Comment le gouvernement espère relancer l'investissement

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Manuel Valls a fait de l'investissement sa priorité
Manuel Valls a fait de l'investissement sa priorité (Crédits : © Philippe Wojazer / Reuters)
Manuel Valls, le Premier ministre a annoncé plusieurs mesures pour stimuler l'investissement des entreprises. La principale consiste en une accélération de l'amortissement de l'investissement. L'investissement public n'est pas oublié.

La reprise est là, palpable. En 2015, le PIB devrait progresser de 1%. Peut-être un peu plus. En 2016, le rythme de croissance sera un plus peu élevé, proche de 1,5%. C'est encourageant. Mais c'est insuffisant pour réduire le nombre de demandeurs d'emploi. L'exécutif le sait. Pour permettre à la croissance d'accélérer, Manuel Valls, le Premier ministre s'est donc vu confier par François Hollande, le président de la République, la mission de relancer l'investissement des entreprises.

Au total, c'est un effort de 2,5 milliards d'euros sur la période 2015-2017 que le gouvernement réalise pour atteindre cet objectif jugé crucial. Quelles sont ces mesures ? La principale est une mesure de " suramortissement ". S'étalant sur une durée de dix ans, soit la durée maximale prévue par la loi, elle doit inciter les entreprises - toutes les entreprises - à investir rapidement en augmentant la rentabilité de leur investissements industriels en leur permettant de majorer de 40 % les montants amortis. Quelle est l'utilité de cette mesure qui s'appliquera un an sur les biens acquis entre avril 2015 et avril 2016 et ce, sur toute la durée de l'amortissement ? Elle permettra aux entreprises de déduire de leur assiette imposable leurs amortissements, réduisant in fine l'impôt sur la société dont elles doivent s'acquitter.

La CGPME salue le geste. " Cette mesure financièrement significative pourra générer une réduction d'IS allant jusqu'à 13% de la valeur de l'investissement. Son impact sera donc réel et tangible pour les entreprises en capacité d'investir ", estime la Confédération.

Pour l'Etat, ce sont des ressources fiscales en moins. Est ce grave ? Le gouvernement pense avoir quelques marges de manoeuvre après avoir annoncé  que le déficit public s'était élevé à 4% et non plus à 4,4% comme initialement prévu.

Point important, Manuel Valls a annoncé que cette mesure ne sera en revanche pas financée par l'enveloppe prévue dans le cadre du pacte de responsabilité. Comment seront-elles financées ? Par de nouvelles économies, tout simplement. Le gouvernement présentera le 15 avril, dans une semaine, la nouvelle trajectoire des dépenses publiques.

De nouveaux produits d'épargne ?

Autre dispositif annoncé par le chef du gouvernement, le renforcement de l'attractivité des produits d'assurance vie investis dans le capital des entreprises. Cette mesure ciblera également des produits comme le PEA-PME, afin de réorienter l'épargne des ménages vers le capital des entreprises françaises. De nouveaux produits poursuivant les mêmes objectifs pourraient être créés en intégrant par exemple le capital risque. Quant aux prêts de développement de la BPI, ils seront portés de 6 à 8 milliards d'euros.

En panne, austérité oblige, l'investissement public n'est pas oublié. Le plan prévoit d'accélérer le remboursement de TVA pour les collectivités qui investissent. Un prêt à taux zéro sera mis en place par la Caisse des dépôts pour rembourser les collectivités concernées plus rapidement, dans les deux ans. Cette mesure devrait donner un bol d'air au secteur de la construction et du bâtiment-travaux publics.

Autre annonce faite par le Premier ministre, le crédit d'impôt pour la transition énergétique, qui permet aux ménages de déduire de leurs impôts une partie des frais engagés pour rénover leur logement, sera prolongé d'un an, de fin 2015 à fin 2016. en outre, les crédits de l'agence nationale de l'habitat seront augmentés. L'ensemble de ces mesures seront intégrées dans différents véhicules législatifs, notamment la loi Macron. Pour l'instant, un collectif budgétaire n'est pas envisagé par Matignon.

