Présidentielle 2017 : quatre choses à savoir avant de lire un sondage

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Les campagnes ne se terminent que lorsque les bureaux de votes sont fermés. Des électeurs peuvent décider d'aller voter le jour du scrutin à 16 heures. Les taux estimés par les instituts sont davantage un niveau plancher de participation, explique Martial Foucault, directeur du Cevipof.
"Les campagnes ne se terminent que lorsque les bureaux de votes sont fermés. Des électeurs peuvent décider d'aller voter le jour du scrutin à 16 heures. Les taux estimés par les instituts sont davantage un niveau plancher de participation", explique Martial Foucault, directeur du Cevipof. (Crédits : Charles Platiau/Reuters)
Pointés du doigt lors des derniers scrutins, les sondages nécessitent d'être manipulés avec précautions si l'on veut en déceler les enseignements. Méthode employée, taux de participation prévu etc., sont autant d'éléments à prendre en compte avant de formuler une analyse.

A dix jours du premier tour, les commandes s'enchaînent dans les instituts de sondage. Pas un jour ne passe sans publication d'une enquête d'opinion. Mélenchon confirme-t-il sa troisième place ? Quel candidat est le mieux placé pour faire face à Marine Le Pen au second tour ? Tout le monde s'agite et veut des résultats, des données à analyser, surtout à commenter, que ce soit sur les plateaux télé ou aux repas de famille.

Pourtant, on le sait, les sondages sur les intentions de vote ne doivent pas être pris au pied de la lettre, au risque de se livrer à des interprétations faussées et de faire une erreur monumentale à l'issu du scrutin. Les surprises récentes du Brexit et de la victoire de Donald Trump en sont les meilleurs exemples. Dans ces conditions, il est de bon ton de rappeler quelques précautions d'usage avant de se lancer dans une lecture rectiligne des intentions de vote présentées à un instant donné.

1. Vérifier la méthodologie

"L'enquête a été réalisée en ligne du x au x avril auprès d'un échantillon de personnes inscrites sur les listes électorales représentatif de la population française âgée de 18 ans et plus, constitué selon la méthode des quotas."

Cette mention, souvent inscrite en bas de page et précédée d'un astérisque, indique la méthode employée pour la réalisation du sondage. Il faut s'assurer que l'enquête a bien été réalisée "en ligne" ou par "téléphone", et non pas sur les réseaux sociaux comme certains le pratiquent.

La Commission des sondages avait d'ailleurs pointé du doigt l'institut Brand Analytics, dont l'étude avait été publié sur le site Sputniknews. Faite à partir des réseaux sociaux, cette enquête n'a pas été réalisée sur la base d'un "échantillon représentatif", autrement dit d'une base d'interrogés dont les caractéristiques socio-démographiques représentent la population française.

Un sondage sérieux doit présenter autant de jeunes et de seniors, de cadres et d'ouvriers, de ruraux et d'urbains... qu'il en existe parmi les Français majeurs et inscrits sur les listes électorales.

2. Garder en tête la marge d'erreur et "l'intervalle de confiance"

Vient ensuite la question du nombre de personnes comprises dans l'échantillon. Car selon si ce sont 10.000 ou 1.000 personnes qui sont interrogées, la marge d'erreur n'est pas du tout la même. Dans le premier cas, elle est de 0,5 point, dans le second elle est de 3 points !

Les instituts "ne prennent pas les bords inférieurs et supérieurs des intentions de vote, ce qu'on appelle 'l'intervalle de confiance', mais font une moyenne", explique Martial Foucault, directeur du Cevipof, le Centre de recherches politiques de Sciences Po. Par exemple, dans le sondage Opinion Way/ORPI pour Les Echos et Radio Classique publié ce mercredi, Marine Le Pen est donnée première avec 24% des intentions de vote. Le sondage est réalisé auprès de 1.395 personnes, la marge d'erreur est donc d'environ 3 points. Si les électeurs devaient voter aujourd'hui, le score de la candidate frontiste serait compris entre 21% et 27%.

