Les revenus du travail ne cessent de chuter depuis 20 ans
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La part des revenus du travail dans le monde ne cesse de diminuer depuis 2004, selon l'OIT. (Photo d'illustration)
CC0 Creative Commons/Pexel.
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La part des revenus du travail dans le monde ne cesse de diminuer depuis 2004, selon l'OIT. (Photo d'illustration)
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C'est une publication d'experts qui va apporter de l'eau au moulin des politiques qui, en France, plaident pour renforcer la taxation du capital. Dans un nouveau rapport dévoilé ce mercredi, l'Organisation internationale du travail (OIT) alerte sur l'écart croissant entre les revenus du travail et ceux du capital dans le monde.
Le rapport montre que la part mondiale des revenus du travail, c'est-à-dire la part du revenu total perçue par les travailleurs, a diminué de 1,6 point de pourcentage depuis 2004 et de 0,6 point depuis 2019.
L'étude souligne que la pandémie de Covid-19 a été un facteur déterminant de cette diminution, avec près de 40% de la baisse de la part des revenus du travail survenue durant les années de pandémie, de 2020 à 2022.
Cette crise a exacerbé les inégalités existantes, en particulier en raison de la concentration des revenus du capital parmi les plus riches, selon l'OIT. « Les pays doivent agir pour contrer la baisse de la part des revenus du travail », a déclaré Celeste Drake, directrice générale adjointe de l'OIT, dans le communiqué.
Les avancées technologiques, notamment l'automatisation, ont également contribué à cette tendance, selon l'OIT. « Bien que ces innovations aient stimulé la productivité et la croissance économique, les travailleurs n'ont pas bénéficié équitablement des gains qui en ont découlé », relève l'organisation basée à Genève.
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Le rapport avertit que, sans des politiques globales pour garantir que les avantages du progrès technologique soient partagés de manière équitable, les développements récents dans le domaine de l'intelligence artificielle risquent d'accentuer les inégalités en exerçant davantage de pression à la baisse sur la part des revenus du travail.
Selon l'OIT, la part mondiale des revenus du travail s'élève à 52,3%, une statistique qui est utilisée pour mesurer les inégalités entre les revenus du travail et ceux du capital. Ce taux montre ainsi « les progrès insuffisants » vers les objectifs de développement durable (ODD) adoptés par les Etats membres de l'ONU en 2015 « pour parvenir à un avenir meilleur et plus durable pour tous » d'ici 2030.
Le rapport souligne aussi qu'une grande proportion de jeunes reste sans emploi, ni éducation, ni formation, dit NEET, leur part n'ayant que légèrement diminué ces dernières années, passant de 21,3% en 2015 à 20,4% cette année.
Mais il existe d'importantes disparités régionales : un tiers des jeunes dans les États arabes et près d'un quart en Afrique entrent dans la catégorie des NEET. Dans un précédent rapport publié en août, l'OIT avait aussi souligné qu'un jeune sur cinq appartenait à cette catégorie, et que deux sur trois de ces jeunes sont des femmes.
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Tirée par une croissance qui pourrait atteindre 6,8% en 2024, selon le Fonds monétaire international (FMI), l'économie indienne se porte bien à première vue. Mais le pays fait face à un problème majeur : le chômage de ses jeunes. En 2022, l'OIT estimait que près de 30% des jeunes diplômés indiens étaient au chômage. Sans compter les jeunes qui n'ont reçu aucune formation... C'est pourquoi le gouvernement du Premier ministre réélu début juin, Narendra Modi, va lancer un plan massif de 24 milliards de dollars pour former sa jeunesse. De quoi, à l'avenir, renforcer les revenus du travail au sein de la population indienne qui compte 800 millions de pauvres.
(Avec AFP)
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