Le gouvernement a peu de marge de manœuvre

Pourquoi le gouvernement se focalise-t-il ainsi sur l'investissement ? Soutenue par la baisse des prix des cours du brut, et donc celle des prix à la pompe, et plus globalement de l'énergie, la consommation des ménages repart. Egalement stimulé par cette baisse des prix du brut mais aussi par la dépréciation de l'euro face au dollar, le commerce extérieur retrouve de très légères couleurs. Sachant qu'il ne peut pas forcer les entreprises à se lancer contre leur gré à la conquête des marchés étrangers, le gouvernement n'a donc pas d'autres choix que de tenter d'actionner le levier de l'investissement. Le cabinet Asteres approuve ce choix :

" L'investissement des entreprises non-financières est considéré, à juste titre, comme un levier efficace de croissance économique. Dans une phase de stagnation des prix, de chômage élevé, de croissance atone et de déficit commercial, l'investissement a l'avantage d'actionner à la fois les leviers d'offre et de demande. En effet, investir améliore l'offre, soit en la rendant plus productive, soit en l'élargissant, et la demande. Investir signifie souvent consommer des biens d'équipement ou des services "

La panne de l'investissement est-elle chronique ? En d'autres termes, le tissu productif tricolore est-il vieillissant, voire obsolète ? C'est l'un des constats du rapport Gallois. Publié en novembre 2012, ce rapport mettait en lumière la faible robotisation de l'industrie tricolore.

Une priorité, moderniser l'outil

Contrairement aux idées reçues, l'investissement n'aurait pas été atone ces dernières années. Selon Asteres, qui plaide toutefois pour une modernisation de l'industrie :

" Une fois retirés les investissements immobiliers, le taux d'investissement des entreprises françaises est largement supérieur aux taux allemands et anglais : 19% pour la France, 16% pour l'Allemagne, 13% pour le Royaume-Uni en 2013. La stagnation de l'investissement des entreprises françaises s'explique donc par la faible demande mais aussi par le niveau élevé de ces investissements : il n'y a pas d'effet rattrapage ou rebond "

Et le cabinet de conclure :

" L'enjeu actuellement porté par l'investissement des entreprises françaises ne tient pas à sa reprise globale mais plutôt au type d'investissement des entreprises. Depuis 2007, les investissements de renouvellement sont plus courants que les investissements dans le lancement de nouveaux produits et dans la modernisation des chaînes de production. La baisse de l'euro permet une baisse des prix des produits français face à leurs concurrents non-européens. La reprise de l'investissement doit permettre une amélioration de la qualité des produits."