"Présenter les résultats de cette manière est plus rigoureux mais moins sexy", confesse Martial Foucault, car "la marge d'erreur des intentions de vote d'un candidat chevauche celle d'un autre et il serait impossible de faire un classement". En effet, François Fillon étant crédité de 20%, l'intervalle de confiance étant, il pourrait rassembler au pire 17%, au mieux 23% des voix. Dans le second cas, il dépasse de deux points la fourchette basse des intentions de vote de Marine Le Pen.

Dans ces conditions, impossible alors de hiérarchiser des candidats séparés par moins de six points. Le match va bien se jouer dans un mouchoir de poche entre Marine Le Pen (24%), Emmanuel Macron (23%), François Fillon (20%) et Jean-Luc Mélenchon (18%). Réaliser une enquête sur un échantillon de 10.000 personnes réduirait l'intervalle de confiance et donnerait une vision plus précise, mais cela a un coût, que les clients (en particulier les médias) ne sont pas toujours prêts à payer.

3. La réserve de votes des abstentionnistes

Chaque sondage donne un taux de participation, représentant la part des électeurs qui se disent "certains" d'aller voter, et dont il faut porter une attention particulière. Les dernières enquêtes donnent autour de 65% d'inscrits sûrs de se déplacer aux urnes.

Dans le détail, lorsque les sondés remplissent leur questionnaire, il leur est demandé, sur une échelle de 0 à 10, s'ils comptent aller voter le 23 avril. Or, seules les intentions de vote de ceux qui ont déclaré "10", autrement dit ceux qui sont sûrs à 100% d'aller voter, sont comptabilisés (le choix varie selon les instituts, certains incluent ceux qui ont déclaré 9).

Pour autant, les 35% restant, les indécis, ne sont pas figés. "On note une progression, des électeurs qui donnaient la note de 6 il y a trois mois sont aujourd'hui à 8", indique Martial Foucault.

"Le niveau de participation est très compliqué à mesurer", explique le directeur du Cevipof. "Les campagnes ne se terminent que lorsque les bureaux de votes sont fermés. Des électeurs peuvent décider d'aller voter le jour du scrutin à 16 heures. Les taux estimés par les instituts sont davantage un niveau plancher de participation."

A l'approche du scrutin, les choix des indécis commencent à se dessiner. Mais s'il n'est pas certain que ceux qui ont donné les notes de "8" ou "9" se déplaceront aux urnes, leur participation est tout de même très probable, en tout cas beaucoup plus que ceux qui ont répondu "3" ou "4".

Le directeur du Cevipof plaide pour la publication de deux types de résultats : les intentions de votes de ceux qui sont "certains" (10), et celles de ceux qui sont "certains" et "plutôt certains" (8, 9 et 10). D'autant que, dans la seconde configuration, les intentions de vote augmentent en particulier en faveur de François Fillon, puis d'Emmanuel Macron. En revanche, elles baissent pour Jean-Luc Mélenchon et Benoît Hamon. Quant à Marine Le Pen, elles restent stables, voire déclinent très légèrement.

Il y a donc "une réserve de voix importante dans l'abstention pour François Fillon", note Martial Foucault. "Sa dynamique est mal anticipée", estime-t-il.

4. Compléter l'analyse avec des enquêtes sur le "souhait de victoire" et le "pronostic"

Très souvent, les médias se concentrent sur les intentions de vote. Or, "pour être rigoureux, il faudrait compléter par deux autres données : le souhait et le pronostic de victoire", plaide à titre personnel Martial Foucault.

Ces trois variables peuvent parfois varier. Ainsi, par exemple à la veille du débat des 11 candidats sur BFMTV et CNews, les intentions de vote donnent Marine Le Pen et Emmanuel Macron à égalité avec 25% des voix, selon le sondage Ispos-Sopra Steria du 3 avril (réalisé auprès de 14.000 interrogés) pour le Cevipof, la Fondation Jean Jaurès et Le Monde.

