Intégration du yuan aux DTS : le FMI fait patienter la Chine neuf mois de plus

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La dernière modification du panier de devises constituant le DTS remonte à 2000 quand l'euro avait remplacé le franc et le deutsche mark.
La dernière modification du panier de devises constituant le DTS remonte à 2000 quand l'euro avait remplacé le franc et le deutsche mark. (Crédits : © Petar Kujundzic / Reuters)
Le FMI a annoncé que la composition du droit de tirage spécial (DTS), composé du dollar, du yen, de l'euro et de la livre sterling, ne changera pas avant septembre 2016. Mais l'institution pourrait décider d'y inclure le yuan en novembre, après avoir salué sa dévaluation.

Neuf mois de plus. C'est le temps que s'est accordé le FMI pour changer la composition de son unité de compte, le DTS, au cas où il déciderait -d'ici à la fin de l'année- d'y intégrer la monnaie chinoise, explique-t-il dans un communiqué publié mercredi 19 août, qui rend compte d'une décision du conseil d'administration prise le mardi 11 août.

Le conseil d'administration du FMI, qui mène actuellement une revue quinquennale de la composition du DTS (droit de tirage spécial), formé d'un panier de devises, a décidé que son unité de compte resterait en l'état jusqu'en septembre 2016.

Pour rappel, ce panier de devises comprend quatre monnaies actuellement: l'euro, le dollar, la livre sterling et le yen. C'est un actif de réserve international du FMI. L'institution peut prêter cette somme d'argent à des pays membres qui ont des problèmes de réserves de change. Et Pékin ambitionne d'élargir l'usage de sa monnaie hors de ses frontières en obtenant l'inclusion de sa monnaie dans le Droit de tirage spécial.

Une inclusion du yuan décidée en novembre ?

Toutefois, le FMI peut décider, au terme de son examen quinquennal prévu fin 2015, d'inclure le yuan dans son panier de devises. Le conseil d'administration du Fonds, qui représente les 188 Etats-membres, se réunira en novembre pour examiner entre autres cette éventuelle inclusion du yuan.

"Ce délai devrait permettre aux utilisateurs d'avoir assez de temps pour s'ajuster au cas où une décision serait prise pour ajouter une nouvelle monnaie au panier de devises", indique le communiqué du conseil d'administration du Fonds.

Le nouveau délai que se donne le Fonds pour appliquer une éventuelle décision sur la composition du DTS "ne préjuge en rien de la conclusion de la revue en cours", ajoute le FMI.

Son communiqué publié mercredi rend compte d'une décision du conseil d'administration prise le mardi 11 août, jour même de la dévaluation historique du yuan.

Un abaissement du yuan jugé positif

L'abaissement du taux de référence du yuan par rapport au dollar la semaine dernière par la Banque centrale chinoise (POBC) n'a pas fait accélérer la décision du FMI bien que cette initiative ait été saluée par l'institution comme une étape "bienvenue" vers un plus grand rôle du marché dans la détermination du taux de change du yuan.

Et tout en saluant l'étape "positive" que constituait de la dévaluation du yuan, le FMI avait tempéré sa réaction en notant que Pékin devait, à terme, viser une flexibilité effective du yuan dans "les deux à trois prochaines années". L'institution avait souligné qu'il restait "un important travail" avant que la devise chinoise puisse rejoindre les monnaies de référence du FMI.

La dernière modification du panier de devises constituant le DTS remonte à 2000 quand l'euro avait remplacé le franc et le deutsche mark.

(Avec AFP)

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Commentaires
a écrit le 20/08/2015 à 17:13 :
Pour la question des monnaies, n’avons-nous pas un euro incohérent. On dit qu’il faut baisser l’euro, mais la zone est en excédents. L’Allemagne est mieux classée que la France en compétitivité. Leur produit par habitant augmente, en France et en Europe du sud il baisse avec une hausse du chômage, n’avons-nous pas un système déviant ? On parle de Ferguson, n’oublie-t-on pas qu’en Savoie on trouve des directeurs d’école vicieux… ne devrait-on mettre en examen les administrations et les dirigeants pour les dysfonctionnements ? L’euro serait-une merveille, mais n’avons-nous pas une Europe du chômage incapable de produire de la croissance ou des réformes sociales en vue de la diminution du chômage. En France 92% de la population serait inquiète pour les retraites, des fonds pour financer la croissance ne seraient-ils pas d’utilité publique alors qu’on vend des entreprises à l’étranger. Pour les obligations, appliquera-t-on le traité signé de Maoustriche à 60% dette et 3% déficit ? On nous dit qu’il faut baisser l’euro, mais c’est une baisse de pouvoir d’achat, nous commerçons en majorité en Europe et nous importons du mobilier ou du porc allemand, nos déficits ne créent-ils pas des emplois chez nos voisins ? Alors VIVE LE COLLABORATIONISME EUROPEISTE ! N’avons-nous pas une Europe pandémonium abiotique qui rivalise de chômage, on compterait en France 61% de diplômés au chômage alors qu’on parle relance fonctionnaire. Les Etats-Généraux de 2010 ont-ils relancé l’industrie alors qu’on aurait moins d’ETI et une valeur ajoutée industrielle inférieure à nos voisins ? La balance industrielle aurait empiré depuis 2010… quelle est la définition pour l’Etat relance ? On aurait une croissance sous la moyenne, ne devrait-on relancer plus ou mieux ? Au parlement Européen on aurait des Etats à -25% de PIB, est-ce normal ou bien n’avons-nous pas des administrations qui font des erreurs à corriger. On nous publie des records de faillites en termes d’entreprises, on fermerait des pharmacies tous les jours, des commerces locaux à l’avantage de certaines enseignes, on joue à Crassus et Néron, divin César, pompier pyromane, primus inter paresse et à la malbouffe ? On subventionne le poulet et le poisson élevé aux excréments mais pas le bœuf ou le porc. On aurait 5 banques en faillites en 2015, on décerne des médailles aux faillites et baisses du PIB ? On aurait des pays des droits, n’est-ce pas sur le papier mais pas dans la vraie vie, quels droits avant 25 ans, ne parle-t-on pas des stages non rémunérés des organismes internationaux ? On aurait un PIB stagnant entre 2007 et 2014… une dépense de 700 milliards de dettes qui produit quoi ? On est à Super-Préfet Délégué, à quand une relance fonctionnaire avec des Etats-Généraux et des Vices-Premiers Délégués Généraux ? Il parait qu’il faudrait des réseaux pour trouver du travail, c’est des égoûts ou bien du copinage ? Pour l’art de vivre, la France serait 29ème, nous aurions un taux de suicide supérieur à nos voisins, est-ce l’Etat qui gère du berceau jusqu’à la tombe, on fait sur SM Européiste, on nous sert un Donjon National, est-ce pour Sa Médiocrité mérovingienne à 604h par habitant, sommes-nous sous Jules Lésar paroleux de palais, sommité de comité, il faut augmenter les prix, ou bien sous Grasgobert et le Chevalier Camembert fonctionnaire de la croissance gras ! Pour la relance, on augmente le chômage et la fonction publique, pourquoi ne pas inventer des emplois d’Etats-Généraux avec des secrétaires payés double des avocats au smic pour le mérite et pour la relance de la filière bois des cahiers de doléances ? Tout est-il normal Mr la Marquise du féodalisme fonctionnaire à échelons à l'ancienneté de l'Hermione? N'y aurait-il pas quelques pelleteux à l'ivresse des hauteurs et la tête dans les nuages comme dans les alpages? encouragements pour la relance alors qu'on entend des sifflets pourquoi pas des hihannements, allez les fonx, c'est bien continuons, on va y arriver!
a écrit le 20/08/2015 à 15:58 :
Comme la Banque de Chine fixe le cours du yuan par rapport au USD (et donc par rapport aux autres monnaies), cette monnaie ne peut pas faire intégrer le panier des monnaies du DTS: ce serait trop avantageux pour la Chine sauf si on lui donne une pondération de 0.00001%. Quand le yuan sera totalement convertible, pas de problème.
Cordialement
a écrit le 20/08/2015 à 15:45 :
Il est peu probable que la devise d'une junte communiste au pouvoir en Chine devienne une référence monétaire échangeable dans une logique ordinaire. Il faudrait aux autres devises garantir cette dictature et son économie. Les méandres de l'histoire montrent cependant que le mécanisme est peut-être envisagé pour faire chuter la dictature. L'économie du pays serait alors placée dans un tel "corner" que les conséquences seraient soit la faillite soit la dissidence vers une dérive incontrôlée. Dans l'idéal la région actuelle pourrait se séparer en plusieurs nations. Les effets des obligations imposées au pays constituent pour lui un véritable supplice de Tantale. Si après une période libre de 10 ans, les chinois ont bénéficié d'un droit d'export compensé à un taux progressif de 3% l'an, ils ont dépassé à l'heure actuelle le seuil de 53%. L'économie est contrainte à se transformer radicalement pour éviter la production de masse sans rentabilité financée par de la dette. Les japonais avec l'accord de la Fed ont fait baisser considérablement leur devise pour que leur grand voisin y soit également contraint. C'est une solution acceptable puisque maintenant une belle part d'activité mais aussi de facilité car la signature du pays s'écroule en épuisant les réserves de change, tandis que les conditions de contrepartie du commerce augmentent inexorablement chaque année. Les chinois on le comprend aujourd'hui cherchent en quelque sorte la titrisation au monde de leur économie par l'accession aux DTS. Mais une autre cartouche plus perfide a été tirée par le monde occidental, en effet les avantages chinois sont le crédit massif qui leur est accordé, la main d'oeuvre à salaire réduit quasi "illimitée", les conditions de commerce arrangées comme indiqué plus haut mais aussi un différentiel pétrole : le pays fait un lissage très bas des prix de son pétrole utilisé par ses entreprises tandis que son extraction est payée par le crédit; en écroulant les prix du pétrole pour tous la Chine se retrouve avec une jambe en moins. Il s'agit ainsi d'une spirale avec effet Mikado, c'est à dire que des pans peuvent s'écrouler soudain. Dans le contexte les Jeux Olympiques de Séoul en 2018 seront une curiosité mais ceux de Pékin en 2022 seront sans conteste assurément "divers".

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