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Commentaires
a écrit le 09/04/2015 à 9:31 :
suite. Taxer le travail favorise le chomage, taxer le capital décourage d'investir, taxer l'énergie incite à économiser l'énergie, c'est l'objectif de la transition énergétique.
a écrit le 09/04/2015 à 9:25 :
Notre erreur fondamentale en matière d'économie est de s'obstiner à appliquer la répartition des salaires pour les retraites, alors qu'il s'agit de la répartition de l'ensemble des richesses produites, c'est à dire, les salaires, le capital et l'énergie avec une répartition qui dépend des gains de productivité. Refaites vos calculs.
a écrit le 09/04/2015 à 8:36 :
Le déficit "initial n'était pas de 4,4% mais de 3,4%. Sauf que, comme d'habitude nos champions du calcul se sont plantés et l'artifice a été de faire croire fin 2014 qu'il allait être de 4,4%, comme si rien n'avait été annoncé avant, et de crier victoire quand il s'est révélé être de "seulement" 4%. C'est ce qu'ont appelle mener les gens en... pédalo!
a écrit le 09/04/2015 à 8:21 :
Le gouvernement veut inciter, voire obliger, les français à investir dans les entreprises. Mais avez-vous remarqué ? Aucun ministre, aucun député ou sénateur ne possède la moindre action dans leur portefeuille financier. Et pourtant l'argent ne manque pas!! Eux, n'investissent pas dans les entreprises...pourquoi? Pas confiance ?
a écrit le 09/04/2015 à 7:54 :
Ce n'est pas en collant une rustine perfide sur le pneu ...que l'on démarre le moteur de l'auto en panne sèche...(proverbe chinois)...à méditer .......
a écrit le 09/04/2015 à 6:06 :
seules les entreprises en capacité d'investir vont bénéficier de cette mesure....
Je suis au contact de nombreux chefs d'entreprises et la plupart me disent que leur problème essentiel est celui de leurs disponibilités. De fait ils ne sont pas suivi par les banques ou sont obligés d'utiliser des services financiers très couteux comme le dailly et le factor.
Aujourd'hui les banques pretent dans l'immobilier au particulier à moins de 2.5 % par an pourquoi n'est pas le cas pour les entreprises, pour les prets professionnels ?
Quand on voit le taux des prêts bancaires accordés aux entreprises pour des autorisations de découvert ou pour financer l'investissement l'état aurait du jouer sur un plafonnement des taux et les faire tomber sous 3 % et obliger les banques à prêter aux entreprises plutôt que de préférer spéculer sur des produits purement financiers...
Réponse de le 09/04/2015 à 8:01 :
Ce n'est pas le rôle de l'état surtout entièrement socialiste ...! de se mêler de finances et d'économie...! la preuve les fiasco validé de ces 3 dernières années , l'économie dirigée c'était en ex-Urss ...! d'ailleurs si les investisseurs reste prudemment sur la réserve , c'est que la défiance ...s'est durablement installée .....
Réponse de le 09/04/2015 à 13:48 :
"Ce n'est pas le rôle de l'état surtout entièrement socialiste ...! de se mêler de finances et d'économie...! "
Faut dire cela au patronat qui demande toujours plus d'argent publique.

"c'est que la défiance ...s'est durablement installée ....."
Je dirais plutôt de la défiance idéologique.On peut rappeler que le Medef vote à près de 97% exclusivement pour l'UMP à chaque présidentielle et la CGPME et l' UPA entre 70 et 80%, toujours pour l'UMP , comme quoi, si dans la bouche de Parisot la lutte des classes à disparu ,le vote des classe lui perdure.Ils vont donc tout faire pour que le chômage progresse encore en sachant qu'ils obtiennent de cette façon beaucoup plus qu'avec 2 millions.
a écrit le 09/04/2015 à 0:04 :
Il ne faut pas tout attendre de l'Etat, mais il ne faut pas non plus tout lui mettre sur le dos. Une partie du problème de l'industrie française vient aussi du manque de vision et d'ambition de certains patrons qui n'ont pas su faire les bons choix stratégiques.
a écrit le 08/04/2015 à 23:45 :
C'est la dernière farce du premier avril, elle serait bien bonne si elle n'était pas aussi triste. Quelle peut être en effet la crédibilité de gens, qui veulent remplir un tonneau après l'avoir éventré à coop de hache ?
a écrit le 08/04/2015 à 22:12 :
Si le gouvernement prélevait moins, il n'aurait pas besoin de redistribuer autant... Mais ça fait 40 ans qu'ils font tous la même chose, en appuyant à la fois sur le frein et sur l'accélérateur. Et forcément, ça ne marche pas très fort...
Réponse de le 09/04/2015 à 7:52 :
Je vous prend 10 et je vous subventionne de 3 en disant que je vous fais un cadeau et que si vous les dépenser pas vous êtes de mauvaise foi