Or, à la question : "Parmi les candidats lequel souhaitez-vous voir gagner l'élection présidentielle ?", les données sont très différentes. Emmanuel Macron distance Marine Le Pen de 3 points, ce qui signifie que les électeurs de la candidate FN "pourraient décrocher au second tour", pointe Martial Foucault.

Enfin, le "pronostic de victoire" consiste à demander aux interrogés "quel candidat va remporter l'élection selon vous". Il s'agit d'une appréciation de la campagne de chaque candidat. Le Cevipof doit publier cette donnée la semaine prochaine.

Pour Martial Foucault, si "les astres sont alignés sur ces trois indicateurs, l'hypothèse sera plus proche de la réalité".

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a écrit le 13/04/2017 à 19:34 :
Le programme économique de Macron est très inspiré des thèses du prix Nobel d'économie Jean Tirole et de ses équipes dont les travaux ont leurs résultats testés dans le monde donc très pertinents. Par contre les programmes catastrophiques sont ceux de le Pen avec un référendum sur l'euro à la suite duquel si c'est un "non" (la majorité des français est contre une sortie de l'euro) elle démissionnera et si c'est un oui elle entraînera forcément hausse de la dette et inflation donc récession (un nouveau franc ne peut pas être plus solide que 27 pays). Fillon c'est une hausse de 2 points de TVA et 500.000 emplois publics supprimés donc gabegie, blocage et récession. Quant à Mélenchon c'est le ponpon ! son programme inclue (sic) une alliance bolivarienne (Alba) fondée le 14 décembre 2004 à la Havane par Hugo Chávez et Fidel Castro ! un pacte économique, culturel et social conçu en opposition à la Zone de libre-échange des Amériques (ZLEA), pilotée par les Etats-Unis. Elle compte actuellement 11 membres de plein droit et 3 pays observateurs. Or, cette liste n'a rien d'affriolante, bien au contraire. Mélenchon est franc-maçon et communiste et ne change pas, ses vieux démons le rattrapent et sous de parfois beaux discours il prévoit de faire n'importe quoi !
a écrit le 13/04/2017 à 15:20 :
Le Président de la République préside, c'est-à-dire représente la France et défini les thèmes à traiter par le gouvernement. Qui a la capacité à défendre les intérêts de la France à l'étranger ?
Le gouvernement gouverne (propose les lois au vote). Le premier ministre est choisi par le Président de la République parmi la majorité parlementaire. Pour éviter les conflits et le blocage, il est préférable d'éviter la cohabitation.
Macron n'a aujourd'hui aucun député, Le Pen en a 2. Lors d'une élection législative, le député "sortant" bénéficie d'une prime pour être reconduit. Il est peu probable que Le Pen ou Macron réussissent à obtenir 50% de députés (élus au suffrage majoritaire local). Comme les Français ne veulent plus du PS au gouvernement, ils ne vont pas élire majoritairement des députés PS. Macron ne pourra pas compter sur ces députés PS pour former un gouvernement.
Holland(Valls) a essayé de former un gouvernement pour contenter toute la gauche, avec Montebourg, Hamon, Taubira, d'un côté, puis Sapin, Macron de l'autre côté, sans oublier les écologistes avec Duflot (sans oublier son ex-femme S.Royal). Ils étaient trop différents pour pouvoir travailler ensemble, cela n'a pas fonctionné, cette union de gauche a éclaté. Si Macron essaye de former un gouvernement large, avec des sensibilités politiques aussi différentes, cela ne marchera pas mieux.
Sauf dans le cas d'un 2nd tour Mélanchon-LePen, dans tous les autres cas, il y aura un front républicain. LePen n'a que très peu de chances de l'emporter au 2nd tour.
Pour éviter la cohabitation Macron-UMP ou LePen-UMP ou Macron-Radicaux de Gauche, il n'y a (hélas) plus qu'un seul choix : Fillon (comme Président) avec un parlement de centre droit (auquel se rattache François Baroin, potentiel 1er ministre).
Réponse de le 13/04/2017 à 16:23 :
Fillon peut gagner une présidentielle avec 20-25% des voix au premier tour puis un duel face à MLP.
Mais croire que Fillon peut avoir une majorité, c'est vivre sur une autre planète au vu du rejet qu'il inspire.
Lors des législatives, MLP ne sera plus une menace, il n'y aura pas deux hold-up consécutifs.
Réponse de le 14/04/2017 à 17:42 :
Fillon c'est les 3/4 de la France dans la rue avec des casseroles pour dénoncer ses casseroles et son mépris pour la justice et la parole donnée et je doute qu'il puisse mettre en œuvre les mesures pour une grande partie irréalistes de son programme dont suppression de l'ISF, 500k fonctionnaires en moins sans toucher à la territoriale l'armée la police la justice (je ne sais pas où il les trouvera): les 2% de TVA seront aussi beaucoup appréciés par ceux qui gagnent moins que le salaire , de même que le programme d'Axa pour la sécu, sans parler de la remise en cause de la loi Taubira et peut-être de la loi Veil.
Je préfère largement l'aventure Macron au malhonnête et arrogant Fillon, sachant que l'ouverture d'esprit de Macron devrait permettre de trouver .
une coalition comme ça se passe dans les 3/4 des pays européens.
Je terminerai en disant qu'une grande part de votre analyse correspond à peu près à ce que je pense sauf la conséquence.
Réponse de le 15/04/2017 à 1:26 :
@mjj
- Il y a aussi une grosse part des Français qui haïssent LePen (environ 60%) et qui haïssent Mélenchon (environ 70%) et enfin 75% des Français ne veulent pas de Hamon. Ces autres Français peuvent aussi manifester (tout comme Fillon suscite certes un rejet d'une partie des Français).

