Croissance : "Attachez vos ceintures ! ", prévient la Banque mondiale

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La Banque mondiale a toutefois maintenu ses prévisions de croissance pour 2016 et 2017.
La Banque mondiale a toutefois maintenu ses prévisions de croissance pour 2016 et 2017. (Crédits : © Thomas Peter / Reuters)
L'institution table désormais sur 2,8% de croissance, contre 3% en janvier. Elle explique que la faiblesse des cours des matières premières, notamment du pétrole, a pénalisé plus qu'attendu les exportateurs de produits de base.

Développés ou en développement, tous les pays doivent se préparer à "attacher leur ceinture" au cours des prochains mois. Prévenant d'une période d'ajustement à la baisse des prix des matières premières et à la remontée des taux d'intérêt aux États-Unis, la Banque mondiale a abaissé ses prévisions de croissance mondiale pour cette année, à 2,8% contre 3% prévu en janvier.

La prévision 2015 pour les pays en développement a été abaissée à 4,4% contre 4,8% en janvier, notamment pour prendre en compte les récessions attendues au Brésil et en Russie. Pour les États-Unis, la Banque mondiale prévoit désormais une croissance 2015 de 2,7%, soit un demi-point de moins qu'au début de l'année, et de 2,8% l'an prochain, contre 3%.

L'impact de la baisse du pétrole sous-estimé

Dans ses nouvelles Perspectives économiques mondiales, l'institution basée à Washington explique que la faiblesse des cours des matières premières, et notamment la chute de 40% des prix du pétrole depuis un an, a pénalisé plus qu'attendu les exportateurs de produits de base.

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Parallèlement, son économiste en chef, Kaushik Basu, estime que la Réserve fédérale américaine devrait attendre 2016 pour entamer le relèvement de ses taux d'intérêt afin d'éviter d'accentuer la volatilité des taux de change et d'handicaper la croissance mondiale.

Prévisions maintenus pour les deux prochaines années

"Si nous conseillions la Fed, je recommanderais que (la hausse des taux d'intérêt) ait lieu l'an prochain et pas à la fin de cette année", en raison d'un contexte économique mitigé, a déclaré Kaushik Basu, en précisant qu'il s'agissait d'une opinion personnelle et non celle de l'ensemble de la Banque mondiale.

Il a toutefois ajouté que la baisse des cours des matières premières devrait, à terme, profiter à la croissance mondiale. La Banque maintient d'ailleurs ses prévisions de croissance 2016 et 2017.

(Avec Reuters)

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a écrit le 11/06/2015 à 16:07 :
Analyse de Bof que je partage, mais en pire à savoir : le lent déniaisement des populations s'oppose à l'illusionnisme des gouvernants et de la nomenclature de politiciens ; mais la jungle de leur survie s'ajoute à la prédation dominante des spéculateurs de casinos.
Le résultat en est une décadence anarchique sur fonds de pertes ou de rejets des valeurs comme de toute boussole pour piloter sa vie. Témoins : la multiplication de conflits guerriers et de répressions incongrues au Moyen Orient ou en Afrique et les migrations vers un Occident débordé, avec ses querelles de moeurs et de religions stériles.
a écrit le 11/06/2015 à 15:38 :
L'Europe a besoin de croissance, mais vu ses prises de position sur les échanges mondiaux, et notamment son durcissement dans sa demande d'équilibre du libre échange. On ne peut que conjecturer sur ce qui ressemble à une mise en garde, de riposte immédiate.
Une Europe fédérale n'aurait pas à subir cela.
a écrit le 11/06/2015 à 11:19 :
Les prévisions de croissance n'illusionnent plus personne, toujours revues à la baisse et le citoyen lamda est capable d'en faire de plus fiables.
Les prédictions s'avèrent souvent fausses et manipulatrices et le simple bon sens, comme le déniaisement des populations sont en train de changer la donne.
Il faudra bien apprendre à gérer une croissance vertueuse et durable proche de l'équilibre.
Après des années de croissance par le gaspillage et jamais correctement redistribuée, le système tourne à vide et c'était à prévoir et ce n'est pas le libéralisme ni la politique de l'offre qui va améliorer quoi que ce soit alors que tout est devenu corruption, ententes et abus de position dominante. Pas étonnant que la survie s'organise hors du système et sur le de la jungle.
a écrit le 11/06/2015 à 9:42 :
La France ,sous le règne du président normal , est devenu très vulnérable et exposée , les clignotants du tableau de bord sont tous au rouge , pas de réformes structurelles ,gros déficit interne exponentiel (84,8 Milliards d'Euros en 2014) et à ce jour une dette public de 2037,8 Milliards d'Euros (source CEDEF) ...une simple hausse (prévisible ) des taux d'intérêts de 1/4 de point ...et nous sommes emporté dans " une spirale à la grecque "........
Réponse de le 11/06/2015 à 14:58 :
Sauf que si vous suivez l'analyse de "Bof" ci-dessus (+1 !), vous aboutissez à la conclusion que personne n'est prêt à vraiment augmenter les taux d'intérêt (et surtout pas la FED), de peur de faire voler en éclat la soit-disante reprise !!
Réponse de le 11/06/2015 à 15:34 :
Ben ..., vérification en aout/septembre ...

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