C'est une histoire de guignol vielle de 40 ans
a écrit le 08/04/2015 à 19:28 :
l'etat va augmenter l'IS pour recuperer ce qu'il perd, c'est couru d'avance, personne n'est dupe ( les boites qui ont utilise le cice ont commence par prendre un controle fiscal pour recuperer les sommes...)
relancer l'investissement, c'est bien, dans un modele is/lm
moi je dis ' investir, oui, pourquoi faire? remplir les caisses de l'etat?'
cette triste mascarade est inutile et va aller au tas, comme tout le reste, sauf si montebourg investit les 300 000 euros qu'il a sur ses livrets sans risque, bien sur..
a écrit le 08/04/2015 à 19:03 :
non le principe du suramortissement est d'amortir plus que le montant décaissé, indépendamment du lissage dans le temps
Réponse de le 09/04/2015 à 8:10 :
Ok vous avez raison ( rtl cematin confirme ce que vous dites) et mon commentaire est donc faux. Bonne nouvelle donc , reste quand m^me à en voir les modalités précises car les annonces sont souvent plus alléchantes que la réalité. Par exemple qui d des investissments dans lesvehicules pariculiers aujourd hui limités à 18300 euros amortissables.
a écrit le 08/04/2015 à 18:00 :
Amortir plus vite ne me semble pas si interessant . Prenons l exemple d'une voiture : vous l'amortissez en 2 / 3 ou 5 ans ,le total des charges sera le même ( le montant amorti ) et la vente générera une plus value taxée dans tous les cas. L effet est même négatif sur de petites sociétés où un amortissement plus lent permettra de ne pas passer trop vite au dessus du seuil de 38200 euros de résultats lors de la cession.
a écrit le 08/04/2015 à 17:59 :
et dire que c'est un espagnol qui coule notre pays.
a écrit le 08/04/2015 à 17:31 :
L'état s'engage fermement à aider les entreprises qui investissent en machines. Mais cela entraînera une baisse du nombre de personnes qui travaillent. Donc il est prévu de créer des "cotisations sociales" pour ces machines afin de rééquilibrer l'assurance Chomage.
Réponse de le 08/04/2015 à 23:14 :
De grâce, lisez un ouvrage d'économie !
a écrit le 08/04/2015 à 16:59 :
Pour que l'activité démarre en fin dans notre pays une seule unique solution et pas d'autre , le gouvernement doit partir et laissez la place à un gouvernement du peuple .
a écrit le 08/04/2015 à 16:26 :
Encore des aides pour les grosses sociétés, celles là qui font déja de l'optimisation fiscale à travers l'europe et qui bénéficient à plein des credits impots CIR et CICE ... pendant ce temps là les petites boites meurent, mais bon, les petits ... en France, on s'en fou!
a écrit le 08/04/2015 à 14:41 :
qui va risquer son temps, son capital et son énergie si c'est pour que sa réussite soit spoliée par l'ISF...? A l'heure de la mondialisation et des nouvelles technologies; il faut être neuneu ou dogmatique pour croire que le prochain inventeur d'un "google" le fera en France.....les 68ards et le rentiers tuent l'innovation qui une fois les études finies prend ses valises et file vers un monde meilleur....et les entrepreneurs de demain ont bien raison de se barrer !
Réponse de le 08/04/2015 à 17:35 :
Vous avez parfaitement raison, et tous les pays qui veulent de la croissance ont commencé par supprimer l'ISF. Et cela marche ! Malheureusement pour la France, nous avons un gouvernement qui a les œillères marxistes, et pour qui les investisseurs, les actionnaires doivent être découragés.
a écrit le 08/04/2015 à 14:31 :
L'amortissement accéléré existe déjà, la proposition du gouvernement n'est donc qu'une simple modification de ce dispositif. Il est important de préciser que c'est neutre pour les finances publique. En effet les amortissement permette de baisser le résultat les première année mais par la suite il faut reprendre la part de "trop amortie" ce qui amène a augmenter le résultat.
Réponse de le 08/04/2015 à 17:16 :
Il est important de préciser que c'est neutre pour les finances publiques
Ce que vous dites est vrai sur la durée mais à court terme c'est un "manque à gagner" comme dirait notre brillant Ministre des Finances à qui l'on demandait ce midi comment il comptait financer cette mesure. C'est un beau pays la France où l'on appelle manque à gagner, pourquoi pas une recette négative ??
a écrit le 08/04/2015 à 14:21 :
il faudrait que les entrepreneurs français entreprennent, misent sur de nouveaux processus de productions et de nouveaux produits, et qu'ils exportent, mais ils préfèrent attendre que l'Etat baissent leurs impôts et charges

