L'Italie se dit prête à enfreindre les règles budgétaires de l'UE

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Le vice-président du Conseil italien Matteo Salvini.
Le vice-président du Conseil italien Matteo Salvini. (Crédits : Bernadett Szabo)
L'Italie est prête à outrepasser les règles budgétaires de l'Union européenne si cela est nécessaire pour stimuler l'emploi, a déclaré le vice-président du Conseil italien Matteo Salvini, ce mardi 14 mai.

L'Italie ne reculera devant rien pour lutter contre le chômage. Même à contourner les règles budgétaire édictées par l'Union européenne, selon le vice-président du Conseil italien Matteo Salvini. "Si nous devons enfreindre certaines limites, comme celle des 3% (du PIB comme plafond du déficit public annuel) ou des 130-140% (ratio entre la dette et le PIB), nous sommes prêts à le faire", a commenté Salvini.

"Nous sommes prêts à toutes les dépenses nécessaires pour parvenir à un taux de chômage de 5% et si quelqu'un à Bruxelles n'est pas content, ce n'est pas notre problème", a-t-il ajouté devant la presse. L'Italie et la Grèce sont les deux pays les plus endettés des Etats membres de la zone euro.

La Commission européenne fera le point en juin

L'Italie, dont le gouvernement eurosceptique a mis en oeuvre une politique budgétaire expansionniste sans guère d'effet sur la croissance à ce stade, a vu son ratio d'endettement passer de 131,4% du produit intérieur brut en 2017 à 132,2% en 2018. La Commission européenne s'était abstenue en décembre d'entamer une procédure disciplinaire à l'encontre de Rome mais elle tablait à l'époque sur un ratio d'endettement ramené à 131,1% en 2018.

La Commission fera un nouveau point sur la situation en juin au vu des données définitives d'Eurostat. Cette évaluation sera fondée sur ses propres prévisions, actualisées en mai, et sur les projections budgétaires de Rome pour les trois prochaines années qui doivent lui être soumises d'ici la fin avril.

La Ligue, parti d'extrême droite, dont Matteo Salvini est le chef de file marque le pas dans les intentions de vote à quelques jours des élections européennes, selon une série de sondages publiés la semaine dernière. Salvini espère transformer ce scrutin en succès électoral de son parti et plus largement des mouvements nationalistes et eurosceptiques en Europe. La Ligue a également besoin d'un succès pour des raisons intérieures : elle espère marginaliser le Mouvement 5 Etoiles (M5S), son partenaire au sein de la coalition gouvernementale au pouvoir en Italie.