- Une majorité de ceux qui ont un gros ISF, financent le fonctionnement d'entreprises (via leurs placements). Réduire l'ISF, permet d'augmenter le financement des entreprise et donc leur activité et donc la création d'emplois. Donc réduire l'ISF va permettre de réduire le chômage.

- 500k fonctionnaires en moins sur 5400k, cela représente (seulement) 9,2%. Pour en trouver à comprimer, ce n'est pas très compliqué. Voici un court inventaire (où vous pouvez en muter au moins la moitié) :
* France Télévision + Radio France + France Média monde : 16370 employés (sans compter les prestataires)
* Ministère du développement durable : 56900 employés
* Ministère de l'agriculture et de l'alimentation : 32300 employés
* BPI : 1970 employés
* Établissement français du sang : 1950 employés
* Réseau ferré de France : 1600 employés
* Les ports français (et leurs dockers)
* L'INA : 960 employés
* et le CNC, l'INSEE, ...
* Plus dans une bonne partie des organismes publiques, de réflexion, de statistique, d'analyse, de suivi économique, de suivi sanitaire, de gestion administrative ...

- Pour les 2% de TVA, voir plus bas ma réponse. Avec une baisse des cotisations salariales de 200€, les petits salaires gagneront plus en pouvoir d'achat.

- Pour les sujets Axa et loi Veil : Fillon a confirmé que c'était de l'intox médiatique.
a écrit le 13/04/2017 à 15:05 :
Le week-end dernier (entre le 7 et le 9 avril) , Mélenchon a rattrapé et dépassé Fillon, alors que Macron baisse en continu. Depuis, je n'ai jamais autant vu d'articles sur le thème: comment interpréter les sondages? quel est leur degré d'incertitude ou de fiabilité? Mais, alors, depuis février, quand Fillon puis Macron allaient gagner, les sondages nous posaient moins de problèmes de lecture ou d'incertitude? Qu'est-ce qui a changé?
Réponse de le 13/04/2017 à 20:04 :
Ce qui a changé c'est que désormais Macron baisse et donc que ses soutiens paniquent, étant donné que toute sa candidature n'est basée que sur des sondages flatteurs.
a écrit le 13/04/2017 à 14:30 :
L'erreur c'est de croire que le sondage à pour but en pratique d'informer sur le résultat de la présidentielle.