M. Wauquiez a bien raison de parler de "cancer de l'assistanat"
en tout cas dans le cas de notre élite économique
Réponse de le 08/04/2015 à 14:51 :
Votre référence à Wauquiez nous fait bien rire, il est le symbole du cancer politicard de la France

Wauquiez dont les bilans de ses participations aux gouvernements Sarkozy Fillon ont été désastreux :

Wauquiez ministre de l'emploi, son bilan c'est l'explosion du chômage, + 800 000 chômeurs

Wauquiez ministre de la recherche, son bilan c'est le recul dramatique de la France dans les classements de l’innovation
Pour l’indice mondial global de l’innovation (GII) de l'INSEAD/OMPI, la France se retrouve à la 24ème place au plan mondial, et 16ème européenne selon les critères retenus dans ce Rapport.
Pire pour l’indice mondial d'efficacité de l’innovation (GII), la France sombre à la 64ème place au plan mondial, et 27ème européenne selon les critères retenus dans ce Rapport.
Dans le classement innovation industrielle mesurée par l'IUS, Innovation Union Scoreboard 2011, la France se positionne dans la catégorie des "adeptes de l'innovation", à la 11ème place sur 27 pays européens, tout juste au niveau de la moyenne européenne.
L'IUS 2011 distingue 3 principaux types d'indicateurs et 8 dimensions de l'innovation, capturant au totales 25 différents indicateurs.

Le seul souvenir de Wauquiez qu'il faut garder en mémoire, c'est l'épisode de Wauquiez qui continue à "faire le beau" alors qu'il a déclaré à la télévision à une heure de grande écoute qu'il allait sur youporn "comme tout le monde" ! tel n'est pas le cas, ce que nous ne pouvons pas admettre, inadmissible, mettant ainsi tous les concitoyens français dans la nasse des vicelards déviants politicards qui devraient être purement rejetés par leurs groupes électoraux... inadmissible pour le très mauvais signal donné à la jeunesse, après on s'étonnera des violeurs dans les écoles
Réponse de le 08/04/2015 à 15:47 :
@phonica:pareil!incroyable qu'on force les honnetes citoyens a financer (via le CICE) les entreprises qui en profitent pour augmenter les dividendes.Pas étonnant que la bourse monte avec tous les cadeaux offerts aux entrepreneurs.Pourquoi se bouger alors qu'on sait que l'état va financer les entreprises?
a écrit le 08/04/2015 à 14:20 :
Inutile d'espérer quoi que ce soit : il n'y arrivera pas et dans moins de six mois, la situation sociale et économique française se sera encore dégradée ! Le seul moyen d'y arriver, c'est de dire non à l'europe et de reprendre "les manettes" de la France. Ni la gauche et ni la droite ne le feront et pour cause, des milliers de personnes en vivent à nos dépens et ils ne laisseront pas "un si bon gâteau" quitte à nous ruiner, nous, le peuple.
a écrit le 08/04/2015 à 14:13 :
Valls et son gouvernement aux abois...lance un bluff socialo/économique géant ...! prudence , prudence...au delà des chiffres manipulés ...quand les socialistes s'improvisent capitalistes 2 ,1/2 ans environ avant les élections ...le risque augment chaque jour exponentiellement .....Il est flagrant que ce gouvernement d'opérette, tente de sauver sa peau ...! mais c'est trop tard ...après 3 ans de n'importe quoi ....!
a écrit le 08/04/2015 à 13:52 :
« Les profits d'aujourd'hui sont les investissements de demain et les emplois d'après-demain ».Helmut Schmidt le 3 novembre 1974.

Helmut Schmidt est social démocrate, ce théorème reste d'actualité.

Avec sa réforme, le gouvernement a sauté une étape, celle des profits. Avec un niveau de marge situé entre 29 et 30% les entreprises françaises ont un déficit de taux de marge situé entre 5 et 10% selon les pays par rapport à nos principaux concurrents européens.

Les profits, c'est la restauration de la trésorerie, condition obligatoire avant l'investissement. Après seulement, une entreprise peut songer si elle a confiance dans l'avenir à investir. L'investissement n'est pas un problème dans l'absolu avec la baisse des taux.

