Revenir en France : les anciens expatriés livrent leurs conseils (2/5)

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Rentrer en France après avoir vécu à l'étranger implique de nombreuses démarches ainsi qu'une réinsertion dans le quotidien du pays qu'il ne faut pas sous-estimer.
Rentrer en France après avoir vécu à l'étranger implique de nombreuses démarches ainsi qu'une réinsertion dans le quotidien du pays qu'il ne faut pas sous-estimer. (Crédits : Smart/Unsplash)
SÉRIE EXPATRIÉS 2/5 - Qui de mieux placé qu’un ancien "expat" pour parler du retour en France ? Qu’ils aient été forcés de rentrer, pour des raisons familiales ou professionnelles, ou qu’ils aient choisi de regagner le territoire, ces ex-Français de l’étranger nous livrent leurs conseils.

Réinscription à la sécurité sociale, recherche de logement, réintégration des enfants dans le système scolaire français... Les étapes, en rentrant en France, sont nombreuses et demandent patience et organisation. Pour mieux visualiser les démarches à faire, un simulateur de retour né en février 2016, suite au rapport de la sénatrice Hélène Conway-Mouret, s'est fait une bonne réputation assez rapidement.

« Plusieurs ministres avaient déjà porté leur attention sur les expatriés. Politiquement, par exemple, nous avons toujours eu une représentation. Le retour, pour le coup, était l'une des parties les moins bien gérées. D'où, la volonté de mieux le structurer avec ce simulateur », souligne Christine Demmel, secrétaire générale de l'association France Retour Accueil.

Après un questionnaire, les expatriés souhaitant revenir en France accèdent à des informations individualisées en fonction de leur situation professionnelle et familiale. Un rétro-planning leur est ainsi proposé. « C'est une première bonne nouvelle », assure Agnès Brouhard, ancienne expatriée ayant vécu à Washington et à Bruxelles. Celle-ci, qui est adhérente à France Retour Accueil, se réjouit d'avoir été consultée lors de l'élaboration du rapport d'Hélène Conway-Mouret. « On a essayé de relayer les problèmes, tout ce qui est administratif notamment. » Si le bilan n'est pas totalement positif, l'ancienne expatriée préfère voir le verre à moitié plein :

« Nous avions demandé un guichet particulier pour la CAF ou la Sécurité sociale. Mais il nous a été répondu qu'il ne fallait pas faire de favoritisme. L'idée était plutôt de gagner du temps ! On n'a pas été entendu sur tout, mais, au moins, on a pu mettre le doigt sur les soucis. »

■ La protection sociale

Selon Humanis, groupe spécialisé dans la protection sociale, seuls 29% des Français de l'étranger sont préparés au risque de retour en urgence. Or, un rapatriement inattendu peut être possible. Plus globalement, la problématique de la protection sociale est importante pour les Français de l'étranger. Le retour, à l'image du départ, se prépare en avance. « Il vaut mieux préparer et sécuriser son retour. Réfléchir en amont à la protection sociale pour laquelle on opte », précise Sylvaine Emery, directrice des activités internationales chez Humanis. Elodie Durez, expatriée revenue en France avant de repartir, renchérit : « Dès son départ, il faut prendre une bonne mutuelle. » Une démarche dont ceux partant via leur entreprise n'ont pas besoin de s'inquiéter mais qui peut tout de même s'avérer utile pour beaucoup d'expatriés.

■ Prendre un peu de temps pour se réacclimater

En rentrant, on peut avoir hâte de se réinsérer dans le quotidien. Ce qui, souvent, implique de trouver un travail. Or, les anciens expatriés revenus en France sont plusieurs à estimer qu'un temps d'adaptation est nécessaire pour permettre une transition en douceur. Alexandra Schneider, ayant menée sa carrière pendant 13 ans en Asie, s'est octroyée plusieurs mois de réflexion. Elle en a profité pour faire un petit tour d'Europe avant de se réinstaller en France.