Le but du sondage pour les média et d'avoir un sujet de discussion. Pour les candidats de mettre en avant leur bon score.

Pour l'institut de sondage, il s'agit de donner le résultat souhaité par le commenditaire qui peut avoir envie de voir sont candidat préféré mis en avant et d'avoir de la visibilité.

Certaines sociétés moins connues d'analyse de tendence sont intéréssantes. On se souviendra de Nate Silver dont les prédictions des elections US de 2012, état par état qui ont été particulièrement juste et précise.

Ce dernier genre d'analyse sont issues de challenger dont le but est de montrer l'efficacité de leur méthode, à tout le moins ont peut espérer qu'il feront de leur mieux pour prédire le résultats afin de vendre ensuite du consulting.

Dans tous les cas, ignorez les sondages, votez pour qui vous voulez. Idéalement mais c'est un choix personnel, je dirai la personne dont vous pensez qui fera pas le meilleur boulot pour vous, pour vos amis ou votre catégorie mais pour l'ensemble du pays. Mais ça, c'est déjà un choix personnel dont chacun reste 100% maitre.
a écrit le 13/04/2017 à 14:20 :
Je me fous des sondages . Macron son CV est sur LinkedEM

Compétences :

- Porte Parole de la Commission Européenne
- Homme sans projet
- Expert en disparition de capitaux
- Chouchou des medias
- Héritier de François Hollande
- Dilapidateur d'argent public
- Bradeur de fleurons industriels
Réponse de le 13/04/2017 à 17:27 :
Je rajoute :
- Un banquier masqué infiltré au PS (soutenu par tous les banquiers français et étrangers) pour simplifier la ponction bancaire sur les entreprises et les épargnants.
- D'abord militant au PS, puis Rotchild lui a retourné (en partie) le cerveau, il a changé d'avis. Il n'a aucune conviction, aucun avis tranché, pas de projet clair. D'accord avec (presque) tout le monde. Véritable girouette. Totalement manipulable.
- Les Français ne veulent plus du PS, alors les fonctionnaires (majoritairement socialistes) de France Télévision ont promu un clone (dont personne ne doit dire qu'il est socialiste). Côté médias comme La Tribune / BFM / Les Echos, ils sont favorable à tout ce qui peut faire gagner de l'argent aux investisseurs au détriment de la majorité des Français.
- Incapable de gérer ses économies personnelles, il a dilapidé (ou perdu) ses 1 million d'euro (de salaire) en 3 années (alors qu'il était ministre logé aux frais de la république).
- Une expérience de débutant : Seulement 2 ans et 4 jours comme ministre. Jamais élu, ni maire, ni député.
- Marié a une femme de 24 ans et 8 mois de plus que lui !
- Favorable à l'immigration et à la disparition de la culture française.
- Nul en géographie, en histoire de France, en informatique.
- Il veut écrire des lois sans connaître celles qui existent déjà, il n'est pas avocat (Comme Fillon ou LePen).
Réponse de le 13/04/2017 à 18:13 :
Je rajoute:

