L'endettement mondial atteint un niveau record, selon le FMI

 |   |  265  mots
En excluant le secteur financier, l'endettement global s'élevait à la fin 2015 à 152.000 milliards de dollars, soit 255% du produit intérieur mondial exprimé en nominal.
En excluant le secteur financier, l'endettement global s'élevait à la fin 2015 à 152.000 milliards de dollars, soit 255% du produit intérieur mondial exprimé en nominal. (Crédits : © Dado Ruvic / Reuters)
Principales concernées : les entreprises, qui ont profité des taux bas et qui se retrouvent désormais endettées au point de connaître des difficultés.

La dette publique et privée dans le monde a atteint un montant sans précédent au point d'être plus de deux fois supérieure à la richesse économique créée sur le globe, a prévenu le Fonds monétaire international mercredi.

En excluant le secteur financier, l'endettement global s'élevait à la fin 2015 à 152.000 milliards de dollars, soit 255% du produit intérieur mondial exprimé en nominal. "De hauts niveaux de dette sont coûteux parce qu'ils conduisent souvent à des récessions financières qui sont plus marquées et plus longues que les récessions normales", a estimé Vitor Gaspar, directeur du département des affaires budgétaires au FMI.

Un lourd handicap pour les entreprises

Cette flambée de l'endettement tient principalement au secteur privé, qui a profité à plein de l'ère de "l'argent pas cher" alimentée par les politiques monétaires ultra-accommodantes des grandes banques centrales.

Sur fond de croissance atone, cet endettement se révèle toutefois aujourd'hui un lourd handicap pour de nombreuses entreprises, notamment en Chine. "Une dette privée excessive constitue un grand frein à la reprise mondiale et un risque pour la stabilité financière", a estimé Vitor Gaspar.

Les pays ont également vu leur dette publique gonfler et souffrent eux aussi de la conjoncture économique morose, qui les empêche de réduire ce fardeau, souligne le FMI. La dette du Japon devrait atteindre 250% de son produit intérieur brut cette année, celle de la Grèce 183% tandis que celle de la France devrait frôler les 100%, selon les nouvelles projections du FMI.

(Avec AFP)

Réagir

Votre email ne sera pas affiché publiquement
Tous les champs sont obligatoires

Commentaires
a écrit le 06/10/2016 à 10:17 :
L ENDETTEMENT MONDIAL NE PEUT QUE CONTINUEZ? QUI VAS PRENDRAS LE RISQUE D ARRETEZ DE PRETEZ AUX PAYS PAUVRES? TANT QUE LES PAYS PAUVRES N AURONS PAS RATTRAPE LEURS RETARD LA PAIX DANS LE MONDE NE VIENDRAS PAS ? CAR TEMPT QU IL AURAS DES PAUVRES IL Y AURAS DES REVOLTES / GREVES/ DES REVOLUTIONS/ GUERRES ET GUERRES CIVILES / ??? LA PLANETE PEUT POURVOIR AUX BESSOINS DE TOUS MAIS PAS A LA CUPITITE DE CERTAIN.///GANDHI///
a écrit le 06/10/2016 à 9:24 :
LE FMI, l'institution qui dit un truc pour faire son contraire.

Ca fait un peu penser aux dictateurs quand ils parlent de la "fin du laxisme" pour mettre tous les opposants à leur régime en prison ou pour les exécuter.

Nos institutions ne sont plus que des coquilles vides, des entités qui ne font que communiquer car incapables de faire autrement que de finir par se soumettre à l'oligarchie financière.

Une façon de cacher la dictature des marchés financiers.
a écrit le 05/10/2016 à 18:27 :
Le remède pire que le mal! Les mêmes qui en bout de chaîne paieront la facture....ça c'est une certitude.
Réponse de le 06/10/2016 à 9:12 :
On parle de la dette, mais qui est le débiteur, qui est le créancier ? Voilà la question !! Réponse : les débiteurs sont essentiellement les Etats. Les créanciers sont les particuliers "in fine" via les banques et les fonds. Ces Etats et ces particuliers appartiennent au même monde : les pays développés. Conclusion : c'est en circuit fermé. Ce n'est donc pas la peine d'en faire tout un plat. Quand l''Etat est pauvre, les particuliers sont riches !!! Bon, cela dit, il faut veiller à ce que la dette soit essentiellement domestique, ce qui n'est le cas en France qu'à 40% ( alors que c'est beaucoup plus au Japon ou en Italie).
Réponse de le 17/12/2017 à 7:49 :
Bonjour Maduf,
Il me semblait que les titres de dettes des états étaient refilés aux épargnants particuliers et au cas ou le château de cartes se casse la figure c’est les petits qui se retrouvent à leur tour ruiné...

Merci pour votre commentaire. Il sera visible prochainement sous réserve de validation.

 a le à :