On revient toujours au même point, on ne fait pas boire un âne qui n'a pas soif. Le vrai problème c'est la confiance, et il faudra autre chose qu'une mesure qui peut être supprimée aussi vite qu'on l'applique pour la restaurer.

Cette mesure qui va dans le bon sens mais à minima , évite soigneusement les vrais problèmes qui fâchent.
Réponse de le 08/04/2015 à 14:31 :
on en finance pas ses investissements avec sa tresorerie, mais avec sa caf... mais le reste du raisonnement est ok
de toute facon, la tresorerie c'est le premier nerf de la guerre...
Réponse de le 08/04/2015 à 15:59 :
On ne finance pas ses investissements seulement avec sa CAF, aggregat qui par ailleur n'est plus utilise, mais avec un mix de cash, de capital et de dette.. Le vrai probleme sous jacent ici n'est pas la politique de financement mais les idees, et la confiance. Une idee peut donner lieu a une innovation, qui lorsqu'elle est creatrice de valeur, trouve financement,
Réponse de le 09/04/2015 à 7:45 :
ok vous finassez, si vous n'avez pas de caf, que vous n'etes pas rentable ( comme dirait hollande!) et que votre tresorerie est au dernier sous sol, ca va pas etre facile pour trouver un actionnaire ok pour une augmentation de capital ou un banquier pour un pret long!
et si vous n'etes pas rentable aujourd'hui avec une caf a 0--, je doute que votre innovation soit tres rentable demain ( et si votre caf anticipee n'est pas bonne, on se demande comment vous allez rembourser!!)
si vous n'etes pas convaincu, creez une boite vous verrez, ca va venir vite !!! ;-)
a écrit le 08/04/2015 à 13:45 :
A une époque ou le PUBLIQUE n'était pas un gros mot, on a financé la recherche de l’aérospatiale, les autoroutes, le TGV, la recherche... et après en avoir fait cadeau au privé, donc une poignée d'actionnaire milliardaire, on s'étonne que tout ce qu'ils font c'est des plans sociaux et qu'ils arrêtent d’investir...
a écrit le 08/04/2015 à 13:30 :
Il faudrait dissoudre l'assemblée et que ce gouvernement présente démission et excuses. Alors peut-être.... Éventuellement quelques punitions pourraient être prévues pour les plus grands coupables socialistes.
a écrit le 08/04/2015 à 13:19 :
PME et ETI, Oxford Economics pour la banque HSBC
(Sont performantes, mais pas assez nombreuses, donc l’effort sur les investissements va dans le bon sens)
…..
Leur valeur ajoutée est plus élevée en France qu’au Royaume-Uni et en Allemagne:
En Europe, ce sont en France, au Royaume-Uni et en Allemagne que les entreprises de taille moyenne (ETM, entreprises affichant un chiffre d’affaire variant entre 50 et 500 millions de dollars selon la définition retenue) ont le maximum d’impact économique direct, d’après une étude intitulée « La face méconnue des entreprises moyennes : une contribution vitale à l’économie », réalisée par Oxford Economics pour la banque HSBC dans 15 pays ou territoires: Allemagne, Arabie Saoudite, Brésil, Canada, Chine, Émirats arabes unis, États-Unis, France, Hong-Kong, Inde, Mexique et Pologne, Royaume-Uni, Singapour, Turquie.
….
Ce groupe d’États représentant 161 800 sociétés avec un chiffre d’affaires cumulé de 16 600 milliards de dollars en 2012 et un effectif global de 169 millions de salariés. Leur contribution globale au produit intérieur brut (PIB) s’est élevée à 11 500 milliards de dollars. En France, les ETM ont apporté 310 milliards de dollars, soit l’équivalent de 16,5 % du PIB. Et leur valeur ajoutée brute globale a atteint 39,5 % du PIB, ce qui place l’Hexagone au premier rang mondial. « Ses ETM sont encore plus productives qu’au Royaume-Uni et en Allemagne », commentait ainsi Andrew Wild (notre photo), directeur général délégué en charge du marché des entreprises chez HSBC France, lors d’un petit-déjeuner de presse, le 27 mars. Elles ont aussi représenté14,2 % de l’emploi, soit 2,7 millions de salariés.
…..
En revanche, l’Allemagne domine sur différets autres indicateurs quantitatis dont le nombre d’entreprises avec près de 12 000 ETM, d'emplois avec 4,7 millions, et d'activité avec un chiffre d’affaires générés de 1,334 milliard de dollars. « C’est l’effet du fameux Mittelstand, de sa performance économique et de la puissance industrielle de l’Allemagne», a souligné le dirigeant de la banque.
……
Enfin, le Royaume-Uni occupe la première place s’agissant de la contribution de ses ETM au PIB, soit 17,2 %. « L’économie britannique est plus tournée vers les services, alors que la France, par exemple, offre un plus grand équilibre entre services, commerce gros, de détail et industrie manufacturière », expliquait Andrew Wild. Le Royaume-Uni bénéficie aussi d’une bonne position pour la valeur ajoutée dans le produit intérieur brut, seulement devancé par la France et la Turquie.
….
En Turquie, les ETM représentent 40 % du PIB et 20 % de l’emploi. « Certes, son économie est jeune et volatile, mais c’est un territoire à fois tourné vers l’ouest et vers l’est, Dubaï notamment, où les entreprises de taille moyenne se retrouvant dans les mêmes zones, les mêmes villes, il y a un maillage industriel de plus en plus fort », observait Andrew Wild. Selon lui, d’autres États européens, comme l’Espagne, dont l’économie redémarre, et la Pologne, seul pays du continent à n’avoir pas subi la crise de 2008, connaissent une hausse du nombre d’ETM.
François Pargny
……..
Rappel,
BpiFrance, principal bras armé du gouvernement :
2014 : 1,7 milliards €, soit + 42% par rapport 2013.
2015 : 8 milliards € (+ 500 millions des assurances), annonces faites vendredi dernier.
…….
Chiffres AFIC 2014, (Association Française des Investisseurs pour la Croissance) :
Investissements.
Capital français total :
10,1 milliards, (record historique) soit + 24% par rapport à 2013 (mais beaucoup de retard à rattraper)
Dont Capital-investissement:
8,727 milliards, + 35%
Dont Capital-risque (innovation):
623 millions, - 2% (le très mauvais chiffre que les mesures devraient cibler)
a écrit le 08/04/2015 à 13:12 :
Le gouvernement Valls propose des gouttes à gouttes inappropriées.

