Train de vie : ces "victimes" de la transparence

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Acculé après deux mois de polémiques sur des affaires liées à son train de vie au sein de la CGT le secrétaire général du syndicat, Thierry Lepaon, démissionne au début du mois de janvier 2015
Acculé après deux mois de polémiques sur des affaires liées à son train de vie au sein de la CGT le secrétaire général du syndicat, Thierry Lepaon, démissionne au début du mois de janvier 2015 (Crédits : reuters.com)
Ces vingt-cinq dernières années, plusieurs Français, ministres ou dirigeants d'institutions ont été contraint à la démission suite aux révélations sur leur train de vie.

Agnès Saal, Jacques Attali, Alain Joyandet... Ces personnes ont pour point commun d'avoir été accusées de dépenser des sommes aux montants exagérés, et ce, aux frais de l'institution qu'ils ont représentée ou dirigée. Revue de détail - non exhaustive - de ces "maladresses" révélées par des journaux ou dénoncées via des courriers anonymes.

  • Agnès Saal, directrice de l'INA, aurait dépensé 40.000 euros de frais de taxis en dix mois, alors qu'elle disposait d'une voiture avec chauffeur personnel. Celle qui avait succédé à Mathieu Gallet à la tête de l'Institut national de l'audiovisuel a reconnu que ses frais de taxi, correspondant à un usage privé, avait été une "maladresse". Fleur Pellerin contraint Agnès Saal à la démission, mardi 28 avril 2015.
  • Acculé, après deux mois de polémiques sur des affaires liées à son train de vie au sein de la CGT (sur le coût de rénovation de son appartement de fonction et le montant de sa prime touchée suite à son départ du comité régional CGT Basse Normandie), le secrétaire général du syndicat, Thierry Lepaon, démissionne au début du mois de janvier 2015. Toutefois, une enquête interne a blanchi ce dernier en ce qui concerne les travaux pour son appartement de fonction. Ils auraient été réalisés en dehors de sa responsabilité.

  • Alain Joyandet (sénateur UMP de la Haute-Saône), a été épinglé en mars 2010 alors qu'il était secrétaire d'État à la Coopération et à la Francophonie (gouvernement Fillon II), pour avoir eu recours à la location d'un avion privé pour 116.500 euros lors d'un déplacement ministériel en Martinique. Il décide de démisionner en juillet 2010.
  • Christian Blanc (ex-dirigeant de la RATP, d'Air France, de Merrill Lynch; député dans les Yvelines) avait, quant à lui, alors qu'il était chargé du développement de la région Capitale sous le gouvernement Fillon II, acheté 12.000 euros de cigares cubains sur des fonds publics, selon le Canard enchaîné. Il a démissionné en juillet 2010.
  • Un article du Canard enchaîné de février 2005 révèle que Hervé Gaymard (président du conseil général de Savoie), alors ministre de l'Économie et de l'Industrie (gouvernement Jean-Pierre Raffarin III), loge avec sa famille dans un duplex de 600 m² à Paris, payé plus de 14.000 euros par mois par l'État, alors qu'était mis à louer son appartement personnel, également situé à Paris. Le 25 avril 2005, Hervé Gaymard démissionne. Quelques mois plus tard, il rembourse les frais engagés par l'État pour le duplex de 600 m².
  • Jacques Attali, alors qu'il était président de la Banque pour l'Europe de l'Est (BERD), institution qu'il avait lui-même créée en 1991 pour favoriser la transition des pays de l'Est vers l'économie de marché, est contraint de démissionner en 1993. Le Financial Times avait alors pointé le coût d'installation du siège (55 millions de livres britanniques à l'époque) avec notamment des revêtement de marbre remplacés par d'autres, plus luxueux, pour une facture de 750.000 livres. Le journal britannique avait également mis en avant le goût de Jacques Attali pour les avions particuliers. Des déplacements pour lesquels il aurait été doublement remboursé, selon le journal Les Echos qui rapporte les affirmations du FT, sans compter ses discours, pour lesquels l'ancien conseiller de Mitterrand se faisait rémunérer par des acteurs extérieurs à la BERD.

