La Turquie appelée le 1er novembre à des élections anticipées

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Après les élections du 7 juin, le parti islamo-conservateur de l'AKP, qui règne sans partage depuis 2002, a cherché en vain un partenaire pour gouverner suite à la perte de sa majorité.
Après les élections du 7 juin, le parti islamo-conservateur de l'AKP, qui règne sans partage depuis 2002, a cherché en vain un partenaire pour gouverner suite à la perte de sa majorité. (Crédits : © Murad Sezer / Reuters)
Le président turc Recep Tayyip Erdogan a précisé qu'il va demander à son Premier ministre en début de semaine prochaine de constituer un gouvernement de transition dont les membres seront choisis au sein du parlement mais également à l'extérieur de celui-ci.

Le président turc Recep Tayyip Erdogan a appelé vendredi 21 août à de nouvelles élections législatives le 1er novembre, après l'échec des négociations pour former un gouvernement de coalition à l'issue du scrutin de juin.

"Si Dieu le veut, la Turquie va revoter pour de nouvelles élections législatives le 1er novembre", a déclaré le président devant un parterre de journalistes, à sa sortie d'une mosquée à Istanbul.

Il a par ailleurs ajouté qu'il rencontrerait le président du Parlement lundi pour prendre les dispositions nécessaires.

Un gouvernement de transition

Le chef de l'État, en appelant à un nouveau scrutin, a usé de ses prérogatives et est passé outre une autre disposition, qui prévoyait que le Parlement se prononce sur l'opportunité d'un nouveau scrutin.

"Est-ce que le président peut appeler à des élections anticipées selon la Constitution? Oui, il peut", a-t-il déclaré, voulant couper court à toute polémique.

Dans ces conditions, le pays devra se doter d'un gouvernement de transition, composé des représentants de chacun des partis qui siègent au Parlement, en attendant la tenue du scrutin.

Après les élections du 7 juin, le parti islamo-conservateur de l'AKP, qui règne sans partage depuis 2002, a cherché en vain un partenaire pour gouverner suite à la perte de sa majorité. Les âpres négociations entre l'AKP et les sociaux-démocrates (CHP) d'une part, les nationalistes (MHP) d'autre part, n'ont pas permis la formation d'un gouvernement de coalition.

(avec AFP et Reuters)

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Commentaires
a écrit le 21/08/2015 à 19:22 :
Ils devraient en même temps faire comme en Crimée, à savoir lancer un référendum pour savoir si les Grecs veulent revenir dans l'Empire ottoman :-)

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