« Au début, je ne savais pas si c'était vraiment là que je voulais poser mes valises. J'hésitais entre Londres et d'autres pays... »

Finalement, ce sera pour la France qu'elle optera, avec un projet de reconversion professionnelle, préparé pendant plusieurs mois. Le conseil est le même pour Françoise Chauvet, ayant vécu 8 ans en Italie puis à Hong-Kong. « Il faut prendre son temps. Personnellement, je n'ai pas eu envie de retrouver d'emblée un travail. »

■ Bien s'informer, notamment auprès d'associations

Cela peut paraître un conseil très banal mais évidemment, il faut bien s'informer sur le retour. Outre le simulateur, évoqué plus haut, il ne faut pas hésiter à varier les sources. De nombreux groupes sur les réseaux sociaux se sont développés pour que les anciens expatriés y partagent leurs réflexions, leurs conseils. Varier les témoignages permet d'obtenir une vision plus large. Et si, les sites institutionnels sont nombreux à fournir des indications sur le retour, les anciens expatriés via les associations pour le retour en France font aussi de très bonnes sources de conseils. Sans être exhaustif, nous pouvons en citer quelques-unes. L'Union des Français de l'Etranger (UFE), plus ancienne association remplissant cet objectif, accompagne les expatriés dans les différentes étapes, de leur départ, à leur retour. Elle est représentée dans 170 lieux dans le monde. La Fédération Internationale des Accueils Français et francophones d'Expatriés (FIAFE), vaste réseau, devenue une référence pour les Français de l'étranger, regroupe 220 accueils dans 90 pays. Là aussi, l'association oriente et informe les expatriés. France Retour Accueil est également présent pour distribuer des conseils en amont mais, surtout, organiser des événements afin de rassembler un maximum d'anciens expatriés revenus en France.

« On propose des visites, des cafés, des sorties en groupe. On organise aussi des conférences sur le retour, du coaching sur des thématiques spécifiques... On partage surtout nos propres expériences (scolarité des enfants, immatriculation d'un véhicule... », explique Christine Demmel, secrétaire générale de l'association.

« Et puis, surtout, c'est un carnet d'adresses car, quand on revient en France, ce n'est pas forcément évident de reprendre une vie sociale même si on revient à l'endroit où l'on était avant de partir. »

Et si ces aides sont bénévoles, on peut aussi opter pour les organismes proposant leurs services pour le processus de retour, permettant en outre un coaching mais aussi le travail administratif etc. Des sortes de « box » tout compris.

■ Bien réfléchir... avant un nouveau départ ?

Là aussi, il s'agit d'un conseil qui semble couler de source. Les anciens expatriés sont cependant unanimes : un retour en France se prépare et doit se réfléchir. A l'image d'Alexandra Schneider, qui, à son premier retour, s'est finalement rendue compte sur place qu'elle n'était prête à revenir en France, touchée par une sorte de « mal de pays » : « De plus en plus, la France n'était pas 'la maison'. » L'expatriation peut devenir un virus. Les individus s'étant expatriés sont souvent appelés à repartir. Elodie Durez, partie avec son conjoint une première fois au Royaume-Uni, ne s'est pas attardée en France après un premier retour. En couple, ils ont déménagés en Suisse puis en Irlande. « Le côté 'british' nous manquait », estime-t-elle. Aujourd'hui, ils envisagent de rentrer en France...pour repartir ensuite, peut-être au Canada.

« C'est un sentiment étrange. Au début, lorsque l'on part, on a l'impression d'être tout le temps en vacances. Mais quand on est en France, l'étranger nous manque et c'est l'inverse lorsqu'on n'y est pas. Il n'y a pas de 'bon pays' finalement. »

Avant de rentrer, Elodie le redit : « Il faut vraiment se poser la question. Peser le pour et le contre. S'expatrier, ce n'est pas comme partir en vacances. »

> Lire aussi : Retour des expatriés : « Je suis partie pour mieux revenir »

■ Voir le retour, comme une nouvelle expatriation

Pour les anciens expatriés, le retour n'est pas une fin en soi. Souvent, cela marque le début d'une nouvelle aventure, personnelle ou professionnelle. Il ne faut sous-estimer le processus qui peut être troublant. Pour faciliter la transition, certains peuvent compter sur un lieu qui leur sert de refuge : une maison de famille dans laquelle ils se sont habitués à aller depuis plusieurs années par exemple. C'est le cas pour Sabine de la Villemarqué, partie en famille en Chine puis au Etats-Unis. Si ses trois enfants n'ont jamais vécu en France, ils ont toujours séjourné pendant les vacances dans une petite maison au bord de la mer.

« Ce qui nous a sauvé du drame, c'est notre cocon en quelque sorte. Je pense que c'est la clé pour que les choses se passent bien. Avoir, malgré les déplacements, un chez soi, qui facilite le retour », témoigne l'ancienne expatriée.