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a écrit le 01/05/2015 à 14:56 :
Ah la sémantique qui permet de maquiller bien des choses. L'utilisation que font ces personnalités de leur argent de poche ne regarde qu'eux.Ce qui est pointé là c'est l'usage dans la majorité des cas de fonds publics. Dans cette logique, les vraies victimes ce sont les CONTRIBUABLES !! Prenons un exemple au hasard et d'actualité: la CGT puisque nous sommes le 1° Mai. Sachant que les adhésions ne couvrent que 3% des recettes de ce syndicat, et que le reste correspond à des mandats de gestion paritaire (Assurance Maladie, Caisses de Retraite, Pôle Emploi, Formation Professionnelle, heures de délégation en entreprise...) les vraies victimes des dépenses non justifiées ce sont les cotisants qui sont souvent les contribuables. SAVEZ-VOUS QU'IL EST QUESTION A L'INITIATIVE DE NOTRE PRESIDENT DE LA REPUBLIQUE DE NOMMER MR LEPAON AU CONSEIL ECONOMIQUE ET SOCIAL ? UNE SOCIETE DANS LAQUELLE LES INDELICATS SONT RECOMPENSES EST EN GRAND DANGER DE DECLIN !!!
a écrit le 01/05/2015 à 10:25 :
Ces "victimes" de .... ! Je vous saurai gré d'utiliser, mr les journalistes le terme de VICTIME à bon escient!
Pour votre gouverne, voilà les différents sens du mot victime (Larousse):
- Qui sacrifie volontairement sa vie, son bonheur : Être victime de son dévouement/.;
LA TRANSPARENCE MONTRE COMBIEN CERTAINS SONT DE VERITABLES TRICHEURS ET PROFITEURS D'UN SYSTEME ET NON LE CONTRAIRE!
- Qui a subi un mal, un dommage : Victime d'un vol :
.LA TRANSPARENCE N'EST NI UN MAL NI UN DOMMAGE MAIS UN MECANISME DE REDRESSEMENT D'INJUSTICE!
- Qui est atteint d'une maladie, d'un mal subit : Il a été victime d'une crise cardiaque.
LA TRANSPARENCE EST UN BIEN ET NON UN MAL
- Qui pâtit, qui subit les effets d'une situation, d'événements, de choses néfastes : Victime de son inexpérience. L'euro, victime de la crise./
LA TRANSPARENCE OBLIGE A L'HONNETETE ET N'EST DONC PAS UNE CHOSE NEFASTE

Mais effectivement, tout dépend de quel côté on se trouve !!! Pour les tricheurs être pris la main dans le sac est un mal car comme pour tous les délinquants, leur rêve c'est d'échapper à la justice jusqu'au jour où.....!!!!

Alors mr les journalistes jetez vos malheureux jeux de mots aux orties et appelez "un chat un chat" ! Ces gens ne sont rien moins que des voleurs, tricheurs et profiteurs, et les victimes sont ceux qui se font abuser par ceux là même qui profitent du système à des fins d'enrichissement personnel !!!!!

Si vous aviez parler de Sarko ou de Le Pen les termes n'auraient sûrement pas été les mêmes, et le mot "victime" ne serait même pas apparu, j'en met ma main à couper...!!!
Réponse de le 01/05/2015 à 12:14 :
D'accord avec vous, si ces "victimes" avaient été honnêtes, elles n'auraient pas eut besoin de démissionner et ne seraient pas "victimes"... Après tous dans cette affaires les véritables victimes sont ceux qui comme nous doivent payer leur impôts et plus que de raison pour compenser ce que ces "victimes" ne payent pas!
a écrit le 30/04/2015 à 16:41 :
6 en 25 ans, ca fait quand meme peu. Soit notre pays a en majorite des dirigeants honnets soit une infime minorite se fait pincer. Petit aide memoire pour ceux qui pensent qu ec est l hypothese 1.
Chirac: frais de bouche de la mairie de paris, emplois fictifs. Gallet : bureau luxueux et contrat d audit attribue a des copains. Mitterrand (fredo): amateur d enfant thai qui s en vante dans un livre. J Lang : considere comme normal de ne pas payer le restaurant que ca soit lui ou sa femme. a meme fait dans son dernier poste gracer ca dans l appel d offre du resto de l IMA
a écrit le 30/04/2015 à 14:14 :
Pour vivre heureux, vivons cachés ! Et vive la morale, la justice, le vivre-ensemble et bla bla bla.... !

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