Le Kremlin n’exclut pas une rencontre entre Poutine et Zelensky
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La Russie a fait un pas vers une rencontre entre Poutine et Zelensky
Maxim Shemetov
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La Russie a fait un pas vers une rencontre entre Poutine et Zelensky
Maxim Shemetov
La rencontre entre les présidents russe Vladimir Poutine et ukrainien Volodymyr Zelensky va-t-elle finir par avoir lieu ? Ce n'est pas exclu, à en croire le Kremlin.
Vendredi, la délégation ukrainienne avait proposé aux Russes un sommet entre les deux dirigeants pour trouver une issue au conflit, Moscou disant en « avoir pris note ».
Une telle rencontre serait une première depuis que la Russie a attaqué son voisin ukrainien en février 2022, un conflit qui a entraîné la mort de plusieurs dizaines de milliers de personnes, civiles et de militaires confondus, et provoqué de gigantesques destructions.
Mais en l'état, les positions de Moscou et Kiev restent inconciliables. En plus de la non-adhésion de Kiev à l'Otan, Vladimir Poutine réclame inlassablement la démilitarisation de l'Ukraine ou encore l'assurance que la Russie garde les territoires ukrainiens annexés en 2022, en plus de la Crimée, occupée depuis 2014.
Plus largement, le président russe demande une refonte générale de l'architecture sécuritaire en Europe, considérant le rapprochement de l'Otan aux frontières russes comme une menace existentielle pour son pays.
L'Ukraine et ses alliés européens rejettent fermement ces revendications, en affirmant que l'armée russe, qui occupe toujours près de 20 % du territoire ukrainien, mène un conflit de type impérialiste dans cette ex-république soviétique.
Le président ukrainien a répété à multiples reprises demander que les forces russes quittent purement et simplement le territoire ukrainien.
Les pourparlers de vendredi à Istanbul, les premiers sur la paix depuis le printemps 2022, n'ont pas permis d'aboutir à un cessez-le-feu, comme réclamé par Kiev et ses alliés, mais seulement à l'annonce d'un échange important de prisonniers, symbole du gouffre qui sépare à ce stade les positions des deux parties.
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Pour de nouvelles discussions directes, Dmitri Peskov a indiqué samedi qu'elles seraient possibles qu'une fois cet échange de prisonniers réalisé.
« Il reste à faire ce dont les délégations sont convenues hier. Il s'agit bien sûr avant tout de procéder à l'échange de (prisonniers sur le format) 1 000 contre 1 000 », a-t-il insisté, citant aussi « l'échange » des conditions de chaque camp en vue d'une trêve, que Moscou a pourtant rejeté à plusieurs reprises ces dernières semaines.
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Le chef de la diplomatie russe Sergueï Lavrov s'est entretenu au téléphone avec son homologue américain Marco Rubio au sujet des pourparlers directs entre Moscou et Kiev à Istanbul, a annoncé samedi le ministère russe des Affaires étrangères dans un communiqué.
« Sergueï Lavrov a relevé le rôle positif des États-Unis pour aider Kiev à accepter finalement la proposition du président russe Vladimir Poutine de reprendre les discussions d'Istanbul », a précisé le ministère en ajoutant que la Russie était prête à continuer à travailler avec les États-Unis sur ce sujet.
De son côté, Donald Trump a déclaré qu'il parlerait par téléphone lundi au président russe Vladimir Poutine pour évoquer une fin à la guerre en Ukraine, avant de parler au président ukrainien Volodymyr Zelensky et à plusieurs dirigeants d'États membres de l'Otan.
(Avec AFP)
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