- Dénigre la France à l'étranger, pays qu'il veut gouverner.
- Parle de la Guyane comme étant île.
Réponse de le 14/04/2017 à 10:12 :
@Olivier
A vous lire, Fillon est le candidat des pauvres !
Sinon, si je peux me permettre, Fillon n'est pas avocat.
a écrit le 13/04/2017 à 13:38 :
Les sondages reflètent une bonne part de la réalité et alertent les gens sérieux qui ne se laissent pas bercer par des discours souvent creux car par exemple quarante économistes français viennent de signer une tribune dans le quotidien Le Monde pour apporter leur soutien à Emmanuel Macron. Affirmant avoir fait preuve « d'indépendance de jugement » pour évaluer ses propositions, ils estiment que le candidat d'En Marche est le plus capable de relancer la croissance en France. Son programme est selon eux « le plus à même de poser les bases d'une nouvelle croissance économique » car il fait « le pari du travail, de la jeunesse, de l'innovation, de l'inclusion, de l'investissement et de la transition environnementale ». Leur analyse n'est pas fausse quand on regarde les propositions électoralistes de Fillon qui ne pourra pas supprimer 500.000 fonctionnaires en plus de 2 points de hausse de TVA, le Pen qui se heurtera à un référendum sur l'euro et demissionera si c'est non et si c'est oui ce sera l'inflation donc la récession, Mélenchon dont le programme est communiste et la fiscalité récessive, inspiré du modèle Vénézuélien et Cubain dont on voit la faillite et les dérives.
Réponse de le 13/04/2017 à 14:25 :
Les économistes qui signaient aussi une tribune pro Hollande mi avril 2012 dans le Monde également. On voit ou ça mène ce genre de soutient, nulle part ...
Réponse de le 13/04/2017 à 14:31 :
Hors Sujet pour faire de la propagande à neuneu
Réponse de le 13/04/2017 à 14:31 :
Ah ah : "Parmi les signataires figurent des économistes qui ont contribué à la confection du programme de l'ancien ministre de l'Economie"

comme Philippe Aghion (professeur au Collège de France), Elie Cohen (chercheur au CNRS), Jacques Delpla (Economiste à la Toulouse School of Economics), Marc Ferracci (professeur d'économie à l'Université Panthéon Assas) ou Philippe Martin (professeur d'économie à Sciences Po).

https://www.lesechos.fr/elections/emmanuel-macron/0211966976636-emmanuel-macron-soutenu-par-40-economistes-2079393.php#caw3l3YxBaF1Pj0K.99
Réponse de le 13/04/2017 à 15:12 :
Vous ne lisez que ce qui vous intéresse, hélas. Conséquence: vous n'êtes d'accord qu'avec vous-même..et votre opinion est une caricature: c'est dommage. En revanche, La Tribune a étudié de manière très professionnelle et impartiale le programme de Mr Mélenchon. Une relance économique keynesienne par l'investissement public, rien d'autre. Ce type de politique était presque la dominante en Europe et aux USA jusqu'au début des années 80..
Réponse de le 13/04/2017 à 19:45 :
Macron a la bonne politique comme le confirment les plus de 40 économistes qui se sont exprimés récemment en plus de prix Nobel d'économie tel Jean Tirole. Mélenchon propose un programme comme au Vénézuela ou à Cuba dont on connaît les résultats désastreux, il n'a rien compris à l'économie, aux problèmes actuels et fera exploser la dette comme c'est très bien démontré. Faire de la relance publique n'avait pas marché sous Mitterand en 83 donc avec 2200 milliards de dettes et prétendre en plus à une sortie de l'euro c'est délirant et ne fera que nous isoler et nous faire nous effondrer. Il y a vraiment des lecteurs de la Tribune qui n'ont aucun culture économique. Le Pen et Mélenchon sont des catstrophes.
a écrit le 13/04/2017 à 13:23 :
Ou alors les médias arrêtent de vouloir façonner l'opinion publique en fonction de leur propre opinion, et ils arrêtent de sortir un sondage par jour pour tenter de convaincre leurs lecteurs de la réalité d'une situation que les médias ont eux-même créée.

