dépassera peut-être les 1%... avec peut être une percée vers les 1,5%... sauf si d'ici là le Brexit a tourné à la bérézina pour le Royaume-Uni, ce qui est très hautement probable.
Réponse de le 20/10/2017 à 10:04 :
Le pacte de stabilité a été signé par Mitterand et avalisé par les Français en 1992. Macron avait alors 15 ans, collégien brillant mais certainement pas dans les coulisses du pouvoir à l'époque.
Comment pouvez vous lui repprocher de respecter un engagement pris par quelqu'un qui pourrait être son grand-père ?
On reproche à Trump de ne pas poursuivre les engagement de ses prédécesseurs (Iran, changement climatique, alliance avec l'Europe etc...). On reprocherait tout autant à Macron de ne pas respecter les engagements pris par son pays.
Enfin, dans le détail des mesures que vous dénoncez - les emplois aidés Macron ne fait que ramener le niveau à ce qu'il était il y a 5 ans. Ce n'est pas une "révolution", c'est une adaptation à la réalité du marché de l'emploi qui redevient dynamique.
Quant au code du travail, il reste de loin largement plus protecteur que l'essentiel des codes du travail mondiaux.

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