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Commentaires
a écrit le 15/05/2019 à 7:47 :
La France fait la même chose et personne ne dit rien. La France vit au dessus de ces moyens depuis des décennies.
Réponse de le 16/05/2019 à 11:12 :
Vous racontez n'importe quoi. La France a été sous contrôle renforcé depuis des années, et tient tant bien que mal ses engagements.
Quand on ne respecte pas les règles, soit on fait comme la France (on fait le maximum, on courbe l'échine et on se la joue discret), soit on fait comme l'Italie (on fait un gros bras d'honneur, et on joue aux c...).
a écrit le 15/05/2019 à 7:46 :
Si ça amuse Salvini de raconter des salades, tant pis pour eux, la conséquence directe est la remontée des taux d’intérêt qui pénalise tous les projets, les projets industriels inclus....
D'ailleurs les Italiens ont les yeux fixés sur le " Spread " mesurant la différence des taux de base avec Allemagne et il remonte déjà.
Les populistes n'en sont pas à un mensonge près pour créer de l'émotion.
Après les élections il finira par dire le contraire.
a écrit le 15/05/2019 à 5:16 :
" Et si l'Europe n'est pas contente etc..."
Ca prend la flotte de partout ce truc. Vivement les resultats du vote a venir, les surprises vont etre de taille.
Réponse de le 16/05/2019 à 11:13 :
Quelles surprises ? Que des parlementaires populistes incapables de trouver une position commune auront bcp de parlementaires ? Ils ne feront rien car ils en sont incapables:
a écrit le 14/05/2019 à 15:48 :
Si la dépense publique était de nature à favoriser l'emploi ça se saurait... et le chômage serait inexistant en France. La vérité c'est que pour retrouver le plein emploi la 1è étape est une politique continue d'assainissement budgétaire qui s'inscrive dans la durée pendant plusieurs décennies, sans volte-faces quelles que soient les vicissitudes des alternances politiques. Comme quand Merkel a succédé à Schröder. Le préalable au plein emploi c'est l'équilibre budgétaire. Il n'existe pas de contre-exemple.
Réponse de le 14/05/2019 à 16:10 :
Si l'Allemagne a réussit c'est parce que les pays voisins ne le faisait pas! C'est encore une histoire de vase communicant.
Réponse de le 14/05/2019 à 19:56 :
Les marges des entreprises partant dans les poches des actionnaires qui ne s'en servent que pour spéculer, il n'y a aucune dépense des entreprises ou des salariés permettant de relancer l'économie. Seules les dépenses publiques, en investissement ou en salaires, reviennent dans le circuit. Un euro public dépensé se traduit par 2 euros de croissance...
" Il n'existe pas de contre-exemple" ! il existe un exemple qui fait référence : le New Deal de Roosevelt. Cultivez vous !
Réponse de le 14/05/2019 à 21:12 :
Approche et verbiage banalement européistes. L' Allemagne a ruiné les pays de la zone euro par les différentiels de compétitivité et par le jeu des transferts d' économie alors que nous européens avons financé son rapprochement grâce à l' UE quand l' histoire lui a ouvert opportunément les ex pays du COMECON qui deviendront son hinterland de l' est à trois sous.
La solution ? Quitter l' UE par le Frexit et de retrouver toutes les marges de manoeuvre qu' autorise la sortie de l' euro trop fort pour les pays du sud, récupérer les 9 milliards perdus annuellement dans notre quote-part à l' UE, taxer enfin les 100 milliards de fraude et évasion fiscales autorisée par l' article 63 du TFUE en même temps que notre démocratie.
L' UE a fait perdre 56 000 euros à chaque français sur une génération, source CEP et est la seule zone du monde en récession économique à - 2% depuis dix ans source LT.
Tous les pays de la zone euro vont mieux que mal sauf l' Allemagne pour les raisons évoquées mais qui a sur sa tête l' épée de Damoclès des 500 milliards de soldes Target 2, cf l' excellent dossier de Vincent Brousseau économiste de haut niveau démissionnaire de l' ex BCE, aujourd ' hui à l' UPR.
Réponse de le 14/05/2019 à 22:00 :
économiste de haut niveau aujourd'hui à l'UPR... le joli oxymore. Mais @Galpiau : dites-le clairement, que le programme de votre secte pour récupérer artificiellement de la compétitivité par la voie monétaire, c'est de payer les français en monnaie de singe donc de réduire drastiquement leur pouvoir d'achat réel et la valeur réelle de leurs économies... ce qui serait plus hypocrite et in fine plus douloureux que de conserver l'€ et de diminuer salaires et revenus de transfert (puisque là, la valeur des économies serait préservée). Bien entendu ça ne concernerait que les petits patrimoines, les gros ayant toutes les possibilités de rester en €.
Réponse de le 14/05/2019 à 22:05 :
@Labo : il n'y a pas de consensus des économistes sur les effets bénéfiques du New Deal. Par contre les niveaux délirants des trances supérieures d'imposition hérités de cette époque sont largement responsables de la stagnation économique US des années70, et Reagan a eu beau jeu de relancer puissamment la machine économique US en les réduisant drastiquement.
Réponse de le 15/05/2019 à 6:57 :
@Labo : il n'y a aucune preuve de l'efficacité du New Deal pour lutter contre la crise ; le chômage (17%) était encore massif en 1939. Ce qui a sorti les USA de la crise c'est la transformation de son économie en économie de guerre après 1941.
a écrit le 14/05/2019 à 15:35 :
Encore un européiste qui endosse le déguisement d'un matamore au lieu d'enclencher un référendum de sortie de l'UE!
Réponse de le 14/05/2019 à 22:09 :
Référendum qu'il perdrait certainement. Salvini n'est par ailleurs pas suffisamment fou, ni pour voler au secours des britanniques empêtrés par leur propre fait dans le brexit, ni pour se passer du filet de sécurité de l'€ avec la dette de 140% du PIB que son pays se coltine.
a écrit le 14/05/2019 à 15:29 :
"La Ligue a également besoin d'un succès pour des raisons intérieures : elle espère marginaliser le Mouvement 5 Etoiles"

Pourrait on savoir d'où vient cette info svp ?

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