Il y a d'autres méthodes dans la caisse à outil des instituts, et pas globalement objectives comme celles que présente cet article, mais totalement subjectives, et qui font que les chiffres obtenus sont retravaillés par les sondeurs, officiellement pour corriger les biais et donc être plus vrais. Mais dans le principe, si on sait que les réponses sont biaisées, pourquoi poser la question et tripatouiller ensuite les résultats en fonction de ce qu'on estime être le mieux ?
a écrit le 13/04/2017 à 12:58 :
Le problème des sondages est qu'il incite aux votes utiles. On finit par voter contre au lieu de voter pour. Les sondages influencent donc les votes des citoyens (rien ne sert de voter pour tel candidat puisque les sondages lui attribuent qu'un petit pourcentage d'intentions de vote).
Si chacun votait pour celui qu'il souhaite, l'ordre d'arrivée pourrait être complètement chamboulé. Les sondages devraient être interdits dans les dernières semaines avant le scrutin.
a écrit le 13/04/2017 à 12:46 :
Et pourquoi ne parlez vous pas de leurs méthodes de cuisine secrètes pour corriger les Sondages? Probablement ce qui introduit les biais les plus importants au niveau des résultats...
Réponse de le 13/04/2017 à 14:33 :
Il n'est pas forcément anormal de corriger des données et plus d'un s'en est expliqué
Il manque d'ailleurs toujours cette information lors de la publication comme les intervalles de confiance (point #2)
a écrit le 13/04/2017 à 10:31 :
A la lecture de cet article - très intéressant- on peut penser que certains sondages sont intentionnellement orientés,...... qu'à ce jour rien est joué et qu'il est impossible de connaître les deux finalistes contrairement à 2012 et 2007 .
a écrit le 13/04/2017 à 10:31 :
Je pense qu'il y a une bonne part de manipulation dans les divers sondages , ils vont au de la du stricte sondage et donc une interprétation politique sujette à caution de quoi dérouter beaucoup de braves gens indécis .
a écrit le 13/04/2017 à 9:01 :
Mélenchon est sur une tendance haussière donc il faut craindre un second tour Mélenchon - le Pen, ce qui serait une catastrophe vus leurs programmes à côté des réalités et le seul à même d'éviter ce scénario qui est susceptible de capter un électorat plus large que Fillon est manifestement Macron.
Réponse de le 13/04/2017 à 11:20 :
C'est le contraire. Fillon a des électeur qui ne changerons pas quoi qui arrive. Déjà les électeurs de macron sont volatiles... Pour bloquer melanchon il faut voter Fillon.
Réponse de le 13/04/2017 à 11:20 :
C'est le contraire. Fillon a des électeur qui ne changerons pas quoi qui arrive. Déjà les électeurs de macron sont volatiles... Pour bloquer melanchon il faut voter Fillon.
Réponse de le 13/04/2017 à 13:30 :
@ Non : Fillon plafonne à moins de 20% et reste en dessous de Macron autour de 23% dont la base est désormais solide à plus de 73%. Fillon est plus à droite et son programme ne sera jamais accepté par une partie de la gauche. On le voit d'ailleurs dans les sondages où Macron a de meilleurs scores face à Marine le Pen. Par contre Mélenchon est en tendance hauissière donc voter Fillon c'est prendre une voix à Macron qui est plus rassembleur que Fillon et risquer un second tour Mélenchon - le Pen dont les 2 programmes se ressemblent aux extrêmes et sont absurdes et attrapes-gogos mais pas crédibles ni réalistes.
a écrit le 13/04/2017 à 8:50 :
A t on pris en compte "l'influence" (ou manipulation) des sondages sur les sondages suivants?
Réponse de le 13/04/2017 à 14:34 :
comme si je devais voter fillon en oubliant qu'il a été 1er ministre?
a écrit le 13/04/2017 à 8:36 :
question / le resultat du sondage ne peut il être significativement influencé par lune orientation geographique de l'echantillonnage ?Autrement dit ,un retraité du nord vote t'il exactement comme celui du sud ? Sur ce critére geographique je ne vois aucune info .
a écrit le 13/04/2017 à 8:26 :
On va encore etre obligé de voter CONTRE au lieu de voter pour ....... terrible !

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