L'Ukraine suspend la livraison de marchandises vers la Crimée

 |   |  317  mots
La Crimée est très dépendante de l'Ukraine, notamment pour ses approvisionnement en eau et électricité.
La Crimée est très dépendante de l'Ukraine, notamment pour ses approvisionnement en eau et électricité. (Crédits : Reuters)
En rétorsion préventive à de futures mesures d'embargo russes, semble-t-il, le Premier ministre Arseni Iatseniouk a proposé au chef de l'Etat de stopper "provisoirement" "les livraisons de marchandises et tous les échanges commerciaux" avec la Crimée. Ceci intervient après le sabotage ce week-end en Ukraine de quatre lignes à haute tension qui alimentent en quasi totalité la péninsule annexée par la Russie en mars 2014.

L'Ukraine a annoncé lundi la suspension de ses livraisons de marchandises vers la Crimée, péninsule ukrainienne annexée par la Russie en mars 2014 et qui est confrontée depuis ce week-end à une coupure d'électricité quasi-totale.

"Le gouvernement ukrainien suspend provisoirement le transit de fret entre l'Ukraine et la Crimée sur l'initiative du Premier ministre, Arseni Iatseniouk", a indiqué le gouvernement dans un communiqué.

M. Iatseniouk a fait une proposition dans ce sens au cours d'un Conseil des ministres, soutenant ainsi une initiative déjà avancée par le président, Petro Porochenko.

Forte dépendance

Le chef de l'État avait demandé dans la matinée au gouvernement la création immédiate d'un groupe de travail afin de stopper "les livraisons de marchandises et tous les échanges commerciaux" avec la Crimée, très dépendante de l'Ukraine, notamment pour ses approvisionnement en eau et électricité.

La Crimée est en grande partie plongée dans le noir depuis dimanche en raison d'une coupure quasi totale de l'électricité provenant d'Ukraine, à la suite d'"explosions" qui ont endommagé les pylônes des lignes à haute tension.

Les autorités de la Crimée ont accusé le gouvernement ukrainien d'être responsable de ces explosions. Les autorités de Kiev ont de leur côté confirmé la destruction des pylônes tout en assurant ne pas en connaître les responsables.

Représailles

M. Iatseniouk a laissé entendre que ces représailles à l'encontre de la Crimée étaient liées à une menace formulée par la Russie d'introduire un embargo sur les marchandises ukrainiennes à partir de 2016, date à laquelle sera lancée la zone de libre-échange entre l'Ukraine et l'Union européenne.

"En ce qui concerne l'embargo, je voudrais souligner que l'Ukraine répondra de façon réciproque. Chaque embargo russe contre l'Ukraine sera suivi d'un embargo ukrainien contre la Russie", a-t-il martelé.

Réagir

Votre email ne sera pas affiché publiquement
Tous les champs sont obligatoires

Commentaires
a écrit le 24/11/2015 à 3:15 :
Après la légère accalmie de septembre, ces dernières semaines se sont traduites par une reprise de plus en plus intense des tirs russes et l'Ukraine se prépare désormais à de nouvelles attaques. Vendredi dernier des informations alarmantes n'ont cessé d'arriver depuis le Donbass où le premier cessez-le-feu proclamé depuis plus d'un an, n'a jamais été respecté par les forces russes. Tandis qu'un 45-ème convoi « humanitaire » russe de plus de 100 véhicules a franchi la frontière ukrainienne le 19 novembre, les habitants de Snizhné et de Torez s'inquiètent de la forte présence d'armement ennemi qu'ils voient arriver en masse dans leurs villes. « Depuis le début de la guerre, nous n'avons jamais vu autant » - notent des témoins.

Le journaliste ukrainien, spécialiste reconnu en questions militaires, Dmytro Tymtchouk, écrit : « Dans le Donbass, les forces russo-terroristes ouvrent le feu régulièrement et de manière très active sur les positions ukrainiennes ainsi que sur des cibles civiles, faisant usage d'armes lourdes. L'objectif principal de la plupart de ces attaques est de provoquer des ripostes du côté ukrainien avec le même type d'armement, mais aussi de faire constater ces ripostes par des soi-disant « observateurs » de l'OSCE SMM. Parmi les membres de ces groupes d'observateurs, nous notons la présence des citoyens russes, y compris des membres du renseignement militaire, travaillant sous couverture diplomatique ».
a écrit le 24/11/2015 à 3:12 :
Les ukrainiens ont raison de se défendre contre les attaques incessantes du gouvernement mafieux russe actuel.
a écrit le 23/11/2015 à 22:50 :
@BONSOIR ; Pourquoi suis je censuré ?
a écrit le 23/11/2015 à 21:14 :
Après la guerre préventive, voilà les rétorsions préventives. Vont-elles être aussi efficaces que les premières? Bizarrement les lignes électriques sont attaquées mais pas les gazoduc.

Le cas de la Crimée bizarrement ne choquent que les occidentaux.
Quand à la propagande russe, elle n'est pas au niveau de la propagande occidentale!

En dépit des aides gouvernementales et des investissements à perte de groupes ou de milliardaires, les journaux français voient leurs situations (financière, audience) se détériorées de façon continu alors que les médias russes connaissent un succès mondial. (voir wikipédia)
a écrit le 23/11/2015 à 18:02 :
L'Ukraine très démocratique (!) n'a toujours pas digéré le choix de la très grande majorité des Crimeens à vouloir rester dans le giron russe, malgré le référendum de 2014. Retour larvé du conflit gazier de 2005/2009 ou intercession de l'oncle Sam pour mettre un peu plus la pression sur les russes ? Que vend l'Ukraine à la Russie ? Il me semble que le commerce était plutôt russes vers Ukrainiens...
Réponse de le 23/11/2015 à 19:14 :
En inversant tous vos propos vous seriez dans la réalité et non la propagande "soviétique" d'un autre âge. Faire croire que l'Ukraine n'est pas démocratique alors que la Russie a un dictateur avéré qui a modifié la constitution russe pour se faire élire plus de 3 fois et alterner avec Medvedev, ou parler de "vote" libre en Crimée alors que l'armée russe d'invasion était partout et que les votes et sondages des années antérieures n'étaient pas favorables au rapprochement avec la Russie, faut le faire ! De plus les principaux fournisseurs de l'Ukraine sont la Russie, l’Allemagne, la Chine, le Bélarusse et la Pologne, d’où proviennent 44% des imports. La Russie est un fournisseur majeur de pétrole et de gaz, à hauteur de près d'un quart des importations totales ukrainiennes. Toutefois, les relations commerciales russo-ukrainiennes se sont nettement détériorées en 2014. Ainsi, la Russie a utilisé les exportations de gaz comme levier pour infléchir la position de Kiev dans le conflit qui agite l'Est du pays. L'Ukraine importe principalement des carburants et du pétrole, des machines, des véhicules, des équipements électriques et électroniques et des plastiques. Les marchés principaux pour les exports ukrainiens sont la Russie, la Turquie, l’Egypte, la Chine et la Pologne où vont 60% des exports. Les principaux biens exportés sont le fer et l'acier, les carburants et pétroles, les réacteurs et les chaudières nucléaires, les machines et les outils de machine (environ 30% des exportations) et les céréales. Source Moci
a écrit le 23/11/2015 à 17:17 :
et quelle est la temperature , en ce moment , en Ukraine ?

Merci pour votre commentaire. Il sera visible prochainement sous réserve de validation.

 a le à :