Personne n'attendait autre chose que ces énarquitudes minables de la part de Valls incompétent notoire.
a écrit le 08/04/2015 à 13:11 :
le seul petit hic, c'est que ca n'interesse personne d'investir pour se faire insulter, et confisquer les fruits par une augmentation d'is qui ne va pas manquer d'arriver ...
Réponse de le 08/04/2015 à 18:14 :
Si les entreprises font du bénéfices, on va pouvoir les surtaxer..
a écrit le 08/04/2015 à 13:10 :
Si on refait le coup de l'amortissement accéléré, cela ne crée pas de valeur sur l'investissement mais cela accélère la période d'amortissement. Si vous achetez une machine 100 et que vous l'amortissez sur 5 ans, cela fait 20 par an déductible de l'IS. Si vous voyez cet amortissement monter à 30 sur les premieres années, il sera simplement moins important sur les dernières années. Donc cela accélère la décision d'investissement et baise l'IS les premières années mais c'est neutre sur la période totale de l'investissement. Donc aucune valeur crée, même si cela donne un coup de boost indéniable au démarrage des projets.
a écrit le 08/04/2015 à 12:58 :
Le gouvernement a tiré sa dernière cartouche en fermant les yeux; qui sera atteint? Attendons encore un an avant de voir les résultats. Economistes, donnez un avis!
a écrit le 08/04/2015 à 12:54 :
2 milliards et demi sur 5 ans
Ça fait 1 milliard avant l'élection présidentielle qui remettra tous en cause
C'est des annonces pour faire du vent et espérer la confiance

C'est désespérant !!!

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