Autre petit conseil qu'elle livre : le retour en France doit être appréhendé comme une nouvelle expatriation, comme une étape supplémentaire. Ainsi, elle entend visiter la France, à la manière d'un pays étranger, la redécouvrir en quelque sorte, comme pourraient le faire des expatriés tout juste débarqués.

> Lire aussi : Le retour, loin d'être une fin en soi, une « expatriation à l'envers »

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Commentaires
a écrit le 02/09/2017 à 19:27 :
En tnt qu'expat depuis 30 ans, je considère que ceux qui revienne ont raté ......
a écrit le 23/08/2017 à 5:08 :
La Tribune ressemble de + en + a radio Paris. La censure assure un max. On s'en fout.
a écrit le 22/08/2017 à 16:26 :
Au moins voilà bien une question qui ne taraude pas les Retraités exilés comme moi.
Juste pour rire : 6.000 retraités à PORTO, et micro trottoirs auprès de quelques uns pour connaître leur sentiment....sur un éventuel retour au JT de TF1 13h: pas un n'avait cette intention.
Réponse de le 22/08/2017 à 16:43 :
Les exilés fiscaux n'ont qu'à rester où ils sont et ne jamais revenir : les cimetières sont remplis de gens qui se croient indispensables. En plus, ces fameux exilés sont souvent ceux qu'on n'aurait jamais croisé à LONDRES durant la dernière guerre.
Réponse de le 22/08/2017 à 17:21 :
On verra quand vous rentrerez dans un EPHAD
Réponse de le 22/08/2017 à 18:04 :
@Monti Python: ne pas confondre les expatriés et les fraudeurs qui sont probablement plus nombreux que les expatriés. Un expatrié doit payer ses impôts dans son pays de résidence comme tout un chacun. Le Portugal offre actuellement des passe-droits, mais ce n'est pas aux expatriés qu'il faut s'en prendre, car ils tirent parti, comme toi d'ailleurs, de ce que leur permet le système. Il faut écrire à la Commission européenne pour faire cesser les différences et aligner la fiscalité de tous les pays européens :-)
a écrit le 22/08/2017 à 12:26 :
Le système en ligne fonctionne pour tous pour la caf et la sécurité sociale.(nouvelle loi du numérique pour tous)
Vivre à Londres ou aux Usa pour revenir en France, c'est comme passer de la troisième dimension du futur au passé , ça doit vraiment être un choc.
Réponse de le 22/08/2017 à 20:39 :
A ricardo,
Je ne comprends pas votre commentaire.
Les loyers en France sont par rapport aux salaires et par rapport aux quartiers.
À Londres ou aux Usa, c'est par rapport aux quartiers et à la notoriété de la ville mais les salaires sont plus importants qu'en France.
Enfin je ne connais pas beaucoup d'expatriés qui reviennent en France mis à part ceux qui ont des grosses fortunes et qui peuvent se permettre un appartement dans chaque ville du monde :-)
Réponse de le 22/08/2017 à 21:13 :
@citoyen ordinaire: on sent bien tout le temps que tu as passé au Royaume-Uni et aux États-Unis pour sortir de telles énormités :-)
Réponse de le 23/08/2017 à 8:05 :
J'ai essaye il y a peu pour le fun d'aller sur le site caf pour tenter d'obtenir des infos sur : comment obtenir une carte Vital. Impossible qui est pourtant un mot francais. A chaque fois on me demande mon identifiant ! Quezaco, je veux juste une reponse claire et concise. Mais la, non en France on aime la complication. Une carte inutile pour moi, du fait que je vis depuis des lustres loin de l'insecurite sociale francaise.
Donc en un mot, ca ne fonctionne pas, typiquement francais. Le moyen-age.
a écrit le 22/08/2017 à 11:27 :
Le plus difficile en France serait d'avoir le loyer multiplié par 20, les impôts multipliés par 15, de payer CSG CRDS de payer les impôts locaux.
Réponse de le 22/08/2017 à 16:40 :
Non, le plus difficile c'est d'avoir à faire à des gens aussi incompétents que vous, qui racontez n'importe quoi, et dont on aimerait vraiment qu'ils s'exilent définitivement.
Réponse de le 22/08/2017 à 16:40 :
Non, le plus difficile c'est d'avoir à faire à des gens aussi incompétents que vous, qui racontez n'importe quoi, et dont on aimerait vraiment qu'ils s'exilent définitivement.
a écrit le 22/08/2017 à 8:56 :
Très intéressants ces problèmes de riches.
"Faut-il attendre ou pas avant de retravailler?"
Et après on traite les chômeurs de fainéants alors que l'immense majorité n'a pas le choix.
Réponse de le 22/08/2017 à 11:51 :
Tiens encore quelqu'un qui critique tout et qui mélange tout.
Avant de vous lancer dans la lecture d'un article, assurez-vous d'avoir bien la capacité cérébrale de bien tout appréhender. Visiblement vous avez atteint votre limite de compréhension.
a écrit le 22/08/2017 à 8:32 :
Quelle est la différence entre un expatrié qui revient dans son pays d'origine et un autochtone qui ne l'a jamais quitté mais survit dans une existence rude ou étriquée ?

L'un a voulu échapper à ce que l'autre a choisi de subir. D'un côté la recherche d'une herbe plus verte et abondante à l'étranger et de l'autre la lutte intérieure pour s'en sortir malgré les obstacles et difficultés.

C'est l'image semblable à celle de tous ces migrants économiques du moyen orient et d'Afrique qui s'imaginent trouver un eldorado en Europe, de tous ces retraités qui s'exilent au Maroc, en Asie ou autres destinations pour vivre plus aisément sur un pied plus élevé.

Bien sûr il faut aider un expatrié à se diriger dans le maquis des obligations civiles et appréhender toutes les démarches lui permettant de reprendre le contact avec ce qu'il a laissé.

Toutefois, cette aide ne doit pas aller au delà car je n'oublie absolument pas que l'expatriation a été motivée par des sirènes auxquelles ceux qui sont resté au pays n'ont pas cédé : une herbe plus verte ailleurs, une vie plus facile et un niveau plus élevé, un air de vacances et de découvertes des mieux rétribué... etc...

J'ai eu un frère qui a largement profité d'une expatriation dorée durant quelques années et, comparativement, qui vivait une existence de seigneur pendant que toute la fratrie s'échinait à gagner durement son pain. A son retour il s'est offusqué de l'aide qu'il aurait voulu obtenir et que nous nous sommes trouvé dans l'impossibilité de lui donner.
J'ai moi-même voulu m'expatrier au Canada et y ai renoncé sur les conseils d'un ami qui y avait passé douze ans avant d'en revenir.

Je trouverais très anormal que des expatriés qui ont dédaigné leur pays et les difficultés subies par ceux qui y sont resté en appellent justement à la solidarité des deuxièmes pour réintégrer ce qu'ils ont allègrement quitté.
Je leur dis non, quand on choisit une vie plus facile ailleurs, il ne faut pas revenir réclamer des aides en tous genres et notamment financières à ceux dont on a dédaigné voire méprisé le courage de rester et la constance à vivre sur place.

Au vu de l'évolution de la géopolitique et des risques grandissants de certaines zones géographiques, je ne doute pas que le retour d'expatriés se multiplie et nous rappelle pour certains les heures sombres vécues par des pieds noirs.

Mais Il ne peut y avoir aucun régime préférentiel de favoritisme pour ceux d'aujourd'hui. Ce serait contraire à la morale la plus élémentaire.
Réponse de le 22/08/2017 à 9:18 :
Vincent c’est vous ? Quelques points intéressant mais commentaire plutôt hors-sujet car non seulement anecdotique mais qui en plus ne reprend pas vraiment l’article où il me semble pas qu’il ne soit pas question d’aide financière. En vous lisant on croirait presque que les expatriés sont en tort de renoncer à trimer au pays. Déjà vivre en France n’est pas forcément synonyme de galère, beaucoup y vive très bien… ensuite l’expatriation est poussée par beaucoup plus de raisons qu’une « herbe plus verte ailleurs, une vie plus facile et un niveau plus élevé, un air de vacances et de découvertes des mieux rétribué. »
a écrit le 22/08/2017 à 8:11 :
Certes il est difficile de rentrer au pays et de se plier aux mêmes  règles  que ceux qui y sont restés... Mais avoir fait fructifier son éducation à  l'étranger  en grande partie payée par les contribuables, sans en retour avoir soi même  contribué au système  qui vous a fait,  revenir des années  plus tard et de nouveau vouloir bénéficier de cette protection sociale alors qu'on a  largement moins voire pas du tout contribué mérite  quand même  qu'on soit reconnaissant envers ceux qui bossent ici, construisent par leur labeur notre système  social, et acceptent  de bonne grâce le retour de ces expatriés. Et les quelques soucis de paperasses sont à  relativiser. D'ailleurs beaucoup n'ont pas à  l'étranger de couverture sociale ni d'assurance rapatriement car cela a un coût. Ils vantent ainsi un système  financièrement moins contraignant, plus libéral.. mais leur premier réflexe quand ils rentrent est de s'inscrire à  la sécurité  sociale alors qu'ils n'y ont pas cotisé et ont même  préféré son coût pour chercher une herbe plus verte ailleurs.
Réponse de le 22/08/2017 à 15:10 :
@Hum: l'herbe n'est pas plus verte ailleurs, mais le carcan politique y est probablement plus souple et les occasions de développement professionnel et financier plus larges. L’éducation primaire de la majorité des gens a certes été payée par les contribuables qu’étaient leurs parents, mais pas par les autres. En ce qui concerne les écoles prestigieuses, il est vrai que les étudiants reçoivent l’équivalent d’un salaire confortable pendant leurs études. Pour ceux-là, il faudrait que l’État leur demande soit de rembourser avec intérêts s’ils s’expatrient, soit de servir en France pendant une durée minimale. Quant à l’enregistrement à la sécu, il est sans contrainte pour les étrangers qui n’ont jamais cotisé. Alors, je ne vois pas pourquoi il y aurait des contraintes pour des descendants de Français qui ont donné leur vie au pays pour 863 francs/130 euros (somme allouée aux familles de poilus « morts pour la France ») . Cela dit, les expatriés reviennent rarement pout autant que je sache :-)
Réponse de le 22/08/2017 à 16:20 :
@Hum: l'herbe n'est pas plus verte ailleurs, mais le carcan politique y est probablement plus souple et les occasions de développement professionnel et financier plus larges. L’éducation primaire de la majorité des gens a certes été payée par les contribuables qu’étaient leurs parents, mais pas par les autres. En ce qui concerne les écoles prestigieuses, il est vrai que les étudiants reçoivent l’équivalent d’un salaire confortable pendant leurs études. Pour ceux-là, il faudrait que l’État leur demande soit de rembourser avec intérêts s’ils s’expatrient, soit de servir en France pendant une durée minimale. Quant à l’enregistrement à la sécu, il est sans contrainte pour les étrangers qui n’ont jamais cotisé. Alors, je ne vois pas pourquoi il y aurait des contraintes pour des descendants de Français qui ont donné leur vie au pays pour 863 francs/130 euros (somme allouée aux familles de poilus « morts pour la France »). Je te signale en outre que « les allocataires d'une pension de retraite fiscalement domiciliés à l'étranger sont obligatoirement assujettis au prélèvement de 4,6 % au profit de la Sécurité Sociale, conformément à la loi 79-1129 du 28 décembre 1979, en sachant que cette cotisation ne peut être génératrice d'aucun droit auprès de cet organisme » :-)
Réponse de le 23/08/2017 à 7:36 :
Patrick
Manifestement vous ne comprenez pas ce que vous lisez : j'ai écrit qu'il n'y aucune raison de faire des règles moins contraignantes pour les expat que pour ceux qui sont restés.  Une évidence! 
Ensuite vous dites qu'on s'expatrie pour fuire le carcan français! Soit mais alors pourquoi vouloir revenir ? Les craintes liées  à la  sécurité de son pays d'accueil peut être? Bref une hypocrisie de plus.
Vous soulignez à juste titre que les retraités expatriés sont prélevés par la sécurité sociale. Mais leur retraite est payée par la sécurité sociale aussi... so what ?
Tout le monde en France contribue à la sécurité  sociale contrairement à  ce que vous dites. Certes les personnes aux faibles revenus ne sont pas ou peu prélevés.  Mais ils consomment et alimentent un système qui génère  de l'emploi donc des charges sociales. 
Enfin le rapport avec les descendants  des poilus...et pourquoi pas ceux de la guerre de 100 ans 
P.S. : la règle  et l'usage lorsque l'on est  bien élevé  et éduqué qu'on réserve le tutoiement à  ceux que l'on connaît. Je ne crois que ce soit le cas en ce qui nous concerne. Je vous prie de garder vos distances et une certaine forme de courtoisie. A moins que la France, sa culture et son "carcan" ne vous soient à  ce point insupportables et dans ce cas